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 ко си ти , странче ? [JUNE]

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Slohan Lihad
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MessageSujet: ко си ти , странче ? [JUNE]   Mer 4 Nov - 4:20
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Silhouette.

Entourant son corps par ses longs bras squelettiques d'une texture qu'il ne saurait décrire. Il sentait sa présence, sa malfaisance et surtout ce liquide chaud qui dégoulinait de sa bouche. Il sentait son corps imploser par on ne sait quoi. Des gouttes de sueurs coulaient le long de son visage tendu par la peur. Il ouvrait la bouche pour crier, mais rien ne sortait. Il n'avait plus de cordes vocales. Muet. Seul. Enfin, pas seul. Cette chose était là, à côté de lui, au dessus de lui, en dessous de lui. Dans lui, même. Sa respiration s'accélérait, se calmait, et ainsi de suite. Il ne pouvait rien faire, il ne pouvait rien dire. Il ferma les yeux et grinça des dents. C'était la seule chose qu'il pouvait faire. Il attendait sa mort dans le silence complet, n'entendant que le tic tac de son horloge accroché à son mur d'un blanc morose.

Le noir complet.

Il rouvrit les yeux pour se rendre compte que tout cela n'était qu'une illusion. Encore une fois. Il faut dire qu'avec les années il était habitué. Mais sur le coup tout semblait si réel qu'il ne pouvait rien faire d'autre que réagir authentiquement. Il sentait encore cette horrible mixture, comme si elle était toujours là. Pourtant, Slohan n'avait pas peur de grand chose. Il n'avait surtout pas peur des monstres.
Il soupira, passa son bras sur son front pour chasser les dernières gouttelettes de son front et se leva de son matelas simple pour pouvoir aller chercher son t-shirt noir beaucoup trop grand pour lui, mais disons que Slohan ne roulait pas sur l'or et donc ne pouvait se procurer des vêtements à sa taille. Encore chanceux lorsqu'il pouvait se procurer des vêtements neufs. Cependant, cela était loin de lui donner un air de clochard. On dirait plutôt un artiste contemporain, avec leur t-shirt descendant jusqu'au genoux et leur jeans troués comme un fromage suisse. Slogan portait des jeans noir, il faut dire qu'il n'avait pas l'argent pour de nouveaux vêtements mais qu'étrangement il était toujours en mesure de se procurer des vêtements aux couleurs sobres. Peut-être qu'il se ruine juste pour avoir une garde-robe comportant exclusivement du noir, qui sait.

Lorsqu'il ne "travaillait" pas, Slohan n'avait pas grand chose à faire de ses journées. Parfois il allait regarder les trains à la gare, sans vraiment se poser de questions sur ses agissements. C'était spontané. Il aimait la gare, l'odeur des pains frais, le bruit des roues fracassant frénétiquement les rails. Les pleurs, les rires, les silences des gens. Slohan n'appréciait pas la compagnie des humains, mais il aimait les observer de loin. Le plus loin possible était le mieux. S'il était trop proche ou se retrouvait entouré par des étrangers, il ressentait un vif sentiment d'étouffement et craignant le pire, s'éloigna le plus rapidement possible de la foule. Son anxiété c'était vivement accentué depuis son départ de Serbie. Lors de ses crises de panique, il ne pouvait s'empêcher de murmurer quelques mots en serbe ou en roumain, ne sachant pas vraiment quoi faire de sa personne pour pouvoir calmer cette terrible détresse qui envahissait son âme souillée.

Mais aujourd'hui, il ne travaillait pas et son âme disait de faire autre chose que d'aller observer les gens à la gare. Il voulait s'exprimer. Pas devant une foule, pas devant un psychologue: il voulait juste jouer de la musique. Il regarda dans ses boîtes qu'il avait gardé fermées jusqu'ici, à la recherche de ce petit ukulélé qu'un des membres de la troupe lui avait donné. Il ne se souvenait même plus de son nom. Il fallait se dire aussi que Slohan ne se rappelait que très vaguement de ces années: il en avait fait, des folies, pendant son temps dans la troupe. C'était une des rares fois qu'il c'était senti normal, bien dans sa peau. C'était vraiment une des seules choses dont il était sûr d'avoir ressenti. Sinon le reste était beaucoup trop flou. Après quelques minutes à lancer de multiples objets hors des boîtes, il tomba finalement sur le petit instrument fait de bois de cerisier. Il était d'une qualité surprenante, et l'instrument était miraculeusement déjà accordé. Il sourit discrètement avant de sortir de son petit appartement miteux, l'instrument en main et ses bottines dans les pieds. Il se dirigea le plus rapidement possible du centre-ville, en prenant le soin d'observer chaque petits détails de cette ville qu'il ne connaissait guère encore. Tout lui était si nouveau, si impressionnant. Si beau et propre, lorsqu'on comparait à son petit village en Serbie.

Une fois au centre-ville, il décida de se poser sur un banc, installa une petite boîte en plastique en avant de lui et se mit à expérimenter des mélodies sur ce petit instrument, le sourire aux lèvres. On lui avait apprit à jouer alors qu'il était haut comme trois pommes, se disant qu'on pouvait peut-être le rattraper avec de la musique. Hélas, ses parents déduisirent qu'il n'en valait pas la peine et on lui retira ses instruments dès qu'il commençait à apprécier cet art d'expression libertin et frivolesque. Il n'avait pas joué depuis. Mais il n'en était pas sûr.

Tout était si flou dans sa tête qu'il lui était difficile de se souvenir de bien des choses.
Même des plus importantes.

 

 
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June Ketchka
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MessageSujet: Re: ко си ти , странче ? [JUNE]   Mer 4 Nov - 16:03

 ко си ти , странче ? - June & Slohan




June inspire un instant avant de s'essuyer les yeux et reprendre son chemin. Elle ne comprend strictement rien a son entourage, le français déborde de toutes les bouches et lui donne l'impression qu'il étouffe. Elle se sent comme une sourde, elle est ici depuis a peine une nuit. La psychiatre du centre de détention lui a laisser un jour de libre pour qu'elle s'habitue a tout ça. C'est complètement débile. Ils l'envoient ici loin de toute chose qu'elle connait sans lui donner aucun repère. Rien du tout. 

Crétins. Elle renifle un peu et marche plus vite en observant chaque petit détail autour d'elle, mieux elle connaîtra cet endroit mieux se sera. Déjà il faut qu'elle se trouve du travail, elle peut ensuite squatter quelque temps la chambre de l'internat, puis elle s'arrangera pour se faire virer au moment ou elle trouvera un autre endroit pour dormir. Insalubre si il le faut. Du moment qu'il soit pas cher. Elle se compose donc tout un petit avenir. Pleurer tout les soirs n'y figure bien entendu pas. Elle pleure très peu de toute façon, et c'était plus par frustration de ne rien comprendre qu'autre chose. 

Elle jette ensuite un coup d’œil au feu du passage piéton qui passe au rouge. Cet arrêt l'oblige a ralentir le mouvement et simplement rester debout et tout écouter. Avec un peu d'imagination elle pourrait trouver quelques ressemblances avec New York, mais elle n'as pas vraiment d'imagination ni la volonté d'en trouver. Ici c'est juste une ville comme les autres, le seul endroit qui lui manque c'est ce parc a coté de chez elle, avec l'aire de jeux a moitié en ruine. Avec son voisin de palier ils en faisait leur navire pirate et jouait jusqu’à qu'ils se disputent. L'activité reprend, quelques piétons traversent la route en même temps qu'elle mais pas autant qu'a NY. La bas -enfin tout dépend des rues- on se fait simplement porter par la foule. 

Elle ralentit sur une rue pleine de café et observe les tables les unes après les autres. C'est devenu la reine du vol de pourboire. La première fois qu'elle l'as fait c'était sans même s'en rendre compte, par réflexe. Comme une pie elle a vu un scintillement et elle a voulu se l'approprier. A deux mètre un couple se lève en laissant l'addition sur la table, June ralentit en lançant un regard vers la terrasses du café, le serveur est trop occupé a prendre une commande. A peine le couple s'était il détourner de la table que June était derrière eux. Elle tend la main, rase la table et emporte les pièces sans même ralentir ou regarder. Elle continue ensuite son chemin tranquillement. Elle n'entend aucun cri. Tout vas bien. Elle ressort les pièces, de sa poche et les comptent minutieusement essayant de comparer la valeur qu'elles pourraient avoir en dollar.

Puis elle sent un regard sur elle, elle se trouve juste devant un homme avec une petite guitare et un pot. Alors qu'elle a ses pièces dans sa main. Il la fixe. Elle le fixe avant de froncer les sourcils. Elle vas rien lui donner, si c'est avec l'apitoiement qu'il croit qu'il vas gagner sa vie. Elle a déjà essayer la manche, ça rapporte que dalle question rentabilité. Elle glisse toute sa monnaie dans sa poche avant de se pencher vers lui, sa bague de pouvoir glisse de son col et pendouille au bout de sa simple ficelle.

- Je donne rien. Tu trouve pas de travail ? 

Elle prend même pas la peine de chercher la phrase en français, elle ne sait rien en français. Si il parle pas anglais tant pis. 


HRP : Comme June parle pas français et que mon niveau en anglais fait peur j'utilise l'italique pour dire qu'elle parle anglais c:

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Slohan Lihad
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MessageSujet: Re: ко си ти , странче ? [JUNE]   Jeu 5 Nov - 0:23
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Slohan jouait tranquillement. Il jouait violemment mais paisiblement. Le dos de ses doigts caressait délicatement les cordes, l'esprit ailleurs. Beaucoup de gens passaient devant lui, sans vraiment se soucier de lui: un parmi tant d'autres, il ne valait pas la peine d'être écouté.

Les gens apprécient souvent la musique sans l'écouter attentivement. Un francophone écoutera de la musique anglophone pas pour les paroles, non, mais plutôt pour le rythme. Le simple rythme, vide de sens, ou parfois trompeur. On apprécie la musique. On ne l'écoute pas. On ne la laisse pas entrer notre âme, on ne la laisse pas se creuser un passage pour nous toucher droit au coeur. Non. Elle n'est pas si importante que ça, pour les gens de tout les jours. La musique, pour Slohan, c'était une manière de crier à l'aide sans avoir besoin de crier réellement. C'était crier à l'aide sans être entendu, en passant inaperçu. C'est pour ça qu'il jouait le ukulélé, avec son son beaucoup trop joyeux pour être un appel à l'aide. Pour les gens qui n'écoutaient pas. C'est pour ça qu'il jouait dans les endroits les plus "bondés" : personne n'avait le temps de l'écouter. On lui lançait une ou deux pièces, certes, mais ce n'était pas vraiment pour l'aider dans le sens que sa musique réclamait. Juste parce qu'il avait un petit pot et que son regard triste ne peut qu'invoquer que de la pitié à ces bourgeois. Slohan aimait ça. Il était capable d'être dans sa bulle, sans pour autant être totalement dans sa bulle, voyez-vous. Les notes que son ukulélé murmurait, c'était une manière pour lui d'exprimer son état d'âme, de raconter son histoire, sa vie.

Alors, quand quelqu'un s'arrêta devant lui, il ne put s'empêcher de lever la tête, surpris par cet étrange comportement. Rare étaient les personnes qui s'arrêtaient devant lui. Les gens avaient trop pitié du Serbe pour prendre le temps de s'entretenir avec lui. Une jeune fille était planté devant lui, des sous pleins les mains. Il l'envia pendant quelques secondes avant de se dire qu'elle était sûrement prisonnière de l'argent, et de tout ce qui accompagnait ce concept malsain pour l'esprit et pour le corps. Elle le fixait aussi. Cela mettait Slohan mal à l'aise mais il ne put se résigner à baisser les yeux de nouveau: il était trop surpris pour agir comme à son habitude. Il fronça légèrement des sourcils, devinant très facilement que la jeune demoiselle n'était pas ici pour sa musique. Pour quoi exactement, ça, Slohan n'en avait aucune idée. Pourtant, elle était bien là et elle était bien réelle. Il le savait parce que ses hallucinations ne prenaient que l'apparence d'êtres qu'il connaissait, lorsque les sujets de ses illusions étaient des humanoïdes. La jeune fille glissa son argent dans sa poche et Slohan fut alors déterminé de sa relation beaucoup trop personnelle qu'elle entretenait avec l'argent. Il baissa des yeux, comme pour "fermer" la discussion, mais c'était trop tard et la petite sotte ouvrit la bouche la première:

Je donne rien. Tu trouve pas de travail ?

Il leva légèrement les yeux pour pouvoir la regarder. Elle c'était dangereusement rapprochée de lui, ce qu'il n'appréciait guère: si Slohan avait horreur de quelque chose, c'était bien le contact charnel. Une Américaine. Une chère prisonnière du système capitalisme, qui est même capable de glorifier ce système que cette chère Amérique aime tant. Détestable. Il allait simplement répondre par un "hm" lorsqu'un objet attira son regard: une bague. Plutôt: sa bague. Slohan pensait l'avoir égarée à un endroit quelconque, dans le temps. Ce souvenir lui revint à l'esprit: une femme. Il ne se souvenait pas de qui était cette femme, mais il savait que tout le monde accusait celle-ci d'avoir prit sa bague, chose que Slohan avait douté fortement, mais il ne se souvient pas exactement pourquoi. Il déposa tranquillement son ukulélé, essayant de reprendre son calme. Il sentait son coeur cogner contre sa cage thoracique, il avait envie de vomir. Pourquoi se souvenait-il de rien? Quel idiot il faisait! Il leva la main pour pouvoir attraper l'anneau et le prendre dans sa paume, tirant ainsi la jeune fille plus près encore. Il murmura doucement dans un anglais fort brisé:

Où est-ce que tu l'as prit, cette bague?

Il sentait une vive colère monter dans sa gorge: sentiment qui lui était fort étranger pourtant. Mais cette bague avait une valeur émotionnelle pour le jeune homme, qui l'avait reconnu en un millième de seconde: il l'avait arraché à son père, avant que celui-ci l'abandonne lâchement. Cette bague se passait de génération en génération chez les Lihad, et lorsque Slohan pleurait sa famille, il n'avait qu'à regarder cette camelote pour se rappeler du tord qu'ils lui avait fait vivre. Des horreurs qu'ils lui avaient dit. Certes, cette bague lui rappelait bien des mauvais souvenirs, mais il lui rappelait pourquoi il était ainsi.

Lorsqu'il l'avait perdu, il s'était perdu avec.

 

 
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June Ketchka
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MessageSujet: Re: ко си ти , странче ? [JUNE]   Ven 6 Nov - 18:01

 ко си ти , странче ? - June & Slohan




Sa mère a bien du lui dire au moins une fois de ne pas parler aux inconnus. D'éviter les gens louche, ceux qui ont l'air de n'avoir plus rien a perdre, qui ont le regard vicieux ou qui sont dans la misère. Parce qu'ils seront forcément envieux et donc plus prompte a régler l'inégalité qui siège entre toi, simple personne rangeant la monnaie fraîchement subtilisée et eux, simple homme jouant du banjo -ou youkoulélé ? June n'y connait strictement rien en guitare- pour se payer de quoi se nourrir. 


Enfin tout ça c'est aussi la parano de June, jamais personne ne lui volera son argent, c'est elle qui vole. Pas le contraire et comme elle connait toute les astuces celui qui tentera quoi que se soit vers son porte monnaie y risquera un flot d'insulte, menaces et coups. 

Où est-ce que tu l'as prit, cette bague?

June lui lance un regard d'incompréhension, pourquoi juste ça ? Si il voulait la prendre il n'avait qu'a tirer sur le lacet qui la retient. Il ne veut pas la voler, il serait déçu de toute façon, elle n'as aucune valeur. C'est cependant sa pierre de pouvoir et June ne tient pas a se la voir arracher par le premier clochard venu. Mais autant ne pas le mettre en rogne. Elle n'aura pas le dessus sur un homme adulte en pleine possession de ses fonctions.

Elle n'as aucune valeur. Et je ne l'ai pas prise, elle est a moi. Lâche moi. S'il te plait.


Son 'please' n'étant évidemment pas dit sur le timbre le plus polie du monde. Elle se tient encore en face de l'homme et le fusille du regard cherchant a montrer qu'elle n'as pas peur de lui, ni du fait qu'il est devenu particulièrement agressif. June n'est pas une demeurée même si c'est une tête a claque, elle connait la loi du plus fort et pour le coup elle ne l'est pas. Pour faire tourner les choses a son avantage il faudrait qu'elle crie et qu'elle attire de l'attention mais très peu pour elle. Une voleuse doit rester discrète, avoir le visage de tout le monde et rester une inconnue.


Un instant elle repensa au carton dans lequel elle a retrouver cette bague, elle était encore toute petite et elle la garda très longtemps cachée dans son coffre a trésor, elle la ressortait juste pour la mettre au soleil et observer son scintillement avec un regard émerveillée. Il ne lui en fallait pas beaucoup pour qu'elle soit heureuse déjà a son âge tout ce qui avait de la valeur la faisait sourire. 


Son obsession pour l'argent et les belles choses fut ensuite encourager par sa mère qui voulait qu'elle ai de grande ambition, un grand avenir bien mieux que le sien. Voila peut être comment elle a pu devenir aussi...obsédée par les billets vert. D'autant plus que le monde autour d'elle ne la contredit pas du tout. Surtout le monde Américain ou il faut avoir de l'argent pour être soigné, écouté, célèbre, supporté... 


Dans ce carton elle trouva des photos et des paroles de chansons, ils ne l’intéressèrent pas le moins du monde. C'est beaucoup plus tard vers ses 12 ans qu'elle revint jeter un coup d’œil dans ce carton. Les chansons dataient d'avant sa naissance, surement écrites par sa mère qui apprenait difficilement l'anglais ( d'ailleurs la moitié des paroles étaient en serbe, elle occupa presque toute une soirée sur le net pour tout comprendre, ce qui fut inutile les chansons ne parlait que de la joie de vivre et de l'amour...inutile. ) Les photos montraient des paysages et des gens, un grand groupe de personnes de type gitans que June ne jugea ni de mauvais ni de réellement intéressant. Mais peut être que sur cette photo de groupe se trouvait son père, elle avait examiner chaque visage en face d'un miroir pour trouver une quelconque ressemblance mais elle en trouvait sur chaque homme tout en refusant un lien de parenté avec chacun. 


Elle observa un instant l'homme en face d'elle, il a l'accent Serbe lui aussi. Mais non. Son visage n'est pas sur la photo, elle le reconnaîtrait si c'était le cas. Elle soupira, il devait juste confondre, trouver une excuse pour attirer son attention et qu'elle lui donne un peu d'argent ? Il n'as pas beaucoup d'imagination dans ce cas la. Il y avait des tonnes d'autres choses a faire. Si elle laissait cet objet sous son t-shirt cet intercalation n'aurait pas eu lieu.  


HRP : Slohan prenait la photo ? /pan/

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Slohan Lihad
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MessageSujet: Re: ко си ти , странче ? [JUNE]   Sam 7 Nov - 4:51
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Il n'aimait pas la violence. Les gens violents, les choses violentes. Les instruments violents, qui résonnent dans vos oreilles des heures après la fin de la symphonie. Il avait horreur de l'agressivité, des gens se fâchant pour un rien. De la guerre, des Américains, de l'argent, des concepts contagieux. La violence avait détruit son avenir, son lendemain, sa lumière au bout du tunnel. Slohan était si brisé, détérioré qu'il n'avait que son enveloppe charnelle à perdre. Mais cependant, on ne sait par quelle lumière, le danseur continuait de vivre, de respirer, d'aimer, de chanter. Certes, ce qu'il chantait n'était guère joyeux et ses gestes étaient loins d'être joyeux, mais ils étaient toujours là. Il rassurait les gens comme lui, les êtres en ruines, qu'il y avait toujours une raison de vivre, minime soit-elle. Qu'on vivait pour vivre, et non pour une raison. Que vivre pour quelque chose était un concept fort américain, une chose mauvaise qui ne faisait qu'empoisonner les esprits des gens, esclaves des billets verts et des ronds en argent. Slohan ne pouvait se mentir: lui aussi était prisonnier de ce concept, mais il était loin de vivre pour l'argent. Autant mourir pauvre et quelque peu heureux que riche et complètement épuisé par le fait de vivre. Remarquez comment ceux commettant le suicide sont des riches fonctionnaires. Ils sont épuisés, fatigués, par le Monde, avec un grand M. Ils n'ont plus le goût de rien car ils ont tout où car ils désirent trop, ils désirent l'impossible. Ce qu'on ne peut atteindre. Un homme peut facilement devenir empereur, mais l'empereur ne peut devenir dieu. On ne peut atteindre l'excellence que par la mort, qui semble alors le meilleur raisonnement possible.

Slohan porte attention aux choses qu'il a déjà, aux fleurs fanées au coin d'une ruelle sombre et abandonnée, il aime l'instant présent. Il faut bien, après tout, car son avenir stagne et est vide de sens. Alors il se redonne le sourire en regardant ses pieds, en se disant qu'il n'est pas si mal placé qu'il ne le croyait. Avec un peu de chance, il retrouva l'espoir qu'il avait, enfant. Mais cet espoir à été décapité, lapidé et enterré depuis son abandon. Est-ce qu'il le vit bien aujourd'hui? Quand même. Est-ce qu'il le vivait bien auparavant? Pas du tout.

Elle n'as aucune valeur. Et je ne l'ai pas prise, elle est a moi. Lâche moi. S'il te plait.

Désolé.

Il s'empresse de murmurer se mot entre ses dents, baissant finalement les yeux et relâchant son emprise sur la bague. Il ne comprends rien. Mais alors, rien de rien. La sienne? Comment ça? Ce serait cette fille qui lui aurait volée? Mais ce serait impossible, elle est beaucoup trop jeune pour ça. Il fronce des sourcils en s'imaginant de multiples scénarios, ressentant à nouveau ce sentiment d'étouffement qui envahit sa gorge. Par réflexe, il porta sa main sur son épaule, laissant alors découvrir d'autres tatouages que ceux sur ses avant-bras. Il ferme les yeux quelques secondes, histoire de mettre quelques bouts de sa mémoire en ordre. Il n'était pas capable, mais bon. On fait avec ce qu'on a. Il ramasse son ukulélé, son petit pot contenant quelques centimes qu'il tend à la fille en murmurant un léger c'est pour me faire pardonner presque inaudible, en Serbe. Il ne sait pas si la fille savait parler Serbe, mais en tout cas si elle avait de la famille qui avait vécu avec lui chez les gitans, alors il n'y avait aucun doute qu'elle serait capable de comprendre. Ou pas. Slohan aimait bien tenter de forcer des morceaux à rentrer, même si la forme est fort bien différente que celle qui devrait rentrer originellement. Il se leva et pointa du doigt son anneau. Il ne savait pas comment réagir exactement. En fait, la vie de Slohan se résumerait à des essais-erreurs. Ce qui est assez attristant en soit.

Elle n'a peut-être pas de valeur pour toi, mais pour moi si. Elle m'appartenait. Originellement.

Il avait de nouveau repris l'anglais comme langue première: histoire de ne pas avoir à se répéter pour les choses vraiment importantes. Slohan se demandait d'où venait cette fille. En fait, il était presque sûr qu'elle était le résultat d'une relation avec deux gitans, mais qui exactement? Il ne se souvenait même pas de la moitié des noms. Ils étaient malgré tout un assez grand groupe, il doit se l'admettre. Il avait retrouvé des photos, il avait eu de la difficulté à distinguer les photos comme étant véridiques -peut-être que quelqu'un les aurait mit là pour corrompre l'esprit de Lihad, qui sait- car Slohan était sur aucunes de celles. Mais se connaissant, il savait fort bien qu'il était derrière l'appareil: il avait horreur d'être sous les projecteurs et la plupart du temps cela finissait en crise de panique. Pour les rares fois qu'on essayait de l'afficher. Il se souvint alors vaguement de cette femme qui avait été la seule à le calmer pendant ses crises. Son nom exact? Aucune idée. C'était la même femme qui aurait supposément volée la bague...

Les cartes se plaçaient tranquillement mais Slohan refusait d'y croire pour une raison très valable selon-lui: il n'avait jamais été aux femmes.

Et puis peut-être que ses fragments de souvenirs n'était qu'hallucinations.
Il se contenta de forcer un léger sourire envers la jeune demoiselle. Il ne lui avait même pas demandé son nom. Mais cela n'allait pas être important puisqu'elle va simplement lui donner la bague puis partir. Sans un mot de plus.

Ce serait le plus beau des scénarios.

 

 
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June Ketchka
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MessageSujet: Re: ко си ти , странче ? [JUNE]   Sam 7 Nov - 18:42

 ко си ти , странче ? - June & Slohan





Désolé.



 June soupire un instant soulagée, elle se redresse et attrape la bague pour la faire glisser nerveusement entre ses doigts. Si il connait cette bague c'est qu'il a du rencontrer sa mère, reste a savoir si elle lui a rendu service ou pas. Sa mère a du être une personne bien, elle a des bons cotés mais qui se sont assombris avec l'age. Ils ont perdu la lumière qui faisait tout leur charmes. Reste a savoir si cet homme l'as connu avant ou après. Peut être elle lui devait de l'argent ? Sa mère a toujours eu la dignité de régler ses affaires, du moins elle n'en a jamais demander a sa fille, même en manque. June pouvait au moins se sentir reconnaissante pour cela.

c'est pour me faire pardonner



Elle jeta un coup d'oeil au pot, quasiment rien. Elle secoua la tête négativement en refusant, elle n'aimait pas voler a plus miséreux qu'elle. Elle ne donnera jamais directement de l'argent mais de l'aide oui, si elle avait croiser ce gars avec un sandwich elle lui en aurait peut être donner un bout ou du moins taper une discussion plus conventionnel et amicale. C'est la présence d'argent qui lui donne toujours des réactions...instable. 

non merci



Petite sa mère lui parlait Serbe mais en grandissant elle n'utilisa plus que l'anglais, il ne lui restait que les bases. Dans la phrase du guitariste elle ne reconnu que 'pardon', elle lui répondit dans un serbe aux accents américains après une petite hésitation sur le vocabulaire. Rien de très brillant mais elle eu un petit sourire de victoire, comme si ça la mettait d'égal a égal. 

Elle n'a peut-être pas de valeur pour toi, mais pour moi si. Elle m'appartenait. Originellement.



La bague lui appartient ? Sa mère a surement du lui subtiliser un jour en Serbie avant son départ dans l'idée de se faire de l'argent avant le grand départ pour l'Amérique. L'idée de lui refiler sa babiole ne lui posait en sois aucun problème, elle aurait pu le faire. Mais le fait est que ce bijoux renferme son pouvoir et que sans lui elle devient juste une jeune fille avec une queue de singe terriblement vulnérable. 

Je...peux pas. 

Elle s'arrête un instant cherchant les mots qu'il lui faut en serbe, il lui faut quelques instant de silence avant de reprendre maladroitement. Sa queue de singe dépasse de son manteau et devient visible pour l'homme histoire d'avoir une preuve de ce qu'elle vas avancer.

Suis comme toi. Animalik. C'est mon...pouvoir. Je n'ai aucun moyen de savoir que tu dis vrai, en plus de ça. Je suis obligée de la garder, elle contrôle mon pouvoir, c'est le seul moyen de me défendre.


L'anglais remplace le Serbe rapidement beaucoup devant le peu de vocabulaire qu'il lui reste. June fronce les sourcils l'air revêche, une pointe de curiosité dans le regard. Comme il ne semble pas prêt a décliner son identité June enchaîne directement sur sa propre présentation, histoire qu'il fasse de même. Enfin son nom elle n'en a que faire elle veut connaitre son rôle dans tout ça. 

Moi c'est June Ketchka, ma mère vient de Serbie. Je sais que c'est pas une innocente. Elle a pu te voler la bague mais je peux pas la rendre. T'es qui ? 


Elle jongle entre les deux langues revenant le plus souvent a l'anglais. Étrangement le fait de reparler cette langue lui donne un peu l'impression d'être chez elle, d'être moins étrangère, peut être aussi que c'est le fait de parler avec un autre émigré... Maintenant qu'il ne la tient plus elle se sent beaucoup plus a l'aise. Elle a légèrement peur de ce qu'il pourrait répondre aussi. Si il veut vraiment reprendre sa bague sans valeur il vas falloir qu'elle utilise son pouvoir pour lui échapper et utiliser son pouvoir c'est assez...risqué. Elle pose son pouce sur l'endroit ou devrait se trouver son auriculaire pour caresser sa peau toute lisse, geste qu'elle a l'habitude de faire dans les moments de stress. 

HRP : Gras italique : Serbe  du couuup

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Slohan Lihad
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MessageSujet: Re: ко си ти , странче ? [JUNE]   Mar 10 Nov - 3:10
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Les gens changent sans changer. On adopte des principes, des raisons de vivre, mais au fond de soi, on ne change pas. L'âme, disait son père, est éternelle et fidèle à notre coeur. C'était quelque chose d'insignifiant en soi, mais Slohan aimait bien se le rappeler lorsqu'il se disait qu'un jour peut-être, ses parents allaient lui demander pardon. Il avait toujours ce minuscule espoir dans son coeur, dans son âme, qui le faisait rêver. Slohan était loin d'être naïf, il avait toujours gardé une partie de son innocence, vestige de son enfance bousillée. Il aimait bien voir le bon côté des choses. Sans pour autant oublier les conséquences désastreuses de celle-ci. Il fallait accepter le destin et éviter de forcer le rythme des choses. C'est ce qu'il se disait quand il commençait à penser au futur qui le terrorise tant.

Il remit l'argent dans sa poche, vu qu'elle avait refusée son "pardon". Il ne savait pas comment le prendre, mais il décida de ne pas s'offusquer pour une chose aussi stupide. Qu'il le veuille ou non, ça ne lui tentais pas de se faire une ennemie, surtout lorsque celle-ci possède sa vieille bague. Pourtant, il devait s'avouer surpris de la voir refuser les petites pièces, vu comment elle a réagit vis-à-vis ce qu'elle possédait déjà auparavant. Cette constatation le vit sourire légèrement. Peut-être que son coeur n'appartenait pas uniquement à l'argent et aux objets matériels, finalement.

Non merci.

Il n'allait pas insister: Slohan avait terriblement besoin de cet argent. Pas pour s'acheter le dernier cd de Beyoncé ou de Rihanna, non. Il en avait besoin pour payer son appartement. Slohan avait cette mentalité qui le poussait à donner même lorsqu'il ne pouvait se permettre d'offrir. Mais il aimait voir le sourire des gens encore moins chanceux que lui, qui le remerciait chaleureusement. Il les comprenait. Plus que tout au monde. Lui aussi avait vécu dans la rue pendant quelques mois avant de trouver la troupe. Les gens de la rue sont sauvages, et ce, avec n'importe qui: enfant, femme, garçon, homme, personne n'y échappe. Si on empiète sur leurs territoires, s'en est finis de vous. Slohan évitait donc de se disputer, et gardait son énergie pour les choses les plus importantes: marcher, marcher et encore marcher. Marcher dans le vide, vers le vide, pour le vide. Il marchait sans penser à ce qu'il allait devenir. Tel un fantôme, il sillonnait les rues, ruelles, avenues, d'un air sombre et silencieux. Il observait. Les recoins qui pourraient le cacher du vent, les poubelles encore pleines pour quelques fruits et légumes encore assez frais pour être consommés. Il avait touché le fond, miséreux, misérable, il n'était plus qu'une enveloppe corporelle, allant de gauche à droite, de droite à gauche, de haut en bas et bien plus encore.

Lorsqu'il avait rencontré ce petit cercle de gitans, il avait été capable de voir cette infime lumière au bout du tunnel. Des sourires chaleureux, des rires accueillants et surtout des gens comme lui. Nulle part où aller, aucunes responsabilités: un monde entier à parcourir, à découvrir, à se ravir.

Et puis cette silhouette féminine, si familière, trop familière. Il avait la réponse sur le bout de la langue. Mais rien. Absolument rien.

Flou, encore une fois.

Je...peux pas.

Il remarquait qu'elle avait de la difficulté à dialoguer en Serbe. Cela le fit sourire, il trouvait cet accent américain autant pathétique qu'adorable. Entendre sa langue maternelle le remplit d'une chaleur intense à l'intérieur de son coeur, comme un soleil. Il se sentait chez lui, pour une dernière fois, à sentir l'odeur des tartes fraîches et à s'imaginer le sourire de sa mère, qui ne lui était pas destiné.

Suis comme toi. Animalik. C'est mon...pouvoir. Je n'ai aucun moyen de savoir que tu dis vrai, en plus de ça. Je suis obligée de la garder, elle contrôle mon pouvoir, c'est le seul moyen de me défendre.

Slohan hocha de la tête, sans dire un mot de plus. Son anxiété reprenait tranquillement le dessus sur ces sentiments de révolte et d'urgence. Il risquait de temps en temps des regards vers la jeune américaine, avant de poser mécaniquement ses yeux sur sa queue de singe. Il essaie de faire le lien entre sa bague et son pouvoir. Il avait entendu quelqu'un dire que parfois on était capable d'utiliser des objets comme pour "conserver" son pouvoir. Il n'avait pas vraiment cerné le concept, mais bon.

Moi c'est June Ketchka, ma mère vient de Serbie. Je sais que c'est pas une innocente. Elle a pu te voler la bague mais je peux pas la rendre. T'es qui ?

Le fait de devoir à nouveau ouvrir sa bouche pour parler ne l'enchantait guère, mais cela lui donnait une occasion de parler en anglais ( il ne voulait pas épuiser cette June à l'écouter parler serbe pour n'en comprendre que la moitié ):

Slohan. Je me souviens pas de grand chose, de mon hm, passé. J'étais avec des gitans pendant quelques temps. Peut-être qu'elle était dans cette gang. Je sais pas.

Il haussa les épaules, avant de sortir son portefeuille presque vide pour y sortir une petite image découpée et la lui tendit:

C'est tout ce que j'ai de ce temps-là. Peut-être que tu vas reconnaître ta mère.

Il sourit timidement avant de se gratter nerveusement la nuque tout en l'observant de haut en bas: quelque chose lui était familier. Quoi exactement, il ne saurait le dire. Mais quelque chose le rendait mal à l'aise, un étrange sentiment de culpabilité. Peut-être par ce qu'il ne pouvait pas vraiment l'aider? Il ne saurait dire. C'était trop nouveau pour lui, tout ça.


[HRP: on pourrait dire que la photo c'est la même que celle que la mère de June??? je sais po ]


 

 


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MessageSujet: Re: ко си ти , странче ? [JUNE]   Mer 11 Nov - 14:44

 ко си ти , странче ? - June & Slohan





Slohan. Je me souviens pas de grand chose, de mon hm, passé. J'étais avec des gitans pendant quelques temps. Peut-être qu'elle était dans cette gang. Je sais pas.

Un amnésique ? June eu un petit sourire moqueur, elle ne contrôle pas vraiment ce genre de sourire. Parfois elle se retrouve a se prendre une claque sans vraiment savoir pourquoi avant de se rendre compte qu'elle souriait de ce sourire qui déclare haut et fort 'tu n'as aucune crédibilité'. Elle ne sait pas vraiment d'où elle tient cette expression, comme un peu tout son caractère, sa mère est une espèce de rêveuse qui croit toujours en le meilleur, la vie, la bonne humeur, les papillons, les petits cœurs sur les i. Sauf que le monde ne mets pas vraiment de cœur sur les i et qu'il l'as un peu désenchanter toute sa personne avant de lui tendre un jolie échappatoire chimique.

Quand elle n'est pas quelque part entre le sol du salon et le septième ciel elle vit dans toute sa culpabilité. C'est un peu pour ça que June ne la déteste pas, parce qu'elle sait qu'elle regrette tout mais qu'elle est accro', que tout son monde la pousse a recommencer. Et puis elle n'était pas une si mauvaise mère... Avec cette femme aux rêves brisées June n'as pas grand chose a voir, elle ne regrette pas grand chose, n'attend presque rien du monde qui l'entoure. Elle est beaucoup plus réaliste. De sa mère elle ne tient même pas le cliché des mêmes yeux, juste la forme du visage, les cheveux bruns.

C'est tout ce que j'ai de ce temps-là. Peut-être que tu vas reconnaître ta mère.
 
June se crispas automatiquement a la vu de la photo, elle rangea sagement ses deux mains sous sa veste. Cette photo c'est la même que celle du vieux carton, June sait parfaitement l'emplacement de sa mère. Son visage fixe l'objectif avec un petit sourire rêveur presque enfantin quand June l'avait vu pour la première fois elle a eu du mal a reconnaitre sa mère. Cette mère la n'avait pas des grands cernes, des cheveux gras, une peau entièrement livide... C'était sa mère avant que le monde lui fasse un croche patte.

Beaucoup plus froide elle reporta son regard sur l'homme détaillant tout son visage. C'est la première fois qu'elle rencontre quelqu'un de ce groupe, qui a pu être en contact avec...son père.

Si t'es sur que c'est ta bague. Tu dois pouvoir reconnaitre celle qui te l'as voler non ? Si cette bague est aussi importante que ça tu te souviendrais de la voleuse.


June ne sait pas vraiment pourquoi elle lui fait ce genre de test. Elle a juste envie de prouver qu'il ne se rappelle de rien et qu'il devait avoir trop fumé ou...ce genre de chose. Sauf qu'il a l'air juste vraiment paumé, pas défoncé.


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Slohan Lihad
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MessageSujet: Re: ко си ти , странче ? [JUNE]   Jeu 12 Nov - 3:47
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Si t'es sur que c'est ta bague. Tu dois pouvoir reconnaitre celle qui te l'as voler non ? Si cette bague est aussi importante que ça tu te souviendrais de la voleuse.

Cette question le percuta autant émotionnellement que physiquement: son visage qu'on pourrait considérer de serein se figea bien rapidement par une expression horrifiée, voir même déstabilisé. Le ton de June n'aidait vraiment pas la cause de Slohan, qui se mit automatiquement à douter de bien des choses. Elle avait raison: comment pouvait-il ne plus se souvenir de la fille qui avait volée sa bague? Son regard se crispa alors qu'il regardait droit devant lui, évitant la jeune animalik du regard: il pouvait sentir sa froideur et cela le terrorisait, il n'avait pourtant rien fait de mal?

Slohan tapa nerveusement du pied gauche, le regard perdu à l'horizon, les pensées se bousculant beaucoup trop rapidement dans sa tête pour arriver à un consensus clair: il ne savait pas. Il ne savait pas, il ne savait pas. Cette phrase qui l'avait hantée pendant ses années passées dans le déni de l'évidence fut confirmée par les paroles distantes de cette jeune demoiselle. Slohan devait bien l'avouer: il savait quelque chose, mais il s'était refusé d'accepter ce fait. Tout était si mélangé dans sa tête. Il bafouilla quelques mots incompréhensibles en serbe, étant sur le bord des larmes. Car, oui, il ne fallait que des mots durs et véritables pour ébranler les émotions instables du serbe. Il ne pouvait rien y faire: il avait toujours été ainsi. Facile à massacrer. Il porta son visage entre ses mains, comme pour essayer de cacher ses émotions et de se calmer: la présence de June avait prit une tournure étouffante pour Lihad.

Il resta quelques secondes dans cette position, se rassurant que tout allait bien, que la vie était belle et qu'il n'avait pas besoin de se souvenir du passé, puisque ce qui était fait est fait, et qu'il ne peut changer le courant des choses. Il se rapprocha doucement de June, comme hésitant grandement à briser sa bulle. Il pointa la fille la plus jeune du groupe, et murmura sur un ton incertain:

Ç-Ça doit être ta mère, non? Elle et moi, on était les plus jeunes du groupe. Si je me souviens bien. On me voit pas sur la photo parce que j'aimais pas qu'on me prenne en photo, alors j'étais toujours derrière l'objectif. Par contre, ta mère et les autres, ils adoraient être devant des projecteurs. Ça, je m'en souviens vaguement. Et aussi que cette fille-là, ta mère, elle avait été toujours là pour moi. Je crois. Peut-être que je délire solide, tu sais.

Il remit rapidement la photo dans sa poche, comme honteux de tout ce qu'il venait de dire à une étrangère. Ils avaient beau partager les mêmes origines, Slohan la voyait comme une américaine parmi tant d'autres, et non comme une serbe. Il baissa les yeux quelques secondes avant de murmurer comme pour lui-même:

Elle m'aimait trop pour me voler cette bague.

Il se souvint vaguement de paroles échangées avec elle, de voyage dans l'espace pour s'éloigner le plus possible de la race humaine, de soirée cinéma à écouter les vieux charlie chaplin en philosophant sur tout et sur rien. Cette femme qu'il avait connu, Slohan avait été proche avec elle. Proche comment, il ne saurait dire, mais il savait seulement qu'elle l'avait aimée. Aimée comment, il ne saurait dire également. Il leva les yeux vers June et soupira avant de lancer anxieusement:

Je dois paraître complètement cinglé. Désolé. C'est pas mon intention. Je suis juste vraiment perdu, tu sais.


 

 


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MessageSujet: Re: ко си ти , странче ? [JUNE]   Dim 15 Nov - 12:46

ко си ти , странче ? - June & Slohan




June observe toujours l'homme, elle observe son visage se décomposer puis ses gestes qui deviennent plus fragile. Comme si  il allait éclater en sanglot si on l'effleurait...Et elle n'as qu'une envie c'est de le secouer, de s'énerver. Que pense t-il ? Que se dit il ? Est qu'il se rend compte qu'il a oublier une petite chose primordiale avant d'emmener une femme dans son lit ? Elle lui en mettrais une, elle lèverais bien sa main pour le gifler avant d'elle même se mettre a pleurer parce que...parce qu'elle ne veut pas ? 

Que veut elle exactement ? Veut elle rencontrer son père ? Non. Definitivement non.

Vraiment ? 

Non. Pas vraiment et encore moins définitivement mais pas la maintenant, alors qu'elle a perdu la moitié de sa vie, de ses repères, de ses amis, de sa famille qui n'est que sa mère. Même si elle croisait son père elle ne le considérerait pas comme tel. Il n'était pas la pour lui apprendre a manger proprement, changer ses couches, lui faire des babillages ou quoi que se soit d'autres. L'autre se met a marmonner en Serbe, June n'y comprend naturellement rien. Ce gars n'est pas bien. Il est mentalement atteint d'une quelconque maladie, c'est certain. Il vas juste ranger la photo et partir en grommelant en Serbe sans rien de plus. D'ailleurs il a surement récupérer la photo par terre. 

Ç-Ça doit être ta mère, non? 

June voudrait simplement gueuler que non c'est pas sa mère, mais c'est elle. Elle voudrait simplement lui dire qu'il se trompe que ce n'est pas cette bague, mais elle l'est surement. Elle voudrait simplement faire demie tour et s'en aller, mais elle ne peut pas. Pas sans avoir eu un minimum de réponse. 

Elle et moi, on était les plus jeunes du groupe. Si je me souviens bien. On me voit pas sur la photo parce que j'aimais pas qu'on me prenne en photo, alors j'étais toujours derrière l'objectif. Par contre, ta mère et les autres, ils adoraient être devant des projecteurs. Ça, je m'en souviens vaguement. Et aussi que cette fille-là, ta mère, elle avait été toujours là pour moi. 

Silence ! Il n'as pas a la connaitre, encore moins être proche d'elle. Tout ça...Ca ne revient qu'a une réponse logique. Et lui il se souvient de rien. Il ne se souvient de rien et June ne sait rien. La belle paire d'une ignorante et d'un amnésique. Magnifique. On dirait une mauvaise blague. Il y a un clochard et une américaine....

Je crois. Peut-être que je délire solide, tu sais.

Elle l'étranglerait. Pourquoi parle t'il a travers ? Comme ça ? Elle le fixe toujours attendant une suite cohérente en espérant une réponse tout en la redoutant, et lui il se rend compte de rien bien entendu. Il délire... ? 

Elle m'aimait trop pour me voler cette bague. 

Elle l'aimait trop pour le voler ? Non. June sait comment c'est l'envie de voler. Elle imagine sa mère la veille de son départ, sans aucun sous et la tentation. Son rêve avant tout. Slohan comprendrait pourquoi, il saurait qu'elle n'avait pas vraiment eu le choix. Que dans ce monde on a toujours besoin d'argent pour arriver a quelque chose. June ignora les dernières paroles du Serbe sans sous elle trembla un instant. 

Je suis née en Juin *datequicorrespond*. J'ai jamais connu mon père. Alors maintenant tu vas...

Sa voix se brise un peu mais elle se reprend facilement en ne pensant qu'a la colère. Colère d'être seule maintenant, sans mère, sans père. Seulement avec un clochard qui ne se rappelle que de pas grand chose et qui réclame une bague.

Tu vas me dire si ma mère fréquentait quelqu'un dans ce groupe. Je peux...

Elle lui refila au hasard quelques pièces qu'elle caressait encore dans le fond de sa poche, elle tombèrent dans le pot et June détourna les yeux pour ne pas trop y pensée.

Réfléchis un peu. Ma mère s'appelle Ivana.



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MessageSujet: Re: ко си ти , странче ? [JUNE]   Mer 18 Nov - 3:58
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Il aurait aimé pouvoir fermer les yeux, fausser une crise d'épilepsie intense pour qu'elle finisse par partir sans rien demander de plus. Il aimerait vraiment. Mais il n'avait pas envie de donner cette impression de lui, car croyez le ou non, Slohan n'aimait pas mentir. Il n'aimait pas mentir mais il n'aimait pas affirmer des choses trop rapidement, et il détestait encore plus lorsqu'on le forçait à se faire des idées, des hypothèses. Il ne savait pas où regarder, il avait peur. Il avait peur d'une minable jeune fille car elle avait sa bague, et qu'elle était tout ce qu'il avait redouté. Pourquoi restait-elle à ses côtés? Toute personne sensée l'aurait laissé baragouiner tranquillement dans son coin, haussant les épaules et le qualifiant de malade mental.

Mais elle restait. Et il avait horreur de ça. Il avait horreur d'avoir horreur d'une personne. Mais il ne pouvait s'empêcher d'être terrifié, et ce, avec une passion troublante. Slohan était quelqu'un de pacifique, de paisible. Il n'avait pas à avoir peur de cette fille. Mais son subconscient lui criait que si, qu'elle était quelque chose qu'il ne voulait pas qu'elle soit. Et l'évidence était sous son nez: ce petit anneau d'un matériau fort minable, tout comme son ancien détenteur, qui ne pouvait s'empêcher d'être horrifié, horripilé, d'être bien des choses fort négatives pour son petit cerveau qui ne pouvait contenir tant d'émotions.

Elle lui parlait mais lui ne portait guère attention à ces mots qui devait être fort désagréables. Il pensait. Il pensait trop, ça, c'était bien facile à voir dans ses grands yeux noisettes. Ses lèvres étaient plissées, dans un air contemplateur. Si on était bon observateur, on pouvait également observer sa main droite se fermant, s'ouvrant, se ferment à nouveau et ce depuis deux bonnes minutes. Il était stressé et June n'aidait pas avec ses paroles pressantes. Il avait l'impression que son cerveau allait surchauffer d'une minute à l'autre à cause de toutes ces idées qui venaient et repartaient en l'espace d'une seconde. Il se faisait des scénarios pour essayer de contourner le vérité sous ses yeux. Il déformait la réalité pour qu'elle lui plaise, à lui, à sa petite personne. Fort minable, soit, mais qui ne le fait pas? On aime bien accuser les autres quand c'est bel et bien notre faute, non? Alors pourquoi pas faire de même avec ce genre de....situations?

Ivana.

Il pensa fort, s'imaginant des Louis à ses trousses. Pourquoi des Louis? Il ne sait pas, il voulait juste se trouver une excuse pour ne pas être cette personne que June recherche avec tant d'acharnement.

Et si c'était le cas? C'était forcément le cas. Elle avait sa bague, après tout. Tout s'alignait.

Non, non, c'était impossible. Il n'avait jamais été aux femmes. Ivana, c'était qu'une amie. Rien de plus. Mais comment pouvait-il expliquer la disparition de sa bague après une soirée passée en tête-à-tête avec elle? Comment?

C'était qu'une amie.

Il fronça des sourcils, se demandant bien pourquoi il avait répété ce petit bout de phrase qui sonnait tant faux à ses oreilles. June lança quelque pièces dans son pot, il haussa des sourcils à nouveau comme pour prendre un air faussement désolé, quoique un peu confus. Il avait de la misère à décerner le réel du faux, mais ça, il ne pouvait l'oublier.

Je peux pas...Non.

Il savait la vérité. Il savait la vérité, et il ne savait quoi dire. Il sentait un horrible dégoût grandir en lui, contre lui. Comment avait-il pu? Il tapa fâcheusement du pied gauche, se mettant une main dans les cheveux pour se secouer le crâne chevelu. Il leva les yeux pour finalement affronter le regard de June. Il essayait de détecter quelque chose dans ses yeux, chose qui ne fut pas difficile à trouver.

L'air de famille avec lui-même.
Il pouvait apercevoir ses traits, les traits de sa famille, sur le visage encore bien jeune de June. Son visage se crispa: Slohan avait finit par devenir la personne qu'il ne voulait pas être.

Colère, regret et misère se mélangèrent sur son visage.

Je suis désolé.
[/i]

Il ne savait pas quoi dire d'autres. Que pouvait-il bien dire?[/color]
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MessageSujet: Re: ко си ти , странче ? [JUNE]   Lun 30 Nov - 17:58

ко си ти , странче ? - June & Slohan




C'était qu'une amie.


June soupira pas convaincu pour un sous mais elle as pas envie d'encore 'insister. Cet homme a l'air encore plus paumé qu'elle et avec encore moins de sous qu'elle. Personne n'aime regarder la misère et June encore moins -même si elle baigne dedans depuis toute petite-, elle est pas du genre a fermer les yeux pour autant. C'est pas elle qui détournera les yeux quand elle croisera une femme qui fait la manche a la sortie d'une superette un bébé a la main. Elle aura juste un signe de tête négatif et un bonsoir a la lèvre. Rien de plus, rien de moins. Et en s'éloignant elle se répète qu'elle même ne fera jamais ça. Jamais elle ne quémandera de quoi manger, elle gagnera tout elle même. Avec son travail, illégal ou pas.

Je peux pas...Non. 

Le regard de Slohan la dévisagea un moment et elle faillit faire demie tour, elle n'apprécie pas vraiment qu'on la fixe, surtout son visage. Elle n'en a pas vraiment honte mais n'en tire aucune fierté non plus. Elle dira toujours qu'elle s'en fout de son apparence tout en s'inquiétant de la tête qu'elle aura le lendemain. Présentable ou pas ? 

Je suis désolé


June ne comprend pas vraiment l'air douloureux de l'homme ou...tout ce qui l'entoure mais il est hors de question qu'elle fasse demie tour sur seulement ça. Elle s'accroupit juste en face de lui et fouille dans ses poches, elle trouve le ticket de caisse ou elle a seulement pris une bouteille d'eau, le reste elle l'as glisser dans sa veste pour le manger un peu plus loin. Elle sort un stylo de son autre poche, qu'elle a voler en cours a son voisin. Dessus elle écrit l'adresse de l'internat.

Si tu te souviens de quelque chose cherche moi ici.


Elle rajoute son nom sur l'addition avant de réfléchir un instant et préciser " fille d'Ivana ( bague ) " et l'année de sa naissance. Elle relève ensuite les yeux vers lui et tend le bout de papier. Sa main se pose sur son épaule et la presse maladroitement avant de reprendre le serbe.


S'il vous plait. 


Elle se redresse et s'éloigne rapidement en essuyant rageusement ses yeux empreint d'un filtre opaque et liquide qui menace de déborder. Pour la première fois de sa vie sa mère lui manque.



HRP : On clôt du couuup ? Désolée du temps de réponse D:
 

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