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 Dans l'ombre d'une rue la folie m'emporte ... [PV ~ Ever Hill / Rain Absoru]

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MessageSujet: Dans l'ombre d'une rue la folie m'emporte ... [PV ~ Ever Hill / Rain Absoru]   Mer 24 Avr - 9:16

Tic. Tic. La pluie qui s'était abattue sur la ville toute la journée venait enfin de cesser. Le seul bruit qui animait ces rues sombres était celui des gouttes d'eau qui tombait des gouttières pleines. Seule dans cette ruelle, cette impasse sans issue, tel une ombre elle était recroquevillé  dans un coin. Le sang qui souillait ces mains était le sien, mais pas que. A nouveau elle avait été victime de sa schizophrénie, c'est une jeune fille qu'elle avait attaqué. Chaque nuit devenait pour elle un vrai cauchemars, pour elle et ces victimes. Bizarrement elle n’arrivait jamais a les tuer, les blesser était disons assez simple car dès qu'elle avait goutté au sang elle était prête à tout. C'est son instinct animal. Rien que la vue du sang réveil le requin qui est en elle. Juste avant d'achever ses victimes elle revient à elle même et ne ce souvient que vaguement de ses actes. Ses yeux exorbités fixaient le vide, sa respiration saccadée contrastait le bruit régulier des gouttes d'eau. Chaque jour est pire que le précédant. Le nombre de victime depuis son arrivée s'élève à 15. 15 personnes blessés, une seule tuée suite à ses blessures. Dans cette ruelle, la lune laissait ses rayons glacials éclairer les pavés et les briques où des traces de sang étaient visibles. Rain se leva s'appuyant contre le mur, elle ne distinguait  plus que des formes vagues et instables. La lumière qui s'échappait de la fenêtre voisine aveuglait l'Animalik. Toujours contre le mur elle avançait clopin-clopan laissant derrière elle une longue traînée de sang. Le blanc de ses yeux avait prit le dessus sur sa pupille et son iris lui donnant un regard de folle psychopathe. C'est bien ce qu'à cet instant, elle était. Alors qu'elle sortait enfin de cette rue elle fut prise d'une vision.

Un poignard, son père. Sa folie avait pris le dessus, elle l'avait tué, d'un seul coup dans le cœur. Statique elle était restée une bonne heure assise dans le coin de la pièce fixant le corps inerte de son père. Sa première victime. Aussi étrange que cela puisse paraître dans l'histoire elle était plus la victime. Victime de son père, victime de sa folie, victime d'elle même. Mais ça personne ne comprenait. Dans l'histoire ils la considérait toujours comme le coupable. C'était elle la fautive. Personne ne se préocuppait d'elle. Elle était même victime de l'aveuglement des autres. C'est dans son coin, dans le coin de cette pièce qui fut sa chambre, qu'elle s'était révolté en espérant que quelqu'un entende son appel au secours. Malheureusement pour elle personne ne l'avait entendu. Alors elle avait réessayer. Encore et encore. Elle avait tué en espérant. Mais espérer ne suffisait visiblement pas.

La vision se stoppa, une autre arriva.

Toutes ses victimes défilèrent devant ses yeux, tout un village tué, tué par une fille de 15 ans, une folle en détresse. Dès que le visage de la victime de cette nuit apparu sous ses yeux, elle s’effondra en poussant un cri qui brisa le silence.C'était un appel au secours dans un monde rempli d'aveugle, de muet et sourd. L'appel d'une folle.

- Je suis un monstre ... Je suis un monstre ... Je ne mérite pas de vivre.


Dernière édition par Rain Absoru le Lun 29 Avr - 12:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dans l'ombre d'une rue la folie m'emporte ... [PV ~ Ever Hill / Rain Absoru]   Ven 26 Avr - 17:10
L'insomnie. Des heures, des semaines, des mois qu'elle planait, qu'elle hantait mes nuits. Je tourne en rond, dans la petite pièce aux murs bleus. Bleus. Comme dans mon ancienne chambre. Un bleu pâle, innocent. Innocent. Cette innocence qu'on m'a arraché fait d'aujourd'hui ce que je suis. Une pute. Une biatch. Une idiote, une fille facile. Trop facile. Enceinte. 17 ans. Un gosse. Je réalise chaque jour un peu plus l'ampleur de mes actes. De plus en plus, je me dis que c'est impossible. Que c'est un cauchemar. Un rêve. Mais je ne dors pas. Je ne dors plus. Je regarde d'un oeil vide la fenêtre qui laissait apercevoir la nuit. Grande, noire. Parée d'étoiles, si lointaines. Et on aperçoit les lueurs de la ville. A quoi bon rester là ? A quoi bon se contenter d'être le figurant d'un tableau ? Non, moi, je veux sortir. Je veux vivre, pour mieux mourir. Non, en fait, je ne veux même pas vivre. Tous les jours, je me force à sourire. Et j'en ai marre. Marre de faire semblant, de mentir. Je dois sortir. M'enfuir, pour revenir. Au fond, je le sais, je reviendrais toujours. On retourne toujours sur ses pas, attirés par le quotidien. En attendant, on en est plus à une connerie prêt. Tout en pensant, j'enfile des godasses. Des talons. Histoire de bien me niquer le dos. Je descends les escaliers de l'internat, sans faire attention au bruit, ou aux gens qui dorment. Je suis égoïste. Si vous trouvez ça injuste de les réveiller, je trouve injuste qu'ils trouvent le sommeil alors que je n'y parviens pas. Je caresse doucement mon ventre arrondi. Cette gamine allait me foutre dans la merde. Mais bon, ça il fallait y penser avant. Je marche en direction de la ville et des ses grands bâtiments éclairés par de hauts lampadaire, comme un papillon attiré par la lumière.


Les dernières gouttes de pluie s'écrasent sur le sol de pierre en même temps que retentissent mes pas sur la rue pavée. Rue qui était déserte, à l'exception de quelque vagabonds nocturnes, un pétard ou une bouteille d'alcool à la main. Je marche, sans vraiment savoir où aller. Mais autant avancer, parce que en fait, j'ai froid, et qu'on a vraiment l'air con, quand on est immobile au milieu d'une rue. J'arrive à une partie plus ombragée de la ville. J'entends par là qu'il n'y a pas de lumière. Presque pas du moins. Je fixe alors le par terre de pierre pour ne pas tomber. Les mégots ainsi que les tessons de verre traînant au sol n'échappent pas à ma vue de loup. Alors, c'est sans mal que je discerne la longue traînées de sang. Ah oui tiens, du sang. N'écoutant que ma stupidité, je décide de suivre le long filament sombre. Je mets es mains dans mes poches et avance tout en essayant de ne pas perdre l'équilibre. Tâche ardue mais pas forcément irréalisable. La preuve. Bref, mes pensées sont de plus en plus connes, sans doute à cause de la fatigue qui engourdissait mes membres comme mon esprit. Par contre, le cri déchirant qui tranche avec le lourd silence qu'il y avait jusqu'à présent, je ne suis pas sure de l'avoir inventé. Et c'est proche. Tout proche. Je me retourne sur moi même, plissant les yeux pour essayer de distinguer quelque dans le noir seulement altéré par une lueur s'échappant d'une fenêtre haute placée sur une grande bâtisse qui bordait la rue. Et elle est là, recroquevillée sur elle même, en train de chialer. Je la regarde, sans vraiment pouvoir agir. Que faire ? Partir ? L'aider ? Elle est pleine de sang. Et je doute qu'elle soit blessée. Donc, ce sang venait de quelqu'un d'autre Or, nous étions seules. Au pire, j'ai plus rien à perdre.
"-Hey."
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MessageSujet: Re: Dans l'ombre d'une rue la folie m'emporte ... [PV ~ Ever Hill / Rain Absoru]   Lun 29 Avr - 10:42
Des pas derrière elle. Voilà ce qui venait de tirer la jeune Animalik de ces pensées. Elle n’avait rien à craindre, c’était plutôt l’autre personne qui aurait quelque chose à craindre. Enfin ce quelque chose était Rain. Elle fixait toujours aussi intensément les pavés ensanglantés de la rue. Est-ce qu’un jour elle pourrait enfin se débarrassera de cette voix et vivre enfin à peu près normalement ? Sans instinct sanguinaire assoiffé de chair humaine. Assoiffé de sang, assoiffé de mort et de cadavres. Elle était en quelque sorte la maison de cet instinct qu’elle n’avait pas choisi d’accueillir mais qui est né de son désespoir. Elle se balançait légèrement de droite à gauche. Les lumières bougeaient avec elle. Elles l’emportaient loin de ce monde. Dans un monde où plus rien n’a de sens. En temps normale elle serait restée comme ça dans ce monde jusqu’au lever du soleil. Mais une voix, certainement la propriétaire des pas, la ramena à la triste réalité.

- Hey !


Rain mis quelques secondes à réagir. Elle leva la tête vers l’inconnue. Son visage pâle semblait accablé par la fatigue, tandis que ses yeux reflétaient un désespoir semblable à celui qui animait l’Animalik. Ses cheveux noirs trempés contrastaient avec le teint blanchâtre de sa peau. Bizarrement elle ne semblait pas être effrayée par la jeune fille. Elle n’était peut-être pas au courant des dernières attaques dans les rues. Si elle l’avait été elle ne serait même pas sortie. Car les personnes qui sont attaqués sont seulement des lycéennes. Dans l’ombre elle distinguait tout de même vaguement deux oreilles qui dépassaient de sa chevelure ainsi qu’une queue. L’odeur indiquait que c’était une Wolve. Le ton qu’elle avait employé se tentait d’être amical mais elle n’avait visiblement rien d’autre à faire que de lui parler. Rain fut étonné que la jeune fille ne soit pas partie en courant rien qu’en voyant les traces de sang sur le mur. Encore plus qu’elle n’ait pas fuit en la voyant tachée de sang alors qu’elle n’avait aucune blessure.

- Tu n’as pas peur ?

Quel ai peur ou non ne change rien … Tue la. Il n’y aura jamais assez de sang dans cette rue. Cette voix cruelle venait et s’en allait sans prévenir. Elle ne se contrôlait pas. C’était comme si elle se battait contre elle-même. Elle tenta de se relever en s’appuyant contre le mur. Tue la ! Elle prit sa tête dans ses mains. A chaque fois que cette voix tentait de la contrôler c’était comme si on l’assommait. Elle ne voulait pas la tuer. Elle ne voulait même pas la blesser. Elle ne voulait plus faire souffrir mais cette voix elle n’était jamais rassasiée. Dès qu’elle à gouter au sang … TUE LA ! NON !!! Elle ferma les yeux avant de les rouvrir. Elle semblait être partie. Mais elle reviendrait. Toujours et encore. Elle se lâcha la tête et se rassie. Pourquoi ? Pourquoi fallait-il qu’elle revienne chaque nuit ?
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MessageSujet: Re: Dans l'ombre d'une rue la folie m'emporte ... [PV ~ Ever Hill / Rain Absoru]   Lun 29 Avr - 11:14
Elle semblait désespérée. Au moins autant que moi, si ce n'était pas plus. Violent. Recroquevillée sur elle même, comme un animal battue attendant qu'on le frappe. Je regarde ses vêtements, tâchés de pluie et de sang. Brisée. Ma voix semble la sortir de ses pensées.
"-Tu n'as pas peur ?"
Non. Non je n'ai pas peur. Je n'ai plus peur de rien. Ni de toi, ni des autres. Je garde mon air calme, et m'assois à mon tour sur la rue pavée. Et mouillée. Merde. Mais bon, de toute façon, on en était plus à un litre de flotte près...
"Apparemment pas."
Peut-être qu'elle me tuerait. Ou peut-être pas. Nous verrons. Je regarde le ciel poqué d'étoiles. Dans ma chambre, ma chambre bleue, je les observais souvent. Je pensais qu'un jour n'arriverais à les rejoindre. Aujourd'hui, je sais que quand on meurt, on est pas envoyé dans les étoiles. Non, on est enterré six pieds sous terre. Ou balancé dans un ravin, ça dépend des circonstances.
D'ailleurs, je m'en fous bien, quand t'es mort t'es plus conscient, alors finir dans la boue, un tapis, ou un cercueil de bois O.S.E.F.
Oh, un signe de vie de la part de la meuf en face de moi. Elle se lève. Ou plutôt elle essaye, avant de foutre sa tête dans ses mains et de se rasseoir, semblant accaparée par un débat intérieur. Je la regarde faire, impassible, sans bouge. Enfin, je me lève et vais vers elle. Folle ? Non. Ou peut-être que si.
"Ca va ?"
Je pose un regard inquiet dans la rue. Si quelqu'un arrive, je cois que... J'le bouffe.
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MessageSujet: Re: Dans l'ombre d'une rue la folie m'emporte ... [PV ~ Ever Hill / Rain Absoru]   Lun 29 Avr - 12:20
La jeune fille ne bougea pas. Elle ne semblait pas troublée. Rien. Ce qu’était Rain lui importait peu, elle ne semblait même pas se soucier de sa propre vie.

- Apparemment pas.

Elle s’était assise avant de répondre à cette question. Elle n’était pas au courant, ou alors elle n’avait pas fait le lien. Ou quand bien même elle était au courant elle se foutait vraiment de vivre ou non. Elle leva la tête vers le ciel tandis que la voix revenait. Elle ne semblait pas le moins du monde se soucier de ce qui était en train d’arriver à l’Animalik. Une nouvelle crise mais cette fois moins forte que les précédentes car elle avait réussi à repousser cette voix avant qu’elle ne prenne un contrôle totale de son corps. Elle se leva, s’approcha et dès que Rain commença à se calmer la jeune fille pris la parole.

- Ça va ?

Cette question était inutile. Elle aurait pu ne pas prendre la peine d’y répondre. Evidemment que ça ne va pas. C’est comme demander à un malade s’il veut guérir. Quoi qu’il existe peut-être des gens qui éprouve un certain plaisir à être malade. Comme il existe aussi des gens qui aime souffrir. Croyez-vous que quelqu’un va bien quand il est couvert du sang de quelqu’un d’autre et qui est à moitié contrôlé par une voix sanguinaire ? Moi je ne crois pas. Mais part pure politesse Rain prit la peine d’y répondre. Politesse. Difficile d’y croire quand la personne qui dit faire preuve de cela vient juste de battre quelqu’un presque à mort. Il reste tout de même un problème. Comment dire qu’elle n’allait pas bien ? Elle n’allait pas lui dire qu’elle était schizophrène et qu’elle était contrôlée par une voix qui l’obligeais à battre à mort des lycéennes. Si elle se contentait de répondre courtement elle allait lui posée des questions. Mais après tout ne devait-elle pas assumé sa schizophrénie, bien qu’elle ne l’ait pas choisi et qu’elle en souffre. Enfin ce n’est pas vraiment le sujet.

- Pas vraiment …

Elle leva la tête et regarda le ciel. Des amas de matière. Voilà ce que c’est tout simplement les étoiles. Un humain n’est aussi qu’un amas de matière. Alors que quelqu’un meurt ou non changerais-t-il quelque chose ? Quand une étoile disparaît les autres ne changent pas, elles ne pleurent pas, elles continuent à vivre. Alors pourquoi les humains eux ne peuvent pas être comme ça ? Pourquoi est-ce que les gens ont peur, sont triste, pourquoi ? Alors que les étoiles se contentent de briller et de redonner un faux courage aux humains. Pourquoi tout était si compliqué ?
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MessageSujet: Re: Dans l'ombre d'une rue la folie m'emporte ... [PV ~ Ever Hill / Rain Absoru]   Lun 29 Avr - 12:55
"Moi je veux être une étoile." Je répétais ça, dans la chambre bleue. Je le disais aux murs, à la petite fenêtre, au matelas contre le sol de bois et à moi même. Je le redisais toutes les nuits, quand je voyais luire ces lueurs lointaines dans le ciel sombre. J'attendais un "pourquoi ?". Mais personne ne répondait. Je cherchais une réponse, mais personne ne la donnait. Tout simplement parce que j'étais seule. C'est à ma solitude que je parlais. Alors, à ce pourquoi imaginaire, je rétorquais, que les étoiles elles sont trop loin pour souffrir, et que ça doit être bien mieux là-haut que dans ce foutu mon de merde, avant de frapper les murs de mon poing d'enfant. La plupart des gens souriraient en pensant à ces moments d'innocence qu'était l'enfance. Pas moi. Je n'ai pas eu d'enfance. Elle m'a été arrachée. Et c'est lorsque je revoit cette époque sombre que je pense à ne plus vouloir vivre, tout simplement pour ne pas avoir à encore subir ce que j'ai déjà subit par le passé. Même si les chances sont infimes. Je fermes les yeux. Pour oublier. oublier juste l'espace d'un instant ce qui était arrivé. Et penser au présent, sans songer au futur. Un futur floue.

La pluie s'était arrêtée, et un vent froid secoue mes longs cheveux d'ébène. Je jette un coup d'oeil à mon reflet cadavérique au fond d'une flaque d'eau. Mon apparence reflétait ce que j'étais à l'intérieur: morte. La réponse de la jeune fille me sort des mes pensées.
"-Pas vraiment."
Nan, tu crois ?
"-Je peux t'aider ?"
En fait, je ne souhaite pas forcément l'aider. Juste me rapprocher un peu plus d'elle. Du réconfort, ou du danger. Je la fixe de mes yeux sombres et inexpressifs. Je sais mentir. Avec mon visage, avec mon corps, avec mes sourires et mes yeux. Tout comme je sais cacher es émotions. Mais à quoi bon. je ne ressens plus rien 'autre que ce vide énorme. Si je veux mourir j'ai besoin de vivre. de vivre pleinement. En me faisant peur. En me faisant mal. L'exaltation du danger est comme une impression de vivre. Alors, voilà pourquoi je devais me rapprocher e cette fille. Pour avoir l'impression d'être menacée. pour avoir l'impression de vivre. Ou de mourir. Ca dépend. Bref. J'attends toujours sa réponse, silencieuse.
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MessageSujet: Re: Dans l'ombre d'une rue la folie m'emporte ... [PV ~ Ever Hill / Rain Absoru]   Jeu 2 Mai - 10:28

Musique ~

- Je peux t'aider ?

Aider ? Elle doutait vraiment que quelqu’un puisse l’aider … Pourtant n’est-ce pas ce qu’elle veut depuis longtemps ? Comment … Elle n’était même pas sûre que quelqu’un puisse rester une heure à côté d’elle, alors de là à ce quelqu’un puisse l’aider à vaincre sa schizophrénie … Quelqu’un venait peut-être de répondre à son appelle au secours mais elle avait l’air aussi désespérée l’une et l’autre. Ce n’est pas comme ça qu’on peut s’aider … À mon avis, chacun pense comme il veut mais bon. Ce n’est pas en disant à l’autre de se battre, alors que soit même on à pousser cette idée dans un coin sombre et poussiéreux de son esprit, qu’on va réussir à s’en sortir. Enfin tout n’était peut-être pas perdu. Qui sait, vu que la jeune fille semble être une Animalik elle doit bien posséder un pouvoir et qui pourrais, l’espoir fait vivre, aider Rain. Toute fois si Rain à cet instant était franche peut-être que la jeune fille partirais. C’est normal après tout comme réaction. Savoir que la personne à côté de vous devrait en ce moment être enfermée dans la cellule, grisée par le désespoir, d’un asile. Elle avait dit pourtant qu’elle n’avait pas peur. Rain tenta le tout pour le tout. Qu’avait-elle à perdre ? Comment tomber plus bas ? Creuser ?

- A vrai dire je ne sais pas moi-même si quelqu’un est capable de m’aider. Je ne sais même pas si un jour on a réussi à soigner quelqu’un comme moi sans l’enfermer dans la cellule d’un asile. Pour tout dire je suis schizophrène. La plus part des gens serait parti rien qu’en me voyant ici, dans cette rue. Mais toi non. Pourquoi ?

La question était sincère. Rain voulait vraiment savoir pourquoi cette jeune fille était restée. Les gens fuient en la voyant. Mais elle non. Elle, elle était restée à la plus grande surprise de l’Animalik. Pour une fois elle appréciait la compagnie de quelqu’un. Quelqu’un qui n’a pas peur de la regarder, de lui parler. Elle devait tout de même avoir une raison d’être restée. Quel est l’intérêt de parler à quelqu’un comme Rain juste comme ça ? Personnellement ni moi ni elle n’en voyons le moindre intérêt. Elle recommença à fixer le vide. Elle ne veut pas être enfermée. Elle ne supporterait pas et se tuerais en refusant de boire. Apparemment on meurt au bout de 3 jours sans boire. Pratique comme suicide. De toutes façons ça leurs feraient une cellule de libre. Tout le monde sera content. Soudain elle se surprit à penser à sa mère. Elle lui avait fait une promesse. Se battre pour vivre à sa place. Elle ne l’avait pas vraiment fait, elle ne le faisait encore pas. Sa tête bascula en arrière contre la pierre gelée.
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MessageSujet: Re: Dans l'ombre d'une rue la folie m'emporte ... [PV ~ Ever Hill / Rain Absoru]   Ven 3 Mai - 10:59
Je suis idiote. Je propose on aide, tout en ne pouvant pas m'aider moi-même. Je propose mon aide, tout en sachant que je ne peux pas lui dire de se battre, alors qu j'ai abandonné le combat. Non, ce n'est pas vrai. C'est pas vrai. Je vis encore. Je me bats, à chaque minute de ma vie encore si courte pour ne pas rendre un couteau et me tailler les veines. Pour ne pas prendre un grand verre de javel et m'empoisonner. Pour ne pas prendre une corde pour me pendre. Pour ne pas prendre un flingue et tirer. Je regarde ses yeux de mes iris ombragées. L'idiotie est humaine. Je l'avais déjà dit. Alors, au fond, je ne fais que prouver mon humanité. Pourquoi je me sens obligée de justifier cet acte, qui dans un sens, était plutôt bon. Sauf si cette personne ne veut pas être aidée. Dans ce cas là je ne suis qu'une chieuse parmi tant d'autres. Mais après tout, je fais et ferais toujours ce que je veux. Je ne retournerais pas dans cette cage de verre ou mon esprit était entravé par la haine et le désespoir. Ceux-ci sont toujours là. Mais ils m'aident aujourd'hui à vivre, en me faisant mourir à petit feu.

"-A vrai dire, je ne sais pas moi-même si quelqu’un est capable de m’aider. Je ne sais même pas si un jour on a réussi à soigner quelqu’un comme moi sans l’enfermer dans la cellule d’un asile. Pour tout dire, je suis schizophrène. La plupart des gens seraient partie rien qu’en me voyant ici, dans cette rue. Mais toi non. Pourquoi ?"

Schizophrène ? Et alors. La différence n'est pas un défaut. Oh, si tu savais à quel point les gens sont cons... Ils ne méritent pas un seul des regards méprisant qu'ils te lancent pour te faire tomber plus bas. Le temps m'a apprit à me foutre des autres. Le temps m'a appris à leur cracher à la gueule. Cracher sur leur mère, leur père, sur le monde et sur la vie. Elle m'a demandé pourquoi. J'ai bien envie de lui répondre, que je n'ai plus rien à perdre. Donc que j'ai tout à gagner. Mais elle ne comprendrait pas. D'ailleurs, je ne comprends pas moi-même. Je ne sais même pas pourquoi j'ai ce besoin de l'aider. Peut-être pour me faire mal, comme dit plus haut. Mais en fait, j'en suis de moins en moins sûre. Il y a pour se faire mal, les couteaux et les bouts de verre. Il y a les étrangers qui te regardent d'un air insistant tout en t'invitant à monter dans leur bagnole.

"-Pourquoi ? Je ne sais pas. Voilà pourquoi. Mais, quand je te regarde, je ne veux pas partir. Ne crois pas de la que je suis une "bonne personne". Je suis mauvaise. Egoïste et cruelle. C'est la première chose à savoir, avant d'espérer quelque chose de moi. Mais je n'ai plus rien à perdre. Alors, à quoi bon te regarder souffrir alors que je sais à quel point a souffrance brise ? J'ai mal. Tout le monde à mal. Mais certain, beaucoup plus que d'autres."

Mes bras nus laissaient apercevoir mes balafres. De longues coupures qui avaient tant saigné. Elles témoignent de mon passé, de mon présent. Et leur simple existence me fait redouter mon futur.
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MessageSujet: Re: Dans l'ombre d'une rue la folie m'emporte ... [PV ~ Ever Hill / Rain Absoru]   Lun 13 Mai - 16:50
"-Pourquoi ? Je ne sais pas. Voilà pourquoi. Mais, quand je te regarde, je ne veux pas partir. Ne crois pas de la que je suis une "bonne personne". Je suis mauvaise. Egoïste et cruelle. C'est la première chose à savoir, avant d'espérer quelque chose de moi. Mais je n'ai plus rien à perdre. Alors, à quoi bon te regarder souffrir alors que je sais à quel point a souffrance brise ? J'ai mal. Tout le monde à mal. Mais certain, beaucoup plus que d'autres."

Espérer. Qu’espère-t-elle des gens ? Elle ne le sait pas. Elle ne sait même pas ce qu’elle espère seulement. Guérir ? Mourir ? Tout recommencer ? Attendre … Pour l’instant c’est la seule chose qu’elle peut faire. On dirait par apparence qu’attendre est simple … Mais quand on attend on pense, tu penses, tu regrettes. Et quand tu regrettes tu souffres. Impuissant devant cette souffrance tu n’as plus qu’à attendre. Cercle vicieux en somme. Elle sait qu’elle attend quelque chose, mais quoi ? Un changement peut-être. Et puis souffrir. Oui tout le monde souffre. Mais il y a deux types de gens qui souffre. Les égoïstes, qui font savoir qu’ils souffrent et ne pensent qu’à eux même, et les autres, ces gens qui souffrent en silences, qui se cachent derrière un masque de joie.

- J’ai fait souffrir, j’ai tué, j’ai battu à mort, tout ça le sourire aux lèvres. Enfin quand je dis « je »… Pas vraiment, ce serait plutôt cette chose qui sommeille en moi. Cette chose qu’on ne peut plus arrêter quand elle prend le contrôle, qui a soif de sang … Je fais souffrir, mais pas seulement les autres, moi aussi car je regrette mes actes. Malgré ça elle revient toujours plus forte. Souffrir amène souvent à l’égoïsme. Mais l’égoïsme n’est pas un sentiment humain après tout ? Les hommes sont égoïstes, ils pensent qu’à eux, à eux qui souffre alors que d’autres sur Terre souffrent peut-être plus encore, et en silence, le sourire aux lèvres. Alors peut-être qu’on peut ce considérer humain, souffrir et être égoïste …

Elle avait dit pour une fois ce qu’elle pensait réellement. Ce qui la tracassait jour et nuit depuis des mois. Elle avait exposé sa théorie, tel un scientifique qui veut prouver un phénomène naturel. Elle attendait certainement qu’on la contredise. Qu’être humain ne suffit pas pour justifier son égoïsme. Car oui c’est un peu comme une justification. Les gens ne veulent pas admettre qu’ils sont égoïste, qu’ils ont des défauts et que non ils ne sont pas parfait et qu’ils ont ou auraient un jour quelque chose à se reprocher. D’ailleurs quand on se reproche quelque chose c’est un peu pour tenter de se faire pardonner. Mais pardonner par qui ? Certains se rachètent auprès de l’église, en échange de quelques pièces – qui serviront au curé pour s’acheter un paquet de rouleau de papier WC – pour se faire pardonner du bon Dieu. D’autre encore se font souffrir en espérant que quelqu’un là-haut le pardonneras, ils se punissent eux même en quelque sorte. Et puis il y en a qui espèrent qu’on leur pardonnera et qu’on prouvera qu’ils n’étaient pas trop dans le tort ou qu’on leurs trouvera une excuse valable. Enfin tout dépend de la faute…
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MessageSujet: Re: Dans l'ombre d'une rue la folie m'emporte ... [PV ~ Ever Hill / Rain Absoru]   
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