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 Dernière clope, derniers souvenirs, promesses d'avenir. [ft. Gabriel Granvil-ou C:]

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Nadeca Brigaen
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MessageSujet: Dernière clope, derniers souvenirs, promesses d'avenir. [ft. Gabriel Granvil-ou C:]   Jeu 2 Oct - 15:17


Dernière clope, derniers souvenirs, promesses d'avenir.



La jeunesse grandit dans un domaine qui n'est qu'à elle, où ni l'ardeur du ciel, ni la pluie, ni les vents ne viennent l'émouvoir. ▬ Sophocle

Aujourd’hui on est dimanche. Aucun cours. C’est censé être le jour de repos mais alors que les autres dorment encore, je me réveille. Pourquoi faire hein ? Ne devrais-je pas plutôt dormir ? C’est conseillé, seulement je n’aime pas les conseils bidons que l’on donne aux gosses pour les obliger à se rendormir lorsqu'ils viennent de se réveiller et pour essayer de leur faire comprendre que la fatigue les tuera à la tâche. C’est ce que nous disent nos parents, qu’il faut se reposer, alors qu’au fond de nous, on aimerait rester éveillés toute la nuit. Parce qu’au final, c’est lorsque le soleil dort que la vie se réveille. La vie, comme la ville me direz vous. Les personnes qui vivent leur vie à fond de jour passent complètement à côté de la plaque car c’est bien après 23h que les grandes cités urbaines se réveillent. En me levant ce matin, mon premier reflexe a été de m’accroupir au pied de mon lit pour sortir mon paquet de cigarette. « Fumer tue. », le jour où quelqu’un en lisant ça arrête de fumer je lui donne tout ce que j’ai. Nan mais ceux qui ont décidé d’inscrire sur tous les paquets de cigarettes cette « alerte » pensaient vraiment qu’un fumeur, en lisant ça, allait jeter son paquet à la poubelle ? Réellement. Personne ne ferait ça. La vie est devenue tellement chère que même un pauvre paquet de cigarettes bon marché nous coûte un bras. N’est-ce pas désolant ? Le monde tourne autour de l’argent. Et c’est l’argent qui m’a détruit mon enfance. Je passe un doigt sur le bout des cigarettes restantes en prenant soin de les compter et de les « ranger » dans leur petit paquet. Il m’en reste exactement trois. Ca suffit largement pour une journée, du moins pour moi, habituellement, les jours de semaine, je fume trois à quatre cigarettes maximum, car même si je fume je me suis fixée une limite, mais cette quotidienne de fumeuse est totalement anéantie le week-end où mon paquet est bien souvent, inutilisé. Je ne suis pas accro, terme un peu hyperbolique dans le sens où si l’on veut vraiment arrêter il suffit de faire un effort, je suis pleinement consciente des risques que fumer comprend. Mais pour tout dire je m’en contrefiche. La mort ne me fait pas peur, et même si elle me faisait peur, je la craindrais sûrement moins que le futur qui lui est incertain tandis que la mort, on sait tous qu’un jour elle nous tombera dessus. Je referme mon paquet Marlboro et le pose sur ma table de nuit dans un silence complet. Je saisis mon téléphone qui était en charge, vérifie que la batterie est bien chargée et qu’il n’a pas décidé de me faire une blague comme le coup où je l’ai branché une journée et que le soir même il n’avait même pas pris 1%, et regarde l’heure affichée en gros chiffres sur mon écran de veille bleu ciel : 7H18. Plutôt tôt pour sortir non ? Je vais faire un tour sur mes applications favorites, sans vous cacher que celles-ci se résument juste aux réseaux sociaux et jeux en ligne, et finis par me relever et lâcher mon téléphone sur mon matelas. Pour le coup, alors que l’ambiance était pesante dans la chambre, le bruit de mon téléphone lorsqu’il a rebondi légèrement sur mon matelas m’a fait sourire. J’ai promis à mes camarades de chambre de ne pas faire de bruit, je ne leur ai pas dis que mes objets n’en feraient pas. Et puis d’ailleurs ? Pourquoi leur promettre quelque chose alors que je m’en contrefiche de ce qu’ils veulent ? Un mois que je suis ici et, étant plutôt solitaire, les seules personnes qui sont venues me parler c’est pour me demander quelque chose, ne suis-je donc qu’un simple objet ? Ne suis-je donc restée que ça ? Je pousse la porte de la salle de bain et rentre dans celle-ci. Je verrouille la porte et tant pis pour ceux que je réveillerais (du moins si j'en réveille certains) en prenant ma douche. Je soupire, tout est si paisible. Tout est si calme, pourtant je n’ai pas envie de sourire, pas envie de dire merci à la vie pour ce qu’elle m’apporte. Je me regarde dans le miroir un moment avant de détourner les yeux. Je ne m’aime pas, je n’aime que mes yeux. Seulement, même si je voulais les regarder je finirais par détourner mon attention sur mon visage qui lui, m’apporterait un sentiment de dégoût. Dégoûtée rien qu’en me voyant, je ne passe pas autant de temps que les autres filles devant le miroir. Je ne prends peut-être même pas cinq minutes. Je sors une serviette et soupire. Allez go. Je me déshabille et rentre dans le bac à douche pour au final ressortir un quart d’heure après. Je m’essuie rapidement et étend ma serviette sur un séchoir après avoir grossièrement séché mes cheveux en les frottant rapidement. Je sors de ma trousse de toilette une brosse à dent ainsi que son meilleur ami le dentifrice, un crayon noir usé et le reste d’un mascara que j’utilise de temps en temps. En premier je mouille la brosse à dent et ouvre le dentifrice pour appuyer au bout du petit tube et laisser la pâte dentaire s’étaler sur les poils de la brosse à dent. Sans vous exposer à plus de détails, je commence à me brosser les dents. D’ailleurs ? Est-il mieux de mouiller sa brosse à dent avant ou après ? Cruelle question non ? Qui d’ailleurs nous fait alors rentrer dans un grand débat partagé par toute la terre entière. Personnellement je mouille ma brosse à dent avant pour que la pâte à dentifrice s’imprègne de l’eau présente entre les poils de la brosse à dents. Et au fait, je ne me brosse pas les dents trois minutes. Je m’en fou en fait du temps que je dois passer à me nettoyer les quenottes, alors je le fais au feeling, le temps que je passe donc n’est jamais très régulier mais la plupart du temps je dépasse largement les trois minutes car pour moi, trois minutes c’est très court. Je finis par cracher dans l’évier et le nettoyer pour terminer par me rincer la bouche. Je saisis mon crayon noir et trace un trait léger sous mes yeux. Pour le coup, faire une symétrie est beaucoup plus facile qu’avec un eyeliner. Pour finir je prends mon mascara et imprègne mes cils d’un noir carbone. Je finis par sortir de la salle de bain, ma serviette enroulée autour du corps, et ouvrir mon placard pour en sortir des sous-vêtements banals, un pull bordeaux en laine à grosses mailles et un jean bleu marine délavé. J’enfile le tout et vais chercher mon téléphone que je glisse dans une de mes poches arrière. Je prends mes écouteurs et les branche à mon téléphone que je ressors du coup pour mettre la dernière musique qui me trotte dans la tête grâce à la magie de la 4G. J’enfile des chaussettes basses imprimées par un motif puzzle et pour terminer j’enfile des baskets montantes blanches Nike. Le modèle « Nike Air Force » si je ne me trompe pas. Je file cherche une cigarette et mon briquet et je glisse les deux dans ma poche avant droite. J’enfile enfin un de mes écouteurs sur les deux et sors de la chambre en faisant bien attention à ne réveiller personne. Je traverse le couloir dans un éternel silence, bercée par la seule musique qui résonne dans mon oreille gauche et descend les escaliers à pas pressés comme si quelque chose m’attendait. Je finis par sortir en dehors de l’Internat, côté parc. Et merde. Forcément. J’ai pensé à tout sauf à l’éventualité que la pluie pouvait être présente un dimanche matin. Je soupire et vais m’abriter sous un porche le temps d’allumer ma cigarette. Je pense que je vais attendre que la pluie se calme. Je m’assois par terre en glissant le long du mur pour finir par me laisser tomber par terre. Je balance ma tête en arrière et la laisse s’entrechoquer légèrement avec le mur derrière mon dos. Je regarde la pluie, les gouttes tomber sur le sol, et laisse les larmes du ciel s’écraser contre la terre, une clope à la main, une musique maintenant presque terminée résonant encore dans ma tête comme si je venais de l’écouter plus de cinquante fois. La musique est ma vie mais la cigarette comble mon ennui permanent. La pluie tombe comme je tombe aussi depuis que j’ai appris.


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Je sais que c'est caca pas beau là D:


Dernière édition par Nadeca Brigaen le Sam 4 Oct - 16:10, édité 2 fois
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Gabriel Granvil
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MessageSujet: Re: Dernière clope, derniers souvenirs, promesses d'avenir. [ft. Gabriel Granvil-ou C:]   Sam 4 Oct - 4:01
Exubérante Symphonie  
feat. Nadeca B. & Gabriel G.

The truth is that the Devil is very cunning. J. Cazotte



Arrête de me courir après.
Dégage, putain.
Dégage, disparaît de ma vue, de ma vie, de ma ville, de mon monde. Dégage, salaud. Arrête de me regarder comme ça, arrête de croire que tu es plus fort que moi. Tu n’es qu’un insecte, qu’une sale coquerelle qui n’attends que d’être fracassé par mon talon de chaussure, que j’écrase ta putain de cervelles et qu’elle gicle sur le sol. Va-t’en. Ne reviens plus jamais, ne me regarde plus jamais, ne t’approche plus jamais de moi. J’vais écraser tes yeux. Ton visage me dégoûte du plus profond de mon être, tu la laisse seule, et puis après tu oses mettre ça sur ma faute? Pauvre, pauvre con.
Disparaît.
Je me réveille en sursaut sur mon lit, encore une fois. Encore ce même rêve, si on peut qualifier ça de rêve. Je reste figé quelques secondes sur mon lit, à regarder le plafond d’un regard dénué de vie. Je fronce des sourcils avant de remarquer cette horrible sensation d’humidité sur mon dos. Je ne suis même pas capable de dormir comme il faut pendant une seule petite soirée. Quel gâchis. Je passe ma main dans mes cheveux en me rendant compte qu’eux aussi sont mouillés. Sur le coup je ne peux m’empêcher de pousser un long râle, j’aimerais tellement pouvoir dormir au moins juste une fois sans avoir à me réveiller dans une putain de marre de sueur. Ce n’est pas demandé beaucoup, quand même? Je me lève doucement tout en sentant mon débardeur me coller contre la peau, me faisant grimacer de dégoût. Mon regard se dépose sur mon alarme qui affiche l’heure avec des jolis chiffres d’un rouge pétant. Il est encore trop tôt pour pouvoir sortir et faire de quoi de ma vie, mais d’un autre côté je ne vais pas m’en plaindre. Cela va me laisser le temps de me préparer convenablement et m’éviter de sortir avec un visage de zombie encore un peu perdu. Je laisse passer mon débardeur au-dessus de ma tête et m’empresse de le déposer dans ma malle de vêtements sales. On ne dirait pas vraiment, mais je reste une personne qui apprécie l’ordre dans ma maison. Enfin, ça dépend de quoi. Mon bureau, par exemple,  est dans un bordel qui pourrait rendre n’importe qui fou, sauf moi. Il faut dire que je me retrouve toujours dans mon bordel, lorsque j’en fais. Je m’égare, je m’égare. Je continue de marcher en rond quelques instants, pieds nus dans la petite pièce qui me sert de chambre. Mon regard se perd, ne sachant pas vraiment quoi faire sur le coup. Je ferme les yeux quelques instants et m’arrête, terriblement fatigué. Qu’est-ce que je dois faire, merde. Je sais plus. Je rouvre les yeux, me dirige vers le lit et remarque les draps qui sont affreusement mouillés –par de la sueur, je rappelle juste pour ceux qui croirait que je mouillerais encore mon lit à 20 ans.-. Oh. Oui. Une douche. Je passe une main dans mon visage et baille de plus belle. Je risque de réveiller mon voisin avec le bruit de la douche. C’est pas comme si ça allait être aujourd’hui que j’allais commencer à m’inquiéter pour ces inconnus. Je donne un léger coup de pied dans la vide en me murmurant de ne pas oublier de faire le lavage, et de faire les courses aussi sur le coup, oh et la vaisselle. Oui, la vaisselle. Je rentre dans la salle de bain, laisse tomber ce qui me reste de vêtement, donc pas grand-chose, admire cet air digne d’un communiste, en m’attardant comme toujours sur ces cernes. On pourrait presque dire que ça fait partie de moi, au point où on en est rendu. J’hausse les épaules lacement en grinçant des dents, sentant une douleur plutôt intense sur mes omoplates. Pas très dur de deviner c’est causé à cause de quoi, hein. L’humidité provoque ce genre de réactions, à cause du frottement des os brisés, je crois. Le docteur m’avait dit la raison mais je n’y ai pas vraiment prêté attention sur le coup. Je devrais pourtant. Je crois. Je ne sais pas. Je suis fatigué. J’ouvre la douche et sursaute devant les gouttes glaciales sortant du pommeau de douche en acier. En tout cas, ça réveille, on peut en être certains. Je prends le temps de me laver, comme d’habitude, histoire de dégager une forte odeur de savon et de produit chimique, on va dire. Je vais pas vous mentir et dire que c’est exagéré, mais disons que contrairement aux autres hommes, je ne couvre pas ma saleté avec deux trois couches d’axe, odeur parfaitement horripilante. Je frémis juste à l’idée de sentir cette odeur fétide, noyau de la virilité extrême. Quelques dizaines de minutes plus tard, je sors finalement de la douche et entoure ma taille d’une serviette blanche. Mon regard parcourt le sol, à la recherche de vêtements, avant de me souvenir que je n’avais pas pris de quoi me vêtir. Je grommelle quelque chose d’incompréhensible, une fois de plus, avant de me diriger vers mon garde-robe. Au moins, je n’habite pas avec des colocataires. Ce serait une horreur. Pour pleins de petits détails que je ne dirais pas ici, car ce n’est tout simplement pas religieux du tout. Voilà. Je sors de mon garde-robe un joli pull d’un bleu marine –je l’avais acheté pour une occasion spéciale, mais justement, personne ne m’invite vraiment à ce genre d’évènement, et de toute manière, c’est pas comme si j’allais y aller- et de skinny jeans noir, je m’habille donc tout en me promenant de pièce en pièce, mon regard voyageant entre mon bureau et ma porte. Je regarde de nouveau l’heure. Hm. Encore trop tôt. Autant écrire un peu avant de partir s’aventurer dans les quartiers peu recommandables. J’ai la dalle, aussi. Je pourrais aller au café, mais je vais devoir me montrer sociable. Et y’a toujours ce vieux qui aime bien me taper la discussion, je ne comprends pas vraiment pourquoi.  C’est pas comme si j’avais l’air d’un gentil calinours? Peut-être… Si c’est le cas, j’ai vraiment besoin d’une corde. Je me dirige vers mon garde-manger presque vide, prends une de ses gaufres qu’on trouve en emballage individuel –bravo greenpeace- et qui goûtent le sucre. Et seulement le sucre. Au moins ça va me mettre de quoi dans l’estomac, c’est juste ça le but en fait. Je m’assois donc sur ma chaise de travail, prends mon stylo et commence à gribouiller tout en mangeant ma ‘gaufre’ de l’autre main.
L'argent ne fait pas le bonheur, mais vous pouvez être sûr d'une chose, et c'est que l'argent ne va sûrement pas vous rendre malheureux. Ces gens qui se croient capable de vivre sans une petite pièce, minime soit-elle, dans leurs poches se trompent lamentablement. Nous sommes au XXIème siècle, et si vous croyez que le monde actuel n'est pas régit par ces billets verts, j'ai bien des nouvelles à vous dire. Est-ce que des gens aussi naïfs existent? Ce serait toute qu'une surprise, alors. Au moins, ça aura le mérite d'être terriblement pathétique et méritera quelques rires arrogants, rien de plus.
Je bloque exactement à partir de ce moment-là. Mon regard se perd sur mes multiples feuilles qui décorent le mur se trouvant devant moi. Je laisse tomber ma tête en arrière, murmure des paroles de chansons en recherche d’inspiration. Rien. Nada. Sur le coup j’envoie valser mon crayon dans la pièce et me lève pour aller chercher mon trenchcoat en laine gris et mon foulard d’un rouge bourgogne et me dépêche de sortir de l’appartement en attrapant un parapluie d’une main pressée. J’hésite à écrire de quoi sur la porte au cas où Cedric viendrait mais me ravise, c’est pas comme si je l’attendais aussi, il a qu’à se débrouiller au pire. Je descends donc les escaliers tout en arrangeant mes cheveux blonds encore en bataille. J’ouvre mon parapluie. Pourquoi je suis sorti? Hm. Va falloir trouver de quoi à faire qui n’implique pas de socialisation. Je continue de marcher sur un rythme plutôt hâtif, bousculant quelques personnes au passage. Ils avaient qu’à se tasser, c’est assez apparent que je suis pressé, non?  Je continue de marcher pendant quelques minutes avant de trouver un porche au loin, ainsi qu’une jeune fille assise contre le mur. Rien de bien palpitant, et j’aurais rebroussé chemin si je n’avais pas remarqué cette cigarette entre ses lèvres, me donnant alors une envie nouvelle de m’en allumer une. Je passe ma main dans ma poche de manteau et trouve avec bonheur un paquet encore neuf de clopes. Mon autre main continue de chercher un briquet, mais reste plutôt peinard de ce côté. La pluie continue de tomber et le seul endroit libre de cette ‘invasion’ rester ce porche. Je soupire lourdement à l’idée de devoir taper la conversation avec cette jeune fille. Avec un peu de chance, elle ne va pas en dire plus que le nécessaire et je vais pouvoir m’éclipser rapidement après lui avoir demandé du feu. Je me dirige donc vers cette parfaite inconnue, tout en fermant mon parapluie –qui perds toute son utilité si je me pose en dessous du porche, oui.- . Je crois que je suis dans les alentours de l’internat, la concentration de jeunes adolescents en recherche d’identité a fortement augmenté pendant les dix dernières minutes, alors il serait évident d’en déduire qu’on ne se trouve pas très loin du nid. Je me poste devant elle, l’examinant de haut en bas et remarquant ses écouteurs, je décide de lui donner un léger coup de pied pour lui faire prendre conscience de ma présence. Je lance d’un ton blasé :

« T’a du feu? »

Question stupide vu que sa cigarette est allumée, mais bon. Je plonge mes prunelles cyans dans les siennes d'un brun absolument banal, comme sa personnalité, j'imagine.
 


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MessageSujet: Re: Dernière clope, derniers souvenirs, promesses d'avenir. [ft. Gabriel Granvil-ou C:]   Sam 4 Oct - 15:45


La vie c'est comme une cigarette : c'est éphémère et lorsqu'elle se termine, on se dit qu'on aurait dû en profiter plus qu'on ne l'a fait. ▬ E.C.

Cela va bientôt faire une minute qui m’a, d’ailleurs, parue interminable que ma musique est terminée. C’est dommage. Je l’aimais bien cette musique pourtant, mais bon, tout a un fin. C’est comme ça. La vie de chacun, de chaque objet, de chaque animal n’est qu’éphémère. Si elle était éternelle cela serait sûrement le bordel international. Mais puisque je parle de vie. Saviez-vous que l’espèce humaine –en gros nous- n’est sur Terre que depuis 125 000 ans ? Nous sommes considérés comme une espèce toute jeune. Bon je remballe ma science puisque là n’est pas la question de savoir quand on va mourir mais plutôt pourquoi je commence à parler de la fin d’une espèce alors que je n’ai que dix-huit ans à mon compteur. Mais j’arrive bientôt sur les dix-neuf que je devrais avoir en décembre si tout se passe bien. Fin cela dit même si cela se passerait mal, personnellement je n’en aurais rien à faire vu que je les fêterais quand même, seule ou accompagnée. Enfin bon. La pluie continue de tomber. Cela dit en une minute elle n’a pas trop le temps de s’arrêter hein, mais tant mieux, j’aime bien la pluie. Je trouve que c’est extrêmement poétique. Les yeux scrutant chaque petite goutte qui passe dans mon champ de vision je continue de fumer tranquillement. En parlant de fin, j’ai bientôt terminé ma clope et ça ne me rend pas plus triste que ça, après tout, c’est juste un passe-temps pour moi et non quelque chose que je nécessite plus que tout. Je me redresse un peu car il est vrai que je suis un peu ramollo et ça n’a rien de très classe, oh et puis au pire je m’en contrefous d’être distinguée, je n’ai pas que ça à faire moi d’être distinguée. Donc au final. Je reste comme je suis et si ça ne plaît pas je m’en fiche. D’ailleurs à ce propos, pendant que je réfléchissais au fait d’être bien ou pas bien assise, y a une ombre qui s’est rajoutée. Fin en plus de l’ombre du porche j’ai été, tout d’un coup, cachée par une autre ombre. Du coup ben il faisait encore plus noir qu’avant et puis cette ombre elle m’a bousculé un peu dans mes pensées parce qu’elle m’a donné un petit coup. Alors forcément, par réflexe, j’ai relevé les yeux pour genre lui dire de faire gaffe quoi parce que je ne suis pas une serpillère. Oh ok, en fait je crois que je vais juste me taire, ce n’est pas une ombre. C’est un mec. Un gars quoi, un bonhomme, ou ce que tu veux pour désigner un homme quoi.  Bon j’arrive quand même à voir qu’il est blond et qu’il a des yeux bleus mais genre pas bleu tout court nan lui c’est un bleu bizarre là et puis sérieux on s’en fout de ce que je vois nan ? Mais en tout cas il a de beaux cernes, bon ça donne un style et un charme hein. Ou pas.

 

▬ T'as du feu ?

Hein ? Du feu ? Genre je fume et je n’ai pas de feu. Nan ok, je n’ai pas de feu j’ai un briquet mais au final dire que j’ai un briquet reviens à dire que j’ai du feu et en fait je ferais juste mieux de me la fermer et de sortir mon briquet de ma poche plutôt que d’essayer de faire celle qui réfléchit alors que je n’aime pas réfléchir. Ca fait mal à la tête et ça ne sert à rien si ce n’est à te faire perdre du temps. Je viens seulement de me rendre compte que des écouteurs sans musique ça sert à rien. Ne me demandez pas pourquoi je les ai gardés sur moi. N’aurais-je pas du seulement les retirer par réflexe après que la chanson est été finie ? Non, c’est bien trop dur, cela demande trop d’efforts pour moi. Je retire donc le seul écouteur que j’ai encore dans l’oreille puisque l’autre n’a jamais été dans l’autre oreille étant donné qu’un seul suffisait et débranche mon casque audio bien que ce ne soit pas vraiment, à proprement parlé, un casque que je finis par ranger dans une de mes poches sur le devant de mon jean. Je sors le briquet de ma poche et lui tends sans un mot. Je ne suis pas bavarde avec les autres. Je suis surtout bavarde avec moi-même. Je ne suis pas schizophrène hein, si je l’étais je ne serais sûrement pas dans cet Internat je serais d’un un hôpital spécialisé, je préfère juste me parler à moi-même plutôt que d’écouter les autres raconter leur vie d’une banalité presque ridicule. Le seul avantage quand on se parle à soi-même c’est que l’on a tout le temps raison. Au moins cela nous aide à prendre de l’assurance. Chose que je n’aurais sûrement jamais et que je ne toucherais jamais des doigts vu mon caractère de merde. Pour en revenir au sujet que je voulais aborder, le briquet est un reflet de notre personnalité ou du moins pour moi, on ne prend pas un briquet avec des couleurs flashy si l’on est dépressif. Personnellement le mien est noir au moins on ne m’embête pas à savoir quels foutus motifs le designer a voulu mettre sur son bout de plastique pour lequel il a dû être bien rémunéré. Enfin bon, le briquet étant un reflet de notre personnalité je pense que tout le monde choisit son briquet avec précaution car, en plus de la marque et de la qualité du briquet, notre briquet va se retrouver tout le temps sur nous, et il faut qu’il nous plaise sinon on risque d’en avoir vite marre. Cela dit, je vais quand même me redresser un peu et finir ma clope tranquillement si elle n’est pas déjà finie. Dans tous les cas, elle m’aura suffit pour cette matinée, j’en reprendrais peut-être une à midi si ça me dit mais pour le moment je ne fume plus jusqu’à nouvel ordre. Je lâche mon mégot sur le sol à une vingtaine de centimètres de moi et regarde le peu de clope qu’il reste se consumer jusqu’à temps que la petite fumée qui s’en échappait finisse par disparaître simplement comme si de rien n’était. Je finis par fermer les yeux un moment. Maintenant, n’ayant plus de clope ni de musique, le seul bruit qui peut me bercer c’est le son des gouttes lorsqu’elles se fracassent sur le sol dans un calme impressionnant. Calme qui d’ailleurs devient invivable lors d’averses où l’on entend surtout beaucoup plus le bruit des gouttes lorsqu’elles explosent littéralement au contact du sol que notre propre musique. Au final j’aime bien la pluie mais pas quand elle tombe en averse. Ne l’ai-je pas déjà dis ? Quelle importance cela a de toute manière ? Je rouvre les yeux quelques instants plus tard et repose mes yeux sur le gars qui m’a demandé du feu. Mise à part ses cernes il est mignon hein. Mais qu’est-ce que j’en ai foutre qu’il soit mignon puisque toute façon le célibat ça me va tellement bien. Les yeux sont la fenêtre de l’âme. Moi mes yeux ils ne doivent pas dire grand-chose vu que mon âme n’a rien d’intéressant. Mais lui il a de beaux yeux qui sortent de l’ordinaire, certes, mais ils sont beaux. Moi pour qu’ils soient un minimum beaux il faudrait que je pleure ou que l’on soit en été. Or nous ne sommes ni en été et je ne pleure pas donc aucune chance pour qu’ils soient beau. Je détourne un instant le regard pour tirer sur le bout de mes manches pour cacher l'extrémité de mes mains parce qu’il ne fait pas si chaud que ça hein. Mais il ne fait pas super frais non plus donc c’est supportable. Je récupère un élastique noir de mon poignet et j’attaque mes cheveux en queue de cheval pour faire simple. Disons que je préfère qu’ils soient attachés plutôt qu’ils soient mouillés et que j’attrape froid. Parce que même si je m’en fous de tout, je ne néglige pas ma santé. Tant pis pour ceux qui préfèreraient que je sois morte au fond d’un trou et que plus jamais je ne montre le bout de mon nez. Je suis sur Terre pour faire chier le maximum de monde et pour essayer de vivre avec le peu de joie qui peut encore sortir de moi. J’emmerde la vie, j’emmerde les gens, j’emmerde le monde. Et pour passer à autre chose, je repose mes yeux sur le gars parce que j’ai que ça à foutre.



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Caca voui. Genre tu écris comme une déesse là 8I J'aime le gif que j'ai foutu quand Gab' parle *^*
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MessageSujet: Re: Dernière clope, derniers souvenirs, promesses d'avenir. [ft. Gabriel Granvil-ou C:]   Sam 8 Nov - 4:38
Lung Dystrophia 
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I was in a mood to destroy something beautiful. C. Palahniuk



Tourner autour de sa tombe ne sert à rien. Autant plonger dedans sans ne se soucier de rien. Tourner, c’est élargir le temps qui nous reste, c’est gaspiller de l’énergie pour quelque chose d’aussi vain que le fait de vouloir vivre, ou plutôt survivre. Certaines personnes ne sont pas faites pour cette vie. J’avais déjà fait une merveilleuse comparaison du cordon ombilical comme étant une corde de pendaison : si tu es né avec le cordon autour du cou, c’est que tu vas finir aussi avec la corde autour du cou. Certains voudrait qualifier ce que je viens de dire comme étant ‘terrible, affreux, et à vomir’, mais ce ‘certains’-là, c’est qu’ils ne comprennent pas.  Qu’ils sont trop cons pour comprendre. Tout simplement. L’être humain m’exaspère, mais ceux qui sont capable d’apprécier mes œuvres sont un peu plus respectables que les autres. Et encore, le chiffre n’atteindrait pas les trois zéros. Ma mère appréciait mes œuvres. Certes, elle n’approuvait pas bien des écrits, mais elle me supportait quand même. Sentiment maternel, j’imagine. Mon père de son côté, bien, sait-il déjà que je suis un morose écrivain ? Comme s’il s’intéressait de ma solitaire personne, pour commencer. C’est à en mourir de rire. Ou de larmes. Cela dépend des gens. Moi j’opterais pour aucune de ces deux options. Je ne vois pas l’intérêt qu’on peut éprouver en se tuant pour quelqu’un qui ne se soucie même pas de votre existence. Encore une fois, l’être humain est exaspérant et je ne suis pas prêt de penser le contraire.

Les êtres humains qui se referment sur eux-mêmes en écoutant de la musique vingt-quatre heures sur vingt-quatre ne peuvent qu’attiser un certain mépris de ma part. J’ai horreur de ça. Je ne sais pas exactement pourquoi, c’est juste une espèce de phobie en dedans de moi. Se sentir ignoré peut-être ? Sûrement. Je ne devrais pas en faire tout un plat, mais je peux déjà vous dire que lorsque cette étrangère retire son unique écouteur de son oreille, je me suis senti libéré d’un certain poids. Stupide, n’est-ce pas ? Je n’aime pas qu’on m’ignore, et savoir que j’ai peut-être gaspillé de la salive et du temps pour rien me met dans un état presque végétatif. Pour ne pas dire végétatif tout court, voyez-vous. Je grince donc des dents en tapant impatiemment du pied. Je n’aime pas me faire attendre et cette jeune demoiselle ne semble pas être pressée. Ils sont tous comme ça, les jeunes. Ils croient qu’ils n’ont pas la mort à leurs trousses, qu’ils sont invincibles, et lorsque la mort les rattrape, ils vont vous dire qu’ils ne comprennent pas pourquoi ça leur arrive. Stupide, stupide, stupide créature. Vous voyez, ça, ça donne envie de vomir. Cet aveuglement volontaire, cette… insouciance affreusement niaise et  tout simplement insensée. Qui souhaiteraient être aveugle ? Bon sang de bonsoir, comme ils sont  …aucun mot ne pourrait être assez pathétique pour décrire notre pauvre race. Nous sommes assez intelligents pour créer l’électricité, mais malheureusement, nous sommes trop cons pour se rendre compte de la crise universelle ! J’ai tout simplement envie de me laisser tomber dans mon lit et de pleurer à longueur de journée devant tout cela. Je pense trop pour mon propre bien, au point même où j’arrive même à me préoccuper de notre espèce. Terrible. Terrible, terrible, terrible. Et stu-pi-de. Tout ça ne sert à rien. J’aurais beau crier dans les oreilles des gens, ils se les boucheront en ‘la-la-lant’, répliquant que tout cela n’a peu d’importance.
Foutaise ! Damnation ! Révoltons-nous, ô grand Zeus.

Ma détresse intellectuelle devient si alarmante que je vais même à implorer des dieux grecs. Sympathique. Je crois que je manque surtout de sommeil, et d’Sympathique. Je crois que je manque surtout de sommeil, et de marques d’intelligences autour de moi. Cette fille n’a pas l’air totalement conne. Comme les autres, elle fait la moyenne de stupidité mais elle n’est pas le pire des cas que j’ai rencontré à ce jour. Encore se fait-il que cette petite demoiselle n’a toujours pas ouvert la bouche pour y laisser passer quelques mots et qu’elle ne semble pas prête de faire de même. Je grince à nouveau des dents en me penchant un peu pour arracher brusquement son briquet des mains, sors un mégot de ma poche de mon trenchcoat de laine gris et allume celle-ci d’un geste élancé. J’aime faire bonne impression. Imposer ma présence aux autres. Les écraser complètement jusqu’à ce qu’ils étouffent devant ma merveilleuse présence. Tout cela me fait sourire. Ce sentiment que j’éprouve en étant debout alors qu’elle est assisse est exquis, un sentiment aussi délicieux que satisfaisant, je dois dire. Pouvoir regarder les gens de haut, je n’ai pas besoin qu’ils soient assis pour le faire, mais lorsqu’ils sont assis, qu’ils ont cette espèce de soumission devant mon être, c’est terriblement gratifiant. C’est enivrant de bonheur. C’est comme une drogue.

D’habitude, lorsque les gens se taisent, j’ai l’habitude de m’en réjouir, car d’habitude ce n’est pas moi qui a ‘ouvert la conversation’ –on peut dire ça comme ça, non ?- mais là, c’est différent. J’ai l’impression qu’on me prend pour un con. Pour un simple jeune homme qui va demander du feu et qui va repartir de sa vie comme il en était arrivé. Ce que je vais faire. Mais d’habitude, ces gens-là, on ne se souvient pas d’eux. Moi, je veux qu’on se souvienne de moi. Et très bien même. Je veux lui faire vivre un Enfer le peu de temps que je la côtoierai. Je veux que plus tard, lorsqu’elle pense à moi, sa seule envie sera de se foutre la corde autour du cou et te terminer son affreux spectacle. Cette fille normale, banale, qui verra sa vie basculée. Pas romantiquement, pas amicalement, non. Tout simplement par amusement, distraction, même. Détruire l’esprit d’un esprit comme les autres, c’est créer un esprit original. C’est créer un nouveau monde, chaotique ou paradisiaque, selon l’envie du ‘créateur’.  Je reste donc debout tout en continuant de la regarder haineusement et laisse tomber son briquet à côté d’elle d’un geste vain de bonne volonté.


« T’es muette ?  »

Je fronce des sourcils avant de penche la tête sur le côté, continuant d’affronter son regard qu’on pourrait juger déstabilisant si on ne se nomme pas Gabriel Granvil, et que des regards comme ceux-ci, on en a vu passer des milliers dans notre enfance.

« Peut-être que tu es simplement stupide aussi. Ou illettrée. Tu parles la France ? »

J’avance un peu plus pour pouvoir lui cacher la vue, du moins, lorsqu’elle regarde droit devant elle. Remplir son champ de vision. Lorsqu’on veut faire un effet sur quelqu’un, on fait bien exprès pour remplir les pensées de celle-ci. On fait ça comment ? En tuant un proche ? Non, trop cliché. En l’empêchant de penser à autre chose qu’à nous, ça, c’est plutôt… original. Pas si original que ça, mais ça ne coûte rien et ça donne des résultats très efficaces, si vous voulez mon avis. Quoique, je ne suis pas grand connaisseur de la matière vu que je me considère plutôt comme une personne qui n’a pas besoin d’attirer ‘artificiellement’ le regard car je l’obtiens déjà naturellement. On n’a pas besoin d’être musclé pour pouvoir accrocher de nombreux regards. Vraiment pas. Seulement d’un petit quelque chose qui nous rend différent des autres. On pourrait dire que ce sont mes yeux, mes cernes, où tout simplement mon allure générale. Mais je crois personnellement que j’attise le regard car je n’ai pas envie qu’on me regarde. Du moins, la plupart du temps. Mais si je souhaite que quelqu’un me regarde, ce n’est pas bien difficile, sachez. Tout cela sonne bien narcissique, et je n’ai absolument rien à contredire. Tout ce que je dis, je le pense. Son regard est banal. Comme son visage. Seulement son statut d’Animalik pourrait la démarquer des autres. Et encore, ce n’est pas rare de trouver un Animalik, par ici. Donc, banal. Cette petite fille me tape affreusement sur les nerfs sans même avoir ouvert sa petite bouche.
 


Tout ce temps pour ce petit gros caca en cacanne.... toute l'attente aurait-elle valut la peine? Hmmm, je ne crois pas /: au moins j'ai une bonne musique d'accompagnement et surtout, SURTOUT, un header de RP très accrocheur. :3 La Dystrophie, si tu sais pas c'est quoi, beh euh googoogle. Le mot est très beau je trouve. Vui. Trp bo.
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Nadeca Brigaen
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MessageSujet: Re: Dernière clope, derniers souvenirs, promesses d'avenir. [ft. Gabriel Granvil-ou C:]   Dim 9 Nov - 17:38


Parfois, le silence est d’or et la parole est d’argent. ▬ E.C.

Le temps passe rapidement tout comme lentement. Pour faire simple, j’ai l’impression que cela va faire une éternité que je suis là, cependant je ne parlerais que quand je l’aurais décidé, mais une courte éternité, voyez vous ; il n’est pas rare que la plupart des gens vous disent qu’une journée, qu’un instant, qu’une fichue heure, passe rapidement. Or, moi, je trouve que le temps que je passe assise comme une pauvre clocharde sur le sol est… Suffisant et lassant ? Je suis prise d’un ennui, ma seule réelle préoccupation reste de regarder le monde. Le monde. Un bien grand mot pour ce que cela représente. Au final, le monde est bien petit s’il est comparé à l’univers, pourtant il reste grand à notre échelle bien qu’il ne le soit pas réellement. Le monde. Cela sonne plutôt bien non ? Pour un monde qui contient plus d’atrocités qu’autre chose c’est gentil de lui filer un nom qui couvre le tout d’un miel dégoulinant pour faire en sorte que les personnes ne se rendent pas compte de ce qu’il se passe autour d’elles. Si naïves soit elles, elles enveniment même la situation avec leurs conneries incessantes. Je me demande si un jour ces personnes, celles qui dirigent le fameux monde, celles qui obéissent comme des moutons, celles qui ne savent pas où se placer, celles qui sont considérées comme étant innocentes, seront frappées par la foudre. Réellement, je pense que seules de bonnes catastrophes naturelles et une bonne gifle devraient leur remettre les idées en place. Peut-être même qu’un jour ils seront dotés d’un soupçon d’intelligence qui leur évitera d’avoir recours à des idioties pour tenter de sauver la situation. Je ne suis pas le genre de fille qui se sent supérieur, seulement, je considère qu’à un moment, on ne peut plus faire semblant. On ne peut plus faire croire que ce n’était pas fait exprès, que l’on n’était pas au courant, que cela nous ai tombé dessus sans que l’on sache pourquoi. Enfin bref. Je parlais de quoi ? Que je ne parlerais pas si je ne l’ai pas décidé ? Ah oui. Eh bien rien ne me fera parler, il faudrait que l’intention vienne de moi. Cependant, là, je n’en ai pas envie. Je n’ai pas envie de parler à quelqu’un qui va vers les autres juste pour profiter de ce qu’ils proposent ? Ouai on peut dire ça. Cela est juste écœurant de savoir qu’il y a des personnes qui crèvent de solitude et puis qu’il y en a d’autres qui vont vers les autres que lorsqu’ils sont intéressés. J’aurais du garder mon écouteur, il m’aurait au moins fait croire à une bonne ambiance. Là, je suis juste à écouter les gouttes tomber. Bien que ce soit poétique d’une certaine manière, cela finit par être lassant. Très lassant même. Pire que lassant… Emmerdant. Je me fais chier. Comme d’habitude. La mort me court après. Elle est collée à ma peau. Cette fois-ci pourtant je la trouve plus chaleureuse que d’habitude. Plus chaleureuse que n’importe quoi dans ce monde. Plus chaleureuse que ma sœur elle-même. On peut considérer que je n’ai pas de vie, au sens propre. Mes matinées sont banales, ma vie est banale et je suis poursuivie par la mort. Peu importe où je vais, elle finit par me ramener sur terre et me faire comprendre que je n’ai aucune chance, dans la vie voire même dans la mort. C’est horrible de se faire poursuivre par quelque chose qui, lorsque vous vous livrez à lui, finit par vous refuser pour finalement vous torturer mentalement. Cela dit, cela commence à être une habitude. Une habitude qui ne me fait pas autant de mal qu’on pourrait le penser. Cela me permet au moins d’être lucide, de ne pas croire que tout est rose parce que, rien ne l’est si on regarde. La vie c’est juste, un mot comme les autres censé désigner quelque chose d’extraordinaire qui promet aux jeunes gamins des choses impossible et, quand ils grandissent, leur arrache sous le nez des bonheurs qu’ils ne regarderont que de loin.

Il fait plus noir ou je rêve ? Ah oui bah, l’autre s’est fichu devant moi. Comment j’ai pu lui trouver un charme ? Maintenant que j’y repense je ne trouve pas qu’il sort tant que ça de l’ordinaire. Il est détestable comme tous les gens que je connais. Qui, cela dit en passant, on beau l’être, je ne leur fais pas ce plaisir. Ce serait leur donner de l’intérêt. Leur dire qu’ils comptent pour moi, que, même si je les hais, je pense à eux. Mais soyons plus sérieux. Pour revenir à ce que je disais, ce foutre de moi ne me fera pas relever la tête. Ca me fait juste… Chier ? Nan, ça me gonfle. De plus, relever la tête te ferait croire  que je te porte un minimum d’importance pour te sortir de l’ennui qui te tient. Je feins un sourire. Je n’ai pas l’habitude de sourire, je n’ai pas l’habitude de sourire pour les gens qui me font rire, de part leur comportement. Enfin bon. C’est rigolo de faire croire à certaines personnes qu’elles vous maîtrisent, savent tout de vous, pensent déceler et comprendre tous les passages secrets de votre comportement, et de voir qu’au final elles sont à côté de la plaque. Certaines personnes sont persuadées de me connaître alors que mon comportement sent le mensonge. Tant de naïveté en eux. Cela permet au moins de se divertir un minimum, d’avoir des poupées, des jouets que l’on maîtrise alors qu’ils pensent nous maîtriser. Jusqu'au jour où ils finissent par comprendre et se sentent bête de ne pas avoir compris plutôt. Désolée, mes cocos, mais je ne fais pas de cadeaux aux gens que je ne trouve pas intéressants. La pluie s’est presque arrêtée entre temps. Elle me manque déjà. Le bruit des gouttes et leur échos lorsqu’elles se fracassaient sur le sol représentait une sorte de distraction pour moi. Une distraction bien simple mais qui, bien étudiée, se révèle être beaucoup plus complexe. Enfin bon, ce jeune truc devant moi va finalement reprendre la parole.

 

▬ T'es muette ?


Il faut croire que oui parce que je ne veux juste pas t’adresser une parole. Je n’aime pas parler pour rien dire et puis, muette ou pas, je fais ce que je veux au final. Au moins il a réussi à me faire sourire de la connerie qu’il vient de sortir. Cependant mon jeu de la comédie de la pauvre gamine a bien duré. Ou peut-être pas assez ? Il a réussi, avec sa provocation lamentable, à me faire changer de pensées. Et puis, le pire, c’est qu’il ne s’arrête pas là. Cela ne serait pas drôle sinon.

 

▬ Peut-être que tu es simplement stupide aussi. Ou illettrée. Tu parles la France ?


Je finis par relever les yeux. Voilà. Monsieur est content ? Je m’en fous au pire si ça ne lui plaît pas. Je ne sais pas si le gifler rendrait la chose plus amusante et moins méprisante, prétentieuse. Oh, non, elle me paraît comme cela naturellement, je ne pourrais rien changer à sa petite personne qui paraît bien supérieur, qui le pense du moins. Je pouffe légèrement et soupire. Des fois, je me demande comment certaines personnes peuvent penser vous maîtriser, me maîtriser.



▬  Et toi ? Tu sais fermer ta gueule ? C’est bien aussi. Sinon, moi c’est Nadeca.


Bah nan mais c’est vrai. Ca se trouve ce sera beaucoup mieux si il ferme sa gueule et que j’ouvre la mienne nan ? Je ne suis pas là pour me faire des amis et encore moins pour chercher à maîtriser certaines personnes. Je suis, au final, aussi détestable que toutes les personnes que je considère comme. Je ne vaux pas mieux, et je m’en fous.

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C’est parti tout seul niveau inspi’. Personnellement je ne connaissais pas le mot que tu m’as sorti x) Mais ça va y a plus « ca-chaotique » xD Genre ce que j’ai fais ? 30 minutes chrono ! Ton perso est tellement détestable *^*
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MessageSujet: Re: Dernière clope, derniers souvenirs, promesses d'avenir. [ft. Gabriel Granvil-ou C:]   Sam 6 Déc - 5:25
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We think we get wiser as the years goes by, actually we get dumber. X



Quand on a l’habitude de voir quelque chose, jour après jour, on finit par oublier que cette chose existe. Elle fait partie intégrante de notre vie, sans même que nous en soyons conscients. Cela pourrait être cette tasse de café laissé par votre amant, une lettre de mot doux par votre mère, des cendres de cigarettes de votre père abusif. Absolument tout peut vous marquer, sans vous marquer dans un sens. Vous n’y prenez même pas conscience, pour vous, c’est tout à fait normal que cela est là et il n’y a pas d’explication rationnelle qui pourrait expliquer pourquoi les gens aiment tant se faire cette énervante routine. Nous ne remarquons pas nos tics, nos réflexes, et bien d’autres encore. La liste ne finit pas. Elle ne finira jamais car il y aura toujours quelqu’un pour rajouter quelque chose, car nous accumulons ces ‘habitudes’ à la poignée, ce qui est affreusement dégoûtant mais terriblement humain. Comme pour juger, c’est plus fort que nous : nous nous devons absolument de prendre des habitudes anodines et des routines à en mourir d’ennui. Pouvoir dire que je sors de cette classe serait mentir à moi-même, et donc m’aveugler volontairement. Or, je suis conscient qu’il m’arrive de faire ça, bien moins souvent que les humains de normes, en tout cas. Lire le journal le matin est devenu un réflexe pour moi, et lorsque j’oublie d’aller l’acheter et qu’il n’y en a déjà plus au dépanneur d’en face, il ne m’est pas rare de sentir un vide étrange grandir en moi. Ce grand vide de ne pas savoir ce que je vais faire, à cette heure précise où, normalement, je lis mon journal, me bourrant alors d’informations erronées mais qui sont agréable à lire à cause des exagérations et simplement par la bêtise humaine. Les multiples fautes de grammaires, d’accords, de temps de verbes par-ci par-là. Rien de bien grave, lorsqu’on est idiot. Ce qui est bien loin d’être mon cas, tristement. Cependant, vous pourrez vous apercevoir que la prochaine fois que quelque chose ne se passe pas comme d’habitude, vous allez être déstabilisé. Croyez-moi. J’ai l’impression que la seule raison pourquoi je suis né est d’empoisonner cette race primitive qui se croit supérieure à bien des macaques qui valent trois fois leurs têtes. Cette impression est presque flattante. Car cela me donne une raison d’être encore plus exécrable envers la pauvre espèce que nous sommes. Un loup parmi les moutons. Près à ne faire qu’une bouchée de ces misérables créatures, frissonnantes de peur face au regard malfamé de la bête. Il y en a toujours qui résiste, mais ce sont bien souvent les ‘moutons noirs’ et ne survivent donc pas très longtemps car lorsqu’on leurs arrachent les pattes unes par unes cela fait rire la foule. Les moutons noirs, personne ne les aiment, et ils ne méritent que la mort.

La jeune fille devant moi m’inspirait beaucoup de haine, déjà par sa position quelque peu subjective quant à son statut social –qui voudrait traîner avec quelqu’un de pauvre ? Ils ne sont bons que pour vous demander de l’argent, après tout- et aussi tout simplement par son apparence. Trop banale. Et aussi elle est humaine. C’est déjà une bonne raison d’inspirer la haine, non ? Enfin humaine, pas tant que ça car elle est animalik, mais cela n’empêche pas le fait qu’elle a certainement l’intelligence aussi avancé qu’un humain de quarante ans. C’est-à-dire, très peu avancé. Voir même moins avancé que le jeune de 5 ans. Et encore, aujourd’hui est une belle journée  et je me sens d’humeur très généreuse.

« Et toi ? Tu sais fermer ta gueule ? C’est bien aussi. Sinon, moi c’est Nadeca. »

Je me sens tellement d’humeur généreuse que j’ai envie de lui dire que ça ne sert à rien de se présenter, car dans cinq minutes je l’aurais complètement effacée de ma tête, aussi pathétique qu’elle puisse être. Elle a levé les yeux vers moi et j’en profite pour lui afficher mon sourire le plus malsain possible alors que j’écrase le bout de ma cigarette avec la paume de ma main, sans même grimacer. J’aurais bien voulu l’écraser sur sa tête, mais je me suis dit qu’il était encore trop tôt pour pouvoir lui donner une raison de me tuer. Et même là. Tout doit se dérouler lentement. Aussi lentement que du poison fatal enivrant petit par petit tes sens, pour venir ensuite prendre ta vie d’un coup sec.
Vlam.
Et puis, plus rien. Plus un souffle, plus un regard, plus un espoir. Rien. Le grand vide total. Le Milky Way s’étendant devant tout. C’est quoi, rien ? Rien, c’est tout. Rien, c’est pouvoir fermer les yeux, et se laisser aller. C’est pouvoir commettre des pêchés sans penser au lendemain. Pouvoir vivre pour de vrai. Tout n’est rien. Rien est tout.  

Je laisse tomber les cendres sur ses chaussures alors que j’envoie valser le mégot à côté, tout en gardant cet affreux sourire arrogant que j’aime pourtant tant. Les gens ont tendance à m’haïr. Oh, pas du premier regard, certes. J’ai l’air du garçon le plus sage du monde, de l’extérieur, mais une fois que j’ouvre la bouche ou que je commence à imposer ma dominance, là, les gens se font un plaisir de me détester avec une passion admirable. C’est admirable, m’haïr. Car c’est  bien souvent un signe de jalousie. Et bien souvent, si on est jaloux, c’est parce que la personne est supérieure à nous. Je grince des dents avant de siffler arrogamment :

« Contrairement à toi, très chère, j’ouvre ma bouche pour dire des choses censées, alors que toi tu ouvres la tienne de bouche pour donner des pipes.  »

Je sens déjà les regards accusateurs vers moi. Bien quoi ? J’ai le droit de me permettre de dire ça. Cette meuf à l’air désespérée pour un mec. Je veux dire, elle a littéralement donné son nom à un mec qui la traitait comme de la merde –je fais référence à qui ? pas à moi-. Si quelqu’un me sort un jour que je suis quelqu’un de gentil, je crois que je vais vomir de dégoût. Être bon, c’est dégueulasse. Par contre, foutre la merde partout où tu vas, ça, c’est dément. Faire en sorte que l’humanité entière te déteste pour pouvoir te permettre de t’aimer encore plus. Je vis le rêve américain. Je croise les bras et plisse des yeux alors que je raille sur un ton beaucoup plus froid :

« Tu crois réellement que c’est en donnant ton stupide nom que je vais vouloir faire ami-ami avec ta personne ?  »

Parce que si c’est le cas, je crois que je vais pleurer sur ton sort. Ton triste sort qui est à pleurer de rire, hein.
 


c'est un personnage qu'on aime haïr, en effet B) mais bon faut pas lui vouloir, il est très complexé dans la vie -ok ok je sors-
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MessageSujet: Re: Dernière clope, derniers souvenirs, promesses d'avenir. [ft. Gabriel Granvil-ou C:]   Mer 10 Déc - 20:18



Il n'est réplique si piquante que le mépris silencieux. ▬ Montaigne

Pour certaines personnes, haïr les autres est un besoin, une addiction, une drogue. Une drogue de laquelle on ne peut se défaire. Une drogue qui nous donne l'illusion d'être supérieur à la personne pitoyable devant nous, de pouvoir l'écraser comme on écrase une fourmi sur sa chaussure. Le besoin de supériorité est beaucoup plus fréquent que l'on ne le croit. En effet, bien que la plupart des jeunes d'aujourd'hui cherchent juste à... Se sentir bien dans leur peau ? Les adultes, eux, préfèrent se laisser porter par le besoin de supériorité. Et, ce sont précisément ce genre de personnes que j'ai du mal à supporter. Pourtant, on doit faire avec, les cons se reproduisent. Je ne considère pas que toutes les personnes méprisantes de ce monde sont des cons, juste que la plupart considèrent ça comme la normalité. Et le pire, c'est que la société productiviste dans laquelle nous vivons leur donne raison, les laisse croire ça. Je n'ai pas la prétention de dire que je détiens la vérité. Je vais même oser dire que mon avis est sûrement faux. Mais, il ne reste pas plus faux que les avis des personnes qui critiquent sans scrupules en pensant être des êtres normaux comparés aux autres personnes qu'ils croisent et qu'ils considèrent comme inférieures. Autrement dit, même si il a une bonne gueule, j'aime pas sa prétention. Fin cela dit je n'aime pas grand monde, je renie même ma propre famille alors, question liens amicaux ou familiaux je suis à côté de la plaque. Je l'avoue, c'est déjà mieux que de me persuader que j'ai raison. Parce que si chaque petite personne, dans son petit monde, pensait avoir raison, les avis s'entrechoqueraient violemment dans la petite société de notre petit monde. Les gens se taperaient dessus comme de vulgaires animaux. Cela dit, c'est bien ce que nous sommes au final. Juste de pauvres animaux, qui ont eu l'idiotie de vouloir se développer en détruisant ce qui les entourait. Franchement, chapeau Humanité. Tout ça pour dire que j'ai beau être un animal, je ne suis pas obligée de rester assise par terre, surtout devant quelqu'un qui a sûrement le regard le plus méprisant de la Terre, de la Voie Lactée, de l'Univers. Je me redresse donc, sans difficultés et remet ma musique en route d'un toucher sur le play de mon lecteur mp3. C'est beau la technologie. Je ressors mon écouteur et le remet dans mon oreille. J'aime bien embêter quand on m'embête. Pff. Toute façon je ne suis plus une gamine et puis même si j'en étais une, qu'est-ce que ça changerait ? Rien. Le mec d'en face de moi serait toujours aussi provocant et moi je serais toujours observatrice, comme d'habitude. J'aurais presque envie de fumer, juste devant lui en fait. Juste... Pour faire chier. Parce que même si c'est un comportement stupide de répondre à une provocation, j'ai presque envie de dire qu'il le mériterait. Il le mériterait, je n'ai pas l'impression que je suis la première personne sur laquelle il a décidé de poser du dégoût. Et, franchement, je m'en fous un peu en fait. Je fais passer un doigt sur le côté droit latéral de mon téléphone pour appuyer sur le petit bouton au rôle minable : augmenter le son. De ce fait, j'augmente un peu mon volume quand ce monsieur ce décide à parler.


▬ Contrairement à toi, très chère, j’ouvre ma bouche pour dire des choses censées, alors que toi tu ouvres la tienne de bouche pour donner des pipes.


Ne pas répondre. Et puis de quoi il se mêle sérieux ? Fin c'est ignoble. Nan, il est ignoble. Donc pour lui c'est tout simplement naturel de sortir de pareilles infamies, de pareilles conneries, de pareilles obscénités. Et puis sérieusement, l'agression c'est en option ? Nan mais si ça continue il va me traiter comme une fourmi hein. Oh, puis si ça peut lui faire plaisir hein. Je sais que je n'en suis pas une. J'ai appris à comprendre cela. Donc j'ai été fourmi, mais je ne suis plus. Et puis il faut être culoté pour sortir une connerie de cette taille. Toute façon vu son comportement je suis même pas sûre qu'il a pu tomber sur quelqu'un de bien. Je me pose beaucoup trop de questions inutiles. Je m'en fous de sa vie, alors pourquoi je m'y intéresse ? J'ai pitié ? Nan. Oh peut-être que si. Pitié de sa mentalité de merde qui n'a que pour seul but de détruire les autres. C'est lamentablement triste. Et le pire... C'est qu'il n'avait pas fini de sortir des conneries.

 

▬ Tu crois réellement que c’est en donnant ton stupide nom que je vais vouloir faire ami-ami avec ta personne ?



Alors... Je vais t'apprendre un truc mon coco. J'm'en fous de ce que tu penses de moi. Et vu ta gueule j'ai plus franchement envie d'être amie avec toi. Cela dit j'ai jamais vraiment voulu être amie. Au début, t'avais juste une tête d'alcolo qui a pas dormi depuis au moins deux mois. Allez. Du calme Nad', s'énerver c'est une chose, mais il faut rester calme. Blanc. Au moment de changer de musique  vous savez, enfin la plupart de mes musiques se terminant par un blanc à la fin de quelques secondes cela rend le changement plus long. Je le regarde et hausse les sourcils.



▬ Que tu ne m'apprécies pas est une chose, et je m'en fous en fait. Mais si le seul moyen que tu trouves pour essayer de m'abattre est de me traiter de salope avec un nom de merde, saches que tu va perdre à ce jeu-là. Et... Je veux pas faire ami-ami avec quelqu'un qui n'a pas d'autre occupation que celle de tenter de détruire chaque personne rencontrée.



Nan mais il faut avouer que c'est plutôt triste pour cette personne en question. En fait, je plains les personnes comme lui. Parce qu'elles sont encore plus pitoyables que les gouvernements qui laissent leurs pays se péter la gueule. C'est... Tristement pitoyable.

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Désolée de cette réponse de merde. :c
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Dernière clope, derniers souvenirs, promesses d'avenir. [ft. Gabriel Granvil-ou C:]

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