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 Connerie, Mimi et Chantilly [PV Envahisseuses]

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LeeTeuk Park
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MessageSujet: Connerie, Mimi et Chantilly [PV Envahisseuses]   Jeu 2 Oct - 21:33


"Quand tu ne vois pas à qui tu parles, tu te tais"
“Mon Hyuk adoré et moi-même”






YeSung devait partir tôt pour un rendez-vous et Donghae l’accompagnait. Logique. Puis ils voulaient passer la journée ensemble. Jusque là tout va bien. Jonghyun et Sungmin, en parfait petit couple, sortaient quasiment tous les samedis ensemble, sauf quand je prévoyais une sortie en famille, ce qui n’était pas le cas. Eunhyuk et Siwon était là où ils étaient, ensemble ou pas, je ne voulais pas forcément savoir. C’était bien les deux seuls que je ne surveillais pas en permanence pour savoir ce qu’ils faisaient de peur d’en apprendre un peu trop. Il ne restait que Hyukjae et moi dans la chambre. Et dans deux lits séparés… Non, ça ne me gênait mais depuis le temps qu’on était ensemble, avec tous les guillemets qu’il faut, vu que rien n’était officiel, j’aurais voulu pouvoir dormir contre lui et l’embrasser tout le temps en le prenant dans mes bras. Mais ce n’était pas possible, Eunhyuk n’avait jamais réagi à nos sous-entendus et je désespérais qu’il le fasse un jour…

J’étais endormi depuis peu, ayant le sommeil entrecoupé de cauchemar en ce moment, quand je sentis son souffle sur mon visage et sa main sur ma joue. Je savais que c’était lui et je me retournais en ouvrant les yeux pour le voir. Il était déjà tout habillé et me souriait. J’aimais quand ses lèvres étaient étirées comme en ce moment. Pourquoi s’était-il tant rapproché alors que nous faisions tout pour rester discret sur notre relation ? Les autres devaient tous être déjà partis et lui semblait sur le départ aussi. Il me chuchota à l’oreille, pour ne pas me réveiller en plein :

- Je vais à la bibliothèque mais je reviens vite profite-en pour dormir un peu. Les autres sont déjà tous occupés, ne t’en fais pas.

- Attends-moi, je vais t’accompagner…

- Non Chipper, reste couché, ça peut pas te faire de mal et il m’arrivera rien, c’est promis.

Et sur ce, il déposa un rapide baiser sur mon front avant de s’éclipser sans que je puisse le contredire outre mesure. Il avait pris l’habitude de m’appeler Chipper, à cause de mon côté renard. Et en contrepartie, je l’appelais Abu quand nous étions seuls. Mais parfois je m’emmêlais les pinceaux et finissais par l’appeler Ab-Hyukjae et je craignais que certains puissent se douter de quelque chose, même si tous étaient absorbés dans leurs parfaites histoires d’amour… Je décidais de ne pas me rendormir et de rejoindre mon Hyuk dans la bibliothèque. Direction la salle de bain. Une douche rapide et en sortant alors que je commençai à me rhabiller, j’ai entendu la porte s’ouvrir et se refermer. Ce ne pouvait être que le retour de mon Hyuk adoré… Je pensais que ce ne pouvait être que lui…

- Hyuk ? T’es déjà revenu ?

- Mmh…

Il avait peut-être lu un livre sur le langage préhistorique et il voulait expérimenter…

- T’es sur que ça va ?

- Ouais…

- Je me disais un truc…

- Mmh…

- Tu crois que tu pourrais passer avec moi pour dormir ?

- …

Pourquoi il ne me répondait pas, je pensais pourtant lui faire plaisir moi… Peut-être pensait-il à son frère après tout ?

- Bah alors mon petit Abu ? T’as perdu ta langue ?

-…

- Tu veux pas c’est ça ?

- Euh…

- Hyuk t’es sur que ça va ? T’as l’air bizarre.

J’avais ouvert la porte et je le voyais, blanc comme un linge, la bouche entrouverte comme s’il avait vu un fantôme. Il m’avait pourtant déjà vu shirtless… A moins que… OH MERDE !

- Oh tu me saoules, je t’ai dit que oui.

Ça, c’est pas ce que Hyukjae m’aurait répondu mais plutôt un ton à son jumeau diabolique. Etait-il possible que je me sois trompé ? Non, non, non ! C’est vraiment pas mignon ça… Et si c’était le cas, où était mon sauveur ? Où était Hyukjae ? C’est le seul qui pourrait me permettre de survivre au cyclone Eunhyuk quand je sortirais. Si j’en prenais le risque… J’entendis la porte claquée et une petite voix qui oscillait entre amusée et gênée.

- Chipper, tu peux sortir, il est parti…

Oh putain ! Ça c’est le must, il a peut-être tout entendu… Je suis sorti de la salle de bain en mode « pitié que l’autre taré soit pas là ». Pourquoi il a rien dit ? Est-ce que ça l’amusait de me savoir dans une situation délicate ? Ou c’était son frère qui lui avait dit de rien dire et de pas se montrer peut-être ? Au moins, je l’avais reconnu en le voyant et en l’entendant… Est-ce que ça allait pouvoir me rattraper ? Fort peu probable, j’étais presque sur qu’il allait trouver un moyen de m’en reparler. Et ce, très vite. Mais pas maintenant. J’avais déposé un rapide baiser sur les lèvres de mon Hyuk à moi et j’avais à peine remis un tee-shirt que la tornade, aussi appelée Eunhyuk, était entrée en trombe dans la chambre en disant, ou plutôt en hurlant :

- Va falloir qu’on parler tous les trois !

Si on pouvait éviter de parler en face à face, ça m’arrange. Au pire, je te téléphone et tu m’engueules à distance ? Non, t’as pas vraiment l’air apte à accepter que je m’en ailler. Pourquoi tu bloques la porte ? Il va quand même pas me tuer ? Non… Il oserait pas, n’est-ce pas… Et pourquoi Hyukjae il a un petit sourire ? Est-ce que j’ai une tête de paniqué si drôle ? Tant mieux, j’adore le voir sourire. Non, n’ouvre pas la bouche. Oh punaise de cacahuète, je sens qu’il va dire une connerie.

- Tu veux parler de quoi ?

Aïe c’est sur. Je vais mourir.

- Pourquoi il t’a donné un surnom ?!

- Parce que c’est que font les couples.

Euh… désolé mais de un, c’est la première fois que tu dis qu’on est un couple alors permettez-moi de verser ma petite larme – oui elle est vraiment là – et de deux, pourquoi il dit ça sereinement alors que ça va probablement signer mon arrêt de mort…

- Que… que… Toi ! Viens là ! Tout de suite !

Je dois avouer que dans un élan de connerie, je me suis retourné pour vérifier que son doigt ne pouvait pas être pointé vers quelqu’un d’autre que moi mais non… Je vais mourir. Adieu monde cruel ! Tu m’as fait connaître l’amour et je t’en remercie mais c’est désormais la fin… Mais malgré tout, encouragé par le regard confiant de Hyukjae – comment faisait-il – je me dirigeai d’un pas le plus assuré possible – c’est-à-dire pas beaucoup – vers Eunhyuk. J’avais fermé les yeux en arrivant et je retenais mon souffle quand je sentis celui-ci me prendre dans ses bras. Me… prendre… dans… ses… bras ! Il y a quelque chose que j’ai pas bien compris ? J’ai raté quel épisode ? A quel moment Eunhyuk a décidé qu’il me laisserait la vie sauve et qu’il me donnerait sa bénédiction ? J’ai rien pu dire, j’avais envie de pleurer.

- Tu sais quoi la rousse, je vais te laisser une chance. J’ai jamais vu mon frère sourire comme depuis qu’il te connait et en plus maintenant il m’a l’air heureux. Alors t’as une chance. Mais fais gaffe, il pleure une fois en me disant que c’est lié de près ou de loin à toi et t’es mort. Compris ?

-…

J’étais complètement aphone. Je comprenais plus rien. Il s’était toujours méfié de moi et maintenant il me donnait son feu vert. Ah les Won, un jour, j’y comprendrai quelque chose. Enfin bref, il avait pas tellement l’air content que je l’ignore et je retrouvai le Eunhyuk d’avant.

- Compris ?!

- Hein, ah, euh, oui, oui, oui, pas de souci, il pleurera pas même pas il boudera. Promis.

Sauf que j’adorais quand il me regardait avec une moue boudeuse… Suffirait de rien dire à son Hyung… Je crois. Hyukjae m’a alors pris la main, sous le regard quand même choqued de son frère, et on est sorti de la chambre, croisant Siwon au passage, qui nous a regardé bizarre… Bah quoi, il a jamais vu un couple lui ? Si, mais peut-être pas avec sa maman dedans, ça c’est sur… Va falloir que je leur dise ou qu’ils s’en rendent compte tout seul comme des grands mais avant, je devais subir le sarcastique Hyukjae, qui n’allait pas me laisser m’en tirer comme ça…

- Alors comme ça, t’arrives même pas à me différencier de mon frère ?

- Ben… Faudrait que vous ayez un truc de différent pour ça…

- Bah ouais, mais je vois pas bien quoi. A part si je me ballade shirtless mais je suis pas sur que t’apprécies, ma petite jalouse…

Depuis qu’on était « ensemble » j’avais l’impression que faire des allusions à son passé lui était moins compliqué et ça me réjouissait de le voir redevenir heureux… ou devenir mais je ne voulais pas avoir la prétention de croire que j’étais la seule raison de son heurosité…

- T’as qu’à changer de coupe…

- C’est une bonne idée Chipper ! J’ai toujours voulu tester le châtain ! Tu viens ? On va aller changer ça tout de suite, ça te dit ?

- Euh… ou-ais…

Je n’avais pas vraiment le choix. Je n’avais même pas répondu que je me retrouvais dehors, ma main serrée dans la sienne, sur la route de la ville. Il était décidément la plus belle chose qui me soit arrivé. Je vivais au-dessus du monde, dans un univers parallèle où il n’existait que Hyukjae, même si beaucoup de décors et de détails venaient parfois rendre ce paradis un peu plus réaliste…

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HyukJae Won
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MessageSujet: Re: Connerie, Mimi et Chantilly [PV Envahisseuses]   Sam 4 Oct - 20:50

Connerie, Mimi & Chantilly ~
♦ Hyukjae Won & Leeteuk Park feat Eunhyuk Won ♦












Toute le monde dans la chambre était partie, sans que je ne sache forcément où ni comment ni pourquoi. Tout ce que je savais c'était avec qui. Jonghyun et Sungmin étaient sortis ensemble, comme tout les samedi à vrai dire. Personne ne savait vraiment où ils allaient ni ce qu'ils y faisaient, mais au fond je n'étais pas sûr de vouloir le savoir, même si l'image du couple mignon au possible qu'ils renvoyaient n'inspirait pas vraiment ce genre de chose. Yesung et Donghae étaient eux aussi sortis ensemble. S j'avais bien compris, Yesung avait un rendez-vous avec je ne sais qui pour je ne sais quoi je ne sais où. Au final je sais pas grand chose, si ce n'est que Donghae l'a accompagné. Siwon était également sorti, mais lui pour le coup je ne voulais vraiment pas savoir ce qu'il faisait. Surtout qu'Eunhyuk n'était pas là non plus, ce qui pouvait laisser supposer certaines choses que je n'avais pas envie de savoir. Qu'ils vivent leurs vies ces deux-là. Enfin tout ça pour dire qu'au final je n'étais pas seul dans la chambre, Leeteuk était là. 
Mais là était un bien grand mot à vrai dire. Il avait beau être dans la pièce, il me semblait si loin. depuis cette soirée, en rentrant de chez ses parents, nous n'avions rien dit. A qui que ce soit. Enfin, les autres n'étaient pas un problème. C'était Eunhyuk le seul obstacle. C'était à moi de lui en parler, et je comptais le faire, mais comme toutes choses que l'on redoute, on trouve toujours que c'est pas le bon moment. J'avais eu un nombre incalculable d'occasion pour le faire, mais je me désistais à chaque fois. Mais Leeteuk me maquait tellement toute en étant là que j'allais probablement finir par lui en parler bientôt. Il fallait juste que je trouve le bon moment et l'envie. Cette dernière sera probablement plus longue à attendre. 
Je me retournais une énième fois dans mon lit avant de le regarder, la tête posée sur l'oreiller. Il semblait dormir profondément, mais j'en doutais. Il ne dormait pas au mieux ces temps-ci contrairement à moi qui dormait de mieux en mieux. Ce n'était pas parfait, et les cauchemars n'avaient toujours pas entièrement disparu, mais ils se faisaient de plus en plus rare, et j'avouais sans scrupule que c'était grâce à lui. Cette peur que j'avais traîné avec moi pendant quatre ans s'estompait au fil des jours, même s'il y avait des jours avec et des jours sans. Et même si je n'en serait probablement jamais guéri, j'allais mieux. Grâce à lui.
Ne sachant pas quoi faire, je décidais de me lever pour aller à la bibliothèque. Je devrais bien trouver de quoi m'occuper quelques heures là bas. Après avoir fais ce que j'avais à faire dans la salle de bain -on pas ça- et après avoir trouvé de quoi m'habiller, à savoir -inspiration gif châtain SMTOWN de 2048- une veste gris-bleue à manches mi longues, un tee-shirt blanc avec des motifs allant du rose au gris, et un pantalon presque noir, j'enfilais mes chaussures et m'apprêtais à sortir avant de faire demi-tour. Je ne tenais pas vraiment à l'inquiéter en sortant sans le prévenir. Je me dirigeais doucement vers son lit avant de m'asseoir sur le bord de son matelas, juste à côté de lui. Il était allongé sur le côté, dos à moi. Je posais ma main sur son épaule avant de la remonter doucement dans son cou puis sur sa joue, cherchant à le réveiller en douceur. Cela eût l'effet escompté. Il se retourna pour être face à moi avant d'ouvrir à moitié les yeux, encore trop endormi pour affronter la lumière du jour. Je lui souris avant de me pencher au-dessus de lui pour lui chuchoter à l'oreille, pour ne pas lui imposer un réveil trop brutal :

- Je vais à la bibliothèque mais je reviens vite, profite-en pour dormir un peu. Les autres sont déjà tous occupés, ne t’en fais pas.

Même si ça ne faisait que quelques instants qu'il était réveillé, je me doutais qu'il s'était déjà posé la question au sujet des autres. Alors autant anticiper.

- Attends-moi, je vais t’accompagner…

J'aurais pu parier qu'il me répondrait une phrase de ce genre là. Il avait ce besoin constant de savoir où j'étais et de ne pas être trop loin de moi, au cas où j'aurais un problème. Mais ça ne me dérangeait pas, au contraire. Surtout depuis que j'en connaissais les raisons.

- Non Chipper, reste couché, ça peut pas te faire de mal et il m’arrivera rien, c’est promis.

Chiper était le surnom que je lui avais donné. Non pas parce qu'il tentait toujours de me " chipper " des trucs, mais plutôt pour son côté animalik. Quoique si un jour il me vole quelque chose -je viens de me faire la réfexion s'il lui vole son cœur, ce qu'il a déjà fait, et bah ça ferait un dialogue trop mignon genre " pourquoi tu crois que je t'appelle Chipper " et genre c'est trop mignon- je pourrais me justifier -désolé si je t'ai fait perdre le cours de la phrase avec mes pensées mignonnes qui passe par-ci par-là-. Lui m'appelait Abu, pour mon côté animalik à moi. Et comme je ne sais pas ce que fais Abu bah je peux pas vraiment savoir si un jour il aura une raison valable de m'appeler comme ça. Je déposais un baiser sur son front avant de me lever et de sortir, le laissant retourner dans les bras de Morphée, même si j'étais presque sûr qu'il n'en ferait rien. 
En entrant dans la bibliothèque, refermant calmement la porte derrière moi au lieu de la laisser claquer, je saluais d'un signe de tête la bibliothécaire avant de me diriger dans le rayon des romans, évitant celui des sciences. Je scrutais chacun des livres qui se trouvaient sur les étagères, espérant lire un titre qui m'inspirerait. Je désespérais de trouver quelque chose avant qu'un d'eux ne m'interpelle, bizarrement. Le titre n'avait rien de très extraordinaire, c'était même assez banal : " Fraise & Chantilly ". Je me suis emparé du livre en question afin d'en lire le résumé. Comme le titre pouvait me le faire comprendre, il semblait s'agir d'une histoire d'amour bien guimauve et dégoulinante. Un sourire bête s'est affiché sur mes lèvres à ce moment là, et j'en soupçonnais la raison avant d'ouvrir le livre aléatoirement et de commencer à lire les premières lignes en haut de la page. J'haussais les sourcils en comprenant qu'il s'agissait d'une scène semblable à ce que je voulais ne pas savoir au sujet du EunWon. Sauf que là ils avaient ajouté les fraises et la chantilly, comme l'indiquait le titre du bouquin. Ca me donnait des idées, à expérimenter un jour.
Reposant le livre là où je l'avais pris sur l'étagère, je décidais de remonter dans la chambre, me rendant compte que ce que je voulais ça n'était pas lire une histoire romantique mais aller vivre la mienne. Je suis sortis de la bibliothèque de la même façon que je suis entré avant de prendre les escaliers qui menaient au dortoir masculin. J'ai traversé le couloir rapidement avant de me stopper devant la porte de la chambre où je dormais. J'ouvrais cette dernière et fut désagréablement surpris de voir mon Hyung. Il tourna la tête vers moi quand je refermais doucement la porte derrière moi mais la tourna en même temps que moi en direction de la salle de bain, d'où s'échappait la voix de Leeteuk.

- Je me disais un truc…

Je retournais directement la tête vers lui en même temps que lui vers moi et m'apprêtais à lui parler avant qu'il ne pose son index sur sa bouche, m'intimant gentiment de me taire. Je refermais la bouche alors qu'il me faisait signe d'écouter alors qu'il répondit quelque chose en langage Néandertalien à Leeteuk :

- Mmh…

Je m'appuyais contre le mur derrière la porte de la salle de bain tout en essayant de capter la situation, avant de percuter un truc important : Leeteuk et Eunhyuk qui parle c'est déjà assez rare comme ça, mais alors à travers la porte d'une salle de bain, non. Seuls qui plus est. Oui parce que Leeteuk est pas tout à fait fou pour parler à mon aîné tout seul, au cas où il meurt faut des témoins vous comprenez. J'en suis donc venu à me poser la question de pourquoi ils échangeraient une discussion de cette manière, avant d'avoir une idée. J'espérais me tromper.

- Tu crois que tu pourrais passer avec moi pour dormir ?

Pourquoi est-ce que j'ai toujours raison on m'explique ? Je me suis senti légèrement rougir avant qu'un sourire bête digne de " Eunhyuk j'ai un truc important à te dire " ne s'affiche sur mon visage. Je passais mon bras gauche autour de moi et accoudais mon bras droit à ce dernier avant de laisser tomber ma tête dans ma main. Il m'avait donc confondu avec mon jumeau. Ça pouvait sembler logique après tout puisqu'on a la même voix et la même tête, surtout à travers la porte de la salle de bain, mais ça me semblait justement tellement logique que je me posais la question de pourquoi il avait décidé de parler de ça sans savoir si c'était bien moi derrière la porte. La situation avait quelque chose de comique, et je me disais que ça ne pouvait pas être pire, avant ce moment fatidique.

- Bah alors mon petit Abu ? T’as perdu ta langue ?

Quelqu'un aurait-il une pelle pour que j'aille creuser ma tomber et m'enterrer très profondément dans le sol ? Ou une corde et un tabouret, je prend tout. Donnez ce qu'il y a de moins cher je m'en contenterais. Nan parce que là je suis juste mort. A moins que, peut être, avec un peu de chance, Eunhyuk était en mode compréhensif. Je laissais retomber ma main le long de mon corps et relevais la tête vers lui, espérant déceler quelque chose de positif sur son visage, mais à part un choc intense y avait rien du tout. 

- Tu veux pas c’est ça ?

Ah oui c'ets vrai, je lui avais pas répondu. Sauf que non, c'est pas à moi de répondre. Oui je sais, c'est à moi qu'on s'adresse mais en fait on s'adresse à Eunhyuk mais du coup ce serait à moi de répondre mais c'est lui qui répond. Ça devient... compliqué tout ça. 

- Euh…

Moi j'aurais pas répondu ça d'abord. Bah oui parce que du coup j'en ai pas parlé mais ça semble évident que oui, je dormirais volontier avec lui. Surtout que le seul obstacle c'était Eunhyuk. Donc maintenant, y a plus qu'à voir si il devient un laisser passer ou s'il reste une barrière. 

- Hyuk t’es sur que ça va ? T’as l’air bizarre.

N'en rajoute pas une couche toi. Oui je sais que tu sais pas mais fait un effort pour deviner. Et il est vraiment temps que l'on apprenne à communiquer par télépathie toi et moi parce que faire un effort ne veux pas dire sortir torse nu de la salle de bain. Oui je sais théoriquement je peux pas le voir puisque je suis d'un coté de la porte et lui est de l'autre, mais je le devine puisque premièrement il sort de la salle de bain, donc probablement de la douche, et deuxièmement, à voir la tête d'Eunhyuk qui s'est décomposée, ça veut dire que Leeteuk , n'est pas dans un état normal donc autrement dit shirtless. Et oui je peux vous confirmer qu'on est pas ans un état normal après avoir vu Leeteuk shirtless. Mais juste, j'ai dit qu'il sortait de la douche. Pitié, Dieu, si tu existe, fait qu'il ait au moins une serviette. 

- Oh tu me saoules, je t’ai dit que oui.

Il a soudainement refermé la porte, mais devant lui pas derrière. Autrement dit il est dans la salle de bain. Il a du réagir tout seul à sa boulette. Eunhyuk, blanc comme un linge, m'est passé devant à une vitesse folle et est sorti de la chambre, prenant soin de claquer la porte derrière lui. Ça me rassurait de savoir qu'il réagissait comme d'habitude, à savoir je vais en mode méditation dans le couloir pour réfléchir avant de revenir parler. Mais donc, s'il suit sa logique, on s'apprête à le voir débarquer d'un instant à l'autre parce que si vous avez vraiment crut qu'Eunhyuk est capable de méditer c'est que vous avez trop bu hier soir. D'une voix tout aussi amusé que gênée, je m'adressais à Leeteuk, lui faisant comprendre au passage que j'étais là depuis tout à l'heure et qu'il aurait le droit à mes sarcasmes.

- Chipper, tu peux sortir, il est parti…

Il s'est écoulé quelques secondes avant qu'il ne sorte de la salle de bain, fermant la porte de cette dernière derrière lui. Pour mon plus grand malheur il avait mit un tee-shirt. Triste la vie. Mais je m'attardais pas, j'étais déjà assez mal à l'aise tout en étant amusé donc je n'allais pas en plus passer en mode tout rouge. Il s’est approché et a déposé ses lèvres sur les miennes, en un baiser simple et rapide avant de s'éloigner, s'apprêtant probablement à m'expliquer la situation précédente avant que Hyung ne revienne comme une furie dans la chambre en hurlant à moitié :

- Va falloir qu’on parler tous les trois !

Il s'appuya, dos contre la porte, empêchant quiconque de sortir. Sauf si quelqu'un avait envie de tenter un suicide il pouvait toujours essayer par la fenêtre mais comme sous-entendu précédemment, c'est dangereux. Sauf quand on s'appelle Donghae ou Yesung et qu'on peut voler mais aux dernières nouvelles, les singes et les renards ne volent pas donc on est dans la merde. Mais bizarrement la situation me faisait sourire. Peut être parce que je savais que je n'avais absolument rien à craindre, ou bien parce que je savais aussi qu'il lui ferait rien si je lui disais de ne rien faire, et aussi parce que depuis le temps que je veux lui en parler c'ets enfin le moment, un moment où je peux pas me désister pour le coup. 

- Tu veux parler de quoi ?
- Pourquoi il t’a donné un surnom ?!

Si je m'attendais à ce qu'il me pose cette question. Je m'attendais plus à des questions directes voir même indiscrètes, mais pas à ça. Enfin, mieux vaut lui répondre simplement et lui dire le truc de façon directe plutôt que d'y aller par des sous-entendus et de tourner autour du pot pendant des heures.

- Parce que c’est ce que font les couples.

Je m'abstenais de regarder Leeteuk à ce moment précis, nan parce que c'est la première fois que je parle de nous en tant que couple alors comme il est sensible et que 'est émouvant et bah voilà. Mais bon. Comme il doit penser qu'il va se faire tuer, ça a dut bien vite lui sortir de la tête.

- Que… que… Toi ! Viens là ! Tout de suite !

Je me suis retenu de rire quand il s'est retourné genre " Nan mais c'est pas à moi qu'il parle, y a quelqu'un derrière moi " et quand il a refait face à Eunhyuk avec une tête qui voulait dire " Ne me tue pas par pitié ". Je l'ai regardé dans les yeux, et lui souris d'un air confiant en lui faisant signe d'aller le voir. De un parce que j'étais persuadé qu'il ne craignait rien et de deux parce qu'Eunhyuk n'est pas franchement quelqu'un de tes patient. D'un pas pas franchement assuré, il s'est dirigé vers lui avant de fermer les yeux en arrivant à sa hauteur. Je souriais en le voyant avant d'ouvrir grand les yeux en voyant mon frère le prendre dans ses bras. Certes, j'espérais qu'il se montrerait compréhensif, mais pas à ce point. 

- Tu sais quoi la rousse...

Je me disais qu'il ne pouvais pas changer à ce point en aussi peu de temps.

 - ...je vais te laisser une chance. J’ai jamais vu mon frère sourire comme depuis qu’il te connait et en plus maintenant il m’a l’air heureux. Alors t’as une chance. 

Mais...

- Mais fais gaffe, il pleure une fois en me disant que c’est lié de près ou de loin à toi et t’es mort. Compris ?

Bah oui, ça pouvait pas être tout rose non plus. Mais je te promet Eunhyuk, il fait quoi que ce soit de méchant je viens te voir et je te donne ma bénédiction pour aller le tuer. En espérant que ce jour n'arrivera jamais, amen. 
Leeteuk semblait tellement trouble de ce changement de comportement de la part de mon Hyung qu'il ne lui répondit même pas. A tes risques et périls mon ange. 

- Compris ?!
- Hein, ah, euh, oui, oui, oui, pas de souci, il pleurera pas même pas il boudera. Promis.

J'étais presque attendrit de le voir ainsi, complètement troubler mais au bord de l'explosion de joie de pouvoir se montrer en public et de ne plus être obligé de se cacher en permanence. De pouvoir vivre une histoire normale, ensemble. Je me suis approché de lui et je lui ai pris la main, ignorant le regard étrange de mon frère. Il s'y fera un jour. Je lui jetais un regard qui lui disait à quel point je le remerciais d'être à ce point compréhensif avant d'entraîner Leeteuk avec moi en dehors de la chambre. J'avais aucune idée d'où est-ce qu'on allait bien pouvoir aller mais bon, on trouvera bien. 
Dans le couloir on a croisé Siwon. Il nous a regardé bizarrement mais n'a pas posé de question. Moi tout ce que je notais c'était qu'il marchait droit et pas de travers, donc autrement dit il était pas sorti avec Eunhyuk ce matin. 
Revenant sur les événements récents, je lui disais, sur un ton sarcastique -j'avais dit que je le ferais- :

- Alors comme ça, t’arrives même pas à me différencier de mon frère ?

Ce qui au fond semblait logique, puisque rien ni personne n'arrivait à nous différencier, même à la longue. Nos voix étaient les mêmes, seuls changeaient les tonalités selon ce qu'on disait. Et puis sur le plan physique, rien de rien n'était différent. Nous étions des copies parfaites, si ce n'est nos cicatrices. Mais comme elles sot masquées en permanence, y a pas vraiment moyen de savoir qui est qui dans l'histoire. Et c'est ainsi que Siwon et Donghae m'ont appelé Eunhyuk et que Jonghyun, Sungmin et à présent Leeteuk l'ont appelé Hyukjae. Enfin au moins ça met un peu d'ambiance. 

- Ben… Faudrait que vous ayez un truc de différent pour ça…

Pas faux. Ce serait même pratique, vis-à-vis de tout le monde. Et puis ça m'éviterais d'être chopé par Siwon un soir. Mais y avait un problème.

- Bah ouais, mais je vois pas bien quoi. A part si je me ballade shirtless mais je suis pas sur que t’apprécies, ma petite jalouse…

Je souriais à ces mots, me rendant compte de la facilité avec laquelle j'arrivais à évoquer mon passé sans me sentir mal. La douleur était toujours là, mais j'avais réussi et en prendre le contrôle. Ces gens là m'avaient déjà volé mon enfance, je n'allais pas les laisser me prendre ma vie. Certains jours ça avait été dur, d'autres très faciles. Parfois, je ne pouvais pas supporter que qui que ce soit pose sa main sur moi, pas même Leeteuk, tandis que d'autres je ne voulais pas le quitter de la journée. Je me souviens de ces après-midi entières passé à lire dans un coin de la bibliothèque, dans ses bras. A chaque fois il ne bougeait pas, se contentant de me garder contre lui dans ses bras protecteur, me laissant m'enivrer de sa chaleur et de sa présence. Et aujourd'hui je n'avais pas envie de m'éloigner de lui, bien au contraire. 

- T’as qu’à changer de coupe…

Je n'y avais pas pensé. J'avais actuellement les cheveux platine, comme Eunhyuk à vrai dire puisque depuis toujours nous faisions toujours tout pareil, n'ayant jamais eu le besoin de se différencier. Mais depuis qu'on était à l'internat ça devenait beaucoup plus délicat, vu qu'on croisait plein de monde de partout et que ces personnes avaient besoin de nous différencier, nos colocataires avant les autres. 

- C’est une bonne idée Chipper ! J’ai toujours voulu tester le châtain ! Tu viens ? On va aller changer ça tout de suite, ça te dit ?

A vrai dire je lui demandais pas tellement son avis. Il avait eût l'idée alors qu'il assume. Enfin c'est pas comme si je lui demandais de me décrocher la lune non plus, ce n'était qu'une histoire de cheveux -même si les cheveux c'est important dans la vie de chacun-.

- Euh… ou-ais…

Je l'entraînais en dehors de l'internat rapidement, avant d'emprunter la route de la ville, main dans la main.  
C'est bien beau de dire qu'on va chez le coiffeur, mais quand on a aucune idée de où se trouve un coiffeur et bah on a bien l'air con. Enfin non j'ai pas eu l'air con parce que Leeteuk a décidé de m'emmener chez un coiffeur précis donc je l'ai laissé faire, j'allais protester en lui disant " Nan moi je veux aller à celui que je sais pas où il est et que je sais même pas s'il existe ". Enfin bref. Tout ça pour dire que je l'ai traîné en ville et il m'a traîné chez le coiffeur. 
Arrivé à destination, on est entré. En même temps rester dehors aurait été stupide donc mieux valait entrer. Le salon était grand, très grand, t'avais même une salle d'attente, ce que personnellement je n'avais jamais vu chez un coiffeur. On a attendu quelques minutes qu'une -ou un, ne faisons pas de préjugés- coiffeur arrive -en fin de compte c'était une-. Et puis du coup elle m'a euh... pris en charge ? Je sais pas si c'ets comme ça qu'on dit mais on va dire que t'as compris hein. Et puis Leeteuk bah je lui ai dis de rester dans la salle d'attente. Peut être parce que je suis méchant, ou peut être parce que je veux lui faire la surprise, ou peut être encore parce que je tiens à protéger ma dignité pour quand j'aurais ce truc affreux sur la tête. Toutes les hypothèses sont valables, sauf celle où je suis méchant parce que je suis adorable d'abord.
Ce truc sent vraiment pas bon. Ça donne l'impression qu'on a étalé un camembert à l'amoniaque sur ta tête, ce qui honnêtement n'est pas très agréable, faut avouer. Mais c'est le résultat qui compte. Comme on dit, faut souffrir pour être beau. Quoique dans mon cas -non je ne suis pas narcissique- ça devrait être il faut souffrir pour être encore plus beau. Enfin en réalité ça devrait être faut souffrir pour te différencier de ton jumeau mais ça a tout de suite moins la classe. Enfin bref. Le produit qui sent pas bon a viré à l'orange, et comme à chaque fois je me dit que mes cheveux vont avoir la couleur du produit alors que je sais que c'est pas le cas. La coiffeuse devait visiblement rien avoir à faire puisqu'elle a causé avec moi pendant les 45 minutes à attendre que le truc ui sent pas bon agisse. Ou alors elle avait des choses à faire mais je la captivais -non je suis toujours pas narcissique-. 
Enfin bref, le temps était enfin venu de m'enlever cette chose qui sent pas bon. Quand elle eût fini de rincer, elle a commencé à sécher et à couper en même temps, enfin à faire ce que je lui avais demandé quoi. Au fur et à mesure que les cheveux séchaient, je voyais la couleur exacte et j'étais satisfait du résultat. J'aurais du songer à faire ça avant. Il s'écoula une vingtaine de minute avant qu'elle ne finisse, et comme j'étais content du résultat et que j'adore faire des descriptions, je me lance le défi de réussir à faire 10 lignes pour décrire la nouvelle coupe de cheveux. Let's go.
Mes cheveux platines avaient fait place, grâce au produit qui sent pas bon, à une chevelure plus foncé dans les tons châtain clair. Selon les éclairages, elle prenait différent reflet, allant du blond doré au roux Leeteuk -oui c'est une nouvelle sorte de roux, réservé aux cheveux-. Toujours selon l'éclairage, la couleur pouvait paraître plus foncé derrière que devant, mais elle était pourtant uniforme. En ce qui concernait la coupe de cheveux et non la couleur, la coiffeuse avait coupé plus court à l'arrière qu'ailleurs pour donner un effet de volume. Quelques mèches de cheveux retombaient dans ma nuque, certaines encadraient mes oreilles, retombant au-dessus de ma mâchoire pour quelques-une, et d'autres sur mon front à la limite de mes yeux, masquant presque mes sourcils que l'on pouvait malgré tout distinguer. Le tout m'allait plutôt bien, sans vouloir trop m'avancer.
Si je gère pas trop ma vie quoi. J'ai fais dix lignes pour parler de cheveux. Je suis prête pour le sujet d'invention où faut faire la description d'un personnage. Chose qui n'a rien à voir, rappelle moi de te dire avec quelle image j'ai fait cette description, parce que j'ai du me retenir de décrire autre chose -non pas ça-.
La remerciant, et la payant, oui parce que c'est pas gratuit, même pour mes beaux yeux, je suis retourné vers la salle d'attente avec une mini appréhension. Je savais pas vraiment pourquoi puisque j'étais mieux comme ça, du moins je trouvais. A lui d'en juger. Je me suis présenté à l'entrée de la salle d'attente et j'ai posé mes yeux sur lui au moment où lui relevait les siens vers moi. Je lui ai souris avant de lui faire un signe de la tête pour que l'on sorte. Il s'est levé et m'a suivit à l'extérieur, sans rien dire. Moi non plus. 
Une fois sorti, on a fait quelque pas, avant que je ne craque et finisse par lui poser la question, puisqu'il n'avait toujours rien dit et se contentait de sourire, malicieux.

- Qu'est-ce que t'en penses ?
- Honnêtement ?

Bah non, dit moi un mensonge, ce sera plus marrant comme ça. Il en a de ces questions bêtes des fois mon ange -oui c'est MON ange et oui c'est un ange, son pouvoir oblige-.

- Bah oui.
- Cette couleur est parfaite.

Je m'arrêtais, par conséquent lui aussi, et me mettais face à lui, tout sourire. Il illustra ses dires en passant doucement sa main dans mes cheveux. Je détournais quelques instants les yeux, me sentant légèrement rougir comme à chaque fois qu'on me fait un compliment à vrai dire. Même si en l’occurrence il a fait un compliment à la couleur et pas à moi. Mais on va dire que par la transitivité de la couleur, vu que c'est quand même moi qui la porte, bah le compliment s'adressait à moi. Je replongeais mes yeux dans les siens avant de lui demander :

- Tu me préfères comme ça ou avant ?

Question pas franchement cruciale ni existentielle, faut avouer hein, mais c'est histoire de savoir si c'est moi ou Eunhyuk le plus beau -sort-.

- Je te préfère quand tu es avec moi Hyuk.

C'est pas ce que je voulais entendre, mais c'est bien aussi ça. Même mieux.

- Oh...

Je passais mes bras autour de ses épaules alors que lui m'entourait des siens avant de continuer :

- ...t'es trop mignon.

Je lui souriais à nouveau avant de m'approcher pour l'embrasser, doucement, et seulement quelques secondes avant de séparer nos lèvres sans le lâcher pour lui dire :

- Mais n'empêche que tu m'as confondu avec Eunhyuk.

Je me sentais obligé de remettre ça sur le tapis, c'était plus fort que moi. L'idée de l'embêter me donnait des ailes, probablement parce que sa moue boudeuse me faisait totalement craquer, ou parce qu'on dirait pas mais je suis très taquin et sarcastique dans le genre.

- C'est pas ma faute d'abord vous vous ressemblez vachement je trouve.

Il la sort d'où celle là ? 

-T'es d'un drôle quand tu t'y mets.

Il me sourit avant que je ne m'approche à nouveau pour l'embrasser, rapidement toujours, comme si c'était habituel, une routine. 

- A ton avis pourquoi je t'ai emmené ici ?
- Parce que je te l'ai demandé ?

Je sais pas ce qu'il comptait me dire mais tant pis, il me le dira jamais. Parce que j'ai toujours raison, et que pour le coup ça question était devenue bête. Mais bon. Je lui pardonne, il peut pas être parfait tout le temps, faut bien qu'il dise quelques bêtises voyons.

- Pas faux.

Cette fois-ci ce fût moi qui lui souris le premier avant de sceller à nouveau nos lèvres, mais cette fois-ci dans un échange plus intime et plus passionné. Après avoir approfondi ce baiser, j'en prenais le contrôle alors qu'il resserrait son emprise autour de moi. A peine nos lèvres s'étaient séparées qu'elles se retrouvaient, à nouveau jointes en un échange chargé de tendresse. Avant, quand on s'embrassait au détour d'un couloir ou quand nous étions seul, je ressentais ce goût d'interdit, cette sensation que l'on ressent lorsque l'on fait quelque chose d'interdit. S'en était presque excitant. Aujourd'hui, je m'étais imaginé ressentir quels chose de nouveau, et de complètement différent. Mais s'en était meilleur. 
Après plusieurs baisers interminables, son estomac et le mien manifestèrent leurs mécontentement, ce qui eût pour effet de nous faire sourire tout les deux avant que l'on se mette à chercher un endroit pour manger.
.


©Saphirielle de Tatati


" HyukJae Won "

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MessageSujet: Re: Connerie, Mimi et Chantilly [PV Envahisseuses]   Jeu 9 Oct - 20:59


"Mimi, connerie et Chantilly"
“Mon Hyukie et moi”


  



Je n’ai même pas eu le temps de réfléchir à si oui ou non, c’était une bonne idée de lui faire changer de tête que j’avais déjà été happé à l’extérieur. Mais une fois arrivé en ville, il a un peu ralenti, comme s’il ne savait pas où aller. Il m’avait emmené en ville, moi, j’allais le conduire chez mon coiffeur préféré, celui qui m’avait transformé en la rousse. J’ai entrelacé nos doigts et j’ai repris le rythme en accélérant un peu. On se serait cru dans un film romantique avec le couple qui se tient la main et avec l’un qui court devant en regardant son amour qui le suit. Sauf que là, j’ai manqué de me prendre des gens et des poteaux sur tout le chemin, déclenchant à plusieurs reprises son petit rire que j’aimais tant et qui ne m’encourageait en rien à arrêter de faire l’idiot pour lui faire plaisir. En arrivant là-bas, je réalisai que j’avais oublié un détail sur mon salon favori : la salle d’attente. Comme ça, ça peut paraître anodin mais j’en ai pris toute la dimension catastrophique quand mon Hyuk adoré m’a demandé de rester dans ladite salle… Je voulais voir ce qu’il allait demander et ce qu’elle allait lui faire, histoire de pouvoir réagir au moindre instant. Et s’il faisait une couleur et que le truc bidule qui chauffe était trop chaud et le brulait ? Et si elle le coupait avec les ciseaux ? Et si… trop tard… Ils sont déjà entrés dans la salle et je n’ai plus qu’à attendre…

1h05. 65 minutes… J’ai du attendre tout ce temps qu’elle en finisse avec lui pour pouvoir le voir. Je ne saurais dire s’il m’avait manqué ou quelque chose du genre mais en le voyant franchir à nouveau la porte, je sus que c’était autre chose. Non, il ne m’avait pas manqué en soi mais je ne pouvais pas être loin de lui sans me sentir bizarre. D’accord, même une heure, il m’avait peut-être atrocement manqué mais là, tout ce que je voulais, c’était l’embrasser, chose qui ne me semblait pas possible là, comme ça, sans rien dire et devant une coiffeuse louche. Tiens, en parlant de coiffeuse, c’est vrai qu’au lieu de me concentrer sur ses yeux et ses lèvres, il faudrait peut-être que je regarde ce qu’elle a fait… Et… Oh My Oh ! Il était entré platine et il me revenait… transformé. Il n’était pas plus beau, il n’était pas moins beau, il était juste toujours aussi parfait à mes yeux. Mais c’est vrai que cette couleur, dans les tons châtains, aux reflets parfois blonds et parfois roux, lui donnait un air angélique et mystérieux comme si on ne pouvait pas lui mettre d’étiquette. Rien qu’avec cette nouvelle coupe, il prenait un air mystérieux qui lui allait à ravie. La coiffeuse avait donné du volume à la coupe en coupant plus court derrière que devant révélant un dégradé irrégulier mais harmonieux que je trouvais sublime. Bien sur, si n’importe qui faisait cette coupe, ça pourrait être affreux mais Hyukjae était juste magnifiquement et superbement parfait avec cette nouvelle coupe. Je ne regrettais plus mon heure passée à l’attendre, ni de lui avoir proposer de changer de coupe, tout ce que je voulais c’est l’aimer en blond, en châtain, en roux et même chauve… D’un signe de tête et sans un mot, il me fit comprendre que l’on pouvait sortir et je l’ai suivi sur quelques mètres avant qu’il ne se retourne et me demande, alors que je souriais, comme toujours :

- Qu’est-ce que t’en penses ?

- Honnêtement ?

Je ne pouvais rien lui dire de négatif évidemment mais cette réponse avait parfois le don de faire peur aux gens, ce qui n’était visiblement pas son cas. Il me connaissait décidément trop bien pour que je lui fasse croire quoi que ce soit…

- Bah oui.

- Cette couleur est parfaite.

J’aurais pu lui dire des tas de choses. Tout était parfait chez lui, ses lèvres le sont, ses yeux le sont, son sourire et son rire le sont, ses mains le sont. Il est parfait. Juste parfait. Et je crois qu’il m’aime au moins autant que moi je l’aime.

- Tu me préfères comme ça ou avant ?

- Je te préfère quand tu es avec moi Hyuk.

Je suis persuadé que ce n’est pas ce qu’il attendait de ma part mais je ne pouvais pas me permettre de répondre à moitié. Qu’il soit blond platine ou châtain, je ne l’avais jamais plus préféré que quand il se trouvait à mes côtés pour me soutenir et pour m’aimer. Bien sur que je revivais mais surtout plus que vivre, je connaissais à présent l’amour. Et pas la petite gnognotte qu’on te refile en magasin, le vrai, le fort.

- Oh… T’es trop mignon…

Il avait passé ses bras autour de mon cou et je l’entourais à mon tour, profitant de sa chaleur et de sa présence. Et me souriant toujours, il avait déposé ses lèvres sur les miennes, irradiant tout mon corps de cette chaleur si particulière que je ne ressentais qu’avec lui, qu’entre ses bras. Pourtant ce baiser que j’aurais voulu éternel et immortel ne dura et il nous sépara doucement, avant de me regarder et de me dire sans me lâcher, un soupçon de malice dans les yeux :

- Mais n’empêche que tu m’as confondu avec Eunhyuk.

Non mais il est sérieux ? Casser un moment pareil, à un point de romantisme aussi élevé, juste dans le but de m’embêter ? Je suis sur et certain qu’il a parlé avec Sungmin pour le cassage d’ambiance… Dans le genre, je ne lui ferai pas le plaisir de bouder ou d’essayer de préserver une ambiance de romance et j’allais même faire une blague bien lourde et à la limite du médiocre.

- C’est pas ma faute d’abord, vous vous ressemblez vachement je trouve.

- T’es d’un drôle quand tu t’y mets.

- A ton avis, pourquoi je t’ai emmené ici ?

- Parce que je te l’ai demandé ?

- Pas faux.

Officiellement, c’est moi qui lui ai dit de changer de coupe mais ça lui fait plaisir de m’embêter alors je vais le laisser… Et puis, il est si mignon quand il est content d’avoir eu raison… Je ne peux m’empêcher de me demander comment j’ai survécu avant lui… Ça l’avait bien sur fait sourire et il avait déposé un nouveau baiser sur mes lèvres. Notre premier vrai baiser en temps que couple officiel. J’aurais pu vous dire que la perte de cette sensation de défendu, ce gout d’interdit qui régnait, cette absence aurait pu rendre ce baiser fade et sans intérêt mais c’aurait été faire le plus grand des mensonges. Non, bien au contraire, le gout amer du défendu avait fait place à une sensation bien plus agréable, celle de la sincérité, de la vérité, de l’amour à l’état pur, sans fioriture… Puis dans un de nos nombreux suivants baisers, le bruit de la faim retentit, nous faisant sourire chacun contre les lèvres de l’autre et, lui prenant doucement la main, l’on commença à chercher un endroit où manger.

J’étais tenté par un restaurant asiatique. Cela faisait longtemps que je n’avais rien mangé de « chez moi » et, même si j’étais super sceptique vis-à-vis du respect des traditions quand les français cuisinaient nos recettes, je voulais emmener Hyukjae manger quelque chose qui pourrait nous rappeler notre enfance, ou en tout cas la mienne et peut-être des bribes de son passé. Depuis le jour où j’avais retrouvé mes parents et où il m’avait parlé de lui et de son histoire, nous n’avions plus abordé ce sujet, mis à part quand il faisait un peu d’ironie ou que nous faisions quelque chose qui le lui évoquait. Mais même dans ces cas-là, il était question de quelques mots noyés dans le flot de phrases. Nous errions toujours, main dans la main, à la rechercher d’un petit restaurant. Lui comme moi n’aimions pas les grands établissements et préférions les petites auberges familiales. Parfois, au détour d’une rue, je retrouvai ses lèvres dans un baiser tendre et empli d’amour mais ce n’était qu’éphémère et ils ne duraient jamais assez longtemps à mon gout… C’est en l’attirant dans une petite ruelle, très étroite, pour l’embrasser que j’avais vu l’enseigne lumineuse. Après avoir quitté et séparé nos lèvres, l’on se dirigea vers l’entrée, un sourire niais fixé sur le visage. C’était un joli restaurant, décoré de manière certes un peu clichée, mais superbement orné. Les lampes et les tableaux étaient typiquement ce qu’on aurait pu trouver en Corée ou au Japon malgré des représentations de sumos qui, pour moi, étaient en trop mais après tout, chacun son truc. Les plats aussi étaient beaux et bons mais je voulais juste tester un truc qui passerait très mal et donc je ne le testerai pas. Tant pis pour moi, il faudrait que j’attende de faire des ramens ailleurs où on serait que tous les deux… Je ne le quittais presque pas des yeux et uen question, une unique question me revenait… indéfiniment, et obstinément…

- Dis-moi Hyuk, pourquoi tu m’appelles Chipper ?

- Parce que tu m’as volé quelque chose qui t’appartenait déjà…

- De… de quoi tu parles ?

- De mon cœur banane… T’as le don d’être bête quand il faut pas, c’est incroyable.

Je suis le dernier des imbéciles mon Dieu… Bien sur, j’aurais pu m’en douter mais il ne m’avait pas tellement habitué à des mots doux et tendres. Je voyais malheureusement mon reflet dans le miroir et mes joues rougies de gêne le faisaient sourire au moins autant que je voulais embrasser ses lèvres étirées. Je n’avais même pas envie qu’il arrête même s’il se fichait ouvertement de moi. Je ne trouvais rien à lui dire, parce qu’il n’y avait rien à dire, et ce fut lui qui reprit, non sans réprimer ce que je savais être un rire moqueur mais amoureux :

- Et toi ? Pourquoi tu m’appelles Abu ?

- Tu vas rire… mais Abu… il est kleptomane alors j’y avais pensé pour ça aussi… Mais en plus, lui il est loyal et protecteur.

J‘avoue qu’avoir pensé à ce surnom pour la même raison qu’il avait pensé au mien me procurait une sensation bizarre, comme si nous étions plus complices qu’il n’était possible de l’être. Je savais que c’était absurde mais le fait est que voilà, nous pensions pareils. Du moins, cette fois…

- On est fait l’un pour l’autre. Mais si tu lis trop dans ma tête, ça pourrait causer quelques soucis…

Sungmin ! Il faut qu’on ait une sérieuse discussion quand je rentre, il vient de casser à nouveau l’ambiance toute romantique et je suis sur que c’est de ta faute et foi de moi, je te ferai rien mais par principe je vais dire que tu vas morfler. Crédibilité ? Zéro. Rougissibilité ? Infinite.

- Je ne m’y aventurerai pas trop, c’est promis.

Je lui souriais toujours et j’espérais probablement vainement que ma fossette allait lui faire oublier mes joues rouges…

Puis, le repas s’est terminé sans plus de démonstrations tendres et au moment du dessert, nous avons tous les deux, presqu’en même temps, ce qui nous a fait rire, décliné sa proposition. Nous avons payé avec de l’argent que j’avais eu de Sungmin et nous sommes repartis en direction de l’internat. A chaque coin de rue, à chaque ruelle, je profitais d’être à l’abri des regards pour l’embrasser doucement. Parfois, c’était plus passionné et plus poussé mais chaque fois, c’était une sensation douce et agréable qui s’insinuait dans mes veines comme une drogue dont je ne pourrais bientôt plus me passer. C’est alors que nous sommes passés devant une boutique que je n’avais pas vu à l’aller… Peut-être qu’elle était fermée ? Enfin, l’important ce n’est pas ça, c’est plutôt ce qu’ils vendaient et ce qu’ils avaient en vitrine. Une magnifique barquette de fraises bien rouges, accompagnées d’une bouteille de coulis chocolat et d’une bombe de chantilly. Autant vous dire que ce qu’il se passe dans ma tête en ce moment même est plutôt chelou… J’ai regardé Hyukjae puis la vitrine avant de regarder Hyukjae qui regardait la vitrine.

- Toi aussi, t’en veux ?

- Bah… On a pas eu de dessert… Et comme aujourd’hui t’es motivé pour lire dans ma tête.

- Ça veut dire oui ça…

Et je lui ai attrapé la main pour l’entrainer à l’intérieur de la boutique. Quelques malheureux euros plus tard, dont je laissais la monnaie à la vendeuse, nous ressortions avec nos fraises, notre chocolat et notre chantilly… mais sans coupe.

Puis, nous avons cherché un endroit où nous poser pour pouvoir déguster notre dessert et, je ne sais pas si on était vraiment conscient de là où on allait, mais on s’est retrouvé, un peu par hasard, au beau milieu d’un champ. Et sans attendre plus longtemps, j’ai replongé. Un véritable drogué je vous dis. C’est ce que j’étais devenu à son contact…

 

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MessageSujet: Re: Connerie, Mimi et Chantilly [PV Envahisseuses]   Dim 12 Oct - 16:35

Connerie, Mimi & Chantilly ~
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Je n'avais honnêtement aucune idée de ce qu eje voulais manger. C'était probablement la raison pour laquelle je le laissais me prendre la main pour conduire je ne sais où. Je ne savais pas s'il savait vraiment où il allait, mais je lui faisais confiance. Il aurait pu nous conduire droit dans le mur que je l'aurais suivit quand même. A chaque coin de rue, dans chaque ruelle, j'avais le loisir de retrouver ses lèvres contre les miennes, de sentir à nouveau son corps contre le mien, dans une étreinte aimante ou un baiser tendre. 
Ce ne fût qu'à la énième fois où il m'attira dans une ruelle des plus étroites pour m'embrasser à nouveau que nous trouvions ce que nous cherchions. Après nous être séparé, nos regards se tournèrent tout deux vers l'enseigne lumineuse d'un restaurant qui visiblement était asiatique. J'aurais du me douter qu'il nous emmènerait dans un lieu comme celui-ci. Cela lui rappelait probablement son enfance. Je ne pouvais pas vraiment en dire autant. Je me souvenais avoir manger des choses de chez nous aux côtés d'Eunhyuk, mais dans ma mémoire il n'y avait que lui et moi. Rien ni personne d'autres. C'était peut être mieux ainsi compte tenu de ce qui s'en est suivit, mais à chaque fois, en y repensant, je ne pouvais m'empêcher de me poser la question. Mais à présent je n'essayais plus de retrouver mes souvenirs perdu, je ne cherchais qu'à les remplacer par de nouveaux, plus agréables, plus doux, forgés à ses côtés. 
Oubliant tout cela, j'ai suivit Leeteuk à l'intérieur dudit lieu. La décoration semblait typique. J'avais presque honte de me dire que je n'avais absolument aucune idée de ce à quoi ça ressemblait là bas. L'éclairage, les murs, les tableau, et même la vaisselle, tout semblaient vouloir me rappeler ces choses oubliés, mais aucune ne me revenait. Et cela me convenait. 
Nous avions très bien mangé, parlant de choses et d'autres durant le repas, jusqu'à ce qu'il me pose une question à laquelle je ne m'attendais pas franchement, du moins pas maintenant :

- Dis-moi Hyuk...

Je relevais les yeux vers lui.

- ...pourquoi tu m’appelles Chipper ?

Je n'ais pas pu m'empêcher de lui sourire, un sourire niais. Je détournais quelques instants les yeux avant de les replonger dans les siens et de lui répondre :

- Parce que tu m’as volé quelque chose qui t’appartenait déjà…
- De… de quoi tu parles ?

Je pensais qu'il avait été réceptif à mon mignonisme soudain mais visiblement non. Mais ce trait de caractère faisait partie des choses qui me faisait totlement fondre, ce côté enfantin qu'il retrouvait dans les situations " sérieuses ", avec cet air innocent et incompéhensif plaqué sur le visage. Effaçant ce sourire amusé de mon visage, je lui répondis :

- De mon cœur banane… T’as le don d’être bête quand il faut pas, c’est incroyable.

Je sais que c'est pas dans ma nature de dire des choses mignones et adorables à tout bout de champs, alors quand je les dit faut en profiter. Un sourire s'afficha sur mon visage au fur et à mesure que ses joues rougissaient. Cette bouille gênée, je tuerais pour la voir à noueau. Il était juste adorable. Dans ces moments là il ne me faisait pas fondre, il me consumait entièrement. Réprimant un rire moqueur, je lui posais la même question :

- Et toi ? Pourquoi tu m’appelles Abu ?

A part que c'était le singe d'Aladin, je ne savais absolument rien de lui. Alors la raison de ce surnom m'intriguait tout autant que lui l'avait été vis-à-vis du sien. 

- Tu vas rire… mais Abu… il est cleptomane...

Recopieur.

 - ...alors j’y avais pensé pour ça aussi… Mais en plus, lui il est loyal et protecteur.

Penser comme moi c'est trop mignon. Le pire c'est que c'est pas fait exprès mais voilà. c'est trop mignon. Étrange certes, mais adorable. En revanche, je ne me souvenais pas m'être montré protecteur envers lui. Cela se démontrerait probablement à l'avenir. Mais loyal je l'étais. Et ça c'était une chose qui ne changerait pas. Jamais. 

- On est fait l’un pour l’autre. Mais si tu lis trop dans ma tête, ça pourrait causer quelques soucis… 

Oui parce que honnêtement, s'il savait ce que j'ai en tête arfois vis-à-vis de lui, il aurait de quoi fuir mon Ange.

- Je ne m’y aventurerai pas trop, c’est promis.

Et de nouveau cet mine adorable, ses pommettes rougies. Il était tellement... il n'y a même pas de mot pour dire à quel point il est juste adorable et tellement mignon. Et ce sourire, cette fossette qui avait le don de me faire craquer. Je lui souris à mon tour, tentant de ne pas rougir face à cet air des plus charmeur. S'il n'y avait pas cette table entre nous il y a longtemps que je l'aurais embrassé.
Après avoir fini de manger, nous sommes partis, sans songer à prendre un dessert. Nous nous sommes directement dirigés vers l'internat, probablement par pur réflexe. Et de nouveau, j'eu tout le plaisir de retrouver ses lèvres dans de tendres baisers à chaque ruelle et à chaque coin de rue. Je crois bien que jamais je ne m'en lasserai. C'était presque devenu un de mes bseoins primaires. 
Nous nous attardions de plus en plus à chaque " pause ", approfondissant et éternisant de plus en plus nos échanges, quand nous sommes passés devant une boutique à laquelle ni lui ni moi n'avions fait attention à l'allé. Le hasard fait parfois ien les choses. Parce que la probabilité de voir en vitrine ce qui m'avait fait fantasmer un peu plus tôt dans la journée était probablement minime. Et le fait que Leeteuk s'y attarde également. Rien qu'en voyant les fraises, le chocolat et la chantilly, mes idées de ce matin me sont revenus. Le regard de Leeteuk a jonglé entre moi et la boutique, pour finir par me dire :

- Toi aussi, t’en veux ?

Si seulement tu savais ce que j'avais en tête...

- Bah… On a pas eu de dessert… Et comme aujourd’hui t’es motivé pour lire dans ma tête.

Vive les arguments non valables, mais ils l'était suffisament pour le convaincre de quelque chose dont il était visiblement déjà convaincu. Ce qui me donnait encore plus d'images fantasmiques en tête.

- Ça veut dire oui ça…

Ose me dire que t'as pas la même chose que moi en tête. Sans plus attendre, il m' apris la main et m'a netraîné à l'intérieur de la boutique avec lui. 
Un endroit où se poser. C'était ce qu'on cherchait depuis une vingtaine de minute je dois dire. Et on s'est retrouvé je ne sais comment dans un champ. Cet endroit était parfait. Personne à l'horizon, aucun bruit autres que ceux naturels, il n'y avait que nous. Et c'est sans plus attendre que Leeteuk m'a ramené contre lui pour s'emparer à nouveau de mes lèvres, profitant que j'ai la bouche entrouverte pour approfondir directement ce baiser. Je passais mes bras autour de son cou avant d'y répondre, profitant de cet instant des plus parfait.
Après s'être séparé, on s'est assit tout les deux, l'un à côté de l'autre avant de commencer à manger notre desert, dans un silence total mais agréable. La " façon " de manger n'avait absolument rien de mes fantasmes, mais je devais avouer que je n'osais pas aller plus loin. Pas vis-à-vis de moi mais vis-à-vis de lui. Leeteuk c'était l'innocence incarnée, je ne pouvais même pas imaginer qu'il pense à des choses pareils. Mais j'allais pas tarder à apprendre que j'avais eu tort, aussi invraisemblable que cela puisse paraître. Rompant le silence, il a prit la parole.

- C'était mon dessert préféré quand j'étais petit...

Je l'ai regardé en lui souriant, mais je ne lui ai pas répondu. Tout simplement parce que je n'en savais strictement rien. Les fraises ou les pommes, la chantilly ou la crème glacée, le chocolat ou le nutella, je n'avais aucune idée de ce dont je raffolais quand j'étais enfant. Ca n'avait pas une grande importance, mais il prit un air désolé avant de me dire :

- Oups... Désolé...

Il n'y avait pas de quoi s'excuser. Avoir oublier mon enfance était au fond une bonne chose vu que nos parents nous ont par la suite vendu Eunhyuk et moi. Alors ne pas avoir de souvenirs d'eux est mieux que d'en avoir. Du moins c'est ce que je pensais. Je lui répondis :

- Nan, mais c'est pas grave, moi aussi j'adorais ça... je crois...

Je lui souris à nouveau, de façon discrète avant de l'embrasser sur la tempe, pour ensuite retourer à notre dégustation. 
Vous vous souvenez tout à l'heure j'ai dit que Leeteuk c'est l'innocence incarnée. Et bah je me suis trompé. Il s'est averé qu'il avait la même idée que moi. Certes pas aussi poussé, du moins pour le moment, mais je supposais que l'arrivée était la même. Il a prit de la chantilly sur le bout de son doigt et m'en a mis sur la joue avec un regard et un sourire des plus mignon avant que je ne " râle " :

- Eh !

Ce sourire discret s'est transformé en un sourire des plus radieux avant qu'il ne s'approche de moi pour récupérer la chantilly en m'embrassant sur le joue. J'en frissonais agréablement en sentant sa langue glisser sur ma peau pour récupérer ce qu'il y avait mit, avant qu'il ne s'écarte, l'air de rien. S'il croyait franchement que j'allais en rester là il allait être déçu. 

- Mon tour à moi maintenant, vilain petit renard...

Je l'ai limite regarder avec un sourire sadique, ce qui a eu pour conséquence qu'il s'est mit à me regarder de façon inquiète mais avec un côté enfant qui attend de pouvoir déballer ses cadeaux de noël. Il a des côtés tellement enfantin parfois que je me demande comment il arrive à avoir autant d'autorité sur les autres et à être la maman. C'est le mec parfait avec multi-fonction en fait. 
Mettant à mon tour de la chantilly sur mon doigt, je n'en ai pas mis sur sa joue mais sur ses lèvres avant de me pencher pour les capturer aussitôt. Il a très vite entrouvert les lèvres, me permettant d'approfondir ce baiser alors que je le poussais à s'allonger avant de passer au-dessus de lui. Je prenais appui sur mes coudes de part et d'autre de lui alors qu'il passait ses bras sous ma veste pour croiser ses mains dans mon dos, me plaquant contre lui. Je finissais néanmoins par séparer nos lèvres, étant à court d'oxygène, avant de me redresser, m'asseyant sur son bassin. Ses mains glissèrent sur mes cuisses avant de s'arrêter sur mon bassin alors qu'il me disait :

- Sauf qu'avant je la mangeais pas comme ça.

Un grand sourire limite pervers s'est installé sur ses lèvres, me faisant sourire également. Avant de dire qu'il est l'innocence incarnée j'aurais du vérifier mes sources. Je penchais légèrement la tête à droite avant de lui demander, avec un air amusé :

- Tu veux que je change ma façon de faire ?

Qu'il ose me dire oui et je m'en vais.

- Surtout pas. La chantilly a jamais eu aussi bon gout...

Sur mes lèvres s'afficha un large sourire, presque amusé, alors que lui n'avait pas quitté son regard et son sourire de pervers. Non, vraiment, là il n'avait plus rien d'innocent. 
Il s'assit à son tour et passa ses bras dans mon dos avant de déposer tendrement ses lèvres dans mon cou alors que je reprenais la bombe de chantilly. Il s'écarta légèrement de moi avant que je ne lui mette de la chantilly directement dans la bouche à petite dose pour ensuite l'embrasser tendrement, approfondissant directement le baiser du fait qu'il ai la bouche ouverte. Je passais mes bras autour de ses épaules alors que lui resserait son emprise dans mon dos, nous liant tout deux dans une étreinte amoureuse. 
Après nous être séparé, il repartit à la découverte de mon cou, embrassant chaque parcelle de peau qui se présentait à lui alors que je glissais une main dans ses cheveux, suivant ses gestes. Il resserait de plus en plus son étreinte avant de s'interrompre pour me murmurer à l'oreille :

- A moins que ce soit toi ?

Je souriais sans qu'il ne puisse le voir tout en affermissant ma prise dans ses cheveux alors qu'il mordillait doucement la peau de mon cou, faisant attention de ne pas la marquer. Je l'en remerciais intérieurement alors qu'il dessérait son emprise pour glisser ses mains sur mon torse par-dessus le tee-shirt sous les pans de ma veste avant de la faire glisser le long de mes bras pour l'enlever. Il la lança à l'aveugle à côté de nous alors qu'il reprenais ses baisers dans mon cou. Je reprenais mes esprits avant de lui répondre :

- Besoin d'une preuve ?

Je le sentais sourire contre ma peau avant qu'il ne relève la tête pour m'embrasser sur la joue. Il s'écarta légèrement, plongea son regard dans le mien alors que ma main retrouvait sa place au milieu de ses cheveux et me dit avec un air provocateur :

- Vas-y si tu veux...

Un nouveau sourire pervers étira ses lèvres. S'il continuait ainsi j'allais finir par y prendre goût. Je lui souris à mon tour avant de plaquer à nouveau mes lèvres aux siennes. Il avait visiblement décidé de ne pas me faciliter la tâche, si bien que je lui quémandais l'accès en passant ma langue sur ses lèvres. Il finit néanmoins par céder et entrouvrit la bouche avant que je ne m'y invite, l'embrassant avec plus de passion et de tendresse que je ne l'avais jamais fait auparavant. 
A peine nous étions séparés que nous nous étions retrouvés, en un baiser aussi passionné que le précédent. Mes mains quittèrent son cou et ses cheveux pour descendre sur son torse. Arrivé à la ceinture de son pantalon, je passais mes mains sous son tee-shirt avant de les remonter doucement, caressant sa peau brûlante pour la première fois. Je sentais le désir monter en moi à mesure que je sentais sous mes doigts chacun de ses muscles. Arrivé à ses épaules, je lui enlevai son tee-shirt et l'envoyai rejoindre ma veste avant de le pousser à s'allonger de nouveau. Toujours à cheval sur son bassin, mes yeux s'attardaient sur son torse. Je n'osais même pas imaginer la tête que je tirais face à ce corps des plus parfait. 

- Tu sais que pour un ange, t'as plutot l'air dun pousse-au-crime ?

C'était plus fort que moin, il avait fallut que je le lui dise. Un sourire amusé étira ses lèvres alors que mes yeux se posaient à nouveau sur ses abdos. Je me rallongeais au-dessus de lui, prenant appui sur mon coude gauche, laissant ma main droite remonter délicieusement le long de son torse, redessinant chacun de ses muscles. Je ne résistais pas plus longtemps et laissais mes lèvres se poser entre ses pectoraux, descendant sur ses abdos par la suite avant de remonter doucement pour m'attarder sur ses clavicules de finir dans son cou alors que mon index traçait des arabesques sur son torse. Ses soupirs se faisaient de plus en plus nombreux avant que je ne dépose à nouveau mes lèvres contre les siennes, profitant qu'il ai la bouche entrouverte pour approfondir directement le baiser.
Je finissais par me redresser, l'entraînant avec moi. Ce fût cette fois-ci ses mains qui glissèrent sous mon tee-shirt, le relevant doucement. Je fermais les yeux alors qu'il me l'enlevait entièrement. Je frissonais légèrement en sentant l'une de ses mains glisser dans mon dos avant de rouvrir les yeux et de le regarder. Ses yeux à lui s'attardaient sur mon torse avec un regard presque gourmand, me faisant sourire. 

- Et c'est moi que tu traites de pousse-au-crime ?

J'affichais un grand sourire amusé avant de passer mes bras autour de son son cou alors qu'une de ses mains glissait le long de mon torse. 

- Oui, mais moi c'est pas pareil, je suis pas vraiment le stéréotype de l'ange.

Il m'a sourit à son tour avant de m'embrasser à nouveau, approfondissant directement le baiser. Je nous séparais cependant au bout de quelque secondes avant de me saisir de la bombe de chantilly et de la lui agiter sous le nez en lui disant :

- Tu veux rejoindre Satan ?

Il m'a prit la bombe des mains et m'a entraîné avec lui alors qu'il se rallongeait avant d'inverser nos positions. Me retrouvant en-dessous de lui, sa peau frôlant la mienne, il était appuyé sur un coude et tenait la chantilly dans l'autre main. Je laissais ma main glisser sur son biceps, puis son épaule avant de glisser dans son dos. Il plongea son regard dans le mien avant de le détourner pour le poser sur mon torse. Il commença à mettre de la chantilly entre mes pectoraux et sur mes abdos avant de me dire :

- Attention, je suis gourmand, quand je commence je m'arrête plus...

Je lui souris avant de lui dire :

- Mange et tais-toi.

Il me sourit à mon tour avant de commencer à récupérer la chantilly, accédant à ma requête. Je laissais ma main gauche glisser dans ses cheveux, suivant et appuyant ses mouvement. Je fermais les yeux et laissai ma tête partir en arrière au fur et à mesure, me laissant submérger par sa langue et ses baisers sur ma peau. Mes soupirs se faisant de plus en plus nombreux à mesure qu'il descendait et intensifiait ses mouvements. Quand il atteignit mes abdos, je cambrai doucement les reins et resserai ma prise dans ses cheveux. 
Après avoir tout récupéré, il remonta ses lèvres jusqu'au mienne et je profitais qu'il n'y ait plus de chantilly pour le plaquer contre moi avant de l'entraîner dans un baiser tendre jusqu'à inverser de nouveau nos positions. Je lâchais ses lèvres pour embrasser sa joue, puis l'arrête de sa mâchoire avant de m'attarder longuement sur son cou alors que ses mains glissaient dans mon dos en faisant des allers-retours. Je délaissai son cou pour revenir à ses lèvres, approfondissant rapidement le baiser alors que ses mains descendait plus bas dans mon dos.
Mais au moment où je sentis monter le désir en moi et en lui de façon clair, je fus pris de doute. Je n'avais pas de doute sur ce que je voulais faire mais sur ce que je pouvais faire. Troublé, je me suis redressé assez soudainement, me retrouvant à nouveau assit sur son bassin. Leeteuk me regardait avec un air interrogateur avant de se redresser à son tour. Il remonta ses mains et les arrêta sur mes hanches alors que je détournais quelques instants le regard avant de le plonger dans le sien, entrelaçant mes doigts aux siens. 

- Désolé...

Je lui souriais de façon mélancolique. Jamais je n'arriverais à me défaire de mon passé, je le savais, mais parfois c'était plus dur à accepter. 

- Je t'ai dit qu'on avait tout notre temps... et tant que tu le passes avec moi, je ne demande rien de plus.

Je passais un bras autour de ses épaules et posais mon autre main sur son coeur avant de lui dire :

- J'ai vraiment cru que cette fois c'était derrière moi mais...
- Hyuuk... Ce sont tes seuls souvenirs... Tu ne peux pas les oublier comme ça...

Mes seuls souvenirs. Au fond c'était probablement mieux de se souvenir de ceux qui m'avaient vendu plutôt que de ceux qui m'avaient acheté. 

- Mais eux, ce n'était pas toi... 

Je levais ma main pour enlever une mèche de cheveux de devant son visage avant de passer mes doigts dans sa chevelure rousse, toujours ce sourire mélancolique plaqué aux lèvres.

- Ça ne devrait pas me les rappeler...
- Je ne veux pas que tu oublies ton passé... Tout ce que je veux, c'est que tu te sentes bien avec moi...

Il ne pouvait pas être plus parfait. C'était la perle rare. Mon ange.

- C'est déjà le cas.
- Alors c'est déjà parfait.

Il fallait que je le lui dise. J'avais besoin de lui dire. 

- Je t'aime.

Je n'attendais rien de sa part. Je ne m'attendais à ce qu'il me le dise lui aussi, à ceuq'il ai une réaction spécial, rien. Je voulais juste qu'il l'entende. Je voulais qu'il le sache. 

- Je retire ce que j'ai dit... maintenant c'est parfait... 

Un sourire étira ses lèvres avant qu'il ne les plaque contre les miennes, doucement et tendrement. Je passais mon autre bras autour de ses épaules en approfondissant ce baiser alors que lui m'entourait des siens. Nos corps s'épousaient à la perfection. 
Après s'être séparé, Leeteuk a commencé à manger la dernière fraise. Oubliant soudainement ma mélancolie, je lui dis, le faisant sourire :

 - Ramène ta fraise, toi, espèce d’égoïste.

Illustrant mes dires, je le ramenais contre moi et l'embrassais. Il entrouvrit rapidement la bouche et je m'y invitais, partageant ainsi la dernière fraise en un baiser tendre et passionné. 
Je le poussais une fois de plus à se rallonger avant de l'embrasser à nouveau. Je ne m'attardais cependant pas sur ses lèvres et descendait dans son cou, sur ses clavicules, puis m'attardait sur l'un de ses boutons de chairs. Enroulant ma langue autour, le mordillant doucement, je laissais en même temps ma main descendre le long de ses abdos alors qu'il commençait à gémir. Ma main atteignit son pantalon et commença à le défaire, sous ses soupirs d'approbation. 

~

Nous tentions vainement de retrouver une respiration normale. J'étais appuyé sur mes coudes, au-dessus de lui, mais mes bras arrivaient à peine à me porter. Je nichais ma tête dans le creux de son cou alors qu'il me serrait dans ses bras, me plaquant contre lui. 
Nous nous étions rhabillés depuis déjà quelques minutes avant de se rallonger, l'un contre l'autre. Nos regards fixaient inlassablement le ciel bleu, alors que le silence régnait. J'avais du mal à réaliser ce qu'il s'était passé. Depuis quatre ans j'essayais d'éviter au mieux le contact des autres, mais depuis quelque stemps j'avais changé, grâce à lui. Mais je ne pensais pourtant pas avoir avais changé au point d'aller jusqu'au bout avec lui. Mais je l'avais fait. Je me sentais libéré d'un poid. Grâce à lui. Je l'aime. C'est tout ce que je sais. 
Je soupirais de bien être avant de le sentir bougé à côté de moi. Je tournais la tête pour le voir passer au-dessus de moi, prenant appui sur ses mains, les bras tendus. Il me souriait. Je lui souris à mon tour avant de poser ma main sur sa joue et de la glisser dans son cou. 
Quelques instants après, je me redressai sur mes coudes afin de pouvoir l'embrasser. Il approfondit de lui même le baiser lorsque j'entrouvris les lèvres avant de prendre appui sur un bras et de le passer autour de son cou pour l'attirer à moi. Je me rallongeais et le forçais à perdre ses appuis, le ramenant tout contre moi. Après avoir mis fin au baiser, je passais mon autre bras dans son dos et le serrais dans mes bras, comme si j'avais peur qu'il disparaisse. Mais cela n'arrivera pas. Jamais. 
.


©Saphirielle de Tatati


" HyukJae Won "

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LeeTeuk Park
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MessageSujet: Re: Connerie, Mimi et Chantilly [PV Envahisseuses]   Mer 15 Oct - 21:18
Connerie, mimi, chantilly

Hyukjae & Leeteuk



Après un échange passionné, nous nous sommes tous les deux assis, l’un à côté de l’autre avant de préparer notre dessert, en mettant un peu de chantilly sur la barquette. Bien sur, on a commencé à manger, on n’allait pas les regarder en même temps. Rien qu’au bout de quelques bouchées, je m’étais déjà imprégné du gout des fruits mélangés à la chantilly et j’avais replongé très vite en enfance…
- C’était mon dessert préféré quand j’étais petit…
 Sauf que tu ne pourras rien me répondre parce que toi, tu ne le sais pas… Parfois, je m’exaspère moi-même c’est quelque chose d’unique tellement c’est fort… Il m’avait regardé en souriant mais n’avait rien pu me répondre. C’était évident puisqu’il ne s’en souvenait pas… Et moi, je lui parlais de mon enfance, comme un idiot que j’étais. Nan mais je vous jure des fois il faudrait que je me pende.
- Oups… Désolé…
- Nan, mais c’est pas grave, moi aussi j’adorais ça… je crois…
Même s’il souriait à nouveau, je doutais de la joie qu’il avait… autant que je doutais de ma capacité à un jour être adroit quand je parle.
J’ai continué à grignoter mes fraises sans un mot avant de buguer légèrement en regardant la chantilly… Oui, j’avais eu une idée bizarre mais je voulais essayer. Après tout, malgré l’incertitude de ses réactions, si je n’essayais jamais rien, il n’y aurait jamais rien. Non pas que j’attendais quelque chose ne particulier mais bon, voilà que je trempe mon doigt dans la crème et que, presqu’inconsciemment, je lui ai mis sur la joue en le regardant le plus tendrement possible, et en ajoutant un sourire que je voulais mignon et adorable. Histoire qu’il ne résiste pas, même s’il avait un peu « rouspété ».
- Eh !
Je ne comptais cependant pas laisser la chantilly là. Je me suis doucement approché de lui et je l’ai embrassé sur la joue pour récupérer une première partie de la crème, avant de glisser ma langue sur sa joue pour en récupérer le restant, lui arrachant un petit frisson. A pu, pourrait dire un gamin et c’est tout à fait ce que je pensais en m’écartant de lui, comme s’il ne s’était rien passé. Bien sur, je n’espérais en rien qu’il me laisse comme ça mais je ne voulais pas être à l’origine d’initiative plus poussée, même légèrement…
- Mon tour à moi maintenant, vilain petit renard…
Euh… A ce point ? Nan, parce que là, vu l’air qu’il a pris, à part partir en courant pour revenir encore plus vite, je ne savais pas vraiment quoi faire. Et pourtant, j’étais presqu’impatient vis-à-vis de la suite… Je le vis mettre à son tour de la chantilly sur son doigt mais, alors que je m’attendais à ce qu’il m’en tartine la joue, il la déposa délicatement sur mes lèvres, qu’il embrassa immédiatement après. Passant sa langue sur celles-ci pour en récupérer toute la mousse, j’entrouvrais les lèvres pour qu’il prenne complètement possession de ce baiser, alors qu’il me poussait à m’allonger sur l’herbe tendre. Ses coudes plantés sur le sol le maintenaient au-dessus de moi pendant que je passai mes bras dans son dos, sous sa veste, pour la plaquer complètement contre moi. Depuis un certain moment, je sentais l’oxygène qui allait venir à manquer mais j’aurais pu mourir étouffé maintenant que ça ne m’aurait pas gêné. Essayez d’embrasser Hyukjae et on en reparle. Il n’y a pas de mort plus douce et agréable. De mon point de vue, tout du moins. Enfin, le fait est qu’il avait malgré tout séparé nos lèvres et qu’il s’était redressé et se retrouvait assis sur mon bassin tandis que je glissais doucement mes mains sur le sien.
- Sauf qu’avant je la mangeais pas comme ça.
- Tu veux que je change ma façon de faire ?
C’était d’un air joueur qu’il m’avait demandé cela, la tête légèrement inclinée sur la droite. JE savais qu’au fond, il n’aurait voulu changer ça pour rien au monde et moi non plus. J’aurais pu lui dire oui pour l’embêter mais je n’en avais ni le cœur ni l’envie.
- Surtout pas. La chantilly a jamais eu aussi bon gout…
Ce sourire. Oh My Oh ! Je l’aime vraiment trop ! Même s’il avait légèrement l’air de se foutre de ma gueule et bah, je l’aimais quand même. Comment aurais-je pu ne pas l’aimer de toute façon ? Sauf que là, tout de suite, dans ma tête se mélangent des idées chelous, ce qui j’espère ne se voit pas sur ma tête… Je crois que je lui souriais toujours mais je n’étais plus sur de rien mis à part que je voulais à nouveau sentir sa peau. Me redressant pour atteindre son cou, j’y déposai tendrement plusieurs baisers, complètement indifférent à ce qu’il faisait, absorbé, enivré de son odeur, de sa peau, de lui. Puis, m’écartant légèrement de lui, juste pour le regarder, je remarquai qu’il avait repris la bombe et maintenant, il m’en déposait directement sur la langue, une toute petite noisette, qu’il vint récupérer en m’embrassant doucement. J’avais gardé les lèvres entrouvertes pour qu’il redevienne maitre de ce petit trésor de crème alors qu’il passait ses bras autour de mes épaules tandis que je resserrais mon emprise sur son dos, finement musclé. A court d’air et de chantilly, je repartis à la conquête de sa peau, embrassant chaque parcelle de ce cou offert à mes lèvres alors qu’il passait une main dans mes cheveux. Me rapprochant doucement de son oreille, j’y murmurai, avec une voix plus… sensuelle que je l’aurais voulu :
- A moins que ce soit toi ?
Sans attendre de réponse, je repris mes baisers de plus ne plus rapides mais de plus en plus appuyés dans son cou, prenant garde de ne pas le marquer, et ce même au moment où j’avais voulu le mordiller. Je savais qu’il ne le voudrait pas et même si je crevais d’envie de montrer à tous qu’il était à moi et rien qu’à moi de même que j’étais à lui et seulement à lui, je me devais de ne pas le marquer. C’était ainsi. Ça changerait peut-être à un moment ou à un autre mais pour l’instant, pas de marque. Passant à présent mes mains entre sa veste et son tee-shirt, je fis doucement glisser la première, l’envoyant à l’aveugle pendant que j’embrassai toujours sa peau douce et attractive.
- Besoin d’une preuve ?
Dans un dernier baiser éphémère, je ne pus m’empêcher de sourire. Bien sur, je voulais bien sa preuve, me doutant de sa nature, mais je ne voulais pas lui faire croire que j’en doutais un instant. Même si je lui disais oui, il saurait de toute façon que c’est pour embrasser ces lèvres que j’aimais tant, ses lèvres, les siennes, les seules que je désirais… Un rapide bisou sur la joue et mon regard plongea dans le sien tandis que sa main reprenait sa place dans mes cheveux et je lui disais d’un air provocateur, contrastant avec la douceur du baiser sur sa joue :
- Vas-y si tu veux…
Il n’avait rien répondu et il avait repris possession de mes lèvres mais je ne voulais en aucun qu’il soit tenté par la facilité et je n’entrouvrais en rien, pas même un millimètre, lesdites lèvres. Il quémanda très vite un accès plus… intime, en passant doucement sa langue sur mes lèvres qui s’ouvrirent d’elles-mêmes sans que je puisse y résister. Ce fut un échange passionné mais empli de tendresse comme ceux qui suivirent. Ses mains descendirent progressivement jusqu’au bas de mon tee-shirt qu’il releva, non sans me faire frissonner de plaisir et de désir en remontant ses mains fraiches sur la peau de mon torse, brulant. Une fois enlevé, mon tee-shirt rejoignit sa veste et il me poussa à m’allonger. Il me dévorait des yeux comme un enfant devant une gourmandise qu’il venait de déballer.
- Tu sais que pour un ange, t’as plutôt l’air d’un pousse-au-crime ?
J’étirais mes lèvres en un sourire amusé avant qu’il ne se rallonge au-dessus de moi, appuyé sur son coude gauche pendant que sa main droite caressait mon torse en redessinant chacun de mes muscles. Ses lèvres m’embrassèrent de haut en bas, de droite à gauche, n’oubliant aucune parcelle de ma peau, tandis que son doigt me faisait frissonner en dessinant des courbes sur tout mon torse. Je soupirais de plaisir à chacun de ses baisers et j’étouffais un gémissement sourd lorsqu’il captura mes lèvres en un baiser passionné. Il m’entraina avec lui alors qu’il se relevait et cette fois, ce furent mes mains qui glissèrent sous son tee-shirt, l’envoyant valser avec l’autre tandis que je glissai mes mains dans son dos avant que nos regards se croisent complices et amoureux. Puis, mes yeux baissèrent et je crus même rougir lorsque je constatais ou reconstatais à quel point il était *ga*. Et encore plus avec ce sourire sur le visage…
- Et c’est moi que tu traites de pousse-au-crime ?
Il se rapprocha de moi en passant ses mains autour de mon cou alors que l’une des miennes errait avec plaisir sur son torse.
- Oui mais moi c’est pas pareil, je suis pas vraiment le stéréotype de l’ange.
Encore un échange passionné. Je ne pouvais décidément plus me passer de lui, de ces sensations de bien-être, de bonheur. Il était devenu mon oxygène, littéralement. Sans lui, je ne respirais plus. Avec lui non plus, en même temps, parce qu’un jour on va vraiment finir par s’étouffer à force mais ce sera la plus belle mort qui ait jamais existée.
- Tu veux rejoindre Satan ?
Arrête de m’agiter la bombe sous le nez comme ça ou je vais finir par te dévorer tout cru, juste couvert de chantilly. C’est ça que tu veux ? Ah bah peut-être en fait… J’ai attrapé la bombe. Tant qu’il râle pas, je continue. J’essayais de m’en convaincre mais comment dire à peine nous étions nous rallongé et que j’eus inversé nos positions que je me mettais à douter. Et un HyukTilly un ! Sauf que voilà ma volonté a ses limites que les limites ignorent. Ouais un remake de le cœur a ses raisons que la raison ignore en mode moins classe parce que ça veut moins dire quelque chose mais on s’en fout dans le principe je fais un truc putain de trop philosophique. Bref.
- Attention, je suis gourmand, quand je commence je m'arrête plus...
- Mange et tais-toi.
Eh !!! Il a pas le droit de me dire ça d’abord, je suis le plus vieux, il me doit respect et obligeance. Je sais pas d’où ni pourquoi mais j’avais envie alors voilà. Enfin bref. Le faisant soupirer toujours plus vite et plus intensément, j’avais récupéré chacune des miettes de crème que j’avais pu semer avant de l’embrasser tendrement. Ce fut ce moment qu’il choisit pour me plaquer contre lui et inverser de nouveau nos positions. Il reprit ses baisers doux, rapides et éphémères que j’aimais tant et revenait toujours à mes lèvres alors que je profitais de la sensation tactile de mes mains contre sa peau.
Mais lorsqu’elles descendirent sur son bassin et que nous commencions à être submergés par le désir plus charnel, il y eut une sorte de… blocage… Il se releva assez brutalement sous mon regard qui se voulait interrogateur, même si au fond, je ne me posais aucune question. Je remontai mes mains sur ses hanches. Il fuit mon regard pendant un instant avant de relever la tête, me permettant de plonger mon regard au fond de ses yeux et il entrelaça nos doigts, me disant, d’un air désolé, que je n’aimais pas voir apposé sur son visage :
- Désolé…
Et ce sourire nostalgique qui voulait me faire croire que ce n’était pas grave alors qu’au fond, je savais bien qu’il s’en voulait sans s’en vouloir me faisait presque souffrir. Mais je ne pouvais pas me permettre d’avoir un seul moment de faiblesse quand il avait besoin de moi. Quand le passé la rattrapait.
- Je t'ai dit qu'on avait tout notre temps... et tant que tu le passes avec moi, je ne demande rien de plus.
Sa main était posé sur mon cœur, sur celui qui lui appartiendrait toujours et j’avais tout mon temps, du moment qu’il me consacrait le sien…
- J'ai vraiment cru que cette fois c'était derrière moi mais...
- Hyuuk... Ce sont tes seuls souvenirs... Tu ne peux pas les oublier comme ça...
- Mais eux, ce n'était pas toi... Ça ne devrait pas me les rappeler...
- Je ne veux pas que tu oublies ton passé... Tout ce que je veux, c'est que tu te sentes bien avec moi...
- C'est déjà le cas.
- Alors c'est déjà parfait.
- Je t'aime.

Que demander de plus ? La lune ? Elle ne serait pas à la hauteur. Toutes les richesses du monde ? Elle ne pourrait en rien être égale à la richesse de cet instant. Le pouvoir ? Mais que serait le pouvoir à côté de pouvoir être avec lui à chaque seconde ? Non, décidément, rien ne pouvait égaler ce moment. Je ne trouvais rien à répondre. Ce n’était pour moi pas le moment de lui dire. Non pas que je n’étais pas prêt ou ce genre d’absurdité mais je ne pouvais pas lui dire maintenant. C’avait été son moment mais ce n’était pas le mien.
- Je retire ce que j'ai dit... maintenant c'est parfait... 

Ses lèvres. Sa langue qui valse avec la mienne. Rien ne pouvait être plus parfait. Non, je vivais un paradis charnel sur terre. Dans ce bas-monde cruel d’hommes cupides et mauvais, j’avais trouvé la perle qui me permettait de croire que tout le monde peut être sauvé. Il avait combattu ses démons pourquoi pas les hommes ? Oui, son amour me donnait des ailes, des espoirs insensés, infondés mais de l’espoir quand même. Je l’aime. Ça oui, je l’aime.
- Ramène ta fraise, toi, espèce d’égoïste.
Sauf quand il casse tout… Non, c’est faux, je l’aime quand même dans ces moments-là. Il vint punir mon égoïsme en partageant la dernière fraise, que j’avais prise presque inconsciemment, avec moi.
 
~
 
Nous regardions le ciel d’un bleu éclatant, allongés l’un contre l’autre, et je ne pouvais croire que ça s’était vraiment passé. J’avais si longtemps refusé d’aimer ; j’avais si longtemps voulu me protéger des sentiments qui me promettaient à une souffrance trop grande ; et pourtant à ses côtés, j’avais aimé et j’avais plongé la tête la première en avant du danger. Si je souffrais, peu importerait, du moment qu’il était avec moi. S’il partait, ce ne serait pas de la souffrance, ce serait comme mourir mais continuer de respirer, un air pollué et infâme…
- Je t’aime, Hyuk.
Cette fois, c’était mon moment, celui que je pensais le meilleur. J’avais fait un avec lui et je voulais qu’il m’entende à son tour. Mais je ne voulais pas qu’il me réponde ça. Ou plutôt, je ne m’y attendais pas…
- Je sais. Je l’ai toujours su. Même si je ne voulais pas le voir…
Je l’avais dans mes bras, contre moi, je pouvais sentir son cœur battre. Je savais que s’il battait, c’était parce qu’au lieu de survivre contre son passé, il vivait désormais avec son passé. Même si je savais que j’y étais pour quelque chose, je ne pouvais pas être moins fier de tous les efforts qu’il avait fait pour moi et je lui étais en plus reconnaissant de m’avoir sorti de ma prison d’or et d’argent.
Je pris sa main et entrelaçait nos doigts du côté dos en tendant le bras devant moi avant de lui demander, d’un air sérieux mais tendre :
- Et maintenant ?
- Maintenant quoi ?
- Je crois qu’on ne peut plus dire qu’on est « amis »... Qu’est-ce qu’il va se passer pour nous ?
- T’inquiète pas. Il va juste se passer que tu vas m’avoir sur le dos pour le restant de ta vie… Jamais tu ne te débarrasseras de moi…
- Pour mon plus grand plaisir, Abu…
- Et si on rentrait annoncer la nouvelle aux autres ?
- Embrasse-moi d’abord.
- Tu commences déjà à donner des ordres ? C’est pas bien ça Chipper… tu vas… mmpf
Il n’eut pas le temps de finir sa phrase. Je capturai ses lèvres dans un dernier échange passionné avant qu’on ne prenne la route pour l’internat.
 

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MessageSujet: Re: Connerie, Mimi et Chantilly [PV Envahisseuses]   Jeu 16 Oct - 20:44

Connerie, Mimi, Chantilly ~
♦ Hyukjae Won feat Leeteuk Park ♦












Il se redressa légèrement, prenant appuis sur ses coudes, tout en restant contre moi. Je plongeais mon regard dans le sien, m'imprégnant de ce regard tendre comme si je n'allais jamais le revoir. J'inspirais doucement et mon cœur faillit rater un battement à ses mots.

- Je t’aime, Hyuk.

Que demander de plus ? Il n'y avait rien. Rien qui ne pouvait égaler cet aveu. Il me le disait. Enfin. Je savais pourtant depuis toujours ce qu'il ressentait, mais l'entendre est différent. J'avais l'impression que les choses prenaient une toute autre tournure, qu'elles basculaient rien qu'à ces quelques mots. J'avais reçu ce que j'attendais depuis toujours, en étant conscient ou non. 
L'esquisse d'un sourire se dessina doucement sur mes lèvres, alors que mon regard se faisait de plus en plus doux et de plus en plus tendre. Que lui dire de plus si ce n'est ce que je lui avais déjà avoué ? Rien. Pour moi, rien ne pouvait égaler ses paroles. Et tout ce que je pouvais bien lui dire ne me semblait pas à la hauteur. 
Je resserrai mon bras autour de lui et glissai ma main sur sa joue avant de la laisser aller dans son cou, caressant délicieusement sa peau. J'expirais doucement avant de lui dire, le regard ailleurs :

- Je sais. Je l’ai toujours su. Même si je ne voulais pas le voir…

Je relevais mon regard vers lui pour le retrouver à nouveau, admirant le sourire qui s'était dessiné sur son visage et avait révélé sa fossette. Il était si proche que je sentais son souffle sur mon visage, son cœur battre contre le mien, la chaleur qui émanait de lui. J'inspirais doucement son odeur comme un délicieux parfum, fermant les yeux alors que ma main remontait lentement dans son dos.
Je lui avais tout donné. Mon cœur, mon corps, mon âme, tout. Et il avait fait de même, faisant de cet échange un cadeau. Et jamais je n'en aurais de plus beau. J'étais devenu dépendant de sa présence, ne m'imaginant pas même un instant pouvoir vivre sans.
Rouvrant les yeux, je tombais à nouveau dans ses prunelles, illuminés par un feu ardent. Il entrelaça nos doigts avant de placer nos mains au dessus de ma tête. Je le laissai entièrement faire, sans ne serait-ce que songer à l'en empêcher. Avec et contre lui je devenais une marionnette, un pantin sans fil, et je me laissais aller dans ses bras comme dans un doux rêve. Un rêve qui était le mien. Le nôtre.
Cependant, son visage prit un air plus sérieux, tout en conservant cette lueur de tendresse dans ses yeux. Quelques secondes s'écoulèrent avant qu'il ne me dise :

- Et maintenant ? 
- Maintenant quoi ?

Je me doutais du sujet qu'il cherchait à aborder, mais je ne voyais pas là l'ombre d'une menace. Tout était déjà une évidence pour moi. 

- Je crois qu’on ne peut plus dire qu’on est « amis »... Qu’est-ce qu’il va se passer pour nous ?
- T’inquiète pas. Il va juste se passer que tu vas m’avoir sur le dos pour le restant de ta vie… Jamais tu ne te débarrasseras de moi…

A la condition qu'il le veuille. Mais je n'avais pas de doutes sur la question. Je n'en avais plu désormais. J'ignorais ce que me réservait, ce que nous réservait l'avenir, mais je savais que cela, ça n'arriverait pas.

- Pour mon plus grand plaisir, Abu…
- Et si on rentrait annoncer la nouvelle aux autres ?

Bizarrement, l'idée de devoir annoncer à tout le monde que nous étions en couple m'angoissais. Probablement parce que c'était la première fois que j'étais dans cette situation, mais aussi parce que je n'aimais pas faire étalage de mes sentiments en public. Même avec eux. Mais vivre dans le secret n'était pas une chose que j'affectionnais non plus. J'avais vécu déjà quatre ans dans l'ombre, le silence, à l'écart de tout, coupé du monde, comme si mon existence n'avait aucun sens. Je n'en étais pas à vouloir faire des annonces public de ma vie mais en parler représentait déjà beaucoup. 

- Embrasse-moi d’abord.

Il pourrait me demander la lune que je passerai ma vie à essayer de la lui décrocher, peu importe ce qu'il m'en coûterait. 

- Tu commences déjà à donner des ordres ? C’est pas bien ça Chipper… tu vas… mmpf

Ses lèvres retrouvèrent les miennes en quelques instants, m'empêchant de finir ma phrase. Mais qu'importe. Le serrer contre moi était ce don j'avais envie, mais l'emprise qu'il avait toujours sur moi m'en empêchait. Je relevais légèrement la tête pour approfondir ce baiser, en prenant le contrôle sans qu'il ne le conteste.
Après s'être séparé, il se releva avant de me tendre la main. Je l'attrapais presque immédiatement, lui souriant, avant qu'il ne m'aide à me relever. On est resté quelques instants, l'un en face de l'autre, assez proche pour que je sente son souffle sur mon visage, sans rien dire, se contentant de se regarder. Probablement parce que ni lui ni moi n'avions vraiment envie de partir, mais quelque part il le fallait.
Nous avons lentement prit la route de l'internat, du moins sur ce que l'on supposait être la route de l'internat puisque nous ne savions pas vraiment où nous avions atterris. Mais nous avons finit par trouver notre chemin et à retrouver l'internat.
 Après avoir traversé le parc, qui était désert, nous avons traversé le hall d'entrée avant de prendre les escalier qui menaient à notre dortoir, puis nous avons traversé le couloir avant de nous arrêter devant la porte de notre chambre. J'ai hésité un instant avant de plonger mon regard dans le sien, retrouvant ainsi mon calme avant d'ouvrir la porte. 
.


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" HyukJae Won "

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MessageSujet: Re: Connerie, Mimi et Chantilly [PV Envahisseuses]   Dim 19 Oct - 17:31
Connerie, mimi, chantilly [part.2]

Eunhyuk & Donghae



Est-ce que je me doutais qu’un jour il tomberait amoureux ? Non, je pensais que son passé l’en empêcherait. Est-ce que malgré le fait que ça prenne de notre temps j’étais le plus heureux des Hyungs ? Ça ne fait aucun doute. Je ne pouvais m’empêcher de m’inquiéter pour lui. Souffrirait-il ? S’éloignerait-il de moi à force ? Pleurerait-il ? Toutes ces questions m’angoissaient mais elles n’étaient rien comparées à ce que j’avais pu voir dans ses yeux quand il le regardait et ça n’avait aucune valeur à côté de ses joues rouges, d’un rouge que je n’avais pas vu sur son visage depuis… je ne suis même pas sur de l’avoir déjà vu en fait…
Parce que c’est ce que font les couples.
Est-ce que c’est vraiment ce qu’il faut pour être vu comme un couple ? A part à lui, je ne donne pas de surnom, je trouve ça stupide… Le faudrait-il ? Après tout, je n’avais personne pour essayer et en voir les conséquences. Le seul qui aurait pu compter était… indisponible. Je ne sais pas si c’est le bon qualificatif, il n’est pas un objet mais je ne trouve pas d’autre mot et c’est… compliqué… M’arrachant soudainement à mes pensées, la porte se referma une seconde fois, mais cette fois, c’était Siwon qui revenait.

- Tu laisses ton frère avec Teukie ?
- Vous êtes pas en couple ?
- Non pourquoi ? Quelle idée ! Il aurait jamais voulu, il est bien trop amoureux de Hyukjae…
- Alors pourquoi tu lui donnes un surnom ?
- Ben… c’est ma maman, c’est affectif. C’est la seule chose qui te perturbe ? Le fait qu’ils soient en couple, ça va, tu gères ?
- Pour l’instant, je crois…


Mais je ne voulais pas en parler maintenant, j’avais besoin de… digérer les informations avant de pouvoir l’extérioriser. Il avait tellement souffert que malgré toute ma volonté, je ne pouvais refouler mes inquiétudes. Pourtant, je savais qu’il ne craignait rien, qu’il ne lui ferait rien, je le sentais. Soudain, tout s’était mis à tourner autour de moi, j’avais besoin d’air, de vent, de sortir tout simplement. Je chancelais presque en sortant de la chambre et ne prêtait qu’une semi-attention à Siwon qui me demandait pourquoi je ne lui tenais pas compagnie. Vu la compagnie que je lui apportais en général, je doutais de vraiment vouloir rester avec lui, maintenant. Plus tard. Mais je n’avais même pas réussi à aligner ces deux mots. Le monde tourbillonnait comme si je m’étais retrouvé en pleine tempête et j’étais une épave perdue au milieu des violentes bourrasques. Trop de sentiments et sensations se disputaient pour prendre mon contrôle et je ne savais plus à laquelle le donner…

D’un côté, je restais moi, celui qui a besoin d’être craint pour être bien, celui qui atteint ses objectifs avec ses poings et qui défend son frère avec ses lames. Mais de l’autre, il y avait celui qu’il fallait que je devienne – ou redevienne – pour pouvoir finir par être un humain normal. Ou du moins, un animalik à peu près normal. J’essayais de vaincre ce que j’étais pour devenir ce que j’avais été, sans en avoir aucun souvenir. Et comment reprendre des habitudes dont on ne se souvient pas ? Comment, lorsque l’on a oublié ce qui faisait de nous un être gentil, peut-on le redevenir ? Est-ce que je faisais des cadeaux ? Des surprises ? Des câlins ? J’avais tout oublié. Le seul dont je me souvenais était Hyukjae et ce que j’appliquais à lui n’était pas applicable aux autres. Je le protégeais, au péril de ma vie, mais je ne serais pas capable – ou plus capable – de donner ma vie pour quelqu’un d’autre. Je m’inquiétais pour lui et uniquement pour lui à longueur de journée mais je serais incapable de l’être pour tous comme le fait Leeteuk. Alors oui, qu’ils soient ensemble m’inquiète et m’angoisse même mais comme je sais qu’il ne le laissera pas, je me sens obligé, toujours en pensant au bonheur d’un seul, de ne pas m’y opposer. Quand j’ai serré Leeteuk dans mes bras, j’ai été étrangement surpris par la sensation de gentillesse qui émanait de lui comme de moi et par la presque joie de savoir qu’il allait protéger mon frère lui aussi. Et puis, il y avait cette drôle de sensation quand lui était à mes côtés. Le seul qui m’appréciait vraiment, le seul qui ne me craignait pas, le seul qui me considérait comme un ami et le seul que j’acceptais comme tel. Je crois. Je ne savais pas vraiment pourquoi je me sentais bizarre quand il était là mais c’était un fait que je ne pouvais pas ignorer et seule sa signification m’inquiétait. Il était déjà pris alors pas d’illusions à avoir.

Appuyé contre un mur du couloir, tentant de reprendre mes esprits, je ne savais plus vraiment quoi faire, où aller et que penser… Mon seul réconfort avait toujours été la violence ou Siwon – depuis peu – mais aujourd’hui je ne voulais pas replonger dans la première facilité et je ne voulais pas non plus partager ces sensations étranges avec Siwon. Cela me semblait… déplacé. Ma tête tournait toujours et mes jambes cédèrent bientôt et je me retrouvai assis par terre, dos au mur, les genoux repliés contre moi. Je ne m’étais jamais montré faible et là, j’étais dans une position de fragilité, comme un papillon qui aurait peur de déployer ses nouvelles ailes, des ailes de joie, dans un lieu où tous pourraient potentiellement me voir. Sortir de sa chrysalide était-ce vraiment aussi compliqué pour un papillon que ça ne l’était pour moi de devenir une personne meilleure ? Est-ce que lui aussi avait le risque de redevenir une chenille s’il faisait un faux pas comme je pouvais redevenir un monstre à la moindre erreur ? Alors qu’un papillon a une durée de vie de quelques jours, j’ai l’impression qu’il a une vie mille fois plus facile que la mienne. Peut-être qu’une vie éphémère permet de vivre à fond même si c’est plus court et de ne rien rater. Et surtout, de ne pas souffrir. Est-ce qu’en quelques jours, on peut souffrir ? A part si la chance nous fait vraiment défaut, je ne pense pas… Aucune larme ne tomberait, elles n’avaient aucune raison de s’échapper de leur prison de pierre. Même si elle était fêlée, elles ne pouvaient pas s’en évader. Il restait une couche infime à percer, la plus dure même si c’est la plus fine et j’espérais bien qu’elle allait durer encore longtemps.
J’ai entendu un bruit dans la chambre que j’avais quitté précédemment et je ne voulais surtout pas que Siwon me voie dans cet état. Je m’étais alors dissimulé sous forme animale en haut des casiers en le voyant sortir et j’y restai jusqu’à ce qu’il s’éloigne pour de bon.

Une fois redescendu de mon promontoire où j’étais invisible – j’espère – je me suis dirigé vers la porte d’entrée, d’un pas léger, rapide et discret, comme j’avais appris à le faire. J’ai marché. J’ai couru. Je me suis arrêté. Je me suis assis. J’ai reculé. J’ai avancé à nouveau. Il m’a fallu le double de temps pour atteindre la ville. Que pouvais-je y redouter ? Il n’y avait qu’un bout de mon passé dans ces rues, et pas le pire. Ce temps-là, je l’ai passé avec mon frère, pas à le chercher ou pas à tuer, alors pourquoi aller en ville m’avait-il paru si dur ? C’était vraiment un innommable bordel inconditionnel dans ma tête. Trop de pensées se battaient. Les unes me disaient de rentrer, que la ville n’était plus pour moi tandis que les autres me hurlaient d’affronter la ville. Mais qu’y avait-il à affronter en ville ? Je n’avais rien vécu de traumatisant – ou presque – mis à part quelques problèmes avec certains idiots qui avaient cru pouvoir faire le moindre mal à Hyukkie… Je ne savais plus où je me rendais, la ville m’était progressivement redevenue inconnue et mis à part le chemin pour mon ancien appartement, si l’on peut appeler le trou dans lequel je vivais un appartement, je ne me souvenais plus vraiment des routes à prendre ou à éviter et des endroits où je pouvais retrouver quelqu’un voulant probablement ma mort. Je crois bien que j’étais sur le chemin du centre commercial mais je n’en était pas sur.

C’est alors que je passais devant une boutique de repliques de sabres que je me souvins de là où j’étais. Ce devait être la rue où j’avais le plus d’ennemi, où je m’étais fait le plus d’ennemi. Et que dire de celui qui semblait m’y attendre. C’était il y a plus de deux ans et pourtant la haine dans ses yeux ne semblait pas s’être éteinte, je ne l’avais au contraire jamais vu aussi forte. Il semblait s’être musclé depuis le temps où je l’avais passé à tabac pour avoir frappé Hyukjae. Mais pourquoi était-il là, à m’attendre ? Moi-même je ne savais pas que j’allais être là alors comment lui l’aurait su ? Avait-il prévu une quelconque embuscade ? Je savais qu’il avait des relations dans le monde que je tentais de quitter mais je ne le pensais pas capable d’avoir le cran de m’affronter, même à dix contre un. Il me connaissait ; il m’avait vu à l’œuvre. C’était peut-être bien l’un des seuls que j’avais épargné. Parce que Hyukjae était présent. Je ne voulais pas ôter de vies devant ses yeux. Il ne méritait pas de voir de telles horreurs, de voir le monstre que j’étais mais aujourd’hui, alors qu’il n’était pas là, je me battais entre le regret de ne pas l’avoir tué plus tôt, quand j’en avais l’occasion et l’envie de passer mon chemin, ce qu’une personne bien pensante ferait. Je commençais à lui tourner le dos, décidant ainsi de tourner le dos à mon passé, à un passé de violence et de meurtre, de sang et de larmes pour entrer dans un avenir plus simple, banal et normal mais ce n’était visiblement pas ce qu’il voulait.

- Alors le macaque ? T’es pas avec ta petite salope aujourd’hui ? Elle te colle plus comme un toutou apeuré ?


Je me devais de ne pas réagir à ses attaques. Il connaissait mon point faible. Il savait qu’attaquer mon frère était bien plus dévastateur pour moi que de s’en prendre directement à ma personne. Serrer les dents et continuer son chemin. C’est ce que Hyukjae me conseillerait de faire. Même s’il n’est pas là, même s’il ne pense probablement pas à moi en ce moment, même s’il ne me parle pas, je me dois de l’écouter, d’écouter sa voix, aussi loin soit-elle c’est ce qu’elle me soufflerait et j’allais l’écouter. Pour une fois, je ne cèderais pas.

- En deux ans, t’es devenue une petite merde hein ? T’as pas eu ton lot de sang ? T’as pas pu te faire toutes les nanas dont tu rêvais parce que t’avais peur pour la lopette qui te sert de frère, c’est ça ? Ton fardeau te pèse et t’as pas voulu me laisser t’en débarrasser. Au lieu de ça, tu nous as humilié, mes amis et moi, et ça, ça n’est pas passé.


S’il savait comme je me fous de son ego ou de son honneur ! Tout ce que je veux c’est qu’il me laisse en paix, que je puisse avoir une vie normale, loin de tout ça, de ce sang dont il parle et avec mon fardeau comme il dit. Ce fardeau qui est bien loin d’en être un. Ce frère qui a toujours était la seule chose que j’ai jamais eue. M’en débarrasser ? Oui, c’est ce qu’il avait essayé de faire et c’est pour cela qu’il aurait du mourir. Mais il avait eu sa chance et aujourd’hui, sa chance se représentait, je ne voulais pas me battre, je ne voulais pas sombrer à nouveau dans la violence. La seule violence que je voulais connaître c’était celle que j’avais avec Siwon et celle de mes sentiments mélangés pour cet autre que je ne pouvais pas avoir. C’était de la brutalité et de la souffrance positive – la plupart du temps – et je ne voulais plus de celle qui vous noircit le cœur jusque dans l’âme. Même si je souffrais qu’il ne m’aime pas comme je le souhaite, c’était le plus douce des souffrances et mon cœur battant la plus tendre des tortures. Pour lui, pour mon frère, pour Siwon et pour tous les autres, je ne replongerai pas. Pour moi, je n’y retournerai pas. Je suis sorti du noir et de l’ombre pour entrer dans la lumière il est hors de question qu’elle s’éteigne.

- Peut-être que je devrais aller le voir directement ? Quand il serait seul… sans toi et sans la lopette rousse qui lui sert de copine… Qui aurait cru qu’il allait tourner PD ? Tout le monde à vrai dire, il n’était pas fait pour être un homme, un vrai. Dans ses yeux c’était peur et soumission pas de virilité, pas de détermination, pas d’enive ni de puissance, une chiffe molle à l’état brut.


Comment pouvait-il savoir que mon frère était en couple avec Leeteuk ? Moi-même je ne l’avais su que ce matin et il ne me semble pas que l’une des personnes de la chambre soit capable de trahir sa « maman » pour des salopards dans son genre. Je ne comprenais plus rien, il ne pouvait pas savoir c’était impossible. Mais maintenant, d’autres paramètres entraient en compte, il pouvait me faire du ml peu m’importe mais il pouvait aussi en faire à Hyukjae, à Leeteuk, à Donghae, à Siwon, à YeSung, à Sungmin et à Jonghyun. Il pouvait en faire à Esther, la directrice et à tous ceux qui vivaient ou non à l’internat juste dans le but de me faire souffrir, de me mettre leurs morts à tous sur la conscience. C’est ta faute s’ils sont morts, tu avais qu’à me tuer. Pour sur, il me répèterait ça à longueur de temps jusqu’à ce que cela me consume et que je sombre. Mais non, ça n’arriverait pas, personne ne mourerait par ma faute. Seul les enfoirés mourront de ma main et ce, dès à présent. Depuis qu’il avait commencé à polluer l’air de ses viles paroles, je n’avais pas desserré les dents et les poings, n’avançant que d’un pas ou deux entre ses phrases mais ça suffisait. Je ne devais pas, je ne pouvais pas, me montrer faible face à une telle ordure. Détend-toi et avance sans te retourner, il ne nous fera rien. Voilà ce que sa voix me conseillait à nouveau mais cette fois, elle n’avait pas autant d’assurance et pas autant de force dans ma tête. Elle résonnait plus comme une loitaine recommandation que comme un puissant conseil, presque un ordre. Non, il s’était effacé, comme s’il savait que quoi qu’il dise ou quoi que je m’inagine qu’il pourrait dire, je n’allais pas l’écouter. Chaque homme a ses limites et les miennes sont loin derrière moi, j’ai déjà franchi les limites. Alors même que je les apreçois de nouveau je veux rebrousser chemin, et envoyer ce connard rejoindre ceux qui se battent avec le feu, les morts, l’enfer tout simplement. Et même si pour cela, j’y ai une place réservée, je préfère mille fois bruler dans ces flammes que le laisser en vie une seconde fois. On a tous une seconde chance, pas de troisième. J’ose naïvement croire que même si je « me débarrasse » de lui, je n’aurais pas pour autant gâcher ma seconde chance et que je pourrai encore rejoindre mes limites pour les franchir à nouveau mais dans un sens plus… noble.

- Tu ne trouves rien à redire n’est-ce pas… Tu sais que ce que je dis n’est que pur véri…


Mais cette fois, c’en était trop. Il n’eut pas le temps de finir sa phrase que je m’étais retourné et en deux ou trois secondes – plus que d’habitude, je n’avais plus autant de rélfexe – je l’avais plaqué contre le mur d’un des immeubles d’une ruelle en marge de la rue principale, mon avant-bras sur sa gorge, bien décidé à en finir avec lui mais je ne voulais pas lui épargner les souffrances que j’avais vécu, ni celles de mon frère. Loin de moi l’idée de le violer ou même de l’engager dans la mafia mais je voulais juste qu’il souffre physiquement et que toute son âme agonise, qu’il me supplie de lui laisser la vie comme personne ne l’a jamais fait. Ah ça oui, je le hais et je veux que son dernier souvenir soit la douleur et pas une quelqconque pensée positive pour je ne sais quel proche à qui il pourrait manquer. Alors, il allait souffrir et j’allais m’amuser. C’est tout ce que je voulais.

Comme je l’espérais, il essaya de se débattre. J’esquivai son premier coup de genou et à sa deuxième tentative, je relachai brutalement le pression que j’avais sur lui afin qu’il perde l’équilibre et tombe à terre, heurtant le seul graveleux à pleines paumes. Il ne cria pas, c’était encore trop tôt, c’aurait de toute façon gâcher mon plaisir. J’agrippai ses cheveux pour le redresser violemment faisant courber toute sa colonne, y compris ses cervicales qui claquèrent dans un bruit rauque et sec. Il ne criait pas, pour mon plus grand plaisir. Plus il résisterait, plus ses cris seraient euphorisant. Et plus son sang et ses larmes seraient agréables à voir suinter par chacun des pores de sa piètre peau de raclure. Je le regardai mais plus aucune hésitation ne se lisait dans mon regard alors que le sien, hautain et confiant, se transformait en un rictus de peur et d’inquiètude. Un coup de pied, puis un deuxième, un torisième et ce fut une pluie de coups qui s’abbatit dans son abdomen, le forçant à se recroqueviller à chaque choc, augmentant la pression que je conservais sur ses cheveux sales et souillés de poussière et de terre. Quand il ne bougea presque plus, je le jettai au sol et reprenait mes coups de plus belle. J’attrappai son bras droit et le bloquai dans son dos, lui faisant une des premères clés que j’avais apprise, et je frappai sa tête dans le mur, sans qu’il puisse riposter outre mesure. Après le choc, plus que violent, je le vis cracher du sang. Enfin, il se décidait à me montrer ce qu’il était vraiment. Une ordure destinée à se vider de son sang dans une ruelle sombre. Après mes pieds dans son abdomen, je lui écrasai mes poings sur son visage infâme. A présent, le sang coulait à flot de son nez, de ses lèvres, ses gencives étaient éclatées et il avait des égratignures partout. Mais il ne criait toujours pas. Ni lui ni moi n’avions ouvert la bouche. Il ne m’avait porté que quelques coups et ils s’étaient tous soldés par des échecs cuisants et des esquives rapides de ma part. Et pourtant, malgré les sensations que cela me produisait, j’en venais à douter. Je savais que je ne devais pas l’achever, que ce serait signer ma vie d’une mort de plus, une mort que je souhaitais plus que tout mais que je ne pouvais pas me résoudre à appliquer. Etait-ce une sentence juste à côté de ce qu’il avait fait ? Bien sur, si je n’étais pas intervenu, il l’aurait violé et abandonné, probablement mort, sur le bord d’une route mais je ne savais plus si je devais ou non céder à la tentation de rendre moi-même une justice qui m’avait fait tant défaut. Il scella lui-même son destin.

- Alors c’est donc vrai ce qu’on raconte. Le grand Eunhyuk n’est plus ce qu’il était. Le meurtrier de toujours qui ôté une vie pour sauver la piètre existence d’un frère boulet n’est plus qu’une chaine qui y est accroché en attendant de trouver quelqu’un dont vous pourriez être tous les deux le fardeau. Peut-être est-ce la petite rousse que j’ai vu accroché au bras de ton frère. Pour qu’il soit en vie, il faut bien que vous y teniez un minimum tous les deux. Je ne peux pas y croire, je ne peux pas croire que tu sois devenu faible et dépendant… Tu me fais pitié.


Et sur ce, il se sentit obligé, comme si ça ne me suffisait pas pour me persuader que sa mort serait la meilleure chose, de me cracher à la figure. Le maintenant solidement de mon bras gauche contre le mur, j’essuyais le venin dont il m’avait empoisonné et commençais à dégainer lentement, très lentement, l’un des deux sabres à ma ceinture avant de l’appuyer au niveau de sa gorge. Je commençais alors doucement à maltraiter la peau de son cou ignoble, faisant perler quelques gouttes de sang. Pourquoi n’hurlait-il pas ? Je me délectais de cette vue et je m’en voulais mais je ne parvenais pas à m’arrêter. Il se mit alors à sourire, appuyant de lui-même un peu plus la lame glacée, lui arrachant cet fois un hurlement bien expressif tandis que je retirais mon sabre pour le mettre en arrière. Maintenant qu’il avait souffert et crié, il me suffisait de finir proprement le travail. Mais il y avait toujours ce rictus que je ne comprenais pas. J’aurais voulu le tuer et ne jamais savoir mais c’est là que j’ai entendu sa voix.

- Eunhyuk, je t’en prie, ne fais pas ça !


Pourquoi ne voulait-il pas que je le fasse ? Il ne le connaissait pas, il ne savait pas ce qu’il avait pu faire. Il ignorait les cauchemars que Hyukjae avait fait le soir de notre entrevue, cet enfoiré et moi. Il ne savait rien. Pourquoi donc ne voulait-il pas ? J’avais beau ne pas avoir de raison de l’écouter, j’abaissai mon sabre mais gardai malgré tout mon ennemi plaqué au mur, pour l’empêcher de profiter de ma « discussion » pour s’enfuir.



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MessageSujet: Re: Connerie, Mimi et Chantilly [PV Envahisseuses]   Dim 19 Oct - 22:33

Connerie, Mimi & Chantilly ~
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Je me réveillais doucement ce matin-là, contrairement aux autres jours où c'est le réveil qui me tire du sommeil. Parfois c'est Leeteuk, mais généralement, la semaine, j'ai le droit au réveil brutal de cette sonnerie. Mais ce matin n'avait rien à voir avec les autres. Au lieu d'entendre le bruit insupportable du réveil j'eus le droit à un doux murmure. Le frisson que je ressentais quand j'enlevais la couverture fut remplacé par sa chaleur. Et le goût amer à l'idée de passer une journée en cours se transforma en une joie de passer la journée avec lui. 
Il passa son bras autour de moi alors que j'ouvrais doucement les yeux, le temps de m'adapter à la lumière du jour qui s'invitait dans la chambre comme une précieuse amie. Je soupirais doucement avant d'ouvrir grand les yeux et de prendre sa main dans la mienne, entrelaçant doucement mes doigts aux siens. Je ne pouvais cependant toujours pas le voir, car il était allongé contre moi dans mon dos. Y remédiant, je basculais lentement sur le dos, de sorte à me retrouver face à lui. Un sourire étirait ses lèvres, ce qui ne tarda pas à me faire sourire à mon tour avant qu'il ne se penche pour déposer ses lèvres contre les miennes. Je me redressais très légèrement pour appuyer ce baiser, le prolongeant de quelques secondes. 
Yesung avait rendez-vous avec une agence aujourd'hui, pour discuter d'un potentiel retour sur scène pour lui et donc d'un album. Cet entretien l'avait angoissé ces derniers jours, mais ce matin je le trouvais étrangement détendu. Il avait l'air calme, aucune peur ne se lisait sur son visage. J'avais tenté de le déstresser pendant des jours sans y parvenir et aujourd'hui il allait bien. Je n'allais pas me plaindre, mais ça me semblait pour le moins étrange. 
Je m'étais habillé avec les premiers trucs qui me sont passés sous la main avant d'aller dans la salle de bain. Mes cheveux avaient retrouvé une couleur brune depuis quelques jours et plusieurs mèches retombaient en bataille sur mon front. Je me coiffais en vitesse et sortais pour laisser la place à Yesung. N'ayant pas franchement envie de l'attendre debout, je suis allé m'asseoir sur le lit. 
Mes yeux se posèrent sur chacune des personnes qui partageaient cette chambre, s'attardant d'abord sur le lit vide qu'était celui du JongMin. Ils avaient l'habitude de sortir tous les deux tous les samedis, donc ce n'était pas étonnant qu'ils ne soient pas là. En revanche, la place vide qui trônait aux côtés de Leeteuk était des plus étranges. Siwon n'était pas vraiment quelqu'un du matin. Il n'était même pas du soir, plutôt de la nuit. Alors son absence était des plus étranges. Sauf s'il n'avait pas passé la nuit ici, et dans ce cas là il ne tarderait pas à réapparaître. Ma maman de cœur semblait bien dormir, comme si rien ni personne ne pouvait la réveiller. Je souriais en le voyant. Il avait l'air paisible. 
Mais je ne m'attardais cependant pas sur lui et laissais mon regard vagabonder jusqu'à trouver le lit où dormaient les deux derniers venus. Cela faisait déjà quelques temps qu'Eunhyuk et Hyukjae nous avaient rejoint, mais même après tout ce temps, si je ne savais pas que le cadet avait prit pour habitude de dormir du côté mur, je ne saurais toujours pas dire lequel était qui. Et ce malgré le fait que je me sois bizarrement rapproché d'Eunhyuk. Ce n'était pas vraiment étrange, mais le fait est que j'étais la seule personne à avoir réussi à créer des liens avec lui. Il y avait certes Siwon, mais je ne sais pas vraiment si la relation qui les unissait était ce qu'on pouvait qualifier d'amitié. Leeteuk s'était rapprocher de Hyukjae mais pas de lui, et aucun des autres ne s'entendait vraiment avec lui. Il n'y avait que moi. 
Je ne saurais même pas expliquer le pourquoi du comment lui et moi nous entendions mais c'était un fait. Je m'étais étonnement et rapidement rapproché de lui, et il avait prit cette place dans mon cœur en tant que meilleur ami. Il m'avait, à première vue, semblé dangereux. Mais j'avais par la suite appris qu'il ne s'agissait que de défense et protection. Je l'avais ensuite trouvé mystérieux. La façon qu'il avait de détourné chaque question à propos du passé m'avait intrigué, mais ses révélations m'avaient donné toutes les réponses. Et aujourd'hui il n'avait plus rien d'étrange ou de dangereux, c'était une personne que j'appréciais, un ami. Et même si Hyukjae restait plus ou moins un mystère pour moi, Eunhyuk ne l'était plus. 
Au fil de notre relation il avait commencé à se confier. Je m'étais senti touché qu'il s'ouvre à moi alors qu'il n'avait jamais rien dit à personne d'autres que son frère. C'est ainsi que j'avais découvert son passé de criminel au sein de la mafia. Si je m'étais permis de le juger ? Non. Il ne m'avait pas semblé différent. Il ne m'avait pas non plus effrayé. Je ne l'avais pas rejeté. Je l'avais tout simplement compris, chose qu'aucun des autres ne semblaient arriver à faire. Ils devaient probablement se demander parfois comment est-ce que j'arrivais à m'entendre avec lui et pourquoi nous étions si proche. Eux ne voyaient qu'une brute, une personne susceptible et agressive qui n'aime pas les gens mis à part son frère. Il suffisait de passer au-dessus de tout ça pour se rendre compte qu'il était bien plus que ce que disait l'étiquette collée sur son front. 
Il m'avait également parlé du passé de son frère, mais il avait été très bref, et ne m'avait pas dit clairement ce qu'il s'était passé. Tout ce que je savais c'était qu'il avait passé quatre ans dans un établissement louche. Rien de plus. Mais la façon qu'il avait eu de s'éloigner de nous, d'éviter tout contact dès son arrivée ici me faisait comprendre de la dure réalité qu'avait dut être son passé. Mais il s'était cependant rapproché de Leeteuk depuis la mort de ses parents, si bien qu'il passait de plus en plus de temps ensemble au fil du temps. Et c'était une bonne chose, aussi bien pour l'un que pour l'autre. 
Eunhyuk commençait à s'agiter dans son sommeil, probablement signe qu'il n'allait pas tarder à se réveiller, au même moment où Yesung sortit enfin de la salle de bain. Je tournais la tête vers lui et le vis me faire signe, ce qui voulait dire qu'on pouvait y aller. Je me levai sans bruit pour ne pas réveiller Leeteuk, Eunhyuk et Hyukjae et le rejoignit. Yesung ouvrit la porte et sorti le premier, moi à sa suite.
Le trajet jusqu'en ville ne fut pas très long, une quinzaine de minute environ. Nous qui d'ordinaire n'avions plus rien à nous dire avions trouvé le moyen de parler de mille et une choses inutiles pour faire passer le temps, même si au fond lui et moi savions que c'était pour le faire penser à autre chose. S'il avait cessé d'angoisser ce matin, je savais en revanche qu'il recommençait déjà à stresser. C'était la raison pour laquelle nous étions partis en avance. On a donc prit le temps de déjeuner tranquillement s'arrêtant dans un café sur la route, lui faisant oublier qu'il avait un entretien dans l'heure qui venait. 
Arrivés devant le bâtiment de l'agence, je pouvais lire sur son visage toute l'angoisse du monde. Il n'avait pourtant aucune raison de stresser. Je savais que ça allait bien se passer pour lui, il n'avait pa sà s'en faire. Il était né avec un un talent, personne ne pouvait le nier, pas même un directeur d'agence pour qui rien ne semble assez bien. Il allait y arriver, c'était une évidence. Au fond, j'étais sûr que lui aussi en était persuadé mais il fallait seulement qu'il le réalise à présent. Mon regard se voulait rassurant, et je posais mes yeux sur lui en lui souriant pour tenter de le calmer. Cela eût à demi l'effet escompté et je m'approchais de lui pour l'embrasser rapidement sur la joue et lui souhaiter bonne chance avant de lui dire que je comptais me rendre à la salle de musique et l'attendre là bas. Il acquiesça, trop tourmenté pour me contredire ou me dire quoi que ce soit, avant d'entrer dans le bâtiment. Quant à moi, je faisais demi-tour pour retrouver le chemin du centre commercial.
Je marchais d'un pas lent, n'ayant aucune raison de me presser. Cette rue ne faisait pourtant pas partie de mes préféré. C'était une des avenues les plus mal fréquenté , et je ne l'empruntais que rarement pour me rendre à la salle. Je trouvais d'ordinaire le moyen de faire un détour, mais aujourd'hui je n'y avais pas vraiment réfléchis. Et je le regrettais presque. Du moins jusqu'à ce moment là.
Alors que j'avais accéléré l'allure, ne tenant pas vraiment à rester dans cette rue, mes yeux se posèrent cependant sur une ruelle de l'autre côté de la rue après avoir entendu un bruit... étrange. D'ordinaire je ne l'aurais pas entendu mais il n'y avait rien ni personne, pas même une voiture, ce qui me laissait entendre le moindre bruit louche. Je m'arrêtais afin de mieux voir la scène, et remarquais deux silhouettes, deux personnes qui réglaient probablement un conflit. Mais je m'attardais cependant en remarquant que l'une des deux silhouettes m'était familière. 
Il me fallut quelques instants pour réaliser ce qu'il se passait, jusqu'à le voir porter son sabre à la gorge d'un mec à genoux devant lui. Je n'ai pas réfléchis plus longtemps et j'ai traversé la rue presque en courant avant de me diriger vers la ruelle. Sa victime a tourné les yeux vers moi en me voyant arriver et a sourit. Pourquoi ? Je l'ignore. Mais la souffrance qu'il s'infligea à lui même fut telle qu'il hurla à pleins poumons, me faisant frissonner de la tête aux pieds. Il retira son sabre de sur sa gorge, s'apprêtant probablement à lui mettre le coup fatal, mais j'arrivais à sa hauteur et l'en empêchais. 

- Eunhyuk, je t’en prie, ne fais pas ça !

Il fut surpris de m'entendre, ne s'attendant pas vraiment à me voir arriver. L'hésitation se lisait sur son visage, et il s'écoula quelques secondes avant qu'il n'abaisse son sabre. Il maintenait cependant son ennemi contre le mur, l'empêchant de profiter de la situation pour partir. 
Je baissais les yeux sur sa victime. De l'autre bout de la rue, je ne m'étais pas rendu compte à quel point il était dans un sale état. Il avait le visage en sang, probablement le nez cassé, les lèvres écorchés, les arcades explosés. J'avais l'impression que du sang s'échappait par tout les pores de sa peau. A sa façon de se tenir, je supposais qu'il était probablement blessé ailleurs. Eunhyuk l'avait salement amoché, mais ce que j'ignorais c'était la raison de cet acte. Je n'arrivais pas à croire qu'il avait fait ça sans raison et simplement par envie. Ce type avait probablement du lui faire, ou lui dire quelque chose pour qu'il en vienne jusque là, et tout ce que je voulais savoir c'était pourquoi. Je ne pouvais pas le laisser faire ça. Avec ou sans raisons je ne pouvais pas. Je ne voulais pas. 

- Et pourquoi ça ?

La raison me semblait évidente. Mais pas pour lui. Et je le comprenais. Moi j'avais grandis normalement, entouré de gens normaux, vivant une vie normale, avec des hauts et des bas. Lui avait oublié son enfance et avait par la suite était entraîné pour tuer. Rien d'autre. Alors que cet acte soit pour lui la solution je pouvais comprendre. Mais ce n'est pas pour autant que j'approuvais et que j'allais le laisser faire. 

- Tu n'es plus un assassin, tu le sais, alors lâche-le s'il te plait.

Moi j'en étais persuadé. Mais bien souvent les amis en savent plus sur nous mêmes que nous. S'il n'en était pas convaincu je me devais de le faire. 

- J'ai toujours été un assassin Donghae, ce sont les seuls souvenirs que j'ai je ne peux pas m'en défaire. C'est ce que je suis.

Tu es bien plus que cela. Moi je le sais. Et même si personne ne le vois hormis moi et Hyukjae moi je le vois. Et je te le dit. Toutes ces personnes qui te jugent ne te connaissent pas. Et même si tu as été un assassin, aujourd'hui tu ne l'es plus. Le seul à ne pas en avoir conscience c'est toi. 

- Tu es passé au-dessus de tout ça, je le sais, tu as changé. Regarde, la preuve est devant toi, il n'est pas encore mort. Déjà avant que j'arrive, je suis sur que tu doutais. N'est-ce pas ?

J'espérais ne pas me tromper, et au fond je savais que je ne me trompais pas. 


- Que... comment tu le sais ?

Je savais tellement de choses à son sujet dont il n'avait visiblement pas conscience. J'arrivais à savoir quand il était anxieux, quand il était triste, quand il repensait au passé, quand ça n'allait pas. J'avais appris à déceler ses émotions. J'avais appris à le comprendre. 

- Alors comme ça, tu as réussi à entourl...
- Ta gueule !

Je ne voulais même pas savoir ce qu'il avait à dire. Il ne comptait pas. Rien de ce qu'il pouvait me dire ne comptait. En aucun cas ça ne me ferait changé d'avis à son sujet. Je dirais même que peu importe ce que les gens me disent à propos de lui, ça ne changera rien. Que ce soit Yesung, Leeteuk, cet enfoiré ou même un inconnu, le résultat serait le même. Inchangé.
Eunhyuk reprit son sabre et le rapprocha dangereusement de la gorge de sa victime, prêt à lui mettre ce coup fatal. J'avais l'impression que l'un comme l'autre n'attendait que ça. Si ce mec cherchait à se faire tuer pour lui prouver quoi que ce soit, comme quoi c'était un monstre, un tueur qui ne changerait jamais, il allait être déçu. C'était exclu que je le laisse faire une chose pareil. S'il voulait le faire payer je le ferai à sa place, mais je ne le laisserai certainement pas se salir les mains avec ce sang impur. 

- Eunhyuk !

Je posais en même temps ma main sur son épaule pour l'arrêter, l'empêchant d'aller plus loin. Il avait l'air perdu, partagé, noyé dans un flot d'incertitude et de sentiment. Il ne savait plus quoi faire ; m'écouter ou le tuer.


- Laisse-moi le saigner Donghae, il faut qu'il souffre, qu'il se vide de son sang devant moi et par moi. C'est le seul moyen pour qu'il paye.

Pour qu'il paye de quoi ? Qu'avait-il fait ? Ce n'était pas vraiment le moment de lui poser la question, mais je ne pouvais pas juger ses actes sans en connaître ses motivations. Et la seule idées que je retenais parmi toutes celles que j'avais en tête était celle qu'il s'en était pris à Hyukjae. C'était pour moi la seule raison pour qu'Eunhyuk en vienne jusque là aujourd'hui. Il avait changé certes, mais son frère était tout pour lui. Et c'était probablement le seul point faible de son aîné. Je savais qu'il serait prêt à tout pour lui, notamment en venir à tuer quelqu'un pour le protéger. Mais je devais l'empêcher de faire ça.

- Je peux t'aider moi. Je peux faire en sorte qu'il t'oublie, toi et Hyukjae. Tu sais que c'est vrai alors regarde-moi et si c'est vraiment le cas, dis-moi que tu préfères le tuer et te délecter de son sang plutôt que de résister à cette envie et de prouver que tu as changé.

Cependant, il ne bougea pas d'un poil, tenant toujours son arme sur la gorge de son ennemi. Mais je voyais le doute s'insinuer dans ses yeux et prendre de plus en plus d'importance. 

- Donghae, je...
- Regarde-moi Eunhyuk.

Je le coupai dans sa phrase avant qu'il ne tourne enfin les yeux vers moi. Je plongeai mon regard, qui se voulait rassurant, dans le sien, qui était en proie aux doutes. Ma main n'avait pas bougé de son épaule, et je faisais de mon mieux en ce moment même pour le persuader que j'avais raison. Et je sentais que j'y arrivais. 

- Je... je ne peux pas... je ne veux pas... plus maintenant...

J'avais réussi, je l'avais persuader de ne pas le faire. Mais ma main tomba de son épaule et mes yeux se tournèrent vers sa victime lorsque cette dernière prit la parole avant que je ne la coupe :


- Tu es un fai...
- Mais tu vas la fermer et lui foutre la paix ! Tu ne sais pas qui est Eunhyuk et tu ne sais pas non plus qui est Hyukjae. Tout ce que tu sais, c'est que tu vas aller te rendre dans le premier commissariat que tu trouves en avouant tous les crimes que tu as commis. Tous les meurtres qu'il y a eu ces quatre dernières, tu vas les revendiquer et t'en mordre les doigts. Tu vas crever en prison, te suicider ou attendre qu'on te tue mais tu n'en ressortiras pas vivant. Merde à la fin.

Je ne savais pas vraiment ce qui m'avait pris. Ce n'était pas franchement dans mes habitudes de m'en prendre aux gens, surtout à des inconnus. Peu importe ce qu'ils faisaient. Je devais cependant reconnaître que je ne m'étais encore jamais retrouvé dans cette situation, ce qui expliquait probablement ce changement de comportement. J'avais bien évidement utilisé mon don, ne m'imaginant pas le convaincre avec mes douces paroles d'aller se rendre à la police. Faire usage de mon pouvoir n'étais pas une chose que j’affectionnais, surtout depuis 6 ans, mais dans des situations comme celle-ci je m'en foutais royalement qu'il puisse lui arriver quoi que ce soit, du moment qu'Eunhyuk n'en était pas l'auteur. 
Mais je l'avais visiblement étonné. Il est vrai qu'il ne m'avait jamais vu m'énerver ni ne serait-ce élever le ton. Ce n'était pas dans mes habitudes, j'étais d'ordinaire calme et non colérique. J'en étais même choqué moi-même, si bien que j'en tremblais encore. 

- Euh... Donghae ? Ça va ?

Je relevais les yeux vers lui et lui fit un signe positif de la tête avant de lui répondre :

- Mieux... Mais maintenant laisse-le partir, il ne te créera plus de problème.
- Tu es sur ?

Je ne pouvais pas l'être sûr. Quand mon pouvoir ne marchait pas je le sentais. Et là, hormis une soumission et une acceptation totale, je n'avais rien senti d'autres.


- A 200%.
- Dans ce cas...

Eunhyuk retira sa lame de la gorge de sa victime et s'éloigna d'un pas en même temps que moi. Le mec se releva, tant bien que mal, le regard un peu perdu. C'était un pantin dont je détenais les fils, et qui n'avait plus que pour but de faire ce que je lui avais ordonné. Il s'éloigna de nous d'une démarche non assurée, s'appuyant aux murs à chaque pas. J'expirais doucement lorsqu'il sortit de ma vision, tournant à nouveau la tête vers Eunhyuk.
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" Donghae Lawn - NEMO ♪ "
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EunHyuk Won
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MessageSujet: Re: Connerie, Mimi et Chantilly [PV Envahisseuses]   Lun 20 Oct - 17:09
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Eunhyuk & Donghae



- Eunhyuk, je t’en prie, ne fais pas ça !
 
A quel moment mon cœur avait-il cessé de battre ? A quel moment était-il arrivé ? Voilà donc pourquoi cet enfoiré souriait, il pensait que l’homme qui arrivait allait me dénoncer et le défendre mais non, il n’en ferait rien. Même si maintenant il m’avait tel que je suis, comme un monstre cruel, sadique et violent, je savais au fond de moi qu’il ne pourrait pas me dénoncer ou me faire souffrir volontairement. Je regardai le visage imbibé de sang de la raclure que je maintenais contre le mur et fut soudain pris d’une vague sensation de colère mêlée à des envie meurtrières plus que poussées et présentes.
 
- Et pourquoi ça ?
 
Pourquoi, bordel, pourquoi méritait-il de vivre ? Non, décidément Donghae ne savait rien, comment pouvait-il vouloir sauver cette vie misérable ? Non, je n’estime pas plus la mienne que la sienne mais j’ai été plus fort et une nouvelle des deux vies miséreuses et pourries qui se battent à mort, c’est moi qui ait vaincu. Sa mort est mon trophée. Un jour quelqu’un me vaincra et ma propre mort sera son trophée. Ce jour-là, je l’attends plus que je ne le redoute. Et je ne crierai pas, je ne pleurerai, je ne me prosternerai pas. Tout ce que je ferais quand ce jour arrivera, c’est mourir et m’excuser. M’excuser d’abandonne Hyukjae et tout ceux qui comptent à présent. M’excuser pour ce que j’ai commis alors même que je n’avais pas conscience de tuer des gens innocents. Mais certainement pas m’excuser d’avoir éradiqué des ordures pareilles de la surface de la Terre. Devais-je m’en vouloir de ne pas avoir de regret ? Devais-je me considérer comme un monstre ? Non, je suis juste un assassin.
 
- Tu n’es plus un assassin, tu le sais, alors lâche-le s’il te plait.
 
Non, Donghae, tu as beau croire en moi, je suis un assassin. Tout ce dont je me souviens c’est du sang et du piètre état dans lequel on m’a rendu mon frère. Tout ce dont je me souviens, ce sont des différentes prières et dernières paroles de chacune de mes victimes. Chacun de leurs mots avant que je porte le coup de grâce, c’est ça qui a fait évolué ma vie. Même celui qui en dernière parole m’a dit où se trouvait mon frère, même lui, je l’ai assassiné sauvagement alors que j’aurais du le vénérer. C’est grâce à lui que j’ai retrouvé Hyukjae et je n’ai même pas su l’en remercier en lui laissant la vie. Je suis un monstre, je l’ai toujours été et je le serai toujours.
 
- J’ai toujours été un assassin Donghae, ce sont les seuls souvenirs que j’ai, je ne peux pas m’en défaire. C’est ce que je suis.
- Tu es passé au-dessus de tout ça, je le sais, tu as changé. Regarde, la preuve est devant toi, il n'est pas encore mort. Déjà avant que j'arrive, je suis sur que tu doutais. N'est-ce pas ?
 
Bien sur que je doutais mais ce n’était pas la première fois. A chaque regard d’enfant que je devais abattre, à chaque cri de femme devant un mari mort, à chaque fois, je doutais. Mais ça ne dure pas très longtemps, les doutes sont là pour renforcer ma détermination et plus ce meurtre traine, plus j’ai envie de le tuer. Alors oui je doute mais pas comme tu le voudrais, j’en suis sûr… Et pourtant je ne peux m’empêcher de me dire que si tu n’avais pas été là, je l’aurais laissé partir malgré tout. Comment est-ce possible qu’il me connaisse si bien ? Mais je connaissais la réponse. Un meilleur ami. Je n’en ai jamais eu. Je n’ai jamais eu que mon frère. C’était à moi de le protéger et ce sera toujours le cas. Mais lui, c’est lui qui prend soin de moi et non l’inverse. Bien sûr que si le besoin se présentait, je tuerais pour le sauver, mais c’était plus que ça. Il savait lire dans ma tête. Etait-ce du à son pouvoir ? Non aux dernières nouvelles, il peut agir mais pas lire. Alors, ça doit juste être ce qu’il se passe quand on a un ami. On devient pour lui un livre ouvert. J’avais juste besoin de l’entendre.
 
- Que… comment tu le sais ?
- Alors comme ça, tu as réussi à entourl...
 
Mais il ne dira rien. Ce crevard ne voulait pas qu’il me réponde. Je suis sûr qu’inconsciemment, il savait quand gâcher le moment. Je suis persuadé qu’il savait à quel moment intervenir pour que je retombe et lui arrache la vie sans plus de cérémonie. Et ce moment, c’était celui-là.

- Ta gueule !

 
Le sabre que je n’avais pas lâché reprit sa course folle vers la gorge de ma victime, prêt à la sectionner pour répandre son sang souillé sur le sol et jusque dans les enfers. Pour sûr, il irait en enfer, mais je voulais l’y envoyer moi-même.
 
- Eunhyuk !
 
Je frissonnais en sentant sa main se poser sur mon épaule. Mon cœur auparavant mort s’affolait désormais. Bien sur, je l’avais déjà serré dans mes bras et il m’avait déjà pris la main pour m’emmener à tel ou tel endroit mais je voulais croire que cette fois, il y avait quelque chose de différent. Non seulement, il faisait ça pour m’aider mais en plus, dans sa voix, je ressentais une réelle inquiétude, peut-être à tort. Mais malgré tout ce qu’il pouvait me dire, il fallait que je le tue. C’était la seule solution que je voyais pour qu’il nous laisse tranquille, Hyukjae, moi, toi et tous les autres qu’il avait ouvertement menacé. Le seul moyen.
 
- Je peux t'aider moi. Je peux faire en sorte qu'il t'oublie, toi et Hyukjae. Tu sais que c'est vrai alors regarde-moi et si c'est vraiment le cas, dis-moi que tu préfères le tuer et te délecter de son sang plutôt que de résister à cette envie et de prouver que tu as changé.
 
Alors, si je ne voyais pas d’autre solution, tu as décidé de me la montrer… Je ne comprendrai probablement jamais comment tu fais pour lire en moi de cette façon mais ce que je sais c’est que je ne dois pas te mêler à ça. Je ne veux en aucun cas que tu te salisses. Bien sur, il n’y aurait pas de sang, pas de larmes, juste un peu de persuasion à sa manière mais même cela, c’était pour moi, inenvisageable.
 
- Donghae, je…
- Regarde-moi Eunhyuk.
 
Je l’ai écouté. Bien sûr, je n’aurais pas du. Je ne crois pas qu’il ait utilisé son don pour me convaincre, je n’ai rien ressenti si ce n’est une profonde envie de pleurer et de me blottir contre lui. Je ne pouvais plus tuer. Plus maintenant. Pas alors qu’il était là. De même que la première je n’ai pas pu parce que Hyukjae était là. Et je ne savais plus si je serais capable de tuer à nouveau, même seul face à ma victime…
 
- Je… je ne peux pas… je ne veux plus… plus maintenant…
- Tu es un fai…
 
Non ! Je ne suis pas faible, j’ai changé ! J’aurais voulu hurler et l’envoyer rejoindre les âmes damnés mais Donghae le coupa avant même qu’il ait fini sa phrase.
 
- Mais tu vas la fermer et lui foutre la paix ! Tu ne sais pas qui est Eunhyuk et tu ne sais pas non plus qui est Hyukjae. Tout ce que tu sais, c'est que tu vas aller te rendre dans le premier commissariat que tu trouves en avouant tous les crimes que tu as commis. Tous les meurtres qu'il y a eu ces quatre dernières, tu vas les revendiquer et t'en mordre les doigts. Tu vas crever en prison, te suicider ou attendre qu'on te tue mais tu n'en ressortiras pas vivant. Merde à la fin.
 
Je me doutais bien qu’il utilisait son don pour qu’il fasse exactement tout ce qu’il disait mais il y avait quelque chose de très théâtral au fait qu’il parle au lieu de juste agir par la pensée. Mais au-delà de cet aspect, je m’en voulais. Je m’en voulais terriblement. A la fin de sa « malédiction » Donghae était tout tremblant. Je ne l’avais jamais vu aussi énervé et je ne pouvais pas croire qu’à cause de moi, il avait envoyé quelqu’un vers une mort certaine. Je ne voulais pas croire que j’en avais fait un assassin. Un assassin indirect, qui n’avait même pas la certitude que l’autre allait mourir et suivre ses ordres jusqu’au bout mais un assassin quand même. Il… il m’était impossible de m’excuser ou de lui en parler, s’il n’en avait pas plus conscience que cela, c’est tout ce qui comptait.
 
- Euh… Donghae ? Ça va ?
- Mieux… Mais maintenant laisse-le partir, il ne te créera plus de problème.
- Tu es sûr ?
- A 200%
- Dans ce cas…
 
J’enlevai doucement la lame glacée de sa gorge, non pas qu’il aurait pu partir en courant vu son état, mais plutôt parce que j’avais la sensation que je n’aurais bientôt plus besoin de m’en servir. Je les garderais toujours avec moi mais je ne voulais plus les souiller avec un autre sang et une autre prière. Ma victime se releva, tant bien que mal à cause de mes coups multipliés, et partit, chancelante et s’appuyant à tous les murs. Je crus entendre Donghae soupirer quand il sortit de notre champ de vision avant qu’il ne tourne la tête vers moi, un demi-sourire aux lèvres.
 
Je jetai un rapide coup d’œil aux quelques gouttes de cruauté qui restaient accrochées à ma lame et les essuyai rapidement avant de regarder Donghae, mon sauveur. Bien sûr que je restais le même mais j’étais aussi un autre. Et c’était grâce à lui. Je ne pouvais plus nier que j’étais plus attaché à lui qu’à n’importe qui, mis à part Hyukjae, mais c’est un attachement totalement différent. Il n’y avait rien de fraternel lorsque mon cœur s’affolait. Rien de fraternel quand je le serrais dans mes bras. Rien de fraternel dans mes pensées lorsqu’il souriait. Non décidément, je ne l’aimais pas comme un frère. Ni même un meilleur ami. Et maintenant, j’avais une dette envers lui.
 
Je m’approchai doucement de lui et posai mes mains sur ses hanches. Il recula jusqu’à ce que son dos heurte le mur en douceur, sans jamais lâcher mes yeux du regard. Un regard noisette qui me faisait fondre. Et pourtant, je sentais que quelque chose n’allait pas. Cette lueur dans ses yeux n’était pas celle de l’amitié, de la tendresse ou même de l’amour, c’était de l’inquiétude. Est-ce qu’il avait à ce point peur de ce que je pouvais ressentir ? Non. Non, ce n’était pas possible. Il entrouvrit les lèvres mais aucun mot n’en sortit, il restait bouche bée. Je voulais naïvement croire que c’était moi qui lui faisais de l’effet mais je savais que c’était faux et archi-faux. Non, c’était la faute de YeSung s’il était comme ça.
 
Mais j’avais tellement envie de gouter au moins une fois dans ma vie à ce qui pouvait le plus ressembler à un plaisir normal. Bien sur, s’il ne voulait pas, ça le compromettait mais au moins moi, j’y aurais gouté. J’approchais mon visage encore plus prêt du sien, jusqu’à sentir son souffle lent et régulier sur ma peau. La lenteur ne signifiait qu’une chose, il était presque en apnée alors que je me rapprochais dangereusement de lui. Puis, mes lèvres se posèrent sur les siennes sans qu’il fasse ne serait-ce qu’une bribe de mouvement. Il ne me repoussa pas mais ne m’accueillit pas non plus. Alors moi je profitai de l’instant, je laissai errer mes lèvres, bientôt rejointes par ma langue, sur les siennes, découvrant le gout sucré de ce que l’on peut appeler les sentiments. Non-partagés, certes, mais je savais qu’au fond il y en avait. Peut-être pas ceux que je désirais mais il y en avait. Je me plaquais un peu plus contre lui, prenant son visage entre mes mains avant d’essayer de le convaincre d’appuyer ce « baiser » mais il n’en fit rien. Ses yeux étaient fermés, comme s’il était résigné à tout accepter. Non, accepter n’est pas le bon mot. Subir est plus juste. Il n’était qu’une énième victime que j’ajoutais à ma collection. La plus adorable, la plus innocente de mes victimes. Une victime que j’aimais et qui souffrait à cause de ça. Etat de choc. Etait-ce vraiment cela ? Je ne prenais conscience que maintenant de ce que j’avais fait. Il ne m’aimait pas, j’avais pu me faire une raison tout seul. Il m’avait sauvé, je devais lui être reconnaissant et au lieu de ça, je l’embrassais. Il n’y avait aucune violence dans mes actes, pas la moindre agressivité et pourtant j’avais l’impression que je venais de commettre mon pire méfait. Je l’ai relâché assez soudainement et je me suis enfuit, comme un lâche, sans même avoir le courage de le regarder. J’ai pris la direction du centre-ville, là où je pourrais à la fois me fondre dans la masse tout en étant seul. Terriblement seul.
 
Arrivé dans un coin sombre, le genre de coin où je trouvais toujours des victimes éplorées, je m’assis contre le mur, les genoux repliés contre moi. Cette fois, la prison n'est plus fêlée, elle a éclaté en mille morceaux. Il a aidé mon cœur à refaire surface et maintenant il saigne et mes yeux pleurent. J'aurais du rester le papillon sanguinaire qui hante mes souvenirs. Jamais je n'aurais du l'aimer. Jamais je n'aurais du lui dire. Je n’ai d’ailleurs rien dit parce que j’ai été trop stupide pour le faire.  Je suis la violence, le meurtre et le sang, pas l'amour, pas les sentiments. Je suis moi et pas un autre. Si j'ai été un jour un autre, c'était une erreur, un moment de faiblesse, les monstres qui m'ont "éduqué" m'ont ouvert les yeux et il est hors de question que je les referme à présent. Je m'attèlerai à les protéger lui et mon frère, mais jamais, jamais je n'hésiterai à être moi-même pour cela. Jamais. Le jeune Eunhyuk a disparu avec ma mémoire. Je suis plus vieux et j'ai été endurci par la vie. Même si une de mes barrières a éclaté il m'en reste d'autres. Ma détermination. Mon frère pour qui je ferais n'importe quoi. Ma volonté. Le gout du sang. L'appât du danger. L'adrénaline du meurtre. J'aime ça. Un jour, je m'en déferai peut-être mais pour l'heure, ce sont mes seuls alliés. Et contre ce que je ressens pour lui, il n’y a rien que je puisse faire. Destiné à souffrir. Voilà ce que je suis. Je suis un assassin destiné à subir la plus douce et la plus lente des souffrances. Celle qui jamais ne s’estompe. Je suis destiné à l’aimer de toute mon âme damnée.
 
 

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MessageSujet: Re: Connerie, Mimi et Chantilly [PV Envahisseuses]   Lun 20 Oct - 21:13

C'est... Compliqué ~
♦ Donghae Lawn feat Eunhyuk Won♦












Je suivais son regard du mien. Ce dernier se posa sur la lame d'une de ses deux armes, la même qu'il avait appuyé sur la gorge de sa victime. Elle était maculée de sang, ce même sang impur qui avait faillit tâcher sa conscience. Cette dernière baignait déjà dans une marre de sang, inutile de venir en rajouter d'avantage. Des perles de ce liquide rougeâtre et infect ne cessaient de tomber de son arme, maculant un peu plus les lieux à chaque seconde. Y remédiant, Eunhyuk sortit un mouchoir de sa poche avant de le glisser lentement sur la lame d'argent. Je suivais son geste des yeux, regardant le tissu blanc s'imbiber à son tour et devenir vermeil. 
Quand son arme fut débarrassé de toute tâche impur, il jetta le mouchoir un peu plus loin avant de relever les yeux vers moi. Je plongeais mon regard dans le sien et pour la première fois, je n'arrivais pas à déceler ce qu'il s'y cachait. C'était une émotion que je n'avais jamais vu dans ses yeux. Un sentiment qui me semblait étranger. L'avais-je blessé ? L'avais-je contrarié ? J'étais sûr que non. Mais pourquoi ce regard ? 
Il s'approcha doucement de moi sans que je ne fasse ou dise quoi que ce soit. Je ne lâchai pas son regard des yeux, cherchant à y déceler cette chose qui me manquait cruellement, mais je n'y parvenait pas. Je sentis peu à peu ses mains se poser sur mes hanches, me faisant frissonner. Je lui avais déjà pris la main, je l'avais déjà pris dans mes bras, mais nous n'avions jamais agis de la sorte. Je ne pouvais m'empêcher de reculer, mais il suivit mon mouvement jusqu'à ce que mon dos se heurte en douceur contre le mur. J'ignorais ce que je ressentais en ce moment même. Ce n'était pas de la peur. Je ne saurais dire exactement si c'était de l'inquiétude, mais c'était la seule étiquette que j'arrivais à mettre sur ce que je ressentais. J'avais beau dire que ce n'était pas de la peur, l'inquiétude est bien causé par la peur, non ? Mais je n'avais aucune raison d'avoir peur de lui. Je le savais. Mais de ses sentiments en revanche... M'étais-je trompé en les croyant amicaux ? 
J'entrouvrais les lèvres, dans l'espoir de réussir à lui dire quelque chose, pour comprendre, mais aucun mot ne sortait de ma bouche. Probablement parce que je ne savais pas quoi dire. Je ne savais pas non plus ce que j'étais censé lui demander. Quelle était la bonne question ? Je redoutais ce qu'il cherchait à faire sans en connaître ses motivations. C'était peut être ce que je cherchais à lui demander sans le savoir, mais je n'y arrivais pas.
Son visage se rapprocha lentement du mien. Je pouvais sentir son souffle chaud se heurter à ma joue, une sensation que j'avais déjà expérimenté mais qui prenait aujourd'hui une toute autre tournure. Mon souffle se faisait de plus en plus lent, presque tremblant. J'aurais voulu lui demander pourquoi il faisait ça, j'aurais voulu lui demander pourquoi maintenant, j'aurais voulu lui demander tellement de choses en cet instant, mais ses lèvres se posèrent sur les miennes alors que je fermais les yeux. 
Je ne faisais pas le moindre mouvement. Rien. Je me contentais de le laisser faire. Mes mains étaient libres de le repousser, mais je n'en faisais rien. J'étais libre de mes mouvements et pouvait détourner la tête, mais je ne le faisais pas d'avantage. J'avais même la possibilité de prendre forme animale et de m'envoler loin de lui si l'envie m'en prenait, mais je restais là, dans une prison sans barreau entre lui et le mur. Je ne l'incitais pas à continuer ou à approfondir ce qu'il faisait, je le laissais faire. La raison ? Je l'ignorais. Probablement parce que j'étais dans l'incompréhension et que j'ignorais ses motivations. Était-ce une façon de me remercier, ou une façon de me faire comprendre ce que je n'avais pas su lire en lui ? 
N'ayant pas de réponse de ma part, aussi bien négative que positive, il pencha légèrement la tête et laissa ses lèvres caresser doucement les miennes, bientôt rejointes par sa langue. Mon coeur me hurlait de le repousser, de le forcer à reculer, mais mon corps ne suivait pas. Je me laissais juste faire entre ses bras. Je sentis son corps se plaquer doucement contre le mien avant que ses mains ne remontent de mes hanches à mon visage, le saisissant délicatement pour m'inciter à en faire d'avantage, mais je n'en fis rien. Je n'étais ni en mesure de le repousser ni en mesure de l'accepter. Tout ce que je faisais c'était subir. Mais j'ignorais si subir était le terme approprié. Même si je ne le voulais pas, il n'y avait rien de violent dans ses gestes. Aucune agressivité. Ce n'était pas non plus une souffrance. Je ne ressentais que de la douceur, et comprenais à mesure des secondes ce sentiment que je n'avais pas déceler chez lui. Et c'était la chose qui commençait à me faire peur. 
Brisant ce contact, je le sentis s'éloigner de moi assez brusquement. J'ignorais si c'était dut au fait que j'étais sous le choc de ce qu'il venait de se passer, mais je n'ouvris pas les yeux immédiatement, tentant de réaliser ce qu'il s'était passé et de comprendre. Mais quand je rouvris les yeux, il n'était plus là. 
Je laissais ma tête tomber en arrière et heurter doucement le mur tout en expirant lentement, avant de fermer les yeux. Trop d'émotions se disputaient en moi, et j'ignorais laquelle j'étais censé suivre. La haine ? Je ne le détestais pas pour ce qu'il avait fait. La colère ? Je ne lui en voulais pas. Le regret ? Je n'avais pas à en avoir. La tristesse ? Pour lui, oui. La peur ? Probablement. Je n'avais pas peur de ses sentiments, j'avais peur de ce qu'ils pourraient engendrés. J'avais peur de le perdre, mais j'avais aussi peur pour lui. Peur qu'il fasse un faux pas. J'avais peur de devoir l'affronter tout les jours sans pouvoir remédier à sa tristesse. J'avais peur de ne pas être à la hauteur pour lui. J'avais peur de le décevoir. J'avais peur de le faire souffrir. Mais ça, je savais que c'était déjà fait. La peur était tout ce qui me restait en cet instant, rien d'autre. 
Je sortis de la ruelle, complètement déboussolé, cherchant à retrouver mon chemin, jusqu'à me rappeler où je comptais me rendre. La salle de musique. Yesung. Qu'est-ce que j'allais bien pouvoir lui dire ? Je n'avais pas de réponse. Je ne pouvais pas le lui cacher, mais je ne voulais pas non plus lui faire partager cette histoire. Probablement parce que j'avais peur de sa réaction. Jaloux ? Il l'est. A vrai dire, on l'est tous. Mais j'avais peur qu'il n'accepte plus ma relation avec Eunhyuk, car en aucun cas je ne voulais la perdre. Je ne l'imaginais cependant pas capable de me demander de choisir entre lui et Eunhyuk, mais si jamais il le faisait, qu'est-ce que je devais en conclure ? Je n'arrivais même pas à le concevoir. Je n'avais que trop de questions pour trop peu de réponses.
J'avais besoin de réfléchir, de me poser dans un coin, seul, sans personne. J'ignorais même ce à quoi je devais réfléchir, mais je ressentais le besoin de me retrouver seul, et ce malgré la tentation de chercher Eunhyuk ou de me précipiter à la salle de musique pour attendre Yesung et tout lui raconter. J'avais besoin de leur parler. A chacun d'eux. Mais pas maintenant. Ne voulant pas l'inquiéter pour autant, j'ai sorti mon téléphone pour envoyer un sms à Yesung.

" Finalement je rentre directement à l'internat. A tout à l'heure. "

Je rangeais mon téléphone dans ma poche avant de prendre la route pour rentrer à l'internat. Mais n'ayant ni le courage ni l'envie de rentrer à pied, je prenais forme animal et m'envolais. Je m'en fichais royalement que quelqu'un ai pu me voir. Non pas que j'avais honte de moi, mais ici les animaliks avaient mieux fait de raser les murs plutôt que de se montrer au grand jour.
Je me posais dans le parc de l'internat avant de reprendre forme humaine. De nouveau les pieds sur terre, je fermais les yeux. Ma situation au fond avait quelque chose de pathétique. J'avais peur et je me considérais dans une situation des plus compliqués car deux personnes m'aimaient. J'étais persuadé que bon nombre de personnes seuls et solitaires tueraient pour être à ma place. Et même si je trouvais la situation impossible, pour rien au monde je ne leur laisserai ma place. Elle était enviable. Non pas à cause de mes histoires de coeur, mais pour tout le reste. J'avais une famille de coeur des plus enviables, une mère de coeur des plus adorable, un petit ami, un meilleur ami, et des personnes que je considérais comme des frères. Et même si les choses devenaient compliqués, je ne voudrais pas me réveiller un matin et m'apercevoir que tout ceci n'était qu'un rêve. J'ignorais ce qui allait se passer à présent, mais tant que je ne leur aurais pas parlé à tout les deux je ne le saurais pas. Mais je ne voulais pas, pas maintenant.
Je me suis dirigé vers le bâtiment et, après avoir monté les quelques marches qui me séparaient de la porte, entrais. Je traversais rapidement le hall d'entrée et commençais à grimper les marches qui menaient au dortoir avant de m'arrêter. Tout ce que je voulais c'était me retrouver seul, sans personne qui me poserait mille et une question. J'avais besoin de parler, mais tout ce que je voulais maintenant c'était du silence et de la tranquillité. Et le seul endroit qui répondait aux deux critères était la bibliothèque. Là-bas j'avais peut être l'espoir de me retrouver seul le temps qu'il me plairais. Ce n'était pas un lieu que j’affectionnais particulièrement et ne m'y rendais que rarement. Avec un peu de chance, quand Yesung allait me chercher, il ne commencerait pas là bas. 
Redescendant les marches, je faisais demi-tour et me dirigeais vers la bibliothèque. Mes yeux s'attardèrent sur une toile d’araignée dans un angle du hall. Je ne m'étais jamais surpris à penser comme une araignée, mais la vie serait sans doute plus simple si je pouvais me contenter de regarder les gens de haut dans une toile dont j'étais le seul maître. Mais comme dit précédemment, ma vie me convenait. Et je la vivais au jour le jour, affrontant ses difficultés et ses embûches. 
Refermant doucement la porte derrière moi, je saluais poliment la bibliothécaire avant de me diriger vers le fond de l'immense pièce, me perdant au milieu des rayons. Je ne savais pas où j'allais à vrai dire. Tout ce que je voulais c'était un coin tranquille. Et c'est là que j'ai aperçu un endroit, peu éclairé, au fond d'un des rayons. Ce dernier portait sur la biologie. Je supposais que ce n'était pas la lecture des lycéens, ce qui m'indiquait que je pouvais y être tranquille. Je traversai l'allée d'étagère avant de me laisser glisser contre le mur. Je ramenais mes genoux pliés contre moi avant de croiser les bras sur ces derniers et de laisser ma tête cogner doucement le mur derrière moi avant de fermer les yeux. Le silence régnait. C'était tout ce que je voulais.
Mais je troublais moi même ma tranquillité lorsque toutes mes questions sans réponses et mes craintes me revinrent en mémoire. Je laissais un soupir m'échapper avant de sortir mon téléphone de ma poche. Je savais que si Yesung m'appelait j'allait lui répondre, et ça je ne le voulais pas. Choisissant la méthode la plus simple, j'éteignis mon téléphone avant de le remettre là ou je l'avais pris et de retrouver ma position initiale. 
J'avais l'impression d'être en position de faiblesse, d'être revenu à l'état de nourrisson. Ignorant et impuissant. C'est ce que j'avais l'impression d'être. J'avais cette désagréable sensation de ne rien savoir, d'être baigné dans l'ignorance. Et d'un autre côté je me sentais lié. J'avais l'impression que l'on me privait de tout mes mouvements. Je me sentais incapable de dire ou de faire quoi que ce soit. Je me sentais incapable de régler la situation. Mais c'était pourtant à moi de le faire. Peu importe ce que mon coeur me disait, je devais le faire. Quoi qu'il en coûte.
.


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MessageSujet: Re: Connerie, Mimi et Chantilly [PV Envahisseuses]   Dim 26 Oct - 15:20
A cause de lui...

YeSung & Donghae



Aujourd’hui était pour moi un jour vraiment particulier. J’avais une occasion de refaire un contrat avec une agence de musique qui avait pris contact avec moi il y a un mois. Après de longues discussions avec toutes les personnes possibles et imaginables, j’avais finalement décidé de me laisser tenter. J’avais assez mal dormi mais le voir se réveiller doucement à mes côtés me redonnait toute l’énergie nécessaire pour affronter toutes les épreuves de la journée. Quand il se découvrit je le vis frissonner et s’il y avait bien une chose que j’aimais chez mon côté animalik, c’était de pouvoir le réchauffer rien qu’en passant mon bras autour de lui. Il prit ma main et entrelaça nos doigts avant de se mettre sur le dos afin de plonger son regard dans le mien. Comme à chaque fois qu’il était là, je souriais. Je crois qu’il était mon unique raison de sourire et quand il souriait à son tour, comme maintenant, mon cœur se réchauffait encore un peu et je me disais que j’avais vraiment de la chance. C’était une perle, ma perle. Je m’approchai doucement de son visage sentant son souffle caresser ma peau avant de l’embrasser le plus tendrement du monde. Le prolongeant de quelques secondes, il fallut néanmoins que Donghae s’écarte de moi pour aller se préparer. Je restai immobile sur le lit pour le regarder partir puis revenir. Instantanément, j’avais souri.
 
Puis j’étais allé à mon tour me préparer dans la salle de bain. Je me devais d’être impeccable et fidèle à mon image de pseudo-rocker-rebelle-mais-sensible que j’avais prise lors de mon premier album. Comment ça s’illustrait ? Un jean noir déchiré de manière régulière sur les cuisses, un tee-shirt un minimum moulant rouge avec un col en « v » et une rose blanche dessus et une veste noire en cuir. En plus, j’avais une paire de baskets montantes noires et au poignet un bracelet avec des piques et un autre bracelet, doux au toucher, en genre de… laine je crois. Enfin, un style tout en contraste quoi. Comme ma soi-disant personnalité. En sortant de la salle de bain, je fis un signe à mon Fishy qui se leva pour sortir à ma suite, sans faire le moindre bruit.
 
En y repensant, c’était étrange. Il n’y avait vraiment pas grand-monde dans la chambre. Bien sur, le JongMin n’était pas là mais ils avaient pris l’habitude de sortir le samedi. Siwon n’avait pas du passer la nuit ici parce qu’il n’était pas dans son lit et Leeteuk dormait tout seul, paisiblement, ce qui ne m’étonnait guère. Quant aux derniers venus, il en manquait un. Heureusement que je savais qui dormait de quel côté parce que sinon, je n’aurais pas pu dire qui il manquait. Conclusion, c’est Hyukjae. Mais il avait presque élu domicile dans la bibliothèque donc il était probable qu’il y soit. Je m’étais, comme tout le monde sauf Donghae rapprochait de Hyukjae ; il était ami vite-fait avec tout le monde sauf avec Leeteuk mais je me doutais qu’il allait se passer un truc entre les deux ce n’était pas possible autrement. Pour Eunhyuk, c’était plus délicat, il semblait avoir du mal à s’intégrer. Donghae et lui était rapidement devenus les meilleurs amis du monde et ça ne m’étonnait pas venant d’eux. Ça se voyait qu’ils étaient vraiment faits pour s’entendre. En revanche, il avait du mal avec les autres et particulièrement avec moi. Je ne savais pas vraiment pourquoi mais j’en été quand même un peu touché. Tout ce que j’aurais voulu c’est qu’on s’entende bien tous les trois pour qu’on puisse sortir tous les trois de temps en temps et pas soit lui et Donghae, soit mon Fishy et moi… Enfin bref.
 
Pour aller en ville, il fallait un petit quart d’heure mais nous étions partis bien en avance pour avoir le temps de déjeuner. Je sentais l’angoisse de ces derniers jours revenir au pas de course et j’étais vraiment heureux que Donghae soit là pour parler avec moi, surtout pas de l’album mais de tout et de rien afin de me sortir de la tête qu’une partie de mon avenir se jouait dans moins d’une heure. En arrivant devant la porte de l’agence, une porte sommaire, classique, sans donner l’apparence d’une quelconque richesse, je ne saurais même pas trouver les mots pour dire à quel point j’étais angoissé. Je savais que cette agence était vraiment très renommée mais pourtant, il me semblait devant sa porte qu’elle était simple. Ça me donnait vraiment de voir ce qui allait suivre. Et pourtant j’étais paralysé par l’inquiétude. Et si je n’y arrivais pas ? Et si je n’étais pas à la hauteur ? Et si je les décevais tous ? Et si… Bon d’accord, je vais y arriver. Mon Fishy me regardait avec tant de confiance, pour me rassurer, que je ne me sentais pas capable de douter plus longtemps. J’y arriverai. Pour lui, pour Teukie qui m’avait supporté si longtemps et pour moi. C’était sur. J’aurai ce contrat.
 
Visiblement content de m’avoir redonné confiance, il m’embrassa sur la joue et partit en me disant qu’il m’attendrait à la salle de musique. Hein ah euh ouais, comme tu veux, là tout de suite laisse-moi mourir de peur ensuite j’ai mon contrat et je te rejoins. Mais je ne pus que hocher la tête pour affirmer, je n’avais pas l’énergie nécessaire pour faire quoi que ce soit d’autre. Je savais qu’il ne partirait pas tant que je ne serais pas entré alors j’ai ouvert la porte doucement, comme si ma vie en dépendant, et je me suis calé contre elle, à l’intérieur une fois refermée. Je restai là quelques minutes avant de me décider à monter les escaliers qui me séparaient d’une seconde porte, plus imposante en bois massif. J’hésitai à peine une seconde avant d’entrer dans la salle, époustouflante et surprenante. De grandes fenêtres venaient éclairer la pièce d’une lumière naturelle absolument magnifique et ce que je pensais être la salle d’attente était pleine de magasines sur la culture musicale du monde entier, coréenne comprise. Je m’’assis sur l’un des fauteuils rouges et j’attendis que l’on vienne me chercher pour me conduire à un grand bureau. Comme dans les films les plus clichés – pas tant que ça finalement – l’homme avec qui j’avais rendez-vous était assis sur sa chaise qui était retourné dos à moi.
 
- Hum… Bonjour…
 
Je commençai magnifiquement bien en bafouillant rien qu’en le saluant. En plus, comme à chaque fois que j’angoissais je reprenais mes réflexes et je m’étais incliné à 90°, comme je le faisais en Corée, pour montrer mon respect. Mais il ne pouvait pas me voir. C’est ce que je pensais jusqu’au moment où je me suis redressé et que je l’ai vu devant moi, en face, qui me regardait avec un grand sourire. Il me semblait qu’il était coréen. Etait-ce pour cela qu’il m’avait appelé ? Parce que j’avais les bonnes origines ? Avait-il pris ma musique en compte ? Mon cerveau surchauffait, je me posais bien trop de questions, assez stupides cela dit en passant et je me devais d’attendre qu’il parle avant de me faire des idées. Bien entendu, cela arriva assez vite, mais pas assez vite pour que mes mains ne soient pas déjà moites quand il me tendit la sienne.
 
- Assied-toi je t’en prie. J’ai bien cru que tu ne me recontacterais pas tu sais.
- Désolé… j’ai du… réfléchir et en parler avec des amis pour me décider…
- Il n’y a pas de souci, je ne veux que des gens motivés qui me soutiendront de manière sure. Tu es sur de vouloir intégrer l’agence alors ?
- Euh… Oui. Pourquoi ?
- Tu sais que ça pourrait te prendre pas mal de temps, malgré ton talent ?
- Oui, oui, mais tant que ça n’empiète pas sur les cours tout va bien.
- Très bien. Dans ce cas, je te laisse signer ici.
- Vous… vous ne me testez pas ?
- Non, je sais ce que tu vaux et je sais que tu seras vraiment exceptionnel.
- Merci…
- Au téléphone, l’autre jour, tu m’as parlé d’une requête un peu particulière, tu veux m’en parler avant de signer ?
- Si on fait un album…
- Ce sera le cas.
- Bien… donc je voudrais que quelqu’un y participe avec moi sans s’alourdir d’un contrat, c’est possible ?
- Qui est-ce ?
- Euh… Donghae Lawn… c’est mon… euh…
- Petit ami ?
- Oui…
- Tu n’as pas à rougir, chacun ses gouts. Alors on est d’accord, je rajoute ça dans le contrat laisse-moi deux minutes, je te laisse aller m’attendre dans la salle d’attente. Logique, n’est-ce pas ? Je te rappelle dans un instant.
 
Je me suis levé et je souriais. Cet homme me paraissait certes, complètement fêlé mais ce qui me plaisait tout particulièrement chez lui alors on pourrait travailler ensemble sans problème. Et de plus, il avait accepté de faire participer Donghae sans problème. Quelques minutes plus tard, qui me semblèrent une éternité, il revint lui-même me chercher pour que je signe.
 
- Je te recontacte bientôt pour un rendez-vous où l’on enregistrera ton album. Si tu veux bien, je voudrais que ton Donghae ne vienne que lorsque l’on fera la dernière chanson, celle où il y aura un clip, ça te dérange ?
- Non… il faut juste que j’arrive à le convaincre maintenant…
- S’il ne veut pas, ce n’est pas grave ne t’inquiète pas, il y a pleins de personnes talentueuses dans l’agence qui pourront faire ce duo avec toi. La plupart te connaissent déjà.
- Ah… ah bon ?
- Oui tu les rencontreras la prochaine fois. Pour l’instant, je te laisse un peu de temps pour te reposer et digérer ça. Tiens, n’oublie pas ta copie du contrat.
- Merci. A bientôt.
 
Le rendez-vous c’était passé à merveille mais avait été bizarrement très rapide. J’étais presque étonné et en même temps flatté du peu de doute qu’il avait à mon égard. Mais ce n’était pas tout. Il fallait que je rejoigne la salle pour annoncer la bonne nouvelle à Donghae et le convaincre de faire ce duo avec moi… Sortant mon téléphone pour lui dire que je partais de l’agence, je fus étonné de voir qu’en fait j’avais passé presque deux heures dans le bâtiment. De plus, j’avais un message de Donghae qui disait « Finalement je rentre directement à l’internat. A tout à l’heure. ». J’étais surpris qu’il ne veuille pas que l’on passe le reste de la journée tous les deux mais je ne me posais pas plus de questions et décidai de l’appeler pour le prévenir. Messagerie. Deuxième tentative. Messagerie. D’un coup, je fus pris de doute. Et s’il lui été arrivé quelque chose ? Sur le chemin du retour, je me mis à marcher de plus en plus vite au fur et à mesure des appels échoués sur son répondeur et je finis même par courir. En arrivant à l’internat, je me précipitai dans la chambre mais il n’y avait personne. J’aurais du m’en douter. J’écumai chaque recoin de l’internat pendant quelques minutes avant de me dire que s’il ne voulait pas qu’on le trouve, il serait sûrement allé à la bibliothèque, probablement l’endroit qu’il aimait le moins de tout l’internat. J’entrai le plus discrètement possible en saluant rapidement la bibliothécaire et commençai à le chercher parmi les étalages de livres. Dans le coin de la biologie, un secteur où personne n’allait, je le vis assis, les genoux contre lui et la tête contre le mur, les yeux fermés. Il semblait tellement fragile, là, tout seul, et je ne savais même pas pourquoi il était mal. Ce matin, il débordait de joie de vivre et d’énergie et en moins de deux heures, il s’était transformé en une masse fragile et dépourvue de sourire. Je me précipitai vers lui et le pris dans mes bras pour l’entourer de ma chaleur.
 
- Hae. Mon dieu, mais qu’est-ce qu’il y a ? J’étais mort d’inquiétude.
 
Deux larmes coulèrent de mes yeux. Jamais je n’avais eu aussi peur que quand je m’étais imaginé toutes les choses qui avait pu lui arriver. Il releva la tête, la calant dans mon cou, avant de soupirer. Je voulais croire que c’était parce qu’il était content de me voir mais je savais pertinemment que s’il s’était caché ici, c’était dans le but qu’on ne le trouve pas.
 
- Eh… Je suis là… Regarde-moi s’il te plait…
- Veux pas…
- Hae…
 
Je ne voulais pas insister, je voulais juste le réconforter. Je le serrais dans mes bras, le plus tendrement et il finit bientôt par relever la tête. J’aurais pu m’estimer heureux en me disant que ça n’avait pas mis si longtemps s’il n’avait pas plongé sa tête dans mon cou sitôt qu’il avait croisé mon regard. Je patientais encore le temps qu’il fallait et c’est le nez plongé au creux de mon épaule qu’il commença à parler…
 
- C’est… c’est ma faute… je suis sur que c’est ma faute…
- Ta faute de quoi ?
- Si… s’il a fait ça, c’est ma faute, je lui ai pas envoyé les bons signaux… c’est forcément ça…
- Hae… S’il te plait, commence par le début, je comprends plus rien…
- Bah voilà c’est ce que je dis, je m’exprime mal et après il y a des malentendus…
- Mais… de quel malentendu tu parles ?
- Bah, avec Eunhyuk.
- Me dis pas ça comme si c’était évident, j’ai raté des épisodes, je sais pas ce qu’il y a eu avec Eunhyuk moi…
- Ah oui, c’est vrai t’étais pas là. Heureusement d’ailleurs.
 
Euh… D’un coup, je sais pas pourquoi mais je me suis mis à me poser tout un tas de questions mais surtout pourquoi mon Hae était autant dans les vapes, perturbé à un point, euh, comment dire, élevé ? Non plus que ça même… Je l’ai jamais vu aussi paumé. Mais c’est surtout son heureusement qui m’a vraiment inquiété. Pourquoi c’était heureux que je ne sois pas là ? Qu’est-ce qu’Eunhyuk avait bien pu faire ? Je me refusais de croire à « ça », il était quand même un minimum sympa, surtout avec Donghae. Surtout avec Donghae. Mouais… Alors ça doit être ça… Si c’est le cas, ça va devenir délicat…
 
- Bah… il m’a… ‘fin… juste là… tu vois, quoi ?...
 
D’habitude, j’adorais quand il me montrait ses lèvres mais là je dois dire que j’aurais été prêt à tout pour qu’il me dise autre chose… Ainsi, Eunhyuk l’a embrassé. Ça veut dire qu’il aime Donghae. Sauf s’il ne pense vraiment pas comme les autres mais je ne pense pas que ça aille jusque là. Et Donghae et Eunhyuk sont très amis, vraiment…
 
- T’es sur que ça va Hae ?
- Ouais ouais… justement c’est ça le problème.
- De quoi ? Que ça va ?
- Bah ouais… Il m’a presque agressé et moi bah, je vais bien.
- Qu’est-ce qu’il s’est passé ?
- Ben… Je l’ai empêché de tuer un mec et après bah… il m’a embrassé mais j’ai pas bien compris ce qu’il s’est passé. Je l’en ai pas empêché, je l’ai pas repoussé, j’ai pas crié. Rien. Je l’ai juste laissé faire quoi.
- Je suis censé comprendre quoi ?
- Je sais pas, déjà moi, je comprends rien…
 
Si Eunhyuk lui faisait le même effet que j’avais pu lui faire, il n’y avait que deux possibilités : soit il aimait deux personnes, ce qui me semblait fortement impossible, soit on représentait tous les deux la même chose à ses yeux, ce qui me donnait carrément envie de pleurer. Mais je savais que je ne devais pas. Il avait du se sentir suffisamment bizarre pour que je ne rajoute pas un soupçon de culpabilité par-dessus. Mais je ne pouvais pas non plus faire comme s’il n’y avait rien et que tout était normal. Je l’aurais bien embrassé mais ça me semblait vraiment déplacé alors tout ce que je faisais c’était continuer de le serrer dans mes bras. Ça me semblait la meilleure chose à faire. En tout cas, mieux que ce à quoi je venais de penser. J’avais soudain peur d’avoir changé notre relation, à tort. On s’aimait plus que tout, on aurait pu être nous deux face au monde mais j’en venais à douter que le statut de couple soit celui qui nous rendait le plus fort. Et rien qu’à cette pensée, je m’en voulais atrocement. Je ne pouvais pas croire qu’on se soit trompé. Je ne voulais pas croire que, par ma faute, ça risquait de changer. Mais comment lui faire part de mes doutes sans qu’on en souffre tous les deux, voire trois. Je doutais en effet qu’Eunhyuk reste impassible si jamais Donghae était triste parce que j’avais rompu et ce, uniquement à cause des doutes créés par son propre aveu.
 
- Qu’est-ce que je peux faire Yesungee ?
- Est-ce que tu peux me pardonner ?
- Pourquoi ?
- Pour ce que je vais faire… probablement la pire erreur de toute ma vie…
 
A ce moment même, je ne savais pas ce que j’allais faire exactement mais je savais que j’allais le regretter. J’étais persuadé qu’on allait tous les deux en souffrir maintenant, mais j’espérais que plus tard, quand on aurait tous les deux réussi à tourner la page, si elle pouvait se tourner, tout serait comme avant. C’était loin d’être ce que je voulais mais après tout, peut-être qu’on est fait pour être comme des frères… et rien d’autre…
 
- Yesungee… je…
- Toi, tu ne peux rien faire Fishy… Mais moi, je peux.
- Tu… non… s’il te plait…
- Je ne veux pas… que… qu’à un moment tu aies à choisir… alors… peut-être que si… si les choses étaient… comme avant… ce serait plus simple…
- Non… non… ne fais pas ça… Yesungee… je ne veux pas qu’il nous sépare…
- Il ne nous sépare pas Hae… il nous empêche peut-être de nous faire souffrir encore plus… plus tard…
- Mais… mais… je veux bien pleurer et hurler… si c’est plus tard et qu’on peut rester ensemble maintenant… YeSung, s’il te plait…
 
Je devais empêcher mes larmes de tomber. C’était tout ce qui importait. Si je pleurais, mon masque tomberait et je ne pourrais pas lui faire croire, s’il était possible de le tromper à ce point, que je voulais vraiment rompre avec lui. Je devais trouver un argument qui ne le ferait pas culpabiliser. Le seul qui devait s’en vouloir c’était Eunhyuk. Avant qu’il arrive, tout allait bien et tout irait bien s’il n’était pas venu. Oui, c’était décidément le seul à avoir quelque chose sur la conscience. Dans peu de temps, moi aussi j’aurais le cœur déchiré par le remord, mais il ne fallait surtout pas que j’y pense maintenant. Je devais faire semblant. Ne rien laisser transparaitre.
 
- Hae… Si tu n’as pas été plus gêné que ça, tu ne crois pas que c’est parce qu’on est tous les deux tes amis ?
- Non… lui c’est mon ami, toi tu es… enfin… tu es mon Yesungee quoi. Celui qui me réconforte quand je suis mal, celui qui me fait des câlins quand j’ai froid, celui que j’aime…
- Hae… Je t’en prie… Essaye de comprendre… Je… j’ai bien vu que vous étiez proches et je… je ne veux pas que vous vous éloigniez à cause de moi…
- Mais… et moi ? Tu crois que je veux te perdre à cause de lui ? Tu crois que lui voudrait qu’on se sépare à cause de lui ?
- A cause de moi ?
 
Ça y est, il se joignit à nous… Donghae releva la tête soudainement et je ne daignai même pas me retourner. J’avais autant envie de la haïr que de… non, j’avais envie de le détester en ce moment. Juste de la colère et du chagrin. Il fallait que je rompe avec Donghae à cause de lui et que je fasse ensuite des efforts pour rester avec lui parfois parce que ce serait aussi un ami à Donghae. Oui, j’avais profondément envie de le haïr et pourtant, je ne pouvais pas. Donghae tenait à lui et juste pour ça, je ne pouvais pas le détester. Ah, que je me sentais stupide en ce moment, Donghae dans mes bras, alors que j’étais entrain de me battre contre moi-même pour le quitter alors que je ne le voulais pas. Qu’est-ce que je me sentais stupide à ne pas vouloir ni pouvoir regarder en face celui qui allait probablement me faire pleurer pendant des jours voire des semaines. Qu’est-ce que je me sentais stupide de rompre et de ne même pas savoir pourquoi. Et en plus, qu’est-ce qui me garantissait que faire ça allait permettre à mon Fishy de rester proche d’Eunhyuk alors qu’il serait une cause de tristesse ? Non, je ne me sentais pas stupide, je l’étais. Mais personne ne lui répondait et s’il y a une chose que je savais de lui c’est qu’il n’était pas patient du tout. Je serrais les points pour ne pas me retourner et le lui coller en pleine figure et resserrait Donghae contre moi. Je voulais profiter de cette dernière étreinte et pourtant, je n’y arrivais pas. Encore à cause de lui. Sa présence en ce moment me gênait. Je ne le voyais pas mais rien que le savoir là me faisait bouillir. Espérons que Hae ne le remarque pas. Sinon, il saurait que c’est juste pour cela que je romps. Juste par la faute d’Eunhyuk.
 
- A cause de moi ?
- Non je suis sur que c’est un malentendu… Hein Yesungee ?
- Je ne pense pas Hae… je… ne pense pas…
- Mais… tu ne peux pas… tu ne… veux pas ?
- Je ne veux pas que vous souffriez à cause de moi. YeSung, ne fais pas ça si ce n’est pas ce que tu veux… Le rend pas triste par ma faute.
- Fallait y penser avant.
- Yesungee !
 
Je ne pouvais pas me résoudre à rester. Il fallait que je parte. Ces quelques mots qu’il m’avait forcé à prononcer, le fait qu’il m’oblige à dire clairement que nous allions souffrir et qu’il allait être triste, il m’a contraint à admettre que j’en étais conscient. Et ça, c’était pire que de faire croire à Donghae que je ne voulais plus être avec lui. Ce n’est plus du sang dans veines, c’est juste des larmes. Et si je n’étais pas sorti, ignorant l’appel de Donghae, j’aurais probablement pleuré devant eux. Et ça, il n’en était pas question.
 
Je remontai à la chambre, espérant qu’il n’y ait personne et me jetai en travers du mon lit. Du lit que je partage avec Donghae. Cette nuit allait probablement être la nuit la plus longue et la plus dure de toute ma vie mais je n’avais pas le choix. Quand ils auraient fini de parler tous les deux j’espère qu’ils viendront me retrouver ici pour qu’on mette les choses au clair. Tout ce que je veux c’est que ce soir, au maximum, je puisse serrer Hae dans mes bras sans qu’il pleure. Je veux qu’il ait réalisé qu’il est et restera mon meilleur ami et mon frère même si j’ai du l’abandonner en tant que petit ami. La tête plongée dans son oreiller, respirant son odeur, j’avais l’impression que mon monde venait de s’écrouler en un instant. J’avais vécu la plus belle histoire possible avec la personne la plus adorable du monde et j’avais détruit en une seconde une romance qu’on avait mis plusieurs années à instaurer. Et tout ça, à cause de lui. Je ne savais alors pas si je serais un jour capable de lui pardonner pour les souffrances que nous allions tous les deux nous infliger, Donghae et moi.
 
Et les larmes ont quitté mes veines pour envahir son oreiller, le mien et tout le lit à mesure que je bougeais, furieux et abattu. J’envoyai valser un de ses tee-shirt et je me précipitai pour le ramasser avant de le serrer contre moi. J’avais l’impression d’être fou. Et je pleurai, encore et encore, avant de m’écrouler sur le matelas, incapable de faire un mouvement de plus. Il fallait que je m’attèle à me calmer avant qu’ils reviennent ou que quelqu’un ne rentre. JE n’étais pas un pro de la méditation mais ça valait le coup d’essayer. Assis en tailleur, les mains sur les genoux, je pris une grande inspiration et fermai les yeux, tentant de reprendre le contrôle de moi-même, de mes larmes, de ma respiration et de mes sentiments. Pas de bouclier. La seule règle que je me suis fixée. Pas de bouclier. Ce serait trop facile.
 

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MessageSujet: Re: Connerie, Mimi et Chantilly [PV Envahisseuses]   Dim 26 Oct - 21:14

C'est... Compliqué ~
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J'ignorais combien de temps j'étais rester là, tout seul, mais cela n'avait plus vraiment d'importance, car seul, je ne l'étais plus. Il était arrivé. J'aurais du me douter qu'il allait venir me chercher ici, il me connaît trop bien. Je ne me montrais cependant pas réticent et me laissais prendre dans ses bras, retrouvant sa chaleur. 

- Hae. Mon dieu, mais qu’est-ce qu’il y a ? J’étais mort d’inquiétude. 

Je relevais doucement la tête pour la caler dans le creux de son cou, inspirant doucement son odeur. Cependant, je laissais s'échapper un long soupir. Au final, j'étais content qu'il soit là, mais l'idée à la base c'était de me retrouver tout seul. J'avais besoin de réfléchir, et tout l'heure précédente n'avait pas été suffisante. Je ne savais plus quoi penser. Je me sentais perdu. C'était à moi de régler la situation mais je m'en sentais incapable. Je n'étais plus mettre du jeux, toutes les cartes m'échappaient. 
Voyant que je ne lui répondais pas, il m'incita à parler :


- Eh… Je suis là… Regarde-moi s’il te plait…

Je ne voulais pas le regarder. Je ne voulais pas qu'il voit toute la culpabilité qui m’abritait, je voulais lui épargner ça.

- Veux pas…

J'étais complètement perdu. Je n'arrivais même plus à aligner sujet, verbe, complément. Je crois que je ne m'étais jamais retrouvé autant dans les vapes qu'en ce moment même.

- Hae… 

Il me serra dans ses bras d'avantage, me poussant presque inconsciemment à relever la tête vers lui. Mais à peine avais-je croisé son regard que je détournais les yeux des siens  et retournais me cacher dans le creux de son cou, presque honteux. 
Je ne voulais pas sortir de ma cachette. Je ne voulais pas affronter son regard, je ne voulais pas qu'il voit  quel point je me sentais coupable. Alors je me suis contenté de parler au creux de son épaule :

- C’est… c’est ma faute… je suis sur que c’est ma faute…
- Ta faute de quoi ?

Je lui en voulais presque de me poser cette question tellement je ne voulais pas en parler et m'expliquer à ce sujet.

- Si… s’il a fait ça, c’est ma faute, je lui ai pas envoyé les bons signaux… c’est forcément ça…
- Hae… S’il te plait, commence par le début, je comprends plus rien…

Je ne savais pas franchement ce que je disais non plus. J'avais l'impression de faire étalage de mes pensées à voix haute, et comme rien n'était clair dans mon esprit, en parler semblait... compliqué. Du moins, me comprendre l'était.

- Bah voilà c’est ce que je dis, je m’exprime mal et après il y a des malentendus… 
- Mais… de quel malentendu tu parles ?
- Bah, avec Eunhyuk.
- Me dis pas ça comme si c’était évident, j’ai raté des épisodes, je sais pas ce qu’il y a eu avec Eunhyuk moi…
- Ah oui, c’est vrai t’étais pas là. Heureusement d’ailleurs.

Non, je ne m'étais jamais retrouvé autant dans les vapes qu'en ce moment même. J'avais l'impression que cette histoire avec Eunhyuk flottait au-dessus de moi et que tout le monde était capable de la lire. Je me sentais si fragile, sans défense, que je pensais qu'on pouvait lire en moi comme dans un livre ouvert. Mais ce n'était pas le cas. 
Je ne savais même pas par où je devais commencer. Est-ce que je devais lui dire ça de façon direct ou est-ce que je devais lui faire tout un discours pour en arriver à la conclusion qu'Eunhyuk m'avait embrassé ? La première option me semblait mieux. Sûrement parce que je ne me sentais pas vraiment capable d'aligner de grandes phrases pour lui expliquer tout ça. Rien que lui dire ça comme ça avait été compliqué, et pas très clair.

- Bah… il m’a… ‘fin… juste là… tu vois, quoi ?...

Je lui avais montrer mes lèvres tout en parlant, illustrant ainsi mes mots. Même si j'avais dis la chose de façon pas très net, au moins c'était dit. Mais maintenant je redoutais sa réaction. J'avais peur de ce qu'il pouvait me dire, de ce qu'il pouvait penser. Mais je ne m'attendais pas à ça.

- T’es sur que ça va Hae ?

Pourquoi s'inquiétait-il pour moi ? Il devrait plutôt m'en vouloir, où plutôt lui en vouloir, mais s'inquiéter pour moi n'avait pas fait partie des hypothèses. Mais ça semblait logique vu l'état semi-végétatif dans lequel j'étais. Mais il ne savait pas encore tout.

- Ouais ouais… justement c’est ça le problème.
- De quoi ? Que ça va ?
- Bah ouais… Il m’a presque agressé et moi bah, je vais bien.
- Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

Je revisualisais une fois encore la scène dans ma tête. J'ignorais combien de fois je l'avais fait depuis que j'étais ici mais au moins une centaine. Je revoyais son regard, je ressentais ses mains posées sur mes hanches, je sentais à nouveau cette étrange douceur dont il avait fait preuve, et je me revoyais aussi, contre lui, immobile, le laissant faire, sans songer à l'arrêter.

- Ben… Je l’ai empêché de tuer un mec et après bah… il m’a embrassé mais j’ai pas bien compris ce qu’il s’est passé. Je l’en ai pas empêché, je l’ai pas repoussé, j’ai pas crié. Rien. Je l’ai juste laissé faire quoi.
- Je suis censé comprendre quoi ?
- Je sais pas, déjà moi, je comprends rien…

S'il y avait quelque chose à comprendre j'ignorais ce que c'était. Ou je m'obstinais à ne pas comprendre. Au fond c'était évident, mais je n'arrivais pas à me faire l'idée. Je ne pouvais tout simplement pas. Ça ne me semblait pas réaliste. 
Que je l'ai laissé faire à la limite, ça pouvait sembler compréhensible. Sous le coup de la surprise j'aurais pu ne pas être en mesure de réagir. Mais après coup ne pas lui en vouloir, ça semblait beaucoup moins plausible. 
Je ne savais vraiment plus quoi penser ni quoi faire. J'étais seul face à tant de pensées contradictoires, je me laissais complètement submerger. Je n'arrivais plus à penser quelque chose de censé. Et à chaque fois que je n'avais pas su quoi faire durant ces deux dernières années je m'étais tourné vers lui. Je ne trouvais pas cela correct de le faire dans une telle situation mais j'avais besoin de lui.

- Qu’est-ce que je peux faire Yesungee ?
- Est-ce que tu peux me pardonner ?

J'ignorais quelle était la réponse que j'attendais mais ce n'était certainement pas celle là.

- Pourquoi ?
- Pour ce que je vais faire… probablement la pire erreur de toute ma vie…

Je n'aimais pas cette phrase. Qu'est-ce qu'il cherchait à me dire ? Je redoutais. Je ne voulais pas l'entendre.

- Yesungee… je…
- Toi, tu ne peux rien faire Fishy… Mais moi, je peux.
- Tu… non… s’il te plait…
- Je ne veux pas… que… qu’à un moment tu aies à choisir… alors… peut-être que si… si les choses étaient… comme avant… ce serait plus simple…
- Non… non… ne fais pas ça… Yesungee… je ne veux pas qu’il nous sépare… 
- Il ne nous sépare pas Hae… il nous empêche peut-être de nous faire souffrir encore plus… plus tard…
- Mais… mais… je veux bien pleurer et hurler… si c’est plus tard et qu’on peut rester ensemble maintenant… YeSung, s’il te plait…

Je ne pouvais pas l'accepter. Je ne voulais pas. Je refusais de mettre fin à cette histoire pour un baiser volé dans une ruelle. Il n'avait duré que quelques secondes, je ne l'avais pas voulu, il n'avais pas eu d'importance, il n'avait pas compté. C'est ce dont j'essayais de me persuader, de tout coeur.
Je ne voulais pas qu'il s'en aille, qu'il me quitte, pour rien au monde. Pas à cause de lui. Mais il semblait tellement sûr de lui. Je cherchais dans ses yeux mais je ne décelais pas l'ombre d'une larme. Je pouvais pas croire qu'il mette fin à cette histoire de cette manière là. Ce n'était pas possible. 

- Hae… Si tu n’as pas été plus gêné que ça, tu ne crois pas que c’est parce qu’on est tous les deux tes amis ?

Tu n'es plus mon ami. Plus maintenant. Tu es devenu plus que ça. Lui c'est mon ami. Mais pas toi. Tu ne l'es plus.

- Non… lui c’est mon ami, toi tu es… enfin… tu es mon Yesungee quoi. Celui qui me réconforte quand je suis mal, celui qui me fait des câlins quand j’ai froid, celui que j’aime…
- Hae… Je t’en prie… Essaye de comprendre… Je… j’ai bien vu que vous étiez proches et je… je ne veux pas que vous vous éloigniez à cause de moi…

Le problème venait du fait que nous étions proches ? Je ne comprenais de moins en moins la situation. En aucun cas je ne voulais le perdre. Mais je ne voulais pas non plus perdre Eunhyuk  cause de son geste. Est-ce que ça signifiait quelque chose ? Une chose dont je ne m'étais pas rendu compte ? Non, décidément, je ne comprenais plus rien. Je me perdais dans mes propres pensées.
Yesung était la personne que j'aimais. Eunhyuk était mon meilleur ami. Je n'avais rien d'autres à essayer de comprendre. Et pourtant, de nombreuses petites voix me hurlaient que j'avais tort, et que l'un des deux n'étaient pas à la bonne place dans mon coeur.

- Mais… et moi ? Tu crois que je veux te perdre à cause de lui ? Tu crois que lui voudrait qu’on se sépare à cause de lui ?
- A cause de moi ?

Je relevais la tête vers lui. Je ne m'étais pas attendu à le voir arriver. Mon regard se plongea presque par automatisme dans le sien, sans que je ne puisse dire quoi que ce soit. Mais Yesung ne daignait même pas se retourner vers lui. 
J'ignorais si c'était à moi de parler. Je ne savais même pas quoi penser. Est-ce que je devais être, par conséquent, content de le voir ou non ? Est-ce que je devais le haïr ? C'est ce qui me semblait le plus logique, mais j'en étais incapable. 
Le silence s'était installé, ni Yesung ni moi ne lui ayant répondu. Mais s'il y a bien une chose que tout le monde savait à son sujet c'était qu'il n'était pas patient.

- A cause de moi ?
- Non je suis sur que c’est un malentendu… Hein Yesungee ? 
- Je ne pense pas Hae… je… ne pense pas…
- Mais… tu ne peux pas… tu ne… veux pas ? 

Je n'arrivais même pas à assimiler ses paroles. Je ne voulais pas les comprendre. 

- Je ne veux pas que vous souffriez à cause de moi. YeSung, ne fais pas ça si ce n’est pas ce que tu veux… Le rend pas triste par ma faute.
- Fallait y penser avant.

Non. Il ne pouvait pas. Pas maintenant. Et pourtant il s'est détaché de moi, il s'est levé et il est parti en direction de la sortie.

- Yesungee !

Mais c'était trop tard. Il était déjà parti. Mais je n'arrivais pas à l'accepter. Il ne pouvait s'en aller comme ça. Pas maintenant. Il me semblait évident qu'il fallait qu'on parle. Alors je l'ai appelé à nouveau, m'imaginant qu'il pouvait m'entendre.

- Yesungee!

Mais aucune réponse ne me revenait. Si ce n'est la sienne. Mais je ne voulais pas l'entendre celle-ci, si bien que je ne l'entendis pas vraiment.

- Donghae. Donghae. Donghae!

Je finissais par relever les yeux vers lui, réalisant enfin qu'il m'appelait.

- Mais quoi euh !?
- Il est parti.

Merci pour cette remarque dénué d'intérêt.

- Tu crois que j’ai pas vu. C’est à cause de toi s’il est parti. C’est ta faute s’il m’a quitté !
- Hae…

Je ne pouvais pas l'entendre m'appeler comme ça. Certainement pas après qu'il m'ai quitté, surtout si c'était sa faute.


- Ne m’appelle pas comme ça ! Tu n’en a pas le droit ! Je ne t’en donne pas le droit !
- Je… je suis désolé… C’est pas ce que je voulais…
- Encore heureux ! Mais maintenant c’est trop tard tu vois. Comme tu l’as si remarquablement fait remarqué, il est parti !

Les larmes me montèrent aux yeux, mais je me retenais de pleurer. Je ne voulais pas. Mais je sentais que je n'allais pas tarder à craquer. C'était inévitable. Mais je me retenais. Encore un peu. Je relevais les yeux vers lui et ne le lâchais pas des yeux. Il était légèrement en retrait, et je crois ne l'avoir jamais vu ainsi. Mais le regarder, le voir ainsi, c'était de trop. Cette fois je ne me retenais pas et laissais mes larmes tomber. 

- Donghae… Je… je sais pas quoi te dire…
- Alors tais-toi, ça t’évitera de dire des conneries.

Aussitôt avoir parlé je m'en voulais. Je ne me reconnaissais plus. Non seulement m'énerver était tout sauf dans mes habitudes, mais de plus, je ne lui en voulais pas. Je ne cherchais pas  à comprendre pourquoi, mais par conséquent je ne comprenais pas pourquoi je m'énervais contre lui. J'avais déjà perdu Yesung, je ne voulais pas le perdre lui. 
Eunhyuk s'apprêtait à partir, mais je ne voulais pas qu'il s'en aille. 

- Excuse-moi.
- Ce n’est pas à toi de t’excuser. Je n’aurais pas du… Tu as raison de m’en vouloir…

Il avait raison. J'avais toutes les raisons du monde de lui en vouloir, mais ce n'était pourtant pas le cas. Et même si c'était un mystère pour moi, je ne pouvais pas le laisser se persuader du contraire.


- Je ne t’en veux pas.
- Ah… ah bon ?

Il se retourna pour me faire face et plongea aussitôt son regard dans le mien. Non. Cette expression je ne l'avais jamais vu dans son visage. Je calmais doucement mes lames sans cesser de le regarder avant de lui dire :

- Je peux pas t’en vouloir d’avoir des sentiments. Tout le monde est persuadé que ce n’est pas le cas…
- Peut-être mais ceux-là vont vous souffrir tous les deux.
- Tous les trois.
- P… pourquoi ?

Je m'attendais à ce genre de réaction de sa part, sans forcément la comprendre.

- Si je souffre, tu souffres, non ?
- Oui mais… ce ne sera jamais assez pour me faire pardonner.
- Ce n’est pas te voir souffrir qui nous permettra de ne plus souffrir Eunhyuk. Personne ne pense comme ça à part toi.

Il me regarda soudainement avec de grands yeux, probablement étonné de ce que je venais de lui dire. Même s'il n'en avait pas conscience je le connaissais mieux qu'il ne le pensait, et je le comprenais, aussi absurde que cela puisse paraître. Mais il sembla perturbé au point de s'asseoir, ne me lâchant pas des yeux.

- Mais alors qu’est-ce que je peux faire ?
- On va aller voir YeSung…

Je ne savais pas si c'était une bonne idée, mais je savais qu'il fallait le faire.

- Mais…
- Y a pas de mais, si j’accepte de te pardonner, je veux être sur que je pourrai quand même redevenir son frère de cœur sans qu’il te haïsse.
- Ça me semble impossible…

Il avait raison. Vu la situation ça semblait impossible, mais j'y croyais. Je voulais croire que Yesung avait fait ça pour moi et qu'il ne refuserait donc pas une relation fraternel avec moi. J'avais besoin de lui autant que j'avais besoin d'Eunhyuk.

- On verra. Tant qu’on, et plus particulièrement moi, ne lui a pas parlé, on peut rien savoir et rien dire. Je lui fais confiance. Ça va s’arranger.

J'espérais ne pas me tromper. Mais je ne pouvais pas croire que Yesung abandonne notre relation de cette façon, en quelques secondes. 

- Si tu le dis.
.


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MessageSujet: Re: Connerie, Mimi et Chantilly [PV Envahisseuses]   Lun 27 Oct - 19:56
Désolé ~

Donghae & Yesung & Eunhyuk + Leeteuk & Hyukjae



J’ignore combine de temps je suis resté prostré dans cette ruelle avant de relever la tête, plus déterminé que jamais. Déterminé à rester fidèle à celui que je suis. Et tant pis, si pour cela je me devais de renoncer à Donghae. Ceux avec qui je vis désormais sont peut-être les seuls que je ne veux pas faire souffrir et s’il faut que je l’oublie, ou du moins que je fasse semblant de l’oublier, pour que personne ne souffre, alors ce serait fait. Le seul à souffrir. La vengeance du monde face à ce que j’ai fait. Une douce vengeance, bien en-dessous de ce que j’ai pu faire. Je ne me plaindrai pas. J’assume. Mais maintenant, va falloir que j’arrive à m’expliquer avec Donghae. Et probablement YeSung. Tandis que j’étais presque persuadé que l’un allait me pardonner, j’étais certain que l’autre me maudirait comme il n’a jamais maudit personne… Ça allait pas être évident. Mais j’avais pas le choix. J’essuyai les dernières larmes, les dernières pour longtemps j’espère, et je me relevai avant de reprendre la route de l’internat. Elle n’est pas très longue et je suis arrivé assez vite.
 
J’ai cherché Donghae partout dans l’internat et le seul endroit où je n’étais pas allé était la bibliothèque. Mais il n’y allait pas non plus. Je retournai vérifier le parc, les bois et tout ce que je pouvais avant de me résoudre à aller voir dans cette pièce. Je pensais que ça allait être une véritable perte de temps mais non, je les ai trouvés enlacés au fin fond d’un rayon et je ne pouvais pas m’empêcher d’écouter ce qu’ils disaient.
 
- Mais… et moi ? Tu crois que je veux te perdre à cause de lui ? Tu crois que lui voudrait qu’on se sépare à cause de lui ?
 
Se séparer ? A cause de moi ? Qu’est-ce que… Non, non, vous allez pas vous séparer ! Je ne veux pas. Ce n’est pas ça que je voulais. Je voulais qu’il sache que je l’aime mais en aucun cas qu’il t’abandonne. YeSung, tu es stupide ! Il ne faut pas que tu rompes. Donghae t’aime et tu l’aimes aussi alors je veux pas. Il faut pas.
 
- A cause de moi ?
 
D’abord, il fallait que je sois sur de ce que j’avais entendu. Quand j’intervins, Donghae releva la tête vers moi et il plongea son regard dans le mien alors que mon cœur ratait un battement. Ça allait être compliqué de réussir à me détacher de lui si chaque fois qu’il me regarde, j’ai envie de pleurer. Mais je devais faire avec, pas le choix. Pourquoi on me répond pas ? J’ai horreur d’attendre, la patience n’a jamais été mon fort. Parlez bon sang !
 
- A cause de moi ?
- Non je suis sur que c’est un malentendu… Hein Yesungee ? 
- Je ne pense pas Hae… je… ne pense pas…
- Mais… tu ne peux pas… tu ne… veux pas ? 

 
Alors, cet idiot est prêt à le faire souffrir alors que Donghae n’a rien fait ? Il est encore plus débile que ce que je pensais…
 
- Je ne veux pas que vous souffriez à cause de moi. YeSung, ne fais pas ça si ce n’est pas ce que tu veux… Le rend pas triste par ma faute.
- Fallait y penser avant.

 
C’est pas possible, je vais buter ce mec. Plus con tu meurs. Bordel, Donghae a rien fait ! C’est ma faute ! Il peut pas le larguer alors que tout va bien ! C’est vraiment une pauvre tâche ! Et moi, je fais quoi maintenant que tu te barres ! C’est la personne qui compte le plus pour Donghae et par ma faute il l’abandonne, qu’est-ce qu’il va penser ?! Je vais me faire défoncer ! C’est ça qu’il veut ! YeSung veut qu’on s’engueule. C’est un enfoiré.
 
- Yesungee !
- Yesungee !
- Donghae. Donghae. Donghae!
 
Il semblait complètement ailleurs, comme s’il ne m’entendait même pas. J’en étais venu à presque crier et je m’étonnais que la bibliothécaire ne soit toujours pas venue nous mettre dehors… Puis, il me regarda, avec un air furieux et exaspéré.
 
- Mais quoi euh ?!
- Il est parti.
- Tu crois que j’ai pas vu. C’est à cause de toi s’il est parti. C’est ta faute s’il m’a quitté !
- Hae…

- Ne m’appelle pas comme ça ! Tu n’en a pas le droit ! Je ne t’en donne pas le droit !
- Je… je suis désolé… C’est pas ce que je voulais…
- Encore heureux ! Mais maintenant c’est trop tard tu vois. Comme tu l’as si remarquablement fait remarqué, il est parti !

 
Ses yeux se sont remplis de larmes et à ce moment-là, j’en voulais autant à YeSung qu’à moi. A cause de moi, ils s’étaient séparés mais à cause de lui, Donghae ne me reparlerait plus jamais. Qu’est-ce que je dis moi ? Ce n’est pas à cause de lui mais uniquement à cause de moi. Si je ne l’avais pas embrassé, j’aurais pu continuer à être son ami et eux seraient restés ensemble. Et si je l’avais embrassé, c’était parce qu’il m’avait empêché de replonger, me montrant qu’il me connaissait mieux que je ne me connaissais. Et si j’avais eu cette sensation, c’était à cause de l’enfoiré qui m’avait presque poussé à le tuer. La prochaine fois que je le vois, il ne repart pas. Je le crèverai, saigné à vif pour que je puisse un jour réparer le reste des erreurs. Le laisser en vie n’est que la première d’une longue liste.
 
Il m’a regardé. Il n’aurait pas du. Dans mon regard devait se mêlé haine et honte, tristesse et regret. Je l’ai vu se retenir mais il n’a pas su… La souffrance devait être plus forte et j’ai vu ses larmes tomber. Des larmes que j’avais moi-même causées…
 
- Donghae… Je… je sais pas quoi te dire…
- Alors tais-toi, ça t’évitera de dire des conneries.

 
Ah oui. D’accord il m’en veut à ce point quand même… Lui qui ne s’énerve jamais me rejetait. Celui qui avait été le seul à bien vouloir m’approcher me repoussait. J’étais donc vraiment quelqu’un de mauvais pour qu’une personne aussi adorable et indulgente que lui me fasse comprendre que je n’étais pas quelqu’un de bien. Et pourtant, j’étais le seul fautif. Et je n’avais fait qu’avoir des sentiments. C’était mieux quand je pensais ne pas être capable d’en ressentir. Au moins, ce n’était pas eux qui me rendaient mauvais mais mes actes. Il ne me restait qu’à partir.
 
- Excuse-moi.
- Ce n’est pas à toi de t’excuser. Je n’aurais pas du… Tu as raison de m’en vouloir…

- Je ne t’en veux pas.
- Ah… ah bon ?

 
C’est pas possible. Il ne peut pas ne pas m’en vouloir. J’ai ruiné son histoire avec YeSung et je l’ai quasiment agressé. Il ne peut pas faire comme si de rien n’était… Mais pourquoi alors ?
 
- Je peux pas t’en vouloir d’avoir des sentiments. Tout le monde est persuadé que ce n’est pas le cas…
- Peut-être mais ceux-là vont vous souffrir tous les deux.
- Tous les trois.
- P… pourquoi ?

- Si je souffre, tu souffres, non ?
- Oui mais… ce ne sera jamais assez pour me faire pardonner.
- Ce n’est pas te voir souffrir qui nous permettra de ne plus souffrir Eunhyuk. Personne ne pense comme ça à part toi.

 
La souffrance de celui qui vous a fait souffrir est toujours un moyen pour le premier d’obtenir le pardon des autres. J’ai toujours raisonné comme ça. Si je souffre et si vous vous en rendez compte, mes regrets et mes excuses peuvent apparaitre sincères. Si ça ne me fait rien, comment savoir si c’est réel ou faux comme regrets ? Je ne peux pas croire que la souffrance n’est pas bonne au moins dans ce cas-là…
 
Nous ne quittions pas des yeux et même en m’asseyant face à lui, je n’avais pas pu détaché mon regard du sien, encore larmoyant. Il me connaissait trop bien et maintenant, j’avais la certitude qu’il ne m’abandonnerait pas.
 
- Mais alors qu’est-ce que je peux faire ?
- On va aller voir YeSung…

- Mais…
- Y a pas de mais, si j’accepte de te pardonner, je veux être sur que je pourrai quand même redevenir son frère de cœur sans qu’il te haïsse.
- Ça me semble impossible…

- On verra. Tant qu’on, et plus particulièrement moi, ne lui a pas parlé, on peut rien savoir et rien dire. Je lui fais confiance. Ça va s’arranger.
- Si tu le dis.
 
Ce n’était pas possible que YeSung me pardonne d’avoir ruiné leur histoire. J’avais vu à quel point elle avait été longue à se mettre en place et à cause de moi, elle avait été réduite à néant en un instant. M’enfin, si y a que ça pour faire plaisir à Donghae, je le ferai…
 
En arrivant dans la chambre, parce qu’on supposait qu’il y était retourné, on eut le droit à la vision la plus étrange que j’ai pu imaginer. Je l’aurais cru entrain de pleurer, de dormir, d’hurler, de détruire toute la chambre mais entrain de méditer, non, ça je m’y attendais pas. Il ne réagit pas quand j’ai refermé la porte derrière moi et il ne bougea pas non plus quand Donghae s’assit à côté de lui, en me faisant signe de m’asseoir sur le lit d’en face, qui appartenait originellement au JongMin.
 
- YeSung ?
-…
- YeSung, s’il te plait, regarde-moi.
- …
- Je vais vous laisser tous les deux…
- C’est hors de question Eunhyuk, toi, tu restes, et quant à toi, t’arrêtes de bouder et tu vas me regarder.
 
Je me doutais que si YeSung ne voulait pas parler, c’est parce que j’étais là et qu’il ne voulait probablement pas risquer de faire de la peine à Donghae en s’énervant contre moi… A mon plus grand étonnement, il releva la tête et regarda Donghae. Je voyais encore dans ses yeux les traces de larmes dissimulées et ça ne me permettait qu’une chose : confirmer qu’il n’avait aucun désir de rompre et que j’étais le seul fautif de leur tristesse à tous les deux. Dur.
 
- Hae… Je… je suis désolé…
- Ne t’en fais pas, je comprends.
- Ce… C’est vrai ?
- J’aurais voulu qu’on reste ensemble mais je comprends ton choix et je ne t’en voudrais pas pour cela. Je ne peux pas t’en vouloir.
- Hae…
 
YeSung semblait soulagé par ce que lui avait dit Donghae. Au moins, ça irait entre ces deux-là, c’était le plus important. YeSung se risqua même à enlacer Donghae qui lui rendit son étreinte comme si c’était leur dernière et quelques larmes glissèrent sur l’épaule de Donghae.
 
- Yesungee…
 
Il l’écarta de lui pour sécher ses larmes quand la porte s’ouvrit sur le nouveau couple, tout heureux. Avant que l'un d'eux ne remarque quoi que ce soit dans nos attitudes, Hyukjae prit la parole, alors que je m'apprêtais quant à moi à lui faire part de mon avis sur son changement de coupe :
 
- Allez un, deux, trois, je me lance : coucou, on est en couple.
- Hyukjae ! Qu’est-ce que t’as fait à tes cheveux !?
- Oh ça… C’est pour que les accidents comme ce matin se reproduisent pas.
- Hep là ! On va parler de ça plus tard… Il se passe quoi ici ?
 
Et voilà, Leeteuk s’en mêle. Alors là, on est foutu. Tant qu’il ne saura pas tout, on sortira pas. Laissons parler et voyons après quand est-ce qu’il faut que j’intervienne.
 
Y : - Rien.
L : - Ne me mens pas, tu sais que je finirai par savoir, alors dis-moi, ça sera réglé plus vite.
Y : -Mais…
D : - On… on… s’est séparé.
 
Le fait qu’il mette des mots clairs sur ce qu’il s’était passé fit rejaillir de plus belle les larmes que YeSung avaient réussi à réprimer. Donghae le serrait dans ses bras, en me priant d’un regard de ne rien dire, ce que je n’avais pas prévu de toute façon.
 
L : - Si c’est d’un commun accord, pourquoi vous avez l’air tous les deux aussi abattus et tristes ?
D : - Ça reste une rupture Teukie.
Y : - On voulait pas rompre.
 
Et voilà, on y est. Je vais avoir le droit à un affichage de ma culpabilité. Espérons qu’ils passent au moins sous silence le moment où j’ai failli tué cet enfoiré…
 
L : - Alors pourquoi ?
D : - Euh…
Y : - C’est…
E : - C’est ma faute. Dis-je en interrompant YeSung.
H : - C’est-à-dire ?
E : - J’ai embrassé Donghae et…
H : - Mais pourquoi t’as fait ça ?! Tu savais qu’il était en couple, non ?
E : - Oui mais…
D : - C’est rien, on va pas revenir là-dessus. Le seul truc que je veux c’est que YeSung pardonne à Eunhyuk comme je l’ai fait.
Y : - Mais… Pourquoi ? A cause de lui, l’histoire qu’on a mis plusieurs années à construire n’aura duré que quelques mois, à peine plus de deux, et en un instant, il l’a flanqué par terre. Comment veux-tu que je lui pardonne ça ?
E : - Tu ne peux pas.
D : - Toi en rajoute pas.
H : - Eh, tu…
L : - Non, laisse-les régler ça…
H : - Mais…
 
Leeteuk avait retenu mon frère par le bras pour qu’il ne s’en prenne pas à Donghae, qui m‘avait parlé un chouia sèchement et avait passé les bras autour de sa taille, le calant dos à lui, pour l’enlacer en l’empêchant d’intervenir.
 
D : - YeSung, s’il te plait, fais ça pour moi.
Y : - Mais…
D : - Je ne veux pas vous perdre, que ce soit toi ou lui. Toi, tu es mon frère de cœur, je sais que tu ne m’abandonneras pas mais je t’en prie, ne le rejette pas.
Y : - Si tu es redevenu juste un frère, c’est à cause de lui. Je ne peux pas faire comme si…
E : - YeSung, je suis désolé. Je n’ai jamais su exprimer mes sentiments, je n’en ai à vrai dire jamais eu l’occasion. Ce n’est pas comme ça que je voulais que ça se passe. Je voulais juste qu’il sache, je ne savais pas que ça allait entrainer ça. Si j’avais su, sois sur que je n’aurais pas fait ça, je ne voulais pas vous faire souffrir. Je suis désolé.
Y : - Je ne te pensais à vrai dire pas capable de t’excuser… et pourtant tu me parais sincère. Même si je n’oublierai probablement jamais pourquoi j’ai du rompre avec lui, je te promets d’essayer de te pardonner. Et peut-être qu’à terme, on pourra être de vrais amis.
E : - C’est mieux que ce que j’aurais pu espérer.
Y : - Alors comme ça, vous deux, c’est officiel, maintenant ?
L : - Pourquoi maintenant ?
Y : - Bah tout le monde s’en doutait, sauf Eunhyuk, mais je suis content pour toi Teukie. Et pour toi aussi Hyukjae.
H : - Mmh.
 
C’en est suivie une longue discussion pendant laquelle YeSung a fait tous les efforts du monde pour me parler et je l’en remerciai, même si je savais que c’était principalement pour Donghae. Il me semblait par contre que mon frère évitait de leur parler, à tous les deux. Il fallait que je m’explique avec lui. L’occasion se présenta dans la soirée quand je réussis à le décoller de Leeteuk et qu’il accepta de me suivre.
 
- Hyukie, qu’est-ce qu’il y a ?
- Je crois que je les déteste.
- Pourquoi tu dis un truc pareil ?
- Tu n’as jamais aimé que moi et là que tu te trouves quelqu’un il faut qu’il soit en couple et qu’en plus, il ne t’aime peut-être pas autrement que comme un ami.
- Hyukie, ne t’inquiète pas, ça va aller. Pour l’instant, tout ce qu’il y a c’est que je m’en veux de les avoir fait rompre. Le reste est pas important.
- Pour toi, peut-être, parce que ce sont tes sentiments qui parlent mais moi, je sais que tu vas finir par en souffrir.
- S’il te plait, ne te braque pas contre eux. Pour une fois, vivons chacun notre histoire de notre côté. La tienne est belle et j’ose espérer qu’un jour la mienne le sera. Mais pour l’instant, il faut qu’on soit tous amis.
- D’accord.
- Ah au fait, ça te va nickel le châtain.
- Merci.
 
J’allais probablement souffrir mais ce n’était pas grave. Je crois.
 


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