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 ' get the fuck outta my room ' Telkah;Jeremiah

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Telkah Doubrovski
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MessageSujet: ' get the fuck outta my room ' Telkah;Jeremiah   Sam 5 Mar - 19:14

   
feels like i'm waking from the dead and everyone's been waitin' on me

   La dernière fois que je me suis retrouvée dans cette chambre, j'avais un tatouage en moins et ma fille allait sur ses deux ans.
Maintenant, elle en a presque 3 et je ne suis même plus scolarisée ici. Luyen non plus. C'était un jeune hybride homme-tarentule aux jolis traits japonais déjà abimés par une consommation trop importante d'alcool et bien trop peu d'heures de sommeil. Il avait un, voire deux ans de plus que moi - il me semble qu'il n'a redoublé qu'une fois, pourtant il avait l'air beaucoup trop vieux pour être ici. Il a quitté l'internat et la ville après avoir été victime d'une agression par un camarade de classe. Sa vie était plutôt compliquée, en même temps.
C'était un dealer, mais il m'avait assuré n'avoir jamais touché à un gramme de drogue, autrement il l'aurait consommée plutôt que de la vendre. Il ne se faisait pas énormément d'argent avec ses petites affaires, mais il savait que les dépendants comptaient sur lui, et il aimait bien s'acheter un petit quelque chose avec ces quelques euros, 10 sur une centaine répartie entre plusieurs personnes. Mais quand il a arrêté de fournir ses "clients", ils se sont énervés et c'est tout tremblants de manque que leurs poings se sont abattus sur le corps du jeune japonais.
Depuis, je ne l'ai plus revu. Ses parents entendaient parler de ces histoires depuis des mois, mais ne faisaient jamais rien. Ils n'appréciaient pas vraiment le fait que leur fils soit Animalik, encore moins de savoir qu'il ne faisait pas partie des intellos. Mais là, ils ont été obligés d'agir. Et il semblerait que je fasse partie des fréquentations qu'ils n'aimaient pas vraiment. Je n'ai donc jamais eu de nouvelles de leur fils depuis son départ.
Au fond, je m'en fous un peu. Luyen était un pote, pas un ami, et ce qui lui est arrivé ne me regarde pas. Tant pis pour lui, après tout, quand on veut jouer avec le feu, soit on est prudent, soit on déguste. Lui il a dégusté.
Non c'est surtout sa chambre que j'aimais bien. C'est l'une des meilleures de l'internat. Grande, bien isolée, l'un des meilleurs radiateurs, un lit deux places, et il a même planqué un peu de bouffe dans un coin, sous une latte esquintée. Des Mars, des paquets de gâteaux, ce genre de conneries. Sauf qu'en partant il les a oubliés, ou alors il me les a laissés exprès, puisque je passais au moins une soirée par semaine dans sa chambre, juste pour papoter, boire un peu et faire des devoirs - en tout cas moi, lui ne foutait strictement rien. Je suis sûre qu'il se doutait que je reviendrais ici par la suite.
Donc de temps en temps je m'incruste pour bouffer un peu. Et là c'est aussi pour me calmer. Lena est franchement chiante. Elle commence à parler de façon plus concrète que juste quelques mots et elle a cette manie que les gosses se partagent, celle de remettre en question TOUT ce qu'on vous dit. Ça passe par les cheveux, l'âge, la vie, jusqu'à la famille et son papa. À la crèche les gamins vont se faire chercher par les grands-parents et elle a pas l'air de comprendre pourquoi ceux qui viennent la chercher sont jeunes. C'est sûr, de nos jours les gens font des gosses à 40 ans, comme s'ils avaient oublié que leur horloge biologique tournait, et que les rides ne sont pas un signal de départ pour se mettre à se taper son mari. Du coup, moi, avec mes cheveux et mes tatouages, on me regarde de travers quand je vais récupérer ma fille. Il y a eu une embrouille par rapport à ça, l'autre jour. Un père m'a mal regardée. Qu'est-ce que j'ai fait ? Je lui ai demandé quel était son problème, bien sûr. Qu'est-ce qu'il m'a dit ? Que je devrais être plus présentable lorsque je vais chercher ma fille à la crèche. Qu'est-ce que je fais ? J'ai cramé sa peau. J'ai utilisé mon pouvoir, je lui ai flanqué une baffe et j'ai libéré un peu de venin. Apparemment, il a pas aimé.

Et Fred non plus. Il m'énerve lui aussi. Je bosse toute la journée, je fais mes devoirs pour la fac le soir, je trouve encore le temps pour aller récupérer ma gamine et on me dit quoi ? que je suis pas présentable. Mais puisque des enfants étaient autour, j'imagine que ça ne passait pas vraiment. Pff.

Donc je vais me poser un peu à l'internat. J'ai d'ailleurs croisé un prof, un nom en H, un connard qui enseigne les sciences sociales. Je déteste ce type. Un bon vieux facho, ça vous parle de l'égalité des chances, ça vous fait des discours sur la morale et ça rentre chez soi en Porsche pour se taper une minette de 20 ans achetée sur Internet. Bof. Il m'a donc aidée à me rappeler que j'ai totalement foiré mon orientation. La fac ne me réussit pas. C'est trop de boulot, trop individualisé, et je suis obligée de louper des cours pour bosser, m'occuper de Lena ou faire des devoirs importants. Je devrais déléguer un peu plus à Fred, mais il a du boulot aussi, et le sien rapporte un peu plus, donc c'est plus important. Mais bon. J'imagine que je vais abandonner la fac, gravir les échelons dans l'entreprise pour laquelle je travaille et gagner plus que lui au final, ça fera du bien à mon ego.
En attendant, je suis en échec professionnel et scolaire total. Mon estime en prendrait presque un coup.

Et donc, après cette journée riche en émotions, je prends soin d'envoyer chier ce prof et me rends jusqu'à l'ancienne chambre de Luyen. Je croise d'ailleurs un de ses anciens amis qui me dit qu'elle va être récupérée par un nouveau que personne ne connaît mais qui a un nom parvenu. Très bien, je l'attends le parvenu moi. C'est mon territoire. C'était celui d'un ami, et il n'est plus là. Mais personne n'ira dans cette chambre.

Je me laisse tomber sur le lit fraichement fait, ce qui me pousse à croire que cette chambre va effectivement être prise. Je retire mes chaussures à lourdes semelles avec mes pieds et les lance d'un bout à l'autre de la pièce, en laissant une trace sur le mur couleur d'azur en face de moi. Je souris avec satisfaction et me penche pour récupérer une barre de céréales. À 17h, c'est le pied. Il fait déjà quasiment nuit et certains élèves rentrent de leur journée de cours, soulagés que l'internat ouvre enfin. J'ai laissé la porte ouverte et certains garçons qui se rendent jusqu'à leur propre chambre me remarque. Quelques uns baissent les yeux avec inquiétude, mais la plupart m'adressent un sourire et un petit signe, ravis de me voir. Je me suis faite connaître d'eux. Ils m'aiment bien, et ils me connaissent, donc ça ne choque pas vraiment de me savoir ici. Ils savent que c'est un peu mon lieu de pèlerinage. Les souvenirs, la drogue, les cours. Tout ça. Je suis plus ou moins contente de les voir mais ne réponds pas à leur signe - je ne suis pas d'humeur. C'est une chance que je ne leur fasse pas de doigt.

Puis je me fais un peu chier. Donc je fais exprès d'éparpiller les miettes sur le matelas, de m'installer confortablement en défaisant les draps histoire de déranger un maximum l'éventuel nouvel arrivant. Quoique, il tarde à venir et je finis par douter de son existence même.
   
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MessageSujet: Re: ' get the fuck outta my room ' Telkah;Jeremiah   Sam 5 Mar - 20:11

Get fuck outta my room

K
onrad venait de m'abandonner devant l'internat. J'avais un peu le trac de rentrer dans cet établissement. Qu'est ce que je découvrirai en ouvrant la porte ? Ce n'est pas le moment de se poser des questions. Je monte les marches de l'immense porte. 

 Le bâtiment est ancien mais propre. Les façades ont été repeintes et l'élégance du parc ne fait qu'embellir ce petit coin de Paradis, enfin, je l'espère. Konrad m'a préciser qu'il fallait qu je me méfie encore plus des Animaliks que des humains, mais Konrad est un Animalik et je l'ai trouvé très sympa. Enfin, je verrai bien. Je me décide enfin d'ouvrir la porte après être rester planter devant pendant cinq bonnes minutes.

 Une lumière aveuglante me fait plisser les yeux. Plusieurs personnes sont attelés dans les couloirs. Ils traînent, déambulent, certains rigolent et d'autres récupère quelques affaires dans les casiers. Une multitude de lustres modernes sont accrochés au plafond et le sol représente un sorte de damier. L'endroit paraît moderne avec une touche plus ou moins rustique. Je me dirige à ma droite où se trouve un accueil. Je m'approche de la vitre et fixe la surveillante.  


_ Excusez moi, je cherche les dortoirs masculins, s'il vous plaît. Je suis le nouvel arrivant. J'ai déjà ma clé. 


_ Tu sais pas lire ?, lance la jeune femme. 


_ Si, pourquoi ? 


_ Bah ... regarde mieux le plafond, tu vois pas les différents panneaux directionnels ? 


_ D'accord … Merci, Au revoir. 


_ Ouais c'est ça …


 Très agréable comme bienvenue … Espérons qu'elle soit moins désagréable la prochaine fois. A croire que la bonhomie est facultative ici. Je scrute une nouvelle fois le plafond et cherche le panneau « Dortoirs masculins ». Une fois trouvé, je suis la direction émise et monte une escalier en colimaçon. Un porte avec une plaque en or où est écrit « Dortoirs masculin » est encastré dans le murs.


 Je prend la poignée que j'enclenche et passe l’entrebâillement. Plusieurs adolescents ou jeunes hommes se baladent dans les diverses chambres. Un, passe devant moi, totalement nu. Que de surprise. Au moins, il est bien membré. Il pourra toujours me servir. Je pouffe et reprend ma marche silencieuse où je cherche ma chambre. La 14 apparemment, un chiffre que j'apprécie particulièrement. Mais le bel âtre qui m'a surpris il y a eux minutes, m'emboîte le pas.


_ Qu'est ce que tu fais là midinette ? Je te fais rire ? 


_ Euh non … Je ne suis pas une fille, je suis un garçon. 

_ Ah … Je vois … Intéressant …



 Il m'analyse de toute part et me sourit bizarrement, d'un sourire pervers. De peur, j'enjambe son pied et reprend mes recherches de plus belle. Mais cet idiot a eu le temps de ma claquer la fesse. Je me retourne, un peu rouge et lui fait un doigt. Je le vois sourire et m’exclame :


« Connard ! »


 Me voilà arriver dans les 10. Chambre 11 … 12 … 13 … 14 ! Enfin, c'est pas trop tôt. Je vais enfin pouvoir me reposer, je suis crevé. La porte est ouverte. Bizarre … J'entre dans ma nouvelle chambre. Une jeune femme est étaler sur le lit. La pièce est complètement sali et elle me sourit d'un regard mauvais.




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MessageSujet: Re: ' get the fuck outta my room ' Telkah;Jeremiah   Sam 5 Mar - 22:02

feels like i'm waking from the dead and everyone's been waitin' on me

Je continue de grignoter ma barre de céréales lorsque j'entends ce qui sonne comme un conflit à l'extérieur de la chambre. Une faible insulte s'échappe d'une bouche, précédée par une remarque faite par un des plus gros imbéciles de l'internat. Il m'a parlé une fois, mal, et il l'a regretté. Je ne prends pas la peine de relever la tête ni même me lever pour aller voir ce qui se passe. Mais bientôt, des bruits de pas se rapprochent alors que les gens avaient fini de circuler, et un jeune homme entre. Un jeune homme au physique plutôt ridicule - mince, des cheveux blonds presque translucides retombant sur les épaules... je n'aime pas ce blond. On dirait un polonais un peu paumé.
Et c'est donc celui qui va prendre la place de Luyen. Il a une valise et les cernes de celui qui vient d'arriver. Bientôt il aura les hématomes de celui qui a osé mettre un pied dans une chambre qui m'appartient. Je continue de mastiquer ma barre et attends de l'avoir terminée pour daigner lui adresser la parole. Entretemps, je prends soin de me confectionner une expression méprisante au possible - ce qui n'est pas bien compliqué, ça vient naturellement. Ce type a une tête à claques. Je suis sûre que c'est ce genre de personne qui a un air d'ange mais qui en fait est un horrible cancre, le vilain petit canard de la bande.
J'aurais vite fait de le plumer.

« T'es pas le bienvenu ici. Casse-toi. Elle est à moi cette chambre. »

Je regarde les miettes éparpillées sur le drap, ravie. Sinon, la chambre reste encore... décente. Il y a la trace que je viens de faire sur le mur, les draps un peu en bordel sur lesquels je suis encore affalée, et... c'est tout. Cette pièce est aussi propre et déprimante qu'une chambre d'internat. Et c'est ma chambre. Les gens savent que c'est moi qui viens squatter ici, et si tout le monde s'est habitué à moi et a appris à me respecter, il n'est pas question que lui ait un traitement de faveur. D'ailleurs il risque d'être traité plus durement. Je ne connais même pas ce type que je réunis déjà bien plus de mépris pour lui que j'en ai accumulé pour des gens que j'ai rencontrés il y a des années. Il vient là où il n'est pas censé venir, il envahit un espace sur lequel il ne devrait même pas avoir le droit de poser les yeux.
C'est mon territoire.
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MessageSujet: Re: ' get the fuck outta my room ' Telkah;Jeremiah   Jeu 10 Mar - 18:12

Get fuck outta my room

C
ette fille paraît plus âgée que moi. Dans les nombreux livres que j'ai pu lire sur l'anatomie et les comportements humains, j'ai appris à déceler les tics et lapsus révélateurs des gens qui m'entourent. Enfin, mis à part ma familles, les bonnes et le majordome, je n'ai pas eu énormément de compagnie, du coup, c'est un peu plus difficile avec elle. Son regard méprisant et son attitude nonchalante exprime un profond dédain de ma personne et je pense que si je ne fait rien qui lui plaise, ça va tourner mal pour moi. Il va falloir être très compréhensif. Cependant, les sentiments des gens et leurs pensées sont un véritables mystères pou moi. Je ne connais que la joie vaguement ... et la peur aussi. A croire que je ne suis pas si humain finalement. La "captivité" ne m'a pas réussi ... 

Son gros sweat cache un petit ventre. Soit elle était obèse, soit elle était enceinte. Vu son physique et son comportement plutôt lâche, je penche pour la deuxième option. 

«T'es pas le bienvenue ici. Casse-toi. Elle est à moi cette chambre.»

Elle a exprimer son regain avec tellement de pitié que j'ai cru que j'allais rire. Qui peut-être aussi peu vif à un âge pareil ? Peu de monde. La maturité s’acquit par le savoir et les actes que l'on fait. Je pense qu'elle a été dépassé par les événements. Quelqu'un de normal aurait été plus violent ou plus vif, ce n'est pas son cas.

Je ne pense pas apprécier cette personne dans l'avenir, mais elle ne me fera pas du tort. J'ai peut-être une expérience minime du monde extérieure mais mon savoir tant au sciences humaines est plus vaste que celui de cet être superficielle. Les livres sont une excellente source de savoir.

Je pense que réagirai positivement à ses réactions. Déjà, je vais récupérer cette chambre. Mes parents l'on payé pour moi, elle m'appartient. Si elle me cherche, elle va me trouver. Je ne connais vraiment rien aux sentiments, mais si je calcule bien, je devrais récupérer ce qui m'appartient en moins d'un quart d'heure.

En sois, c'est comme une partie d'échec et là, c'est à moi de jouer. Pion en E3, j'avance dans la chambre, un sourire discret et des yeux révoltés sur cette voleuse de loyer.




Dernière édition par Jeremiah Taylor le Ven 11 Mar - 15:23, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ' get the fuck outta my room ' Telkah;Jeremiah   Jeu 10 Mar - 19:09

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L'imbécile ne répond pas, et je prends le temps d'observer plus attentivement son physique. Il est beaucoup trop petit et maigrichon pour survivre une semaine ici. Je suppose -et j'espère- qu'il ira dormir sur le plancher d'une chambre voisine, et qu'il se fera marcher dessus au petit matin. En tout cas il se fera marcher dessus où il veut, mais pas dans cette chambre. Si j'étais encore à l'internat, j'aurais bataillé pour la récupérer - et on me l'aurait certainement accordée, bien qu'une fille n'ait rien à faire dans le dortoir des garçons. Je sais obtenir ce que je veux quand je veux, et le harcèlement subi par les profs venant des élèves n'est pas chose rare ici.
Après ça, il n'a rien de... particulier. Il est aussi banal et repoussant que la plupart des gens dans cet établissement, autant que dans cette ville. Il n'a absolument pas ce "truc" que je reconnais en des personnes comme Fred, Adeline, ma propre fille, certaines personnes que je n'apprécie pas, ni même Pascal. Je ricane intérieurement à l'idée de placer ce piètre personnage en-dessous d'un petit reptile du genre de mon compagnon. Rien ne me dit qu'il mérite plus.
C'est donc ça. Ce type n'est même pas assez intéressant pour valoir la peine d'être martyrisé, insulté ou même frappé. Il va donc se contenter de foutre le camp de cette chambre, et je laisserai les autres faire le boulot pour lui.
Dans cet internat, une personne qui a peur de la violence et du sang ne finit pas un trimestre.

La créature fade et insipide fait ses premiers - et derniers pas dans la chambre, un sourire idiot collé au visage. J'ai connu des gens dont l'existence même me donnait envie de frapper dans un mur en utilisant leur tête pour protéger mon poing, mais lui, non.
Je lui offre l'immense privilège de me construire une nouvelle expression, lui faisant découvrir l'interrogatrice Telkah. Je hausse un sourcil et soupire, manifestant mon ennui. Qu'est-ce que tu vas dire, maintenant ? Qu'est-ce que tu vas faire ? Tu vas me pousser, me faire tomber du lit ? J'ai toujours ma précieuse petite dague dans ma ceinture, si il pose ne serait-ce qu'un doigt sur moi, il se la prend dans la gorge, c'est tout vu, reste seulement à décider si je la fais passer par sa bouche avant ou non.
Sinon, quelle image de moi offrir à ma fille ? Celle d'une mère qui rentre avec un bleu parce qu'elle s'est laissée pousser d'un lit qui lui appartient ? Non. Si Lena doit me voir franchir le pas de la porte avec du sang sur moi, ça doit être celui de quelqu'un d'autre.
Mais au fond, Lena s'en fiche, Lena veut juste Pascal et son père.

Je reste immobile. Froide. Curieuse. Provocante. C'est triste après tout, il y a plein d'élèves ici prêts à lui faire mordre la poussière, l'un après l'autre, la souffrance allant en crescendo. Lui, il arrive dans le temple de la violence, et par quoi il commence ? Par le boss.
C'est bien triste.
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MessageSujet: Re: ' get the fuck outta my room ' Telkah;Jeremiah   Ven 11 Mar - 15:20

Get fuck outta my room

J
e suppose que ce ne doit pas être le genre de fille qui se laisse faire. Elle a bien dit que c'était "sa" chambre. Elle en a donc fait sa propriété. Sauf que, ça ne se passera pas comme ça. J'en ai assez de vivre reclus ou détruit à cause de ce monde polluant. Ce n'est pas parce qu'elle est plus ancienne que moi qu'elle doit se croire tout permis. Je me suis battu pour venir ici, j'y reste.

A mon entrée dans mon loyer, je remarque très bien son air dubitatif même s'il n'est qu'éphémère. Je suis sur la bonne voie. Distant, froid, méprisable. Elle ne me connaît pas. Elle ne pourra pas m'attaquer sur mon passé, mon présent et encore moins mon futur. Elle pourra se lancer à l'encontre de mon physique mais si elle le fait, soit elle est idiote, soit elle s'ennuie. Et là, elle partira d'elle même.

Je tente un approche mesquine. Un sourire. Léger, mais suffisamment pour qu'elle le voit. Je suis certain qu'elle me prend pour un idiot. Ma tactique fonctionne. Elle baisse peu à peu sa garde. Je pense qu'elle ne doit pas utiliser le langage pour s'exprimer, mais certainement les poings. Sinon, pourquoi prendrai elle cet air défensif tout à coup ?

Il faut que je réfléchisse posément. Je m'avance vers le bureau à coté du lit, pose mon sac, et range la valise à coté. Je m'assieds sur le siège et sors un ruban du sac. Pour réfléchir, il faut que je m'attache les cheveux. Je prend mes cheveux, enroule le ruban autour, fait un nœud et remonte ma queue de cheval. J'inspire et pose les yeux sr cet individu passif et quelconque.

"Tu joues très mal ce rôle de violence. Le savais tu ?" 


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MessageSujet: Re: ' get the fuck outta my room ' Telkah;Jeremiah   Sam 12 Mar - 11:38

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« Tu joues très mal ce rôle de violence. Le savais-tu ? »

Je me retiens de sourire. Les gens se croient drôles, à vous annoncer des choses sur votre capacité à faire semblant de ceci, de cela, comme s'ils savaient mieux que vous ce que vous avez vécu. Il va peut-être prétendre, après m'avoir vue deux minutes, d'avoir compris qui j'étais, comment je fonctionnais et si je jouais un rôle ou pas ? La violence, j'en ai certainement plus vu et subi dans une seule année de ma vie que lui dans sa misérable existence de petit privilégié. Le pauvre enfant dont les cheveux riches, soyeux et dégoulinants de fric et de soins hors de prix lui retombent devant les yeux, le pauvre enfant qui sort un ruban en soie rose pour les attacher avec, parce qu'il en a des kilomètres de cette soie si riche et précieuse qu'on lui offre chaque année pour qu'il se pomponne avec.

Le pauvre enfant qui, étant un homme, peut se permettre d'avoir l'air efféminé parce qu'il n'a connu que l'amour et la tolérance dans sa vie, l'acceptation de sa famille vis-à-vis de ses goûts, de sa passion pour les travestis et les bars à putes homos. C'est tout ce qu'il m'inspire. Lui n'a certainement jamais connu rien de plus horrible que de trébucher sur le trottoir en or massif trop haut pour lui qui mène jusqu'à sa richissime demeure.
Et alors que, de la même main qui lui servira un jour à mettre dans une urne un bulletin de vote en faveur d'un participant d'extrême droite lui aussi homme, blanc et privilégié, il pose ses affaires sur la commode, moi je le regarde dans le même corps que celui qui a connu ce que lui appelle la "violence".
Quand je frappais pour me défendre l'homme qui m'avait lui-même mise enceinte, je jouais un rôle de violence.
Quand j'accouchais de la fille de ce même homme, dont je n'avais jamais voulu, je jouais un rôle de violence.
Quand je dis trois phrases à un inconnu, que je le regarde avec calme et froideur, je joue toujours un rôle de violence.

La vie doit être tellement simple pour ce petit. Je ne l'envie pas. Il n'a aucun mérite. Aucun mérite de poser son sac sur cette commode qui a un jour appartenu à quelqu'un qui lui aussi a des problèmes. Aucun mérite de poser les pieds dans un internat où résident des gens qui eux ont connu la discrimination et le sentiment de se sentir exclu de groupes sociaux pour la simple et bonne raison qu'une queue d'animal leur poussait sur le coccis.
Ce garçon a été accueilli dans un internat pour les gens qui en ont besoin afin qu'ils s'y sentent chez eux, et qui eux non plus ne jouent pas pour certains un rôle de violence, mais lui, lui il aurait pu rester dans son petit palais en or massif sans que ses ailes n'effraient ou ne repoussent personne.

Le rôle du parfait petit riche blanc privilégié, lui, il n'a pas besoin de le jouer, c'est ce qu'il m'évoque directement.
Et qu'est-ce qu'on fait avec ces gens-là ? On joue leur jeu. On les caresse dans le sens du poil pour qu'il soit parfaitement lisse au moment de le lui arracher, que ça fasse encore plus mal.
Aucun problème. Lui et son éducation impeccable vont certainement me prendre pour une imbécile, et peut-être que j'en suis une. Mais je suis une imbécile qui a des valeurs, contrairement à lui.

« Je te trouve bien déplacé de me juger de la sorte. Tout ce que j'ai fait, c'est te regarder pour voir à quel nouveau spécimen l'internat a ouvert ses portes. »

Et qu'est-ce qui sera au menu dans deux jours, quand les élèves en auront déjà eu marre de lui et de ses insupportables manières. Pas besoin de m'en charger, je leur fais confiance pour ça.

« Cette chambre appartenait à l'un de mes amis, il a dû partir et il n'a pas prévenu, et soyons honnêtes, l'administration de cet internat n'est pas au poil, ils ont certainement dû libérer sa chambre alors qu'il n'a pas terminé de récupérer toutes ses affaires. J'ai été ici suffisamment longtemps pour le savoir, figure-toi, je te prierais donc de m'épargner ta rhétorique qui ne vaut pas un clou. Tu es tout frais, ça se voit. Tu ne sais pas comment ça fonctionne, ici. »

Au fur et à mesure que je parle, mon ton se refroidit, se fait plus ironique, cinglant. Mais ce que je dis est bien vrai : il vient d'arriver et il n'y connaît rien. Luyen n'est pas parti il y a très longtemps et il se peut que l'internat ait libéré une chambre un peu trop tôt. Je ne serais pas surprise d'apprendre que l'internat est en sur-effectif, il y a dans ce pays bien plus d'Animaliks qu'ils l'avaient prévu, à la base. Et ça ne cesse d'augmenter.
Quoi qu'il en soit, je prépare le terrain. Je sais qu'il va faire son intéressant, son malin, et qu'à aucun moment il ne sera pour moi légitime de croire en la sincérité de ses paroles.

« La pièce dans laquelle tu te trouves actuellement est coincée entre les chambres de quatre véritables psychopathes. Ce serait dommage de payer un trimestre pour ne survivre que deux jours, hmm ? Entre les venimeux et les rancuniers, un sociopathe est la meilleure chose que tu puisses rencontrer ici. Je te déconseille cette chambre. »

Je m'approche de lui, le regarde fixement sans laisser transparaître aucune émotion.*

« Ne t'attends pas à un bel internat en règles et discipliné comme tu as pu en connaître. C'est la jungle, ici. Si tu es là depuis plus longtemps que quelqu'un d'autre, tu as plus de droits. Je connais tout le monde ici. Et cette pièce me revient, je pense que tu vas vite comprendre que l'administration ne décide pas. Toi encore moins. Trouve-toi une autre chambre, les intellos sont tout au fond du dortoir et gentils. Je te déconseille de t'accrocher à ce bien par de simples principes. »
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MessageSujet: Re: ' get the fuck outta my room ' Telkah;Jeremiah   Sam 12 Mar - 12:18

Get fuck outta my room

C
ette fille est un paradoxe à elle même. Elle m'annonce de grandes phrases au sens creux et dénué de force. Elle joue véritablement un rôle. Je ne renie pas en soi le fait qu'elle a du vivre un enfer. Ça se voit. Pas dans le regard. Les yeux c'est des yeux, qu'est ce que vous voulez voir dedans mis à part une pupille. Les yeux sont le miroir de l'âme, jetez cette expression, elle ne vaut rien. Il faut s'attaché à des faits. C'est tout.

Ses cheveux rouges retombent sur ses épaules musclés. Je ne la battrai pas avec poings mais avec des mots. Etre arrivé jusqu'ici me permet de juger de sa défense. Elle se baisse et je lui inflige le coup de grâce tout simplement. Mon esprit n'est pas comme le sien. Je réfléchis. Longtemps. Je n'ai peut-être pas vécu une adolescence misérable à sa façon mais les retournements psychologiques que l'ont m'a infliger sont plus violent qu'un simple cas de prostitution ou un poing dans le visage. Konrad m'a prévenu. Je ne tiendrai pas si je ne réfléchis pas. Je risque de l'ennuyer fortement mais je récupérerai ma chambre. Je ne m'attache pas à des principes comme elle peut le dire si facilement. Certes, je ne parles pas beaucoup, mais mon silence est riche. Et ma pensée est dévastatrice. Une chambre est importante pour moi. C'est là que j'ai vécu pendant 16 ans, j'ai le droit de m'y attacher. Cependant, c'est synonyme de faiblesse, préjugés et passé douloureux. De ce fait, je ne veux pas m'y attacher. Même si ma confusion est grandissante, elle n'est pas engendrée par cet être minable. Seulement par mes troubles.

Si c'était un pièce d'échec, ce serait la tour. Puissante mais vide. Elle morte de l'intérieur. Son sens est dépassé et ses mots sont froids. Elle montre un visage vivant pour caché cette excès de rage. Elle ne m'enseigne rien. J'ai appris plus de chose en moins d'une journée qu'elle ne me récite. J'ai bien vu l’accueil désagréable, l'agencement détruit de cet Internat et les multiples débauches de ses occupants. La seule personne saine d'esprit est Konrad pour le moment. Je ne juge pas sur un physique mais sur un lot de mélancoliques pensées. Je ne te connais pas, mais tu ne m'arrives pas à la cheville. Pas par nos vies, chacune sont différentes de toutes façons. Mais par nos actes. Je croise es jambes et pose mon menton sur mes phalanges.

" Tu es un bien étrange personnage ... Pourquoi me parles tu de jugement ? Ne crois tu pas que j'ai bien analyser tes pensées. Je sais pertinemment que tu me juges de ton côté. Ton rôle est pauvre et affable. Je ne connais pas l'internat. Je n'ai jamais étudié ou vécu autrement que dans une prison de riche. Je ne suis pas gentil et sain comme tu peux le prétendre. Je ne m'attache pas à des principes de part mon éducation. Je ne partirai pas de cette chambre."

Je me recule, me lève et inspecte la chambre. Je tire les rideaux et ouvre la fenêtre. 

"Maintenant, il te reste à décider. Préfères tu partir par la porte, la fenêtre ou rester ? Veux tu récupérer les affaires de ton ami ? Veux tu les abandonner ? En effet, cette chambre ne m'appartient pas totalement encore, mais dès que tu partiras avec tes souvenirs elle sera intégralement à moi."

Même si c'est une personne des plus barbantes, elle m'amuse. Moi, une princesse, un bout de diamant ? Tu ne me connais pas, ne me juges pas. Apprends à me connaître. Ou n'apprends pas à me connaître. Fais ce que tu veux, mais sache que je gagnerais cette partie, que tu le veuilles ou non. 


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Telkah Doubrovski
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MessageSujet: Re: ' get the fuck outta my room ' Telkah;Jeremiah   Sam 12 Mar - 12:42

feels like i'm waking from the dead and everyone's been waitin' on me
« Tu es un bien étrange personnage ... Pourquoi me parles tu de jugement ? Ne crois tu pas que j'ai bien analyser tes pensées. Je sais pertinemment que tu me juges de ton côté. Ton rôle est pauvre et affable. Je ne connais pas l'internat. Je n'ai jamais étudié ou vécu autrement que dans une prison de riche. Je ne suis pas gentil et sain comme tu peux le prétendre. Je ne m'attache pas à des principes de part mon éducation. Je ne partirai pas de cette chambre. »

Je lève un sourcil. Ce type m'accuse de le juger, et lui... fait exactement la même chose. Mais pourtant il se sent obligé de me l'annoncer ? Évidemment qu'on juge les gens, évidemment qu'on les observe et qu'on essaie d'établir une opinion sur eux, tout simplement parce que c'est humain et que sans ça l'être humain ne saurait pas repérer une personne qui peut lui être nuisible ou pas.
Lui, il essaie de se donner en spectacle. Il me définit un rôle, il se plaint de sa richesse, il se proclame méchant, malsain, m'accuse une fois encore, essaie de se détacher de tout ce qu'il a jamais connu, et pour finir établit un verdict qui se veut solennel. Il a quelque chose à prouver, vraiment. Je soupire histoire de lui faire comprendre clairement et simplement qu'il me gonfle.
Je déteste ces gens qui se complaisent dans leurs beaux discours en vous exposant leur vie comme s'ils avaient à se justifier de leur existence même. Qu'est-ce que j'en ai à foutre qu'il soit gentil ou sain ? Ce gamin est sans doute une sainte ni touche comparé à tous les gens qu'on rencontre ici. Le fait d'avoir vécu chez soi pendant je-ne-sais combien de temps, certainement protégé et choyé n'est rien comparé à tout ce que certains des élèves présents ici ont supporté. Certains sont ici parce que personne ne veut d'eux ailleurs, d'autres sont suffisamment fous et dérangés pour avoir tué tout leur entourage.

Il se lève, inspecte la chambre - ma chambre, tire les rideaux, ouvre la fenêtre, en bref fait sa petite ménagère.
Je ne l'écoute pas parler, tant c'est dénué d'intérêt. Enfin, je saisis une proposition, comme s'il avait déjà tout gagné.
Quant à moi, je m'approche de lui, frotte mes mains l'une contre l'autre en tâchant de produire une quantité de venin suffisante pour abimer un peu sa douce peau (de riche) que je me répugne pourtant à toucher. Je pose la main sur son poignet, ravie de pouvoir lui procurer ce peu de douleur et le fais se retourner.
À ce moment là, je referme mon poing et l'envoie en plein dans son nez, fais remonter un genou jusqu'entre ses jambes de façon à le frapper à cet endroit et le repousse brusquement pour ne plus avoir à le toucher.

« Les souvenirs tu pourras même pas t'en faire ici. T'as rien à foutre là, je sais pas si tu le comprends. Ta place, c'est chez les chiens, ceux qui bavent pour avoir une pièce. J'en ai rien à foutre de ce qui s'est passé dans ta vie, dans quelle prison de merde t'as grandi. Tu restes un putain de privilégié, et t'as rien à faire ici, donc rentre chez toi vivre ta misérable vie de personne qui n'as aucun problème, et laisse la place aux gens de vivre ici. Sinon c'est toi qui vas crever.  »


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MessageSujet: Re: ' get the fuck outta my room ' Telkah;Jeremiah   Sam 12 Mar - 14:45

Get fuck outta my room

J
'avais raison. Cette fille ne jure que par la violence. Mon bluff sur les pensées n'a pas été efficaces. Elle m'aura appris quelque chose au moins. Mais elle ne connait pas Jeremiah. Je suis peut-être frêle, au bords de l'anorexie, mais je sais me défendre. Elle m'a attaqué, elle ne va pas se relever. Elle m'a infligé une brûlure équivoque sur le bras. Je lâche un cri. C'est douloureux. Je n'ai jamais ressenti ce genre d'émotions, et ça m'est égal car ce n'est pas le moment de penser à autre chose que de se battre. Le temps que je reprenne la situation en mains, elle m'a déjà infligé un coup dans le nez. Je commence à divaguer. Elle me frappe cette fois ci dans les jambes et me pousse violemment. La fenêtre est juste derrière moi. Je reprends mes esprits et lui enfonce mon pieds dans les côtes afin de la renverser en arrière. Elle est à terre. Mais pour pas longtemps. Ce n'est pas une humaine, mais une Animalik. 

Je me dois de défendre mon territoire. Je passe par l'entre-bâillement de la fenêtre et tombe en arrière. Le sol est proche et je risque de mourir au contact du sol. Ma chute sera mortelle. Il faut que je réagisse. Je déploies mes ailes dans un élan de force. Des plumes se détachent, laissant place à mes puissantes ailes. Je remonte en piqué vers la fenêtre et bat des ailes le plus fort possible. Le vent est en ma faveur. Il cingle mon ennemie au visage, l'aveuglant un instant. Le courant d'air claque la porte. Je rentre dans ma chambre et profite de ce moment pour asséner une gifle à ma rival. Je termine en lui foutant un coup de tête. Je saigne beaucoup. La chambre est sans-dessus, sans-dessous. 

"Maintenant, fiche moi la paix et dégage de cette chambre."

On est à l'abri de rien. Je reste loin d'elle au cas où elle me lancerai un bout de verre ou autre chose.


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MessageSujet: Re: ' get the fuck outta my room ' Telkah;Jeremiah   Sam 12 Mar - 19:42

feels like i'm waking from the dead and everyone's been waitin' on me
Il me renvoie mes coups, fait un truc tombe par la fenêtre mais remonte évidemment grâce à ses ailes magiques d'imbécile emplumé.

« Maintenant, fiche moi la paix et dégage de cette chambre. »

Il est en bien plus mauvais état que moi, pourtant ses coups m'ont étourdie. Je me rattrape contre les barreaux blancs du lit et déglutis. J'ai un goût de sang dans la bouche. Mais j'ai connu pire. Et ce ne sont pas ses innocentes plumes et ses poings frêles qui vont me faire fuir.
Je me laisse un petit moment avant de me redresser et pose un regard incendiaire sur ce type dont je ne connais même pas le nom. Je m'approche alors, dégaine ma dague dans un crissement satisfaisant, et la pointe vers lui.

« On va la jouer autrement. Ce sera plus facile pour tout le monde. »

Je m'avance, appuie la pointe de la lame contre sa poitrine. J'ai vraiment très envie de l'enfoncer. De lui infliger plus que ce qu'il s'est pris, mais ça ne me mènera à rien de bon. Il mourra, et n'aura donc plus l'occasion de se sentir humilié ou rabaissé. Et il le mérite amplement.

« Soit tu m'autorises à te trancher la gorge, ce qui ne serait pratique pour personne soyons d'accord là-dessus... Soit tu ouvres grand tes oreilles. »

Je relève le menton avec dédain. Je me suis retrouvée dans des situations bien pires que ça, et même ici, à l'internat. C'est presque distrayant, ça. L'adrénaline me fait du bien, après autant de temps sans réel conflit, mais la colère que j'ai actuellement à l'encontre de ce gamin la compense suffisamment pour qu'au final, j'aie envie de me débarrasser de lui.

« Tu vas bouger ton gentil petit cul blanc jusqu'en bas des escaliers. Tu vas à la vie scolaire, et tu signales une erreur. Cette chambre est déjà prise, donnez-moi-en une autre. C'est de la part de Telkah. »

Ils veulent pas d'ennuis avec moi, je peux leur en causer pas mal. Je garde ma lame appuyée contre sa poitrine, et produis une nouvelle couche de venin sur ma main libre, juste au cas où. Il ne gagnera pas à ce petit jeu. Si je joue un rôle de violence, je le joue bien.
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MessageSujet: Re: ' get the fuck outta my room ' Telkah;Jeremiah   Dim 13 Mar - 9:51

Get fuck outta my room

I
l faut stopper ce manège, ça va trop loin. Elle brandit une dague sur mon torse et appuie fortement sur mon sternum. A quoi bon continuer ? C'est une tâche indélébile, on ne peut rien faire. On peut juste attendre qu'elle s'efface d'elle-même avec le temps. Elle me fait penser à ses pimbêches qui se croit tout permis car elles l'ont décidé ainsi. C'est être récurent ne fera rien de plus à ma vie. Elle m'a juste distrait. Je dois avouer que c'était bien drôle d'un certain côté. Je n'avais jamais vécu de situation pareil. A croire que mon instinct animal est trop puissant pour moi. Je n'écoute déjà plus ce qu'elle me dit. 

Je prends son poignée et lui inflige une douleur suffisante pour qu'elle lâche sa dague. Je me pose au sol et mes ailes reprennent leur apparence initiale. J'avance, je passe et je la pousse une dernière fois avec mon épaule. Coup, requiem de fin. La partie st fini. Il n'y a pas d'échec et mat, c'est un manche nulle. J'enjambe l’entrebâillement de la porte et me retourne une dernière fois.

"Au plaisir de te revoir"

Je lui lance un air goguenard. Boitant, je repasse devant ces imbéciles et notamment devant l'imbécile de tout à l'heure. Il ne parle pas, reste dans la plus grande béatitude et rentre dans sa cambre. On me laisse passer. Je trouve ça vraiment ridicule. Ils ont peur de moi ou quoi ? Cet "affrontement" avec cette fille m'aura au moins permis de mettre en pratique ce que Konrad m'a expliqué. Si je veux survivre, je vais devoir m'accrocher. Si je veux mourir, je serais ignorant. Belliqueux enchaînement de bonnes choses, cercles vicieux et machinations incontournables.

Je descend l’escalier en colimaçon, cherche l'administration et me dirige vers celle-ci. Je rentre et une femme tape sur une machine que je ne connais pas.

"Donnez moi une autre chambre, une énergumène a décidé de squatter la mienne."

Le femme me fixe, soupire et me fait comprendre qu'il n'y a plus qu'une seul chambre dans le dortoir des garçons. La 7.
Compte tenu des faits, je retourne dans le dortoir. Je cherche ma "nouvelle" chambre et m'aperçois qu'elle est juste en face de l'ignoble abruti de tout à l'heure. Ah ... Jeremiah, il va falloir penser autrement si tu veux survivre ici.


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