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 Les prédateurs ☠ [AdrianxKonrad]

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Konrad von Heimlich
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MessageSujet: Les prédateurs ☠ [AdrianxKonrad]    Mer 8 Oct - 19:58






Time Outside of Time by Midnight Syndicate on Grooveshark

PREDATEURSGourmandise, paresse, luxure : ce sont les trois vertus cardinales, les vertus de la Fête. Le Paradis sur terre.



Délicate touche de noir. Affinement du plumage, reflet des ailes, lueur d'un œil vermeil.

Je recule d'un pas pour observer mon œuvre. Elle est parfaite. Mes palette est couverte de peintures de teintes noires, grises, rouges. Elle l'est toujours. Je dois avouer que mes tableaux se ressemblent souvent tous, mais celui-ci me met dans un état d'orgueil qui mériterait la damnation. J'en ai dessiné, des monstruosités, des dieux inexistants sortis des pires cauchemars des Hommes ; je les ai rendus plus hideux que jamais, le genre de peinture qui met mal à l'aise quelqu'un doté d'une âme saine. Le genre de tableau dont on se demande, « mais pourquoi ? » « mais qu'est-il donc passé par la tête de cet artiste ? » On m'a traité de fou, on m'a conseillé des thérapies et on m'a regardé de travers, mais les plus grands auteurs et les plus grands artistes étaient tous un peu dérangés. Nul ne peut naître de rien : ce sont de l'étrangeté et du pêché que sont nés les plus grandes choses. Après tout, si l'Homme n'avait pas mordu dans le fruit défendu, jamais nous ne serions sortis de notre paresse du Jardin d'Eden.

Oh oui, j’en ai peints des atrocités sans nom, mais je me plais plus encore à donner naissance à des toiles aussi simples que celle-ci : un corbeau.
Un simple corbeau au ramage de goudron et à l’œil écarlate.
Un corbeau sur un champs désert.
Un corbeau affamé en quête d'une carcasse.
Je suis un corbeau.
Un charognard qui se nourrit selon ses besoins, un être vil pour qui la loi du plus fort est forcément la meilleure. Pourtant ce ne sont pas des plumes qui caractérisent ma partie animale, mais ces ravissantes écailles vert anis sur le dos de mes mains jusqu'à mes ongles, et le long de ma colonne vertébrale jusqu'au creux de mes reins. Si physiquement je suis un serpent, mon esprit calculateur n'est que corbeau. Je suis la parfaite union de deux créatures répugnées des Hommes depuis la nuit des temps. Le parfait assemblage des cauchemars cachés au plus profond de cette ridicule race humaine. Oh, ils auraient sûrement mieux fait de rester dans leur Jardin d'Eden. Ce monde est trop dangereux pour les petits êtres humains. Les corbeaux crèvent les yeux de leurs serres, les serpents détruisent lentement leurs proies de leur venin, mais l'Homme, lui, n'a aucune capacité physique. Dire qu'il n'est qu'un rat serait le gratifier : les rats ont des griffes et des dents pointues. Non, sur le plan physique, l'Homme n'est qu'un ver. Un ridicule et insignifiant ver de terre. L'Homme n'a, comme qualité, il faut l'avouer, que son intelligence. Ce qui revient à ma thèse première : je suis le parfait assemblage de deux bêtes craintes de l'Homme, ajouté à l'intelligence de l'Homme. Un prédateur, voilà ce que je suis entièrement. Non pas seulement un corbeau ou un serpent, ou un ver de terre sur-développé mentalement. Je suis, littéralement, l'union des trois : un prédateur. Cela me fait sourire, en dévoilant mes canines bien supérieurement crochues à celles d'un quelconque vampire.

Je suppose que c'est le cas de tous les Animaliks. Nous sommes des prédateurs. Comme les Vampyrs, stupidement nommés comme ces créatures des Enfers que les Hommes ont craints sans même en avoir vu un seul. Les vampires sont un mythe, ils sont inexistantes et inoffensifs, contrairement aux Vampyrs Animaliks qui sont une réalité dangereuse. Cela démontre que malgré leur intelligence incroyable, les humains sont toujours aussi STUPIDES.
Donc, les Vampyrs sont dangereux. C'est un fait. Je suis bien placé pour le savoir, en couchant avec l'un de leurs représentants une fois de temps à autres. Les Vampyrs ou tout autre Animalik... Car nous sommes des prédateurs, pour me répéter encore une fois ; les Hommes nous craignent et ils ont terriblement raison. Les prédateurs chassent. Les prédateurs tuent, et quoi d'autre comme proie parfaite qu'un humain faible et stupide ? Stupide, stupide, STUPIDE.

Je les déteste.

Assez réffléchi pour aujourd'hui.
Un long, long soupir las m'échappe tandis que du revers de la main, je chasse une mèche trop long de cheveux cendrés de devant mes yeux d'onyx. Mon sourire et mes crochets de serpent sont toujours visibles, alors que je contemple à nouveau mon œuvre, mon magnifique corbeau peint à la perfection, sans le moindre défaut, sans le moindre détail dérangeant. Un rire m'échappe, sans doute dû au fait que je suis debout à m'agiter devant cette toile depuis le début de l'après-midi, et qu'il est actuellement aux alentours de deux heures du matin. Je lève la tête vers la fenêtre au dessus de moi, ouvrant sur la nuit glacée d'octobre, sur ce ciel sombre mais pollué par les lumières de la ville. Mon activité est doublée la nuit. Je ne suis pas fatigué de ces longues heures de dur labeur. Peut être est-ce du à mes gènes animales ? Les serpents sont plus actifs la nuit. Prédateurs nocturnes.

Il est deux heures passées, je suis seul dans le silence de mon grand appartement sous les toits, seul avec l'obscurité de la pièce éclairée d'une seule lampe au dessus de mon chevalet. Seul avec mes peintures et avec mon corbeau à l’œil rouge. Et je me sens bien. Je ne me sens jamais aussi heureux que seul dans la fraîcheur de la nuit.

Comme serait heureuse une vipère qui dévore sa proie.


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Adrian Bovero
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MessageSujet: Re: Les prédateurs ☠ [AdrianxKonrad]    Jeu 9 Oct - 19:51



 
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Il est déjà bien tard. Bien tard pour aller travailler. Là où je me trouve, les passants ne sont que très rares, et il y a trop peu d'immeubles pour masquer la beauté de la lune qui se dévoile entièrement ce soir. Pas que j'y voue un culte particulier, loin de là... c'est juste beau. Et pratique, pour le travail, la nuit les passants sont plus rares, soit ivres soit épuisés et pressés de rentrer chez eux, et ne sont donc pas aussi vigilants et vifs que la journée. Je peux alors tuer tranquillement. D'autant plus que mes victimes sont également dans l'un de ces deux états-là lorsque je les trouve, soit épuisées, soient déjà porteuses d'un éventuel petit gramme d'alcool dans le sang.

 Or, ce soir, tout est différent. Tout me paraît différent. Et si dire ça semble ridicule, les raisons qui me le font penser le sont encore plus. Mais d'un autre côté, j'estime que mon hésitation est tout à fait normale.

 Hier, un type est venu me voir dans un bar. J'ai oublié son prénom cependant, bien plus frustré par ses demandes que son identité. Mais je me souviens bien d'une chose, c'est que son nom de famille était Von Heimlich.

 Il ne me paraissait pas plus amical et poli que ça, mais n'avait pas non plus l'air de porter en lui le désespoir de ces clients qui viennent me voir et qui n'en peuvent plus, qui veulent simplement se débarrasser d'une certaine personne ; chose que je fais, récoltant ainsi leur gratitude - ainsi que leur argent bien sûr.

 Mais celui-ci n'avait pas l'air du genre à manifester un quelconque sentiment de reconnaissance après que j'aie effectué sa demande. Lorsque j'aurais tué la victime qu'il m'aurait annoncée, il m'aurait simplement adressé un "merci de votre coopération" et serait parti. J'ai réellement eu affaire à ces cas-là. C'est plutôt comique, je trouve.

 
J'aurais besoin de vous.


  Il m'a annoncé ça sur un ton froid qui ne m'a pas vraiment plu. J'étais alors en train de parler avec un type ma foi plutôt intéressant, mais lorsqu'il m'a abordé, mon attention s'est directement reportée sur lui, et ce pour deux choses précises : la première, il avait clairement besoin de mes services. Quand on vient me voir et qu'on m'aborde comme ça, c'est toujours pour la même chose : un meurtre. Certains de mes "clients" se parlent entre eux, se donnent sûrement des conseils et des numéros qui pourraient leur servir... et mon numéro devait faire partie de la liste pour le cas de celui-ci.

 Mais c'était la deuxième raison qui m'a un peu plus étonné. Il ressemblait à quelqu'un que je connaissais, sans que je puisse dire qui -je suis forcé de rencontrer beaucoup de gens, sans me souvenir de tous bien sûr- mais ce dont j'étais certain, c'était que son air froid m'agaçait singulièrement.

 
Pour ? Un petit service peut-être ?


  J'avais également adopté une attitude des plus hautaines, un sourcil relevé, la main appuyée sur le genou. Mais j'ai tout perdu quand il m'a répondu. Il m'a dit qu'il s'appelait Von Heimlich, qu'il avait vaguement entendu parler de moi -en tant que tueur évidemment-, et qu'il aurait besoin de moi pour mettre quelqu'un hors d'état de nuire, suite à une vengeance, bla, bla, bla... J'écoutais tout juste ce qu'il me disait, j'attendais simplement qu'il me tende un bout de papier avec les coordonnées de la personne à éliminer, et il partirait. J'attendais juste ce petit bout de papier qui confirmerait mes doutes ou au contraire, me ferait les abandonner.

 Ce qu'il a fait, évidemment. Et honnêtement, j'aurais préféré que son récit soit plus intéressant pour que je puisse lui poser plus de questions. Quand il m'a donné le papier, il n'y avait que quelques mots négligemment rédigés : "Konrad Von Heimlich - Animalik Snak, Rue Sans Nom (pas + de précisions dispos). 1300€."

 D'habitude je cache rapidement le morceau de papier dans une poche de mon manteau et je passe à autre chose mais cette fois-ci, je suis resté bloqué sur place, en relisant de nombreuses fois ce nom qui était celui d'une personne que je détestais sans vraiment la haïr.

 
...espèce d'enfoiré.


 Là j'ai rangé le papier.

–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

 Depuis, j'hésite. Je vais pas pouvoir faire la grosse brute indéfiniment, alors j'avoue, d'accord, j'hésite. C'est pas comme si c'était mon meilleur ami (de toute façon, je n'ai pas d'ami), mais... mais disons que ça reste un plan cul et ça se garde ça, non ? Et puis même en dehors de ça on a déjà papoté une ou deux fois et ça s'est pas trop mal terminé... ouais. Je sais vraiment pas. C'est vrai que des fois, il m'énerve tellement que je souhaite simplement qu'il meure et qu'il me foute enfin la paix. Et là, j'ai cette occasion de le tuer et d'en finir avec ce chieur qui se présente à moi, alors pourquoi je ne la saisis pas ? Et puis ça arrangerait sûrement d'autres personnes, je doute être le seul à le détester, en dehors de son frère bien sûr. Mais... mais je sais pas. J'ai l'habitude de tuer des gens que je ne connais absolument pas, et donc que je n'apprécie pas, ça a toujours été comme ça, mes victimes ont toujours été de parfaites inconnues à mes yeux. Mon père peut-être mis à part, mais c'est vraiment la seule exception, disons. Or, là, je connais le type, et même si je peux assurer que c'est un pourri de première classe, ça change pas mal de choses. C'est bizarre de se dire qu'on peut être payé pour arracher la vie à quelqu'un avec qui on a déjà parlé, qu'on a déjà insulté, et surtout avec qui on a déjà couché. Bizarre dans le mauvais sens, je dirais.

 Mais bon. Conscience ou pas, j'ai un boulot à faire, je vais le faire. Et quand je me pointerai chez lui, on va bien voir si ça vaut la peine de patienter un peu. Au pire... attendre quelques jours, prétendre qu'il soit mort et établir un petit jeu de menace ne fera pas de mal. Au contraire, ça pourra même être plutôt amusant.

 En tout cas, si on me demandait ce que je compte faire précisément, je ne saurais répondre. Le tuer, le laisser en vie ? Entre les deux disons.

 Je grommelle quelques insultes dans ma barbe et me mets en route pour son appartement, qui se trouve malheureusement au beau milieu du centre-ville. J'ai horreur de me mêler à la foule. Malgré ma discrétion et mes efforts, il y a toujours un imbécile pour me regarder bizarrement et s'exclamer "cette tête, sérieusement !" Peut-être qu'ils me trouvent trop pâle pour mériter de vivre parmi eux, trop ridicule, trop laid, trop effrayant, j'en sais trop rien, et à vrai dire je m'en fiche comme de l'an quarante.

 Je fourre les mains dans mes poches, serrant entre mes doigts le petit papier qui me promet la somme acceptable de 1300€ contre la vie de cet espèce de trou du cul de Konrad Von Heimlich. Au bout de quelques minutes de marche fluide et rapide apparaît au coin de la rue un immeuble, disons, grand, banal, mais qui me fait accélérer et me crisper un peu plus. C'est l'immeuble où je dois me rendre.

 Bousculant au passage un ou deux idiots bourrés qui tentaient de me barrer le chemin, je finis par arriver devant l'entrée de l'immeuble. Je passe une main dans mes cheveux pour les rabattre en arrière puis la fourre dans ma poche, en saisissant un autre morceau de papier, plus usé et chiffonné que l'autre, sur lequel est griffonné le code qui va me permettre d'entrer dans l'immeuble. Un autre avantage au fait de le connaître. Je compose le code, pousse un petit soupir de soulagement lorsque la porte accepte de s'ouvrir. J'ai quand-même eu un petit moment de doute. Il aurait sûrement été capable de me donner un mauvais code pour que je me retrouve coincé devant la porte de l'immeuble comme un abruti alors que je voulais juste me rendre chez lui pour y passer du bon temps. Mais il semblerait qu'il fasse passer le sexe avant les moqueries.

 Je traverse le hall, monte les marches, et arrive tout simplement devant la porte de son appartement, échangeant le bout de papier contre le canif dont je m'étais muni avant d'arriver. Je n'apporte jamais d'arme, mais là c'est différent. Il faut bien impressionner un peu. Je plisse les yeux et me penche pour voir par le trou de la serrure, aperçois une vague lueur orangée à l'intérieur de l'appartement. Il est là. Et réveillé. Tant mieux. J'ouvre silencieusement la porte, entre sans aucun bruit dans la pièce, et la referme derrière moi. À force, j'ai pris l'habitude, et je sais être discret quand je veux.

 J'hésite à rester là, attendant simplement qu'il se retourne pour faire mon petit effet. Sauf qu'une petite voix me dit de faire plus, de faire mieux, pour surprendre. Je penche d'abord la tête, fronce les sourcils en tentant de voir ce qu'il fait. ...Debout, devant une toile qui me paraît sombre et laide -je hais la peinture-, il a l'air d'être en pleine admiration devant son travail. Wow. Vive l'orgueil. Est-ce que je reste une heure planté à admirer les corps auxquels je viens de retirer la vie, lorsque je tue quelqu'un ? Non. Ça me semble pourtant être la même situation.

 Lentement et surtout précautionneusement, je m'approche de lui, sans faire de bruit, évitant de faire bruisser mon long manteau noir, gardant mon canif à la main. J'arrive derrière Konrad et, sans bouger autre chose, lève lentement le bras pour appuyer la pointe du canif dans son dos.

 Je penche la tête par-dessus son épaule, souris en lâchant sur un ton doux qui ne me ressemble pas vraiment, en même temps que j'appuie un peu plus ma lame dans son dos :

J'ai des nouvelles pour toi, beau brun.




 
Cold and alone, it suits you well
 


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Konrad von Heimlich
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MessageSujet: Re: Les prédateurs ☠ [AdrianxKonrad]    Ven 10 Oct - 19:36






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FANTÔMETu ne tueras point.



Rien ne prédit son arrivée. Pas le moindre bruissement de son manteau, pas le moindre courant d'air. Un fantôme, voilà ce qu'il est. Il entre comme un souffle et disparaît en partant en fumée. Et je ne sus rien de sa présence ici, jusqu'à sentir l'acier glacé de son couteau entre mes vertèbres. Je me suis tendu, j'ai distinctement entendu le rythme de mon cœur doubler de vitesse et j'ai senti l'appréhension monter en moi. Ce fut seulement lorsqu'il se pencha sur mon épaule que je compris que c'était lui. Sa voix suave résonna au creux de mon cou et me tira un frisson qui m'agita tout entier.
Il m'a manqué.

Un sourire fend mon visage. Je ne sais si c’est un sourire nerveux ou amusé, le fait est qu'au simple son de sa voix profonde, mes lèvres s'étendirent en un rictus décalé. Une lame appuie sur ma colonne vertébrale, et la seule chose qui me vient est un sourire. Mes yeux sont la seule chose à bouger ensuite. Lentement, ils se lèvent pour tenter de voir cet homme qui me menace et, qu'en même temps, j'ai du mal à réellement craindre. J'aperçois le bas de son visage, fin et, lui aussi, souriant étrangement. Je suis incapable de plus lever les yeux que ça, espérant pouvoir admirer son regard glacé. Mon sourire s'élargit, dévoilant un peu moins mes canines qui ont tendance à terrifier les inconnus. Puis c'est un rire, ou plutôt un gloussement étouffé qui sort de ma gorge.
Il m'a manqué.

« Mais ne serait-ce pas mon Apollon favoris ? »

J'ose tourner légèrement la tête. A présent, je vois entièrement son visage. Ce faciès finement taillé au couteau, ces beaux iris impassibles. Cette expression dure comme une pierre, sur laquelle on aurait dentelé un sourire sinistre. Sinistre mais tellement irrésistible... J'écarquille les yeux, amusé comme un gamin est heureux de revoir ce parent éloigné qui lui apporte toujours des cadeaux. Comme il est beau. Comme je suis heureux de le revoir. Je me languis chaque jour de ses expressions et sa physionomies délicieuses, que j'ai l'impression de toujours redécouvrir. Comme il est beau, et comme le fait de le voir s'en aller au milieu de la nuit m'est chaque fois douloureux... De tous les amants que j'ai eu, celui-ci est celui auquel j'ai pu le plus m'attacher. Certes, je n'ai jamais vraiment conversé avec lui. Certes, chacune de nos entrevues ne dure que quelques heures, et elles sont rares, mais elles sont chaque fois plus excitantes et savoureuses que la précédente. Je ne saurais vraiment dire quel genre d'attachement j'ai pour lui, si ce n'est une évidente attirance physique – très loin d’être sentimentale – ainsi qu'une admiration exagérée.
Tu m'as manqué, Adrian Bovero.

« Si c'est encore une nuit brûlante dans mes bras que tu veux, il suffit de demander gentiment. Tu sais que ce sera toujours gratuit pour toi... »

Malgré tout, je n'ose toujours pas bouger réellement. Cette arme pointée sur moi me perturbe. Ce n'est pas de la peur pour autant. Non, ça en est bien loin. La peur vous cloue sur place, vous fait avoir des sueur froides et vous donne envie de vous enfuir. Ce n'est pas ce que je ressens actuellement ; disons que c'est juste une certaine inquiétude. De ce qu'il est venu faire ici. Jamais il n'a pointé d'arme sur moi, et même si je ne sais pas grand chose de ses activités illégales, j'ose suggérer qu'il utilise rarement d'armes ; ses attributs vampiriques lui suffisent sans doute amplement. Alors que veut-il maintenant ?
Je pourrais l'admirer longtemps encore, mais je me décide à tendre le cou pour me rapprocher de lui. Mes lèvres effleurent sa joue et finissent par y déposer un baiser. Je reste ainsi, impassible et tout proche de lui, puis mon terrifiant sourire finit par revenir, brisant ces quelques secondes de silence.

« A moins que ce ne soit autre chose ?... »

Le revoir après de longues nuits à m'ennuyer me soulage dans un sens, mais cette attitude est loin d'être rassurante. Je ne saurais vraiment dire quel genre d'attachement j'ai pour Adrian, si ce n'est une évidente attirance physique – très, très loin d’être sentimentale – ainsi qu'une admiration exagérée ; je ne lui fais pas particulièrement confiance, surtout que je ne donne ma confiance à personne. Mais en un sens, il est la personne à qui je me suis le plus attaché depuis un long moment. Je n'ai jamais été capable de ressentir de l'amour pour qui que ce soit : ni d'amitié, ni envers mes parents... ni même d'amour fraternel avec mes trois frères... Adrian n'échappe pas à la règle, mais sans avoir aucun sentiment déplacé – comme de l'attachement – envers lui, je commençais à espérer pouvoir m'en faire une connaissance fiable. Quelqu'un avec qui je sais que je peux échanger quelques mots sans qu'il n'ait envie de me tuer, et avec qui je peux partager un lit sans que cela tourne autrement que comme je ne le voudrais.
Mais si il lui prend l'envie de me planter ce couteau entre les vertèbres, alors je n'aurais plus aucun appui à ce niveau là. Je n'aurais jamais cette relation, et d'ailleurs je n'aurais plus jamais aucune relation avec personne, car il m'aura tué en me vidant de mon sang et en laissant tomber ma carcasse vide sur le plancher.
Une véritable horreur entre tous ces tableaux de soit disant monstruosités. Un véritable chef-d’œuvre immonde et sanguinolent, tâches noir et rouge sur le parquet blanc, qui renverrait mes toiles au rang de dessin d'enfant.


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Adrian Bovero
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MessageSujet: Re: Les prédateurs ☠ [AdrianxKonrad]    Sam 11 Oct - 14:45



 
You're a
creepy person
 

 
À chaque victime, chaque nouveau meurtre à commettre, je prends toujours quelques secondes pour "analyser" plus ou moins la réaction du futur mort et de la comparer avec quelques autres. Et même si je ne suis pas à 100% sûr de le tuer ce soir, la façon dont Konrad pourrait réagir à mes menaces et à cette arme pointée dans son dos m'intéresse.

J'ai déjà eu droit à des sourires nerveux, des larmes, des prières, des supplications, mais ce genre de gloussement n'est jamais parvenu à mes oreilles dans ces situations. Je sais évidemment que c'est dû au fait qu'on se connaisse et que généralement, chacune de mes arrivées promette une discussion courte, suivie par une nuit bien plus longue et pénible pour lui.
 
 
Mais ne serait-ce pas mon Apollon favoris ? Si c'est encore une nuit brûlante dans mes bras que tu veux, il suffit de demander gentiment. Tu sais que ce sera toujours gratuit pour toi...


Je reste calme et silencieux en écoutant chacune de ses paroles, même si je sens malgré tout l'agacement pointer. On entre dans ton appartement sans rien dire, sans faire de bruit, on vient appuyer la lame d'un couteau contre ton dos, et tu crois que c'est simplement pour obtenir une nuit de plus à tes côtés ? Bon sang, Konrad, je finis réellement par me dire que quelque chose ne tourne pas rond dans ta tête. Au moins, il n'a pas pris l'initiative de se retourner pour me regarder de face ou quoi que ce soit de ce genre-là. Parce que si il le faisait, je serais trop déconcentré pour agir et passer aux réelles menaces.

Mais je suis déjà suffisamment déconcentré par ses lèvres qui se posent sur ma joue, sur le coup. Je suis dans l'un de ces moments où j'ai envie de le saisir par le col et lui coller des gifles pour qu'il comprenne que parfois, il faut se décider à prendre les choses au sérieux. Pire encore lorsqu'il s'agit de se défendre face à un tueur à gages qui te colle une arme entre les vertèbres. Pas que je me considère comme étant particulièrement impressionnant, mais... disons que je m'estime l'être un minimum. C'est pas comme si j'étais petit, maigrichon et que j'avais un air enfantin, à ce moment-là je serais obligé de faire mes preuves pour montrer aux gens que je peux réaliser des choses affreuses... Ma crédibilité, ma dignité et ma confiance me suivent partout ou je vais, mais Konrad, lui, s'en fiche. Quand on ne se connaissait pas bien, il semblait me considérer comme soumis. Sur le coup ça m'a vraiment énervé, et ça m'agace encore quand j'y repense.
 
 
À moins que ce ne soit autre chose ?...


Mon sourire disparaît quelque peu et je laisse échapper un ricanement sombre. Nombre de scénarios se présentent à moi. Je peux faire tout ce que je veux, je peux choisir de le tuer de la façon dont je veux, dans les circonstances que je veux, c'est une nouvelle proie et celle-ci m'offre beaucoup de choix par rapport à la façon dont je m'y prendrai pour l'achever. C'est ça l'avantage à connaître sa prochaine victime.

Je pense à tout ça, je me mets à réfléchir à comment je vais procéder, et j'avoue que sur le coup il y a tant d'idées plus alléchantes les unes que les autres que j'oublie totalement l'hésitation que j'avais eue au début. Pas dans le sens où je suis sûr que je vais le tuer, mais plutôt dans celui où je ne me pose plus trop la question. Et même si ça risque d'être compliqué, je peux essayer de jouer avec ses émotions et ses craintes, aussi légères soient-elles. Il pourra prétendre ce qu'il veut, mais je doute que Konrad tienne suffisamment peu à la vie pour rester totalement indifférent à la menace que représente une arme pointée dans son dos.

Je souris un peu plus à l'idée de l'effrayer – et peu m'importe le degré de la chose, tant que celle-ci est bel et bien présente –, et lève ma main libre pour la poser sur son flanc, avant de la faire glisser sur son ventre pour le rapprocher de moi, appuyant un peu plus la lame contre son dos.

 
Je te laisserais bien deviner...


Mon ton est plus bas que le sien, sans pour autant être pressant ou angoissant. Je soupire doucement et écarte le canif de son dos, pouvant ainsi m'appuyer totalement contre lui. Je ne range pas mon arme pour autant, et en dirige le plat devant sa gorge. Je reprends d'un ton plus clair, presque gêné :

 
Mais tu sais tout aussi bien que moi que la patience n'est pas mon fort...


Je tourne à peine la tête vers lui, savourant cette proximité ambiguë qui n'a absolument rien à faire dans la situation actuelle. Mon regard se pose sur le sien, calme.

 
Il semblerait que quelqu'un estime que tu n'aies plus rien à faire parmi nous.


J'appuie le plat de la lame contre sa gorge pour accentuer ma phrase et lève les sourcils. De mon côté, je ne sais pas vraiment. Konrad est de ces gens si affreux et étranges qu'ils semblent n'avoir rien à faire sur terre et qui mériteraient une place tout droit en Enfer, lieu d'où ils semblent venir (ce qui est assez contradictoire en soi je l'admets), mais... n'étant moi-même pas un sain, je ne peux détester ouvertement ces gens-là. D'autant que ma relation avec Konrad n'est pas si mauvaise que ça, comme je l'ai déjà dit. Je n'éprouve aucun sentiment pour lui, qu'il soit amical, ou pire encore, amoureux (je n'ai jamais éprouvé ce sentiment pour personne), mais si je n'étais pas payé et qu'on me demandait de choisir entre le tuer et le garder en vie, je choisirais de le garder en vie.

Mais pour l'heure, il y a trop de raisons qui me font vouloir le tuer par rapport à celles qui me donneraient envie de l'épargner pour que je prenne une réelle décision.

 
Alors ? Je te laisse le temps de deviner de qui il s'agit ?


Si son frère le hait au point de vouloir que je le tue, Konrad lui-même doit bien être conscient de cela et partager ce sentiment, on apprécie rarement une personne qui vous déteste à ce point - et dans le cas de Konrad, on apprécie tout simplement rarement une personne, voire jamais. Quoi qu'il en soit, je finirais bien par lui expliquer la situation, tôt ou tard, même si c'est avant de l'égorger.

Mais pour l'instant, je ne pense pas aux choses sérieuses. Pour l'instant, la seule chose que je sais, c'est que je vais bien m'amuser.



 
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Konrad von Heimlich
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MessageSujet: Re: Les prédateurs ☠ [AdrianxKonrad]    Sam 11 Oct - 18:19






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Je le laisse me rapprocher de lui, non sans un ricanement amusé... qui se tarit vite par la suite. Je sens la pointe de la lame quitter mon dos, et l'acier glacé venir aussitôt se déposer sur ma gorge. Je tends le cou en retenant ma respiration. Si je parle, si je respire trop fort, ma gorge bougera et entrera en contact avec la lame. C'est une impression particulièrement désagréable que celle d'un couteau sur sa peau. A présent je me trouve stupide d'avoir ri plutôt que de prendre l'apparition de Adrian au sérieux.

« Il semblerait que quelqu'un estime que tu n'aies plus rien à faire parmi nous. »

Mon sourire s'éteint. Je cesse de le fixer et mon regard plonge dans le vide. Alors j'avais raison ? Est-il bien ici pour me tuer ? Au lieu de continuer à retenir ma respiration, je prends une bouffée d'air comme si cela pouvait m'aider à juguler l'angoisse qui me prend à la gorge. Oui, c'est ça. Il n'est pas ici pour mon corps ou pour quoi que ce soit d'autre ; il est venu me tuer. Comme j'ai pu être imbécile de ne pas m'en rendre compte plus tôt...

« Alors ? Je te laisse le temps de deviner de qui il s'agit ? »

Je détourne la tête, le ventre noué, le regard fou. Qui ? QUI ? Trop de monde pourraient vouloir ma mort ; trop de gens que j'ai abusé, à qui j'ai jeté des illusions... des gens dont je me suis moqués, que j'ai insultés, ridiculisés, humiliés, rabaissés, offensés, blessés, détruits. Je me suis joué de temps de monde. Je me suis ri de leur bêtise et des pièges dans lesquels ils tombaient tous. Mais qui en viendrait à m'en vouloir à mort ? Qui est assez rancunier pour ça ? Je n'ai jamais tué personne, d'ailleurs je n'ai jamais réellement attaqué qui que ce soit physiquement, alors pourquoi m'en vouloir au point d'essayer de me faire disparaître de la surface de la terre ? Je ne veux pas mourir. Pas maintenant, pas tout de suite. Oh, oui, ce monde est pourri, et ses habitants le sont plus encore, mais ma vie à moi m'importe un minimum. La mort n'est pas pour moi, elle serait trop ennuyeuse. Je n'ai pas terminé tout ce que je souhaite entreprendre dans cette réalité là. Il me reste encore tant de choses à accomplir... comme... Je ne sais pas, me débarrasser de mon frère. Heinz oui je sais que Heinz c'est le ketchup a toujours été le plus gros problème que je n'ai jamais eu. Depuis sa naissance, jusqu'à ce jour où j'ai tenté de me débarrasser de lui pour de bon – en échouant lamentablement – et que je fus à jamais mis à l'écart de ma famille. Ce ne fut pas une grande perte : je n'ai jamais porté le moindre intérêt ni à mes parents, ni à mes deux frères aînés, ni à ce chien de Heinz. Mais depuis le moment il a prit sa toute première respiration, j'ai su qu'il pourrirait ma vie à tout jamais.
J'avais raison, apparemment... En plus d'avoir fait de la majeure partie de mon existence un enfer, il n'a aucune honte à envoyer un tueur à gage se débarrasser de moi.
Car qui d'autre peut vouloir ma mort avec une telle force que Heinz ? C'est vrai, après tout je ne suis que son frère plus faible et qui a moins réussi dans la vie ; je suis ce membre à part de la famille, celui au regard insistant dérangeant et, surtout, je suis ce gosse avec des écailles vertes jusque sur ses doigts de pianistes, cet enfant maudit aux canines proéminentes. Je suis ce démon qui a versé du poison dans son verre, mais trop peu pour le tuer réellement. Je suis cet imbécile qui a été incapable de réussir la seule chose importante qu'il n'ait jamais entreprit : tenter d'assassiner son frère.
C'est tout ce que je suis aux yeux de ma famille. De ce semblant de famille. Mais je ne m'étendrai pas plus sur le sujet...

Je soupire longuement, comme de soulagement, d'avoir enfin comprit, même avec une lenteur déconcertante.
Adrian doit me trouver terriblement silencieux. Mon entrain décalé de tout à l'heure s'est évanoui comme neige au soleil. A présent je ne fais que rester immobile, maintenu debout contre lui par sa main sur mon ventre et par la menace qu'il fait peser sur ma gorge. Je suis immobile à réfléchir aussi vite que mon esprit calculateur le permet, mais sans pour autant être totalement insensible à la réalité qui m’entoure : je sens parfaitement le corps de Adrian contre mon dos, et surtout chacune des sensations qui y sont liées. Son souffle sur mon cou, que j'aurais préféré sentir au même endroit mais dans une situation bien différente. Le chatouillement de ses cheveux sur ma nuque, l'odeur de cuir de son manteau, son bras autour de mon corps et tout le reste.

...Je ne dois pas me laisser distraire par ces bêtises. Adrian a peut être l'aura d'un dieu mais il n'est pas ici pour s'amuser.
Dans quelques minutes il m'aura tué.

« Combien te paie-t-il ? »

Avec un geste lent, je tourne à nouveau la tête vers lui. Je souris. Différemment. Cette fois-ci c'est un sourire calme, simplement un léger étirement de mes lèvres ; le sourire triste qui signifie que, oui, mon chou, j'ai compris. Je tends le cou comme pour échapper à la lame qui y est posée, sachant très bien qu'il ne la retirera pas, et qu'il risque plutôt de l'y enfoncer.

« J'espère qu'il te paye cher. Il a les moyens de te payer cher. Mais je suppose qu'il ne t'as pas proposé plus de deux mille ? Il aurait pu t'offrir dix mille pour ce travail, crois moi. Il en a les moyens. »

Je cligne des yeux, observant toujours mon futur bourreau avec une certaine admiration, pour cette atmosphère écrasante qu'il dégage. Dans un sens, je suis un peu malheureux que ce soit lui qui fasse ce travail. J’aurais préféré que ce soit un inconnu, qui aurait fait ça sommairement et sans m'adresser la parole ; ici, avec Adrian, j'ai l'opportunité de voir le visage de celui qui va m'achever, d'échanger quelques mots avec lui, et ce n'en est que plus douloureux encore.

Je ne veux pas mourir. Pas maintenant et pas de sa main. Je connais trop bien ses mains maintenant, ses grandes et fines mains expertes, pour accepter qu'elles ne se retrouvent couvertes de mon propre sang.
Je plisse les yeux. Mes yeux charbonneux se plantent dans les siens, insistants, et je suis certain que ma détresse s'y lit, malgré que cela me brise le cœur de passer, une fois de plus, pour un faible auprès de lui.

« Vas-tu le faire ? »


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Adrian Bovero
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MessageSujet: Re: Les prédateurs ☠ [AdrianxKonrad]    Sam 11 Oct - 20:07



 
Let's play a little
game
 

 
Je garde la tête légèrement penchée en avant et le regarde avec une expression sereine lorsqu'il cesse de sourire, détourne le regard, passe à un état moins détendu, visiblement anxieux de savoir qui m'a donc demandé une telle chose. J'assiste à toutes ses réactions, et ce avec un intérêt plutôt impoli, voire étrange. Mais c'est, sinon la, l'une des premières fois où il perd toute son assurance et ses expressions moqueuses devant moi, et je tiens à en profiter, à savourer n'importe laquelle des attitudes qu'il adoptera ce soir-là. Et je préfère d'autant plus me focaliser sur ça car je sais que pendant tout le temps où je profite des questionnements silencieux de Konrad, je ne prends pas ma décision par rapport au fait de le tuer ou non. Et cette décision, je n'ai vraiment pas envie de la prendre. Pourtant je sais que tôt ou tard, je devrai agir - ou pas.

 
Combien te paie-t-il ?


Je hausse doucement les épaules, mon bras accompagnant légèrement mon mouvement, et par conséquent colle la lame à sa peau, sans l'écarter lorsque mes épaules s'affaissent à nouveau. Je me fige néanmoins lorsqu'un nouveau sourire nait sur son visage, plus inhabituel celui-ci. Plus appréciable, aussi. Si je n'ai rien contre la bizarrerie et les vices de cet homme, le voir faire preuve d'un peu de normalité en affichant quelque chose qui ressemble plus à un sourire qu'à un affreux rictus est plus ou moins rassurant. Mais je ne doute pas qu'au fond, même si ça doit être très enfoui, il a un peu de... sensibilité ? On peut dire ce qu'on veut, on est tous susceptibles d'être vexés, blessés, triste ou attendris, au fond. Même si on a appris à ne pas le montrer ou alors, qu'on est trop peu humains pour ressentir ces émotions bien souvent ; et c'est tant mieux. Jeune, j'ai trop subi de ce genre de choses. Disons, trois fois. Et c'est déjà beaucoup, beaucoup trop.

Lorsqu'il tend le cou pour s'éloigner de la lame, je rapproche celle-ci de sa peau, juste assez pour qu'il sente l'acier gelé contre sa gorge et qu'il éprouve un certain malaise qui, j'en suis sûr, est déjà en lui depuis qu'il a compris qui avait signé son arrêt de mort.

 
J'espère qu'il te paye cher. Il a les moyens de te payer cher. Mais je suppose qu'il ne t'as pas proposé plus de deux mille ? Il aurait pu t'offrir dix mille pour ce travail, crois moi. Il en a les moyens.


Je plisse juste un peu les yeux. Oh. Oh. Je connais ce genre de personnes. Même si c'est un peu stupide de les classer dans des catégories, je connais ces personnes qui, dans des situations dangereuses qui bien évidemment les effraient, essaient de faire la conversation en parlant sur un ton volontairement détendu, comme pour dire "je m'en fiche", "je prends ça à la légère", "ha au fait tu sais quoi ?". Et quand-bien même ce ne serait pas le cas, quand-bien même il n'en aurait pas rien à faire, j'ai vu trop de gens faire ça pour ne pas me moquer intérieurement de Konrad de réagir de la sorte. Il aurait tout aussi bien pu se figer et ne rien dire, attendant que je lui tranche la gorge. Oh, que dis-je. Bien sûr que non. Konrad est tout simplement incapable de se taire. Et si ça m'énerve bien souvent, je peux parfois apprécier cela. Surtout que si il n'avait rien dit, s'il s'était tu et avait simplement attendu que je mette fin à sa vie, je n'aurais pas eu d'excuse pour ne pas le faire. Et là, j'aurais été obligé d'enfoncer la lame dans sa peau pour faire couler son sang, que je ne souhaite pour l'instant pas voir s'échapper de son corps. Pour l'instant.

 
Vas-tu le faire ?


Non, non, nooon. Pourquoi a-t-il fallu qu'il demande ça, qu'il me tire de mes critiques et de mes moqueries pour me replonger dans cette affreuse hésitation dont j'essaie de m'extirper depuis que son abruti de frère m'a demandé de mettre fin à ses jours.

Peser le pour et le contre, peut-être ? Non, ça je l'ai déjà fait des dizaines et des dizaines de fois, et j'en viens à deux opposés aussi respectables l'un que l'autre : c'est mon travail, je ne dois pas mêler la vie privée au travail, et être tueur à gages entend qu'il ne faut pas être faible et faire preuve de pitié.

Mais je le connais, je le côtoie, je n'éprouve pas de haine profonde pour lui, c'est mon seul "proche". Et si il peut être mis dans la catégorie des "proches", c'est vraiment parce que je n'ai personne d'autre à qui parler et avec qui entretenir des relations plus ou moins positives ; raison de plus pour garder la seule personne avec qui je peux faire tout ça (en plus de coucher évidemment, ce qui n'est vraiment pas une chose à oublier).

J'en reviens à la conclusion que je ne sais pas. Sur le coup, je ne sais vraiment pas. Je pousse un nouveau soupir, plus bref cette fois, et dirige mon regard vers la lame courte mais aiguisée du couteau que je me mets à faire tourner, appuyant tantôt le tranchant de la lame contre la gorge de Konrad, tantôt le plat. Une chose est sûre, je n'ai pas à me plaindre de la situation dans laquelle je suis par rapport à lui. Je ne sais pas si je dois le garder en vie ou pas, mais c'est pourtant lui qui va mourir, ou vivre, et tout dépend de moi. Cette situation est insupportable.

Mais il faut que je me ressaisisse pour essayer d'en profiter un minimum.

 
Je crains, mon cher Konrad, que ce ne soie bientôt plus ton problème. De toute façon, je doute que ton frère estime que tu vailles grand chose...


Je fais la moue et appuie mon menton contre son épaule en reposant mes yeux sur les siens, poursuivant :

 
Je me permets également de penser qu'il se dit sûrement que ta mort est naturelle, que ça lui est dû, que tu le mérites amplement et qu'il n'a pas besoin de payer pour cela.


Maintenant que lui-même est crispé et attend la sentence, je peux me permettre de parler de façon plus détendue et de me laisser aller à quelques remarques ironiques.

 
Oh, non, Konrad, non. Tu gâches tout, là. Il y a une liste de questions à ne pas poser dans ces situations, tu devrais le savoir...


Jamais, au grand jamais je ne me permettrais ce genre d'attitude avec d'autres victimes. Ne les connaissant pas, je ne peux donc éprouver aucune pitié pour elle, mais je ne les déteste pas spécialement, j'estime donc qu'elles ne méritent pas de connaître des situations désagréables semblables à celle dans laquelle Konrad se trouve à présent.

J'incline un peu la tête pour embrasser son cou, tandis que la main qui entourait son ventre remonte un peu sur son abdomen, sans aucune brutalité, même si je conserve ma fermeté habituelle. De son côté, l'autre main s'arrête subitement de tourner et c'est le tranchant de la lame qui est désormais appuyé contre la gorge de ma victime.

 
Je manque d'originalité, mais... À ton avis ? Qu'est-ce que je vais faire ?


Non seulement je vais lui arracher une réponse, de par mon ton provoquant et mon arme qui le menace, mais ça va me donner un peu de temps pour réfléchir à la suite. Je vois trois façons dont ça pourrait se finir, l'une est totalement stupide, vide d'intérêt et tout sauf dans nos habitudes, l'autre terriblement enviable, la troisième c'est celle qui est censée se produire.

Je hais faire des choix, et je hais encore plus choisir ce que je vais devoir faire du corps que je menace en cet instant même.


 
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Konrad von Heimlich
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MessageSujet: Re: Les prédateurs ☠ [AdrianxKonrad]    Dim 12 Oct - 15:28






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PROIEFORSAKEN ME, IN YOUR EYES ; FORSAKEN ME, IN YOUR HEART ;



Il joue avec mes sentiments. Pire encore, il joue avec mes sensations, mes réactions et mon corps. Crispé, je le sens déposer un baiser dans mon cou, mais aussitôt me menacer du tranchant de son couteau. Un petit couteau, ceci dit, mais je sens nettement sur ma peau qu'un léger mouvement suffirait à me trancher la jugulaire.
Adrian connaît son métier. Il sait exactement comment s'y prendre, il a déjà du tuer des vingtaines de gens comme moi, qui menaient une vie paisible jusqu'à ce que quelqu'un décide de leur sort. Et je sais que m'abattre ne lui coûterait rien de plus. Je doute qu'il ait un grand attachement envers moi, alors pourquoi prendre autant de temps ? La lame est sur ma gorge, il lui suffit d'un de ses gestes expert pour m’ôter la vie. Est-ce que me faire patienter et m'angoisser ainsi l'amuse tant que ça ? Me voir passer d'une émotion à l'autre au fur et à mesure que son petit effet prend pied, regarder mon visage passer d'un sourire rieur à celui d'un condamné à mort... tout ça pour son bon plaisir ? Tu es quelqu'un de malsain, Adrian. Vraiment malsain.
Je suppose que c'est pour ça que j'ai fini par m’intéresser à toi plus que de raison.

Mon sourire disparaît, je ferme les yeux et retient à nouveau ma respiration. Si le plat de la lame près de ma jugulaire était déjà désagréable, la lame en elle même est pire encore.
Où en suis-je dans mes sensations ? Je suis déjà passé par l'appréhension, l'inquiétude... à présent je dirais que la peur se rapproche à grands pas. J'aimerais pouvoir l'éviter.

« Je manque d'originalité, mais... À ton avis ? Qu'est-ce que je vais faire ? »

Un frisson parcourt mon échine couverte d'écailles. Je me sens trembler. Il joue avec moi ! Il me fait tourner en bourrique et me pousse dans mes derniers retranchement. Il est à lui tout seul une meute de loups qui poursuivent leur proie jusqu'à ses dernières forces, il... il est un prédateur. Bien sûr, j'y ai songé plus tôt avant son irruption ici, mais Adrian est bel et bien le plus grand prédateur de notre espèce. Je peux me considérer comme je le veux, mais il sera toujours supérieur à moi dans ce domaine. Après tout, c’est lui qui me tient en joue actuellement. Il a mon sort entre ses mains. Ma vie ne tient plus qu'à un fil en cet instant, et c'est lui qui tient les ciseaux, des ciseaux aussi affûtés que son regard impassible. Et il me fait danser sur le fil de cette lame, jusqu'à ce que je n'en peuve absolument plus et que je demande grâce. Peut être que c'est ce qu'il attend, que j'abandonne tout espoir et que je commence à le supplier, comme doivent régulièrement le faire ses victimes. Me laisser tomber à genoux, les larmes aux yeux, et le prier de me laisser la vie sauve ? L'espoir fait vivre, Adrian, mais tu ne me verras pas dans cet état là. Un cerf acculé par des loups ne demande pas grâce, il se débat autant qu'il le peut.
En vain, souvent.
Mais dans ce cas... cela fait de moi... sa proie. Les yeux clos, à nouveau silencieux, je grince des dents. Une proie. Sa proie. Voila à quoi il m'a réduit et il le sait très bien. Je l'ai entendu ricaner plus tôt, la situation l'amuse plus que de raison. Il ne fait pas seulement ça pour l'argent, ou pour se nourrir comme le font les animaux ; non, lui s'amuser, lui joue, car il s'ennuie si il n'a personne à torturer de la sorte. J'aurais cru que je ne deviendrai jamais quelque chose comme cela pour lui, que je serai toujours ce type un peu insupportable avec qui il peut s'envoyer en l'air... mais on en a décidé autrement. Mon frère en a décidé autrement. Adrian lui même a décidé que cela devait cesser, puisqu'il est là, puisqu'il ne m'a toujours pas relâché et qu'il a l'air bien décidé à accomplir sa tâche, même pour une somme miséreuse. Je sens la lame sur ma gorge à deux doigts d'entamer ma peau à chacune de mes respirations, de plus en plus saccadées sous le coup du stress.
Qui ne serait pas paniqué, alors que sa seule connaissance plus ou moins amicale est sur le point de le vider de son sang ?
Non... C'est ça. Il ne va pas m'égorger avec ce couteau, il va faire ce qu'il adore. Ce dont il a un besoin viscéral.

« Au hasard, me vider de mon sang ? Sois clément et fais ce que tu as à faire. Tu as assez joué avec moi, mon chou. »

Je m'efforce de garder un ton détendu. Plutôt inutile, étant donné que les contacts physique qu'il a actuellement lui permettent sans problème de connaître mon état. Mon lamentable état... Je rouvre les yeux, et c'est sur ma toile qu'ils se posent. Il me maintient face à mon œuvre et c'est sûrement la dernière vision que j'aurais de la vie. Il ne me laissera jamais mourir en le contemplant, ce serait bien trop clément de la part d'un assassin.
Ainsi mourra Konrad von Heimlich, après une longue réflexion qui se sera avérée erronée, car lui même n'aura été que la proie d'un prédateur bien supérieur à lui.


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Adrian Bovero
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MessageSujet: Re: Les prédateurs ☠ [AdrianxKonrad]    Mar 14 Oct - 16:01


 
I'm not a shoulder to cry on
 

 
On peut dire ce qu'on veut, en général, je suis plutôt correct avec mes victimes. Je leur arrache la vie de façon aussi brusque qu'elle est inattendue, certes, mais en général j'évite d'en rajouter. Sauf lorsque je suis d'humeur assez mauvaise et que je ne prends pas forcément la peine de leur éviter la souffrance en agissant rapidement. Mais je ne compense jamais une quelconque frustration avec leurs cris et leurs expressions effrayées. Je ne prends pas un spécial plaisir à tuer. Je suis simplement doué pour ça, et j'ai trop peu de conscience pour m'en vouloir. De toute façon, donnez n'importe quelle chose affreuse à faire à quelqu'un et ajoutez-y une grosse somme d'argent, vous verrez cette personne largement plus susceptible d'accepter, peut-être même avec un petit sourire vicieux en plus.

Or, là, c'est différent. Différent parce que, et je ne cesse de le et de me le répéter, si je me comporte de la sorte c'est quasi essentiellement parce que je connais Konrad, ce qui est d'ailleurs la principale raison qui me pousse à ne pas le tuer sur le champ - l'autre étant nos relations. Et tout le temps que je passe à essayer de trouver de nouvelles choses à lui dire pour le faire patienter, c'est le temps que je ne prends pas pour choisir d'enfoncer cette lame dans sa peau ou non.

 
Au hasard, me vider de mon sang ?


Je plisse les yeux. Ça aussi je le fais plus ou moins rarement. Je secoue lentement la tête pour simple réponse. Son sang n'est pas de ceux que j'ai envie de boire. Premièrement parce que j'ai déjà goûté et que c'était... tout sauf bon. Et deuxièmement pour le principe. Si déjà je le tue, je ne me permettrai pas vraiment de le faire en le vidant de son sang.

 
Sois clément et fais ce que tu as à faire. Tu as assez joué avec moi, mon chou.


J'inspire longuement. Je hais tous les surnoms qu'il me donne. "Mon chou". Ma poigne se crispe sur le manche du couteau toujours appuyé contre sa gorge et ma main se fait plus pressante sur son ventre. Abruti. Il tient si peu à sa vie que ça finit par me faire peine. De toutes les nombreuses personnes que j'ai tuées, j'en ai déjà rencontrées plusieurs qui semblaient soulagées que ce grand type louche vienne mettre fin à leur existence. Pour le cas de Konrad, c'est... flou. Vu la vie de solitaire glauque qui peint des horreurs qu'il mène, ses problèmes de famille (quand quelqu'un tient à faire tuer son propre frère, on peut envisager que le reste de la famille soit aussi touchée par une certaine haine à l'égard de ce frère-là...), ça ne m'étonnerait pas qu'il aie une piètre estime de sa vie. Mais son opinion de lui-même semble compenser cela, et en faire une personne orgueilleuse et insupportable, qui tient donc à rester en vie. À la place de Konrad, j'aurai juste peur de la douleur, surtout que lui a affaire à un type qui peut faire ce qu'il veut de ce côté-là.

Si je veux, je peux le faire hurler comme il n'a jamais hurlé de douleur, je peux annuler toute la souffrance, ou alors, au contraire, lui offrir comme dernière sensation une terrible vague de plaisir. Mais je ne suis pas assez généreux pour ça, d'autant que là il ne s'agit plus d'une histoire de le ridiculiser en le faisant gémir, puisqu'il sera déjà mort quand je ricanerai de lui.
 
 
Pardon ?


J'ai perdu toute trace de sourire, mais reste proche de lui, la main appuyée contre son estomac, le visage au niveau de son épaule, et secoue imperceptiblement la tête.

 
On me dit simplement ce que je dois faire, pas de la façon dont je dois le faire. Si je veux t'étouffer, t'éventrer, te briser la nuque, je peux, je fais ce que je veux. Et peut-être que je prends simplement le temps de choisir entre ces trois options.


C'est répugnant. Ce que je dis. Je n'ai jamais éventré personne et ne le ferai sûrement jamais. Mais là n'est pas la question. J'expire longuement, jette un rapide regard à la lame, à son cou, et essaie d'imaginer l'une trancher l'autre. Mais cette image dans mon esprit fait comme ces choses que l'on se projette en se disant "non, ça n'arrivera jamais, c'est impossible", comme si on ne serait jamais capable de le faire. Or, parfois, ça arrive.

 
Konrad, tu me fais pitié et tu me feras toujours pitié, sache-le.


Je m'accorde quelques secondes de silence en ignorant les tremblements presque imperceptibles de ma main - remarque, il doit les sentir. Finalement, je me décide à agir, et appuie la lame contre sa peau, en même temps que la partie de mon cerveau contrôlant mon pouvoir s'active, afin de créer en lui une sensation de douleur peut-être trois fois supérieure à celle qu'il est censé ressentir. Je patiente quelques secondes de la sorte, augmentant un peu plus la douleur à chaque fois, m'attendant à des plaintes de douleur, ravalées ou pas.

Et finalement, je le relâche.

J'écarte brusquement la lame et jette un très rapide coup d’œil à son cou, qui ne saigne quasiment pas. Je n'ai pas enfoncé la lame suffisamment pour déclencher une hémorragie, je ne l'ai même pas "enfoncée". Je l'ai juste appuyée... suffisamment pour le faire saigner un tout petit peu. Je ne le repousse cependant pas, pas qu'il croie être sain et sauf. Si je veux je peux toujours essayer de lui refaire mal, dans cette position.

 
Si tu oses te pointer devant ton frère à nouveau ou lui adresser un quelconque signe de vie, cette fois c'en sera fini de toi. Compris ?


Ma main qui était sur son ventre remonte jusqu'à sa gorge, là où la peau n'est pas rouge et légèrement entamée, et je resserre ma poigne dessus. Je penche un peu plus la tête en avant pour mieux regarder son visage et le fixer de mon air glacial. Je sens venir les menaces, mais les remerciements, ça, c'est trop espérer. Au moins, je lui aurai fait mal, et je lui referai mal si il m'énerve de trop. Mais pas de meurtre aujourd'hui. Laissons cette pourriture vivre et continuer de faire ses caprices et critiques de tout et de tout le monde, et ce juste parce qu'Adrian Bovero le connaît et couche avec lui de temps en temps, après avoir échangé quelques mots froids avec lui.

Oh, Konrad. Tu n'as pas intérêt à me faire regretter de t'avoir laissé en vie si tu ne tiens pas à ce que je revienne sur ma décision.

 
The lies I weave are so intricate
 


  © Halloween


 
j'suis désolée je sais que l'image fait narcissique mébon I: j'ai trouvé de nouveaux gifs de Gaspard aussi comment ça ça n'a rien à faire ici buh


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Konrad von Heimlich
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MessageSujet: Re: Les prédateurs ☠ [AdrianxKonrad]    Mer 15 Oct - 20:47






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« On me dit simplement ce que je dois faire, pas de la façon dont je dois le faire. Si je veux t'étouffer, t'éventrer, te briser la nuque, je peux, je fais ce que je veux. Et peut-être que je prends simplement le temps de choisir entre ces trois options. »

Oh, et je sais que tu en serais capable, Adrian. Tu es capable de tout. Absolument tout. Un peu comme une bête est capable de n'importe quoi pour la seule chose pour laquelle il est conditionné : survivre. Dévorer son compagnon pour se nourrir dans des cas extrêmes, se ronger la patte pour se libérer d'un piège à ours. Les bêtes sont capables de n'importe quoi pour survivre, mais toi, Adrian, tu n'as pas besoin d'une raison pour de telles horreurs. Tu es capable de choses auxquelles d'autres ne songeraient même pas. Car après tout tu es un prédateur et tu es entièrement fait pour régner. Tu ne survis pas, tu es déjà en parfait état ; tu REGNES. Comme un roi doit le faire.
Et actuellement c'est sur ma propre vie que tu règnes, la tenant entre tes doigts comme un insecte que tu hésites à annihiler.

« Konrad, tu me fais pitié et tu me feras toujours pitié, sache-le. » Oh, tu me brises le cœur. Ne sois pas si cruel...

Mais il l'est, cruel. Sans quoi il ne m'égorgerait pas. IL M'EGORGE. IL ME TUE. Je sens avec une netteté effroyable l'acier froid pénétrer ma peau, et la douleur me parvenir et faire trembler l'ensemble de mon corps. Une douleur glacée et piquante, qui me fait écarquiller les yeux et serrer les dents à les briser ; par un réflexe de survie, me rappelant douloureusement je ne suis que la proie avec laquelle il s'amuse, ma main file jusqu'à la sienne et s'y agrippe. Je serre les doigts autour de son poignet, crispé, trop figé pour avoir la force de le faire me lâcher. Je suis incapable d'un autre mouvement, et à défaut d'avoir la force de tirer son son bras, je ne peux que le serrer de toutes les force qu'il me reste. Puis je penche la tête en arrière, sens ma nuque toucher son épaule, et j'abandonne à réprimer un gémissement étouffé.
Pourtant je ne meurs pas. Je me sens parfaitement conscient, les yeux écarquillés sur la fenêtre ouverte à mon plafond, et le ciel éclairé par le centre-ville. Si calme.
Ma douleur est telle, irradiant de la plaie sans doute béante, comment puis-je encore tenir debout ? A moins que...

C'est bien ce que je pensais. Ces sensation de peur panique et de souffrance intenable disparaissent comme elles sont apparues. Je lâche Adrian et porte la main à ma gorge. Rien. Je sens bien une coupure, et un peu de sang qui en coule, mais il ne m'a pas tranché la jugulaire, et il n'y a quasi aucune trace de l'agonie sous laquelle je me tordais il y a quelques secondes à peine.
Une grimace de frustration déforme mes traits. Il s'est joué de moi.

« Si tu oses te pointer devant ton frère à nouveau ou lui adresser un quelconque signe de vie, cette fois c'en sera fini de toi. Compris ? »

Ainsi il me laisse la vie sauve.
Je laisse échapper un soupir de soulagement, étouffé un peu trop tard. Il me laisse essoufflé et le cœur battant à tout rompre. Il me laisse la vie sauve après avoir joyeusement fait en sorte que je montre mes faiblesses devant lui. Oh, il sait parfaitement comment me tirer des gémissements, mais cette fois-ci il y a mit la douleur, se délectant de ma réaction paniquée. Sa main sur ma gorge me fait lever le menton, mais je garde le regard face à moi dans le vide, faute de pouvoir le contempler lui.
Malgré le fait que Adrian m'ait fait croire à ma mort, et ait toujours la possibilité de me tuer, je ne peux que continuer de l'admirer. Physiquement bien sûr, mais aussi mentalement dans un sens. Il est fort différent de moi – comme chaque être humain sur cette planète – mais pas dénué d’intérêt – contrairement à tous les autres stupides êtres humains de la planète. Au contraire. Bien au contraire. Mes yeux roulent sur le côté pour espérer le voir. Comme plus tôt, cette position ne me permet que de voir une partie de son visage. C'est terriblement frustrant.
Je m'efforce de garder mon calme. Je pourrais parfaitement me libérer de lui – à mes risques et périls – et lui demander des comptes, m'énerver et risquer à nouveau un sort pire que l'avertissement de tout à l'heure, mais je préfère jouer la carte de la sûreté pour le moment.

« Que comptes-tu lui dire ? »

Cette fois je me tords le cou pour pouvoir le regarder. J'ai, de près son magnifique profil, nez effilé et regard d'aigle.
Un Appollon.



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Adrian Bovero
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MessageSujet: Re: Les prédateurs ☠ [AdrianxKonrad]    Ven 17 Oct - 14:53


 
'Cause you got a guilty filthy soul
 

 
Sentant qu'il cherche à tourner la tête pour me regarder, je baisse la main qui enserrait sa gorge et pose mon regard sur le sien, froid et impassible. Qu'il ne s'attende pas à un petit sourire, celui qui accompagne des scènes dramatiques, douces, romantiques -répugnantes- de "je t'ai laissé la vie sauve parce que je tiens à toi, tu vois..." Non. Je lui ai laissé la vie sauve parce que c'est une personne que je connais et avec qui ma relation n'est pas trop mauvaise, chose extrêmement rare (parce que nos rapports physiques ne sont pas à lésiner non plus), et surtout parce que je savais que si il restait en vie, j'avais quand-même le moyen de récupérer mon argent. La plupart des tueurs à gages ne se posent pas trop de questions et tuent sans désobéir, le fait que moi je ne fasse pas ce que j'ai promis de faire contre de l'argent ne sera pas soupçonné.

Et même si je n'ai pas un "esprit rebelle" ou je ne sais quoi, je ne me gêne jamais pour faire ce que je veux, même si ce n'est pas ce qu'on m'a dit de faire.

 
Que comptes-tu lui dire ?


Je ne réagis pas tout de suite, me contentant de fixer Konrad et de profiter de cette situation. J'entrouvre la bouche et prends mon temps pour répondre d'un ton froid et égal :

 
Que le travail a été accompli et que j'attends ma récompense, et surtout que plus jamais on ne vienne m'embêter avec cette famille, histoire d'ajouter une petite touche de réalisme je suppose.


J'incline légèrement la tête en levant les sourcils, continue de soutenir son regard. Il va de soi que ce qui va suivre cette phrase est une menace, parce qu'il est clair qu'il va en recevoir beaucoup ces prochains temps. D'un autre côté il faut bien, je ne peux pas me permettre de le laisser dire la vérité à son très cher frère. N'importe qui peut se venger d'un type comme moi, il existe un moyen très simple, mais pourtant radical. Aller voir la police, et tout raconter. Tout balancer, inventer des choses si il faut, mais en moins de dix minutes, notre vie peut se voir ruiner. Surtout la mienne. Il suffit de quelques coups de téléphones, puisque de toute façon il a l'air d'avoir des connaissances qui font partie de mes anciens clients, et hop, une petite visite au poste de police... et je suis fichu. Oh, je sais bien que c'est là où je finirai ma vie : en prison. Mais je préfère retarder au maximum le moment où je me retrouverai derrière les barreaux.

Et tu sais ce qu'il te reste à faire, à toi ?


Ma main remonte sur sa gorge, simplement pour s'y poser cette fois-ci, et un sourire carnassier étire mes lèvres, tandis que je rapproche mon visage du sien. Si en plus ça me permet de le menacer, m'assurer de ma propre sécurité va s'avérer être quelque chose de très amusant. Je laisse mes doigts exercer une légère pression au niveau de sa jugulaire et poursuis sur un ton plus bas :

Te souvenir que si tu glisses le moindre mot à ton frère, si tu adresses le plus insignifiant des signes de vie à ta famille, c'en sera fini de ta pauvre personne. Et n'essaie pas de me tromper. Je sais m'informer. Et à n'importe quel moment, je peux en finir avec toi. Si je tombe, tu tombes avec moi.


Je demeure encore quelques secondes comme ça puis retire ma main de sa gorge, et reste simplement debout derrière lui, gardant le couteau dans ma main droite, bien que je sois certain de ne pas avoir à l'utiliser ce soir-là.

Questions, peut-être ?


L'avantage, c'est qu'entre les menaces, les contacts pressants et la tension qui règne toujours, maintenant je sais que je peux faire ce que je veux. Partir, rentrer chez moi, ou rester et donner lieu à autre chose ici.

Je détache mon regard du sien et balaye rapidement la pièce du regard, en m'attardant sur sa toile. Un simple et triste corbeau aux yeux semblables à deux pauvres tâches de sang. Au moins ça a le mérite d'être reconnaissable, je suppose. J'oublie souvent que Konrad est peintre, et qu'il se débrouille dans ce domaine. En même temps, c'est le genre de chose qui me paraît plutôt insignifiantes, c'est pourquoi je ne m'attarde pas dessus. Parmi tous les traits de caractères et les aptitudes qui composent Konrad, son "talent d'artiste", si il est bien présent, n'est certainement pas la première chose qui m'intéresse chez lui.

Je méprise la peinture et toute forme d'art. Les plus belles choses sont réelles, elles ne se trouvent pas sur des toiles. Celles-ci sont d'ailleurs bien plus belles lorsqu'elles sont vierges, dénuées de toute forme d'intérêt ou de quoi que ce soit qui pourrait détourner l'attention des choses réelles qui l'entourent. À mes yeux, un vrai corbeau aurait bien plus de raisons d'être regardé que de cette toile. C'est l'une des raisons pour lesquelles je me demande pourquoi Konrad tient tant à me dessiner. Mais ça je ne le dis pas, inutile de lui donner plus de raisons de se moquer de moi.

Je continue de regarder la toile et lance un simple :

Affreux.


Parce qu'une entrevue avec Konrad ne peut pas se dérouler sans que l'un critique l'autre sur quelque chose... et également sans que ce que j'ai avant qualifié du "deuxième choix" ne se produise pas. Et c'est sûrement pour ça que je ne suis pas pressé de partir.


 
Be careful who you tell
 


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Konrad von Heimlich
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MessageSujet: Re: Les prédateurs ☠ [AdrianxKonrad]    Mer 22 Oct - 13:47






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SOURIRE♦ Les vrais délices, passent par le supplice



Je soupire. Un soupir faussement excédé, l'air de dire ''ok, ça suffit maintenant Adrian, tu m'emmerdes''. En réalité ce serait plus... du soulagement. La peur qui m'a assaillit pendant un moment, ainsi que la douleur tranchante – mais imaginaire – du fil d'un couteau entamant ma gorge, tout ça a suffit à me faire entrer dans un état de panique assez lamentable. Je m'en veux d'avoir tourné ainsi, surtout devant lui, surtout à cause de lui. Lorsqu'on a commencé à se connaître, je lui ai dit que jamais il ne serait supérieur à moi, dans aucun cas et dans aucun domaine.
On dirait bien que je me trompais lourdement, en fin de compte.

Oh, bien sûr. Me taire par rapport à mon frère, ne plus avoir aucun contact avec ma famille, c'est déjà ce que je fais depuis presque deux ans. Et cela ne me manque pas le moins du monde. J'oublie tous leurs simagrées, tous leurs discours sur une vie normale, sur à quel point je suis différent d'eux. Ils se sont longtemps étonnés que j'ai des attraits pour les choses de la nuit, tous mes goûts qu'ils ont toujours considéré comme bizarres et effrayants, et dangereux pour moi. Ceci dit ils n'ont jamais tenté la moindre chose pour me sortir de là, mis à part tenter de me faire culpabiliser sur la distance que je prenais par rapport à eux. Et sur la haine que j'avais envers chacun d'eux, que ce soit mes parents, mes frères aînés... ou Heinz.
Et tant mieux si ils n'ont pas essayé de me faire sortir de ces ténèbres. Je les apprécie, je les connais par cœur, ils sont tout mon univers. Dans ma tête, sur mes toiles... Pourquoi m'en séparer ? C'est ce que ma famille et mon entourage en général n'a jamais pu comprendre. Mon frère cadet en particulier. Et ils s'étonnent que j'ai tenté de mettre fin à ses jours...

« Affreux. »

Je suis le regard d'Adrian. Ainsi il trouve ma toile affreuse. Je ne lui en veux pas, il a horreur de l'art, je le sais pertinemment. N'est-ce pas ironique ? Son physique est une œuvre d'art du ciel à lui tout seul et il fuit toute sorte de peinture comme la peste. Tout comme il refuse que je le dessine. Parfois, rien ne me ferait plus plaisir qu'un petit croquis de lui. Je l'obtiendrait un jour. Ne serait-ce que pour le voir s'énerver sur quelque chose de si futile. Après tout il n'est qu'un homme. Mais un homme redoutable, certes.
Je finis par bouger un peu. Lentement, Je pose mes mains sur les siennes, les retire de mon cou. Il me maintient depuis un bon moment maintenant. Cela suffit. Je me détache de lui, m'avance d'un pas, me tourne pour le regarder, souriant. Le même sourire qu'au début. Maintenant que toute inquiétude a disparu, je peux à nouveau le contempler et lui rire au nez comme je l'ai toujours fait, comme je ne cesserai sans doute jamais de le faire.

« Tu es bien trop aimable, mon cher Adrian. J'avoue que pendant un moment j'ai vu que tu allais réellement m'achever... »

Je croise les bras, l'air satisfait, l'air amusé, moqueur. L'air habituel. Rien ne pourrait laisser croire que j'étais au bord du gouffre il y a tout juste une minute. Je me rapproche de lui, tout près, jusqu'à presque effleurer ses lèvres. Depuis qu'il est arrivé, je n'ai pas pu l'avoir en face, je n'ai pu qu'apercevoir son profil d'aigle. A présent je peux librement le contempler comme il le mérite.

« J'ai tout de même une question. Tu t'y attends, non ? »

Nos lèvres se frôlent sans que mon sourire inquiétant ne disparaisse.

« Pourquoi ne pas m'avoir tué, choupet ? »


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Adrian Bovero
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MessageSujet: Re: Les prédateurs ☠ [AdrianxKonrad]    Jeu 23 Oct - 16:58


 
take me out
 

 
 
Je le laisse faire lorsqu'il se détache de moi, mais continue de le suivre de mon regard froid et sévère. Maintenant qu'il est sûr de ne plus rien risquer, et cette fois je sens que ça s'est inscrit dans sa tête, vont venir les moqueries et les questions dangereuses.

 
Tu es bien trop aimable, mon cher Adrian. J'avoue que pendant un moment j'ai vu que tu allais réellement m'achever...


Je soupire. Oui, il en est de même pour moi, pendant un moment j'ai cru que j'allais réellement l'achever. Mais bon, certaines raisons m'ont fait changer d'avis, raisons que j'ai déjà largement oubliées lorsque j'ai vu renaître cet air arrogant et insupportable sur son visage. Je serre doucement les poings, l'un dans le vide, et l'autre sur le couteau que je tiens toujours dans ma main, pointe vers le sol. À n'importe quel moment je peux changer d'avis. Et pas seulement ce soir, alors que j'ai toujours l'arme en main, je peux le tuer quand je veux. Il en est de même avec tout le monde, en même temps. Mais de toutes les proies que j'aie jamais eues, Konrad serait sûrement la plus intéressante que l'on aie pu me présenter.

 
J'ai tout de même une question. Tu t'y attends, non ?


Je pousse un petit soupir pour exprimer mon mécontentement après m'être un peu éloigné de lui. Évidemment. Évidemment. Je n'aurai pu rentrer chez moi ou nous faire passer à autre chose sans que cette question ne se soit imposée à moi. Je suis resté immobile lorsqu'il s'est approché, sans broncher, en continuant de le regarder avec une certaine méfiance. Je me méfie toujours avec lui. Si je sais que Konrad est malsain et tordu, je ne peux prévoir ses réactions, et j'avoue qu'elles m'intriguent bien souvent.

Mais je sais également qu'il profite de ces instants pour me regarder et profiter de la vue, et bien souvent, rien que son regard est un compliment pour moi. Alors je ne bronche pas.

 
Pourquoi ne pas m'avoir tué, choupet ?


Je fais la moue et roule des yeux. Tout le fric que son frère m'a promis en échange de sa mort, je pourrai le lui donner si seulement il cessait de m'appeler par cet insupportable et ridicule surnom.

Je hausse mollement les épaules sans le quitter du regard, et bouge brusquement ma main qui tient l'arme -en espérant que ça lui tire un petit sursaut- pour la passer dans mon dos et jouer avec en la faisant tourner entre mes doigts, cherchant une réponse à peu près crédible - autrement dit qui s'éloigne le plus de la vérité, ou si on veut, un joli mensonge à lui cracher au visage.

 
Premièrement... je ne tue pas les gens que je connais.


Décision que j'ai prise ce soir-même. Je cesse de m'amuser avec le couteau, le passe derrière son dos et en appuie la pointe au niveau de ses reins, juste un peu pour que ça le pique et le fasse réagir. Non, sinon je n'aime pas jouer avec les réactions des gens. Du tout. Je lève les sourcils en lui adressant un regard dédaigneux.

 
Deuxièmement, rien que l'idée de te menacer en braquant une arme sur toi, et ce avec un prétexte crédible et réaliste qui pourrait t'effrayer un minimum me plaisait. Mais plus encore, je voulais pouvoir me moquer de toi après ça. Et crois-moi que si je ne dis rien à ce sujet-là, je n'en pense pas moins.


Une question me brûle les lèvres à moi aussi, mais je pense connaître la réponse, même si j'aimerais qu'il la confirme par lui-même. Je rentre la lame du canif dans son manche et laisse retomber celui-ci dans la poche de mon manteau. Voilà, Konrad, tu peux te considérer comme sain et sauf. J'ai reposé l'arme, et disons que je me promets de ne pas la resortir. ...pour ce soir.

Je rapproche à nouveau mon visage du sien, la tête inclinée, et demande malgré moi :

 
À ma place, qu'aurais-tu fait ?


Et dans le pire des cas, je saurais quoi lui répondre si il formule la réponse à laquelle je m'attends.



 
Holy water cannot help you now
 


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Konrad von Heimlich
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MessageSujet: Re: Les prédateurs ☠ [AdrianxKonrad]    Sam 25 Oct - 18:03






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BESTIALLook how far we've come! ♥



Oh, il ne tue pas les gens qu'il connaît. Comme c'est adorable. Comme c'est risible.

Avant que je n'ai pu lui répondre une moquerie insultante, je sens la pointe du couteau appuyer sur  ma colonne vertébrale. Je me tends. Adrian ne tentera rien d'autre, je le sais. Il est imprévisible est exceptionnel, c'est ce qui fait tout son charme, mais je peux aisément deviner qu'il ne va pas retourner sa veste pour me poignarder maintenant. Si il avait voulu me tuer, il l'aurait déjà fait, sans le moindre état d'âme. Mais il trouve un meurtre moins intéressant que de jouer avec mes réactions. Comme il est mignon.
La pointe de l'arme me force à me rapprocher un peu de lui, si c'est possible ; je pose les mains sur ses épaules, mes lèvres toujours proches des siennes. Il est avantageux de faire presque la taille que lui.

« Deuxièmement, rien que l'idée de te menacer en braquant une arme sur toi, et ce avec un prétexte crédible et réaliste qui pourrait t'effrayer un minimum me plaisait. Mais plus encore, je voulais pouvoir me moquer de toi après ça. Et crois-moi que si je ne dis rien à ce sujet-là, je n'en pense pas moins. »

Je ricane. Voila quelque chose qui lui ressemble bien.
La sensation gênante d'une pointe dans mon dos disparaît. Je soupire imperceptiblement. La couteau disparaît dans la poche du manteau d'Adrian. Très beau manteau. D'un cuir de bonne qualité. Il durera des années, ce manteau. J'espère pouvoir le voir encore longtemps ; me passer d'Adrian me ferait de la peine. Il est amusant, presque mignon. Presque attendrissant.

« À ma place, qu'aurais-tu fait ? »

Ce que j'aurais fais ?
C'est vrai que je n'y ai pas réfléchit. Si j'avais la possibilité de mettre fin aux jours d'Adrian Bovero, maintenant ? C'est évident.

« Je ne l'aurai pas fais. »

Car, comme dit plus tôt, je n'ai pas envie de me passer de lui. J'en serais capable, bien sûr. Après tout on ne s'est pas vus si souvent, je ne le connais presque pas, et jusqu'à maintenant il n'a rien voulu me dire de sa personne. Je connais tout juste les grandes lignes : son ''métier'', si on peut nommer ça ainsi, son nom, son excellence dans le domaine sexuel, ses attributs Animalik, et... c'est à peu près tout. Je ne sais rien de lui, mais il m'intrigue, il m’intéresse, et pour ces uniques raisons, me séparer de lui aussi brutalement par sa mort me peinerait. Bien que je m'en remettrai sans doute très vite. Ce serait juste... dommage.
De plus, le tuer n'aurait aucun intérêt, même si on me payait pour cela. Jusqu'à aujourd'hui, c'est avec lui que j'ai passé les meilleures nuits. Tous les gens qui m'ont intéressé dans cette ville m'ont vite fait déchanter. PERSONNE ici n'a d’intérêt. Ils sont tous d'une banalité et d'un ennui à faire peur, hommes comme femmes. Et ce n'est pas faute d'avoir cherché. Plusieurs soirs par semaine, je sors écumer les bars et les endroits les plus sombres de la ville, où personne d'autre n'aimerait traîner. Et à part des coups d'un soir plus que décevants, je n'ai rien trouvé.
C'est pourquoi Adrian, ou plutôt ses ''talents'', me tient tant à cœur. Il est, jusqu'à maintenant, le seul a avoir fait la différence. Une petite différence, mais suffisante pour renouveler l’expérience ; suffisante pour le garder en vie encore longtemps.

Je lui offre un sourire carnassier, impitoyable.

« Pourquoi me passerais-je de quelqu'un comme toi ? Ce serait bien dommage... »

Je pose ma main sur sa joue, le rapproche de moi et l'embrasse cette fois pour de bon.
J'ai toujours un petit sourire moqueur lorsque je vois un couple s'embrasser. Un baiser d'amour se voit immédiatement. Il est plus banal, plus ridicule, plus intime aussi. On peut le qualifier mignon comme de répugnant, mais pour ma part, je pencherai plutôt pour la deuxième option. Un baiser peut représenter énormément de choses, principalement de l'amour.
Lorsque j'embrasse Adrian, c'est différent. C'est presque comme si ce n'était pas un véritable baiser. Il est vide. Il est sans émotion, sans affection ; il n'est qu'insensible, agressif. Animal. Il réduit à néant l'acte même de s'embrasser, il est juste... sexuel.

Bestial.


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MessageSujet: Re: Les prédateurs ☠ [AdrianxKonrad]    Lun 27 Oct - 16:03


 
I don't want your money, I don't want your crown

 
Sa réponse a le mérite de m'étonner, en plus de me satisfaire grandement. Moi qui pensais que le méchant Konrad n'épargnerait personne pas même moi ("pas même", comme si j'avais quelque chose de particulier), me voilà surpris. Tandis qu'il m'adresse un sourire cruel, je hausse les sourcils en le fixant, disons, agréablement surpris. L'idée de l'avoir laissé en vie alors que lui m'aurait rapidement achevé ne m'aurait guère plu, passer pour le faible "sentimental" ne m'a jamais plus. ...enfin, je n'ai jamais donné une telle impression. Et je n'ai pas envie que ça arrive.

 
Pourquoi me passerais-je de quelqu'un comme toi ? Ce serait bien dommage...


Je hausse faiblement les épaules. Si il le dit, oui. Je me retiens de lever une main lorsqu'il pose la sienne sur ma joue mais le laisse faire et l'embrasse en retour, avec aussi peu de douceur que lui. Les baisers que l'on échange n'ont jamais rien de doux, affectueux, tendres, autrement dit répugnants - à mes yeux en tout cas. De toute façon, l'amour n'est qu'une chose bien secondaire dans tout cela. Certains pensent qu'il est mieux d'avoir des rapports sexuels avec une personne que l'on aime qu'une autre dont on se fiche à moitié, et je risque de me vanter, mais je pourrais prouver le contraire à n'importe qui, et ce par mes propres moyens.

Je glisse une main entre nous deux et la place au niveau de sa poitrine pour le repousser lentement et mettre fin au baiser, aussi agréable fut-il, gardant les yeux fixés sur lui, toujours aussi calme même si on perçoit une certaine moquerie sur mon visage.

 
Ooh. Si c'est pas adorable d'entendre ça.


J'aurais pu penser à la même chose lorsque j'hésitais à l'achever. Konrad ne représente pas quelqu'un de particulièrement important, après tout. Néanmoins, il a cette originalité que beaucoup n'ont pas. Si mon pouvoir et certaines de mes aptitudes peuvent représenter un certain intérêt à ses yeux, c'est sa bizarrerie malsaine et ses étranges habitudes, opinions et paroles qui m'intéressent de mon côté. Je ne partage pas vraiment sa façon de penser - autant faudrait-il que je la connaisse, il aime peindre alors que je déteste l'art et tout ce qui s'en rapproche, il n'a pas l'air d'apprécier les... "humains" en général tandis que je les trouve plutôt amusants même si ils sont agaçants... la plupart de nos traits de caractères s'opposent. Mais je suppose que si nous partagions nos opinions et notre façon de penser, tout ça tournerait bien vite au dramatique, aux niaiseries et à toutes ces choses que je refuse de laisser s'incruster dans ma vie. Je ne veux pas d'histoire d'amour, pas de niaiseries, je veux juste vivre tranquillement jusqu'à ce qu'on me traîne derrière les barreaux qui me serviront de maison jusqu'à la fin de ma vie. C'est triste, mais que peut-on faire quand on est tueur à gages ? Arrêtez ça un beau jour et devenir boulanger ? Non, continuer sur cette voie et s'enfoncer un peu plus jusqu'à ce qu'on aie touché le fond sans plus pouvoir remonter. Là, on se regarde faiblir pitoyablement et on ferme les yeux en attendant la mort.

C'est mon avenir, j'en suis conscient et à vrai dire, il ne m'effraie pas tant que ça, même si je préfère me limiter à l'avenir qui m'est réservé dans cet appartement, cette nuit, et qui s'avère bien plus agréable que l'autre, à long terme. Enfin, si notre artiste en herbe le veut bien.

 
Donc ?


J'incline un peu la tête, en le regardant de façon plus insistante. Il est tard, même tôt je dirai, et il n'est plus question de rentrer chez moi pour m'endormir comme un bienheureux. À ce stade-là de la nuit, je me prive de quelques heures de sommeil et j'en profite pour m'occuper de diverses façons dans cette ville étrange et pour le moins amusante. Raison de plus pour laquelle je ne veux pas la quitter. Il y a toujours de quoi faire, un conflit entre deux types ivres à observer d'un œil moqueur, des gamins de l'internat à embêter, ou quelqu'un avec qui prendre son pied. Oh, il y a bien sûr quelques unes de ces options disponibles dans d'autres villes, mais celle-ci reste ma préférée, bien fournie en drogués, perturbés et types tordus, un peu comme Konrad, celui sur lequel je préfère m'acharner, ce qui ne risque pas de changer avant longtemps.

Après tout, je ne sais pas quel avenir lui est réservé à lui non plus, et surtout quand est-ce qu'on cessera de se voir. Peut-être dans une semaine. Peut-être dans trois mois. Peut-être dans un an. Mais ça ne prendra pas longtemps avant que l'un de nous soit tué, emprisonné, fonde une famille et coupe les ponts, ou tout simplement oublie l'autre. En sachant que si je veux, je peux moi-même le tuer à chaque instant. Mais je doute oublier un jour Konrad, même plus tard. Il restera certainement "le peintre étrange que je me tapais".

Je relève le menton avec une expression dédaigneuse, les yeux baissés sur Konrad. Il a beau avoir presque ma taille, ces quelques centimètres de différence me suffisent pour le narguer un peu plus lorsque l'envie me prend, en le regardant de haut.

 
Je m'en vais et je te laisse continuer de peindre tes piafs ?


Ma question sonne de façon presque rhétorique. Mais je suppose que si il me dit de partir, qu'il en a "eu assez", je le ferai, j'ai beau tuer les gens et les vider de leur sang, j'ai au moins la politesse de ne pas les encombrer trop longtemps chez eux. Cela va de soi.

Mais si Konrad a le temps de rester éveillé jusqu'à 2h du matin pour peindre de ridicules oiseaux aux yeux sanglants, il a également le temps - et l'envie - de faire autre chose de plus appréciable et intéressant.


 
See I've come to burn your kingdom down
 


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MessageSujet: Re: Les prédateurs ☠ [AdrianxKonrad]    Sam 1 Nov - 14:11






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LUXUREHello darkness my old friend...



Je ne compte pas dormir.
Je n'en avais déjà nul besoin avant que Adrian ne fasse irruption ici. Encore moins l'envie. Si il ne s'était pas pointé ici et maintenant, je suppose que je serai sorti faire un tour dehors. Le fait que ce soit le milieu de la nuit ne me dérange pas, pas plus que la faune que l'on trouve en ville, tandis que tous les gens saints d'esprit dorment paisiblement. La ville est mon monde, c'est là que je dois être. Parce que je ne fais pas partie des bonnes gens saines d'esprit. Je ne suis pas de ceux qui ont peut de s'aventurer dans les ruelles de cette ville en particulier après le coucher du soleil. Ils ont sans doute raison ; c'est mieux pour eux et pour tout le monde qu'ils restent en sécurité. Mais Pour ma part, je suis bien dehors.
Après tout les serpents sont des prédateurs nocturnes.

Je détache le regard de mon amant et me tourne pour regarder ma peinture, encore une fois. A mieux y regarder, et à la lumière des quelques minutes qui viennent de s'écouler, ce n'est pas une si bonne toile. J'en peindrai d'autres, incroyablement plus réussies. Si j'étais mort maintenant, oui, ç’aurait sûrement été la meilleure ; mais bien en dessous de mon potentiel. J'aurai le temps d'en faire bien d'autres, bien meilleures, avant que Adrian ne se décide à réellement m'abattre de sang froid.
Après tout, il n'est que le plus grand prédateur de cette fichue ville.

Je me tourne à nouveau vers lui, souriant étrangement. Chacun de mes sourires peut être interprété comme étrange... Au dessus de nos têtes, la fenêtre ouverte sur le ciel dépose sur Adrian les légères lumières de la ville, donnant de lui une vision éthérée. Je passe les miens derrière sa nuque, l'observe de plus près ; ses traits fins, son regard acéré.

« J'ai assez peint pour cette nuit. »

Bien assez.
J'ai besoin de tout autre chose maintenant. Et lui seul peut me l'offrir.
Je n'ai aucune confiance en Adrian ; je n'en aurai sans doute jamais. Mais il a décidé de me laisser la vie sauve, et rien que pour ça je pense pouvoir lui offrir un minimum de reconnaissance. Du moins jusqu'à la prochaine fois.

Au risque de me répéter, j'ai une certaine forme de respect pour Adrian. Pour beaucoup de raisons, mais principalement pour tout ce qui émane de lui. Force, adresse, calme, puissance... Beaucoup de choses qui suffisent à faire de lui un homme exceptionnel, dont je suis heureux d'avoir fait la connaissance ; et de pouvoir coucher avec lui de temps à autres.

Souriant, je l'embrasse à nouveau, toujours de cette manière qui répugnerait beaucoup de gens, mais qui pour ma part, suffit à m'amuser.
Adrian et moi sommes différent du commun des mortels. Toutes les raisons qui me le font penser seraient trop longues à décrire et développer en détail, mais le fait est que nous le sommes, lui à sa manière, moi à la mienne. Mais j'ose croire qu'à nous deux, nous sommes exceptionnels,

« Il est temps de passer à autre chose... »

Je pose les mains sur sa poitrine et le pousse contre le mur avec un sourire dont il peut parfaitement comprendre les intentions, à présent. Sachant très bien ce qu'il se passera durant la prochaine heure, je l’entraîne avec moi dans mon univers de luxure.




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Les prédateurs ☠ [AdrianxKonrad]

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