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 "Tout simplement" [Ever/Tsume]

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MessageSujet: "Tout simplement" [Ever/Tsume]   Jeu 19 Juin - 22:05
"TOUT SIMPLEMENT"

   Chambre 17, 3h du matin, 30°C, et pourtant tout paraît froid.
   Le cœur au bord des lèvres, les pieds au bord du gouffre, je contemple devant moi, je contemple jusqu'aux confins du vide. J'y vois rouler des pierres, j'y vois rouler des corps, et au final je ne vois plus que rouler mes larmes qui lentement tombent au sol. Des larmes d'argent, d'or, des larmes d'ange. Elle luisent. Trésors des mers, une fois leur sel passé elles laissent au fond des yeux une couleur de joyaux fondus. Des joyaux perdus, assez pour effondrer des  empires, mais ce sans jamais, jamais les reconstruire. La beauté des pleurs détruit, elle ronge, et tristement elle effrite; Alors c'est mon visage décomposé je passe à la fenêtre, puis mon dos, puis mes pieds, je suis assise au bord du ciel. C'est comme ça, que le saut du lit se métamorphose en saut de l'ange. Une pensée qui brûle, qui finalement longuement vous consume ne laissant de vous que des os blancs noircis pas les cendres. Chaque pas devient aussi dur que de gravir une montagne, et chaque respiration est comme une noyade. Enfin, ça, c'est surtout depuis que j'ai essayé de mourir au fond d'un lac, en fait. Mais peu importe, j'ai fini par comprendre. Oui, j'ai compris, peut-être qu'au final mon âme n'aspire qu'à l'agonie. 


   C'est fou ça, j'ai besoin de me détruire. Brûler vive pour mourir, pour ne jamais revivre, ne plus jamais sentir ce qui encore aujourd'hui me pousse inexorablement vers le gouffre d'une irréversible destruction. Je suis mon propre nuisible. Et je reste seule, avec mes blessures indélébiles, elles sont encrées sur ma peau, ancrées sur mon cœur, sur mes chaires elles demeurent , immobiles, et c'est toute ma substance qui s'échappe par leurs ouvertures purulentes. Elles devraient disparaître. Quitte à ce que j'y perde tout mon sang, toute ma vie, ces tâches ne subsisteront plus sur mon corps. Je fais parti de ces fous, ces fous qui feraient tout pour les voir s'effacer, quitte à s'arracher les chaires. Ho, si vous saviez comme j'ai mal. J'ai mal de toujours être au fond du fond, j'ai mal aux jambes, aux bras, à la tête, au plus profond. Et l'angoisse est toujours là. Elle m'attend au coin d'une rue pour tristement me poignarder, lentement voir ma vie s'échapper par mes yeux, par mes lèvres, me voir éclater. Dans une gerbe d'or, de diamants, dans une gerbe de sucs, d'acides, de sang. C'est comme un feu d'artifice; Comme le plus laid des feux d'artifices; Et je prie chaque seconde pour qu'elle soit la dernière, pour que les peurs cessent, pour que les cauchemars cessent, pour que les monstres sortent des placards et me prennent à la gorge. Pour me détruire. "Tout simplement."

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Tsume Aerin
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MessageSujet: Re: "Tout simplement" [Ever/Tsume]   Sam 21 Juin - 14:39



•there is no sky anymore just a dark shade•


close your eyes.
[ Thème musical]



Des mèches noires, barrant son visage pâle, et des yeux, brûlant de haine, de détresse, qui sait, de tristesse ? C'est une jeune fille, seize ou quinze ans, elle à mal, elle rêve de s'arracher la peau, de la regarder fondre sous ses larmes qui l'étouffe. Mais elle n'a pas la force, elle n'a plus la force de continuer, d'avancer, parce que ce sont ses larmes qui l'aveugle, qui lui prouve qu'elle n'est qu'un échec, un putain d'échec, mais elle continuera de ramper, même avec les genoux cassés. " Tout ça c'est dans ta tête." Mais ils ont tous tort, tout ça c'est dans son corps, imprimé dans sa peau, comme on marque au fer rouge les prisonniers que Dieu à voulu punir. C'est dans son corps, dans son âme, c'est dans ses yeux, deux pierres noires, des pierre rares, des pierres précieuses, dont la seule rayure pourrait leur faire perdre toute valeur. Mais au fond elle s'en fiche, que ses yeux brillent, soit ternes ou bien vide de vie, elle se fiche de savoir que la lame du suicide et de la peur appuie entre ses reins, elle continuera de ramper, de s'accrocher à sa fatalité, à cette oppressante anxiété.

Chambre 14, 3h10 du matin, 29°, et pourtant, tout paraît mort.
 Je contemple le reste brisé d'un verre, dont ses éclats, comme les pétales d'une fleur s'étalent au sol, et, seule touche de couleur dans ce désastre froid et figé, le rouge, gouttant, gouttant comme les larmes d'une veuve, colorant le parquet, tachant ce pâle sentiment d'impuissance.
Ils m'offrent de l'aide, mais je suis trop dégoûtée pour l'accepter, je voudrais me détruire, détruire ce qu'il y a tout autour de moi. Et sur mes mains, peau blanche, striée de marques plus claires encore, et je sais, je le sens, que si c'est marques pouvaient parler, elles crieraient, elles hurleraient, pour laisser sortir la peine, et la haine, et toute la rancœur, celle qui s'accumule, qui me griffe, qui m'égratigne, cette torpeur, cette impuissance, et cette peur, de moi même, de mes actes, de mes pensées lorsque je suis seule, face à mon reflet. Et personne, aucune personne de ce monde ne peut m'aider, ils ne savent que parler, me fixer, murmurer, m'embrasser, me baiser, mais non, aucune personne dans ce bas monde ne sait me faire relever la tête. Il n'y a que cette immense peine, cette chose qui ne demande qu'à sortir, et à me laisser pantelante, seule au bord de cette petite fenêtre.

Les jambes flageolante, et les joues trempées, j'erre dans ce couloir, sombre, aucunes lampes ne sont allumées, il n'y a que ma silhouette fantomatique qui hante ce corridor triste, sans l'âme d'une vie. Mes pas m'entraînent, je trébuche mais ne tombe pas. Je suis passée un bon nombre de fois, devant cette putain de porte, et mes poings ont beaux s'arracher sur le bois, personne ne répond jamais. " Elle est partie", qu'ils disent, ou " elle à du se suicider." Mais j'y crois pas, parce que elle m'aurait attendue, si elle l'avait fait. On aurait eu bien l'air connes, toutes les deux, allongée dans nos tombes.
Mais c'est toujours avec ce las espoir que je frappe à cette porte, comme si elle allait l'ouvrir, comme si elle allait à nouveau rire.

Mais Ever ne rit pas, non, elle ne rit plus, parce que la dépression à gommé son sourire à coup de poing. Parce que la vie lui à laisser des traces que l'on efface jamais, qui ne disparaissent pas le matin.
Mais Ever survit, même lorsque la pluie menace de nous faire tomber, Ever survit, et pourtant, elle en a vu des choses, la connerie humaine à l'état pur, elle aurait eu mille occasions de tomber, mais elle s'est ratrappé.
Donc oui, j'y crois, même si je me trompe, je crois que son corps n'est pas au fond d'une rivière quelconque.



Mais en vrai j'espère. J'espère qu'elle m'a attendue, qu'elle ne m'a pas laissé toute seule derrière.




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MessageSujet: Re: "Tout simplement" [Ever/Tsume]   Mar 24 Juin - 20:40
" B L O O D Y F A C E S "



  Et à chaque fois que je ferme les yeux ce sont leurs visages qui apparaissent. Et son corps sur mon corps, et son cœur sur le mien. Les yeux dans les yeux sans jamais se juger, pour toujours, à jamais, disaient-ils. Puis ils ont disparu. Un par un. Azel, Iris, tous ceux qui ont compté ne sont plus que des morts. Et ils demeurent enfermés, les paupières refermées, et l'esprit ancré entre quatre pierres, de sombres sanctuaires ou les douleurs se perdent.
A chaque fois que je ferme les yeux ce sont leurs cadavres qui dansent. Et leur peau sur la nuit et la nuit dans la peau, ils pleurent en chœur à s'en briser la voix, ils pleurent ensemble à en saouler l'échos. A chaque fois que je ferme les yeux ce sont mes mains sur leurs os.

  Amoureuse à en crever, oh, si vous saviez, comme c'est triste d'aimer. C'est une déchirure, la pire faille qui soit. C'est celle par laquelle entrent les maux, c'est celle par laquelle entrent les mots, ceux qui brisent, ceux qui blessent, tous ces mots qui font tourner la tête. Qui l'a font tourner jusqu'à nous faire tomber au sol, jusqu'à ce qu'on se démembre, s'écrase sur le bitume dans une étincelle d'encre. L'amour c'est beau, l'amour, c'est faux, l'amour ça fauche, ça casse, ça brise, ça saigne au crépuscule. Les plaies se cautérisent, mais jamais ne cicatrisent. Elles demeurent ouverte, béantes, ces lèvres de géantes prêtes à accueillir en leur sein toutes sortes de lame qui pourraient s'en servir de fourreau pour réchauffer leur acier sanglant. Et blesser un peu plus, un peu plus fort. Je soupire. Laissant une dernière fois brûler mon bien trop faux sourire.

  Les mêmes pensées tous les jours, mes fantômes m'appellent, me rappellent, me redisent chaque soir qui passe que c'est de ma faute. Que si je n'étais pas là tout aurait pu être évité. Mais j'étais là, j'étais toujours là, pour inconsciemment entraver leur vie. Leur vie si fragile. Au final, ils meurent tous et c'est moi qui survit. C'est tellement triste.

  Des coups. Des coups au coeur, mais surtout sur la porte. Je bouge péniblement mon corps que je peine à porter, qui lui pourtant supporte, et sans bruit j'avance, je regarde la planche de bois sur le point de rouiller. Personne ne passe, ils demeurent oubliés. Il y a bien cette main qui toque tous les jours, mais je ne sais pas qui c'est. Et ça me peine de regarder, car j'ai peur d'être encore déçue. J'attendrai tous les soirs ces âmes que j'ai aimées, même si au fond je sais bien que de là ou elles sont on ne revient jamais. Alors j'observe sans bouger, osant à peine fixer le reste de poignée. Peut-être que ce soir je laisserai une chance à la nuit, peut-être que dans l'instant ma chambre va s'ouvrir et voir apparaître des visages que je n'oserai plus dévisager. Mais ils apparaîtront. Je me dirige vers la salle de bain, bercée plus que jamais par ma triste illusion. Mon reflet pâle est inexpressif mais je sais que là-bas, de l'autre côté du miroir, il fait d'inélégants sourires, s'imaginant briser mes audacieux désirs. Mais je ne le vois pas, je ne le vois plus, cet autre moi qui savait étirer les lèvres pour lancer un rire moqueur, qui savait étirer les rêves, et chasser les frayeurs.

  Trois pas et me revoilà devant ma seule ouverture au monde par laquelle il m'est moins dangereux de passer que par la fenêtre. Les yeux fermés, je baisse la tête, ouvre la porte, et lorsque mes paupières se soulèvent, ce sont mes larmes qui retombent. Ce ne sont pas eux; Mais c'est Elle. C'est Elle, et on lisait clairement dans son regard les pires des interrogations. Comment ai-je pu l'abandonner, lui rajouter des déceptions ? Silencieusement je la serre dans mes bras et je jure sur tout ce qui "compte encore" que je ne la laisserai plus jamais. Entre mes pleurs je laisse mes chuchotements glisser à son oreille, plus rien ne "compte encore", mais désormais c'est sur elle que je veille.

"-Tsume."

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Tsume Aerin
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MessageSujet: Re: "Tout simplement" [Ever/Tsume]   Mer 25 Juin - 17:34



Tempus vernum


judge and jury
*thème*



Ne savez vous donc pas ? Que ce mal, cette chose qui rampe, qui nous fixe de ses grands yeux bleus, d'un bleu trop pâle, un peu trop marginal, sera toujours là, il attend, que vous ayez le courage, que vous osiez enfin, ou que, tout simplement, vous manque le temps. Il attend, comme vous comptez les heures, qui s'effondre, qui s'échappent, qui file entre vos doigts, qui contrairement à vos larmes, ne restent pas dans le creux de vos paumes jointes. C'est ce mal, qui prend l'aspect d'une sale bête, avec l'écume au coin de sa mâchoire, un chien féroce, un bâtard, une pauvre bête, sombre, farouche, avec cette lueur dans ses yeux, ces derniers auraient pu être beau, si ils n'avaient pas le reflet de la folie, et la brillance de l'incivilité. Le mal vous mord, le mal ne sait plus, il ne dort plus, le mal vous prend, vous arrache, vous griffe, vous torture, il n'est plus qu'un chien, car à cet instant, il est en vous.

Ce regard, morbidement vide, fatidiquement noir, bloqué sur les choses du passés. Les choses sombres, les choses sales, celles qu'on n'arrive pas à nettoyer, qui à frotter, jusqu'à s'en arracher la peau, y laisser des traces dignes de celles d'un chalumeau. Mais on s'en fiche, on fiche une sale couche de peinture, blanche, noire, jaune ou violette, on s'en fiche, on veut juste cacher, ces marques, qui nous tire sans retenues, sans cesser, encore plus loin, plus profond, vers les bleus de nos cœur, vers ses veines, celles qu'on ouvre pour en extraire sa peine. Mais tu sais, oui, toi, jeune fille aux chaires effrité, à la peau bleutée. Tu pourras toujours essayer de te détruire, de salement te nuire, le mal que les autres te font est constamment plus fort que celui que tu t'infliges. Tu baisses les yeux, fixe le sol, et t'aimerais y être, dans le sol, tu aimerais ne plus respirer, parce que l'air qui entre dans tes poumons ne sert plus à rien, il te brûle, te fait fondre, te fait t'évaporer.
Qu'importe la peine, le but est d'en finir, d'arrêter d'en baver.

Des bras qui m'enserre, et une voix, si familière. Je rêve ? Encore ? Il n'y a plus de place aux rêves dans ma vie, les rêves sont exclus, c'est comme si le songe avait encore une place dans la brume sombre, la brume rouge du cauchemar ou je déambule, ou je me heurte aux corps sans vie, ou je me heurte aux cadavres exquis. Sa peau, ses yeux, son souffle, des choses qu'on oublie, des choses qui nous fuient. je fixe ses larmes sur mon poignet, Ever, ne pleure pas, personne ne sait ce qui ne va pas, Ever reste forte, tu verras, c'est pas si mal de ne pas être morte.

« - Ever. »

Je m'abandonne, les larmes sur mon visage retombent dans ses cheveux, sur ses épaules. Je n'ai jamais eu peur de me perdre, quel drôle de paradoxe, mais j'ai toujours eu peur qu'elle en finisse, qu'elle décrète qu'elle avait trop fait de sacrifices.



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MessageSujet: Re: "Tout simplement" [Ever/Tsume]   Mar 1 Juil - 19:19
REVENGE > FORGIVENESS



Et ce soir les pleures tombaient. C'étaient des hémorragies larmoyantes qui lentement coulaient de nos yeux fermés. Et si l'une ouvre la paupière, c'est pour tout de suite la rabaisser. Nous resterions ainsi des heures, dans notre étreinte mortuaire qui, tel un linceul blanc, nous protège de quelque malheurs qui puissent décidé de abattre une dernière fois sur nos âmes étranglées.
Alors tout en l'enlaçant, je pensais. Je pensais que j'avais tout perdu, mon espoir, ma joie, qu'il ne restait de moi qu'une invincible culpabilité et un esprit trop tordu pour supporter le poids des maux. Oui j'avais tout perdu. On m'a enlevé mes armes, et je dois continuer à me battre à main nues. A mains nue contre des couteaux, des fusils, des armes à feux. A mains nues contre tout ce qui voudrait me pendre ou me noyer, à mains nues contre ces pensées qui aimeraient voir mes veines, tout d'un coup, s'arracher.

Alors c'est ça, mon destin ? Mourir d'amour, et puis, plus rien ? Tomber encore, une dernière fois, un dernier jour, pour ne plus jamais me relever. Je cauchemarde sans jamais m'arrêter. Je pense à mes vestiges, qui ce soir ne sont plus que chaires pourrissantes et baisers volés. Des baisers qui lentement s'effacent, alors que sur mes lèvres ne restent plus que l'amer goût du désespoir. Et le désespoir est le pire des poisons. J'ai longtemps imaginé des manières de mourir. De lentement partir pour ne jamais revenir. Partir sans dire au revoir, comme un gosse malpoli ou un muet trop triste pour chercher à s'exprimer.
Mais sans rien en faire je desserre mes bras, essuie mes larmes, essuie ses larmes, et l'invite à entrer. Sans parler, sans même ouvrir la bouche. A vrai dire, j'ai peur de tout briser, j'ai peur qu'une nouvelle fois tout parte en éclats tranchants qui ne sauraient que se nicher au creux de mon cou.
Et toujours sans rien ajouter je me dirige vers la gazinière pour faire du café. Tsume a toujours marché au café, au café noir, au café fort. Fort comme elle, et pourtant elle a l'air si faible.
Sans oser la regarder je continue ma tâche. Et d'un coup, tout s'échappe. Les tasses tombent et ma main dérape.

"-Je suis désolée.."

Je suis désolée pour tout. Désolée de ne jamais avoir ouvert la porte, désolée de ne pas avoir osé regarder le monde au fond des yeux, et désolée, parce que, ce soir, il n'y aura pas de café. Je n'ose pas me retourner. A vrai dire, j'ai encore une fois peur de voir dans ses yeux la rage doucement perler. J'ai encore déçu et malgré tout je n'arrêterai sans doute jamais de penser que, de toute façon, j'ai déjà trop vécu.
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MessageSujet: Re: "Tout simplement" [Ever/Tsume]   Sam 5 Juil - 10:47



afraid


and alone
*thème*



Et se soir, les anges qui nous voyaient voulaient devenir des Dieux, et leurs pleurs, des larmes d'or et d'argent, des larmes de sang, tranchaient nos chaires calcinés sous l'acide de nos sentiments emmêlés. Je serais morte tant de fois, si l'on ne me retenait pas, j'aurais tant voulu, si vous saviez, pouvoir m'échapper, de cette triste et sombre fatalité. Et partout ou je regarde, partout ou je respire, tout est lent, tout est au ralentit, tout comme ma vie qui s'échappe de ma bouche, de mes blessures, si fadement réelles. J'aimerais être un peu vivante, ressentir quelque chose de temps en temps, mais les anges s'acharnent, et les Dieux réclament; la paix, l'amour, alors que dans ce néant sombre que sont mes yeux, seul le désir de m'arracher, de me décharner domine. Alors l'humaine devient uniquement un ange, voulant rentrer à la maison, voulant rejoindre les siens. L'humaine devient le cadavre.

Je fixe ses bras, sa peau pâle et ses cicatrices, pâle vestige de ces nuits ou je pleurais pour la ramener, ou les rasoirs ne faisaient que l'abîmer. Mais cette sombre tristesse, paralysante, celle qui nous fait suffoquer, celle qui ne nous fait jamais oublier était si présente, elle criait dans le vent, elle butait des enfants, mais dans nos yeux, ces orbites de loin impassibles, mais de près dévastées devenaient des champs de bataille, nos yeux devenaient des cimetières ou nos sentiments étaient bannis, ou ils étaient enterrés six pieds sous terre. Je ne voulais pas la perdre, mes poings avaient trop frappés les recoins de mon esprit meurtri. Et les bleus sur ma peau n'étaient rien comparés à ceux de mon cœur, cet organe vide, ne battant que pour me fatiguer un peu plus, qu'est-ce que ça fait, de respirer une heures ou deux lorsqu'on peut arrêter le supplice.

L'air se plaque contre ma peau nue, tranche mes souffles saccadés, tranche le silence. Mes jambes s'avancent dans sa chambre et je m'adosse au mur, les yeux dans le vague, dans le vide, là ou les gens ne souffrent pas, la ou je ne suis plus qu'un souvenir, qu'une phrase gravée dans la pierre, ou le lierre, les plantes et les mauvaises herbes m'entourent, là ou mes os et ma chair pourrissants pourraient enfin trouver le repos, et cesser de se battre un peu, me laisser du répit, me laisser seule avec mes pensées, toute la nuit, toute la vie. Je la regarde s'affairer près des tasses, ses mains vont vites, trop vites, tout tombe, tout se fracasse, tout se brise, tout me blesse, mais elle n'ira jamais mieux, ou peut-être que si, mais je devais l'aider, pourquoi n'a t-elle jamais ouvert ? Je la voulais près de moi, je voulais garder un œil sur elle, au lieu de ça, j'ai fermé mes paupières, pour fuir le carnage, pour m'occuper de mon cadavre, pour soigner un peu mieux ma tombe. Je m'approche doucement d'elle et ramasse les débris au sol, entaillant mes doigts blancs, encore un peu plus qu'avant, mais la douleur n'est rien. Je prends sa tête entre mes mains pâles, même si mon sang laisse une petite traces sur sa tempe.

- Ne t'excuses plus, je t'en prie. Ne t'excuse plus jamais.

Je regarde ses yeux, abîmés, comme ceux des damnés, comme les miens, comme ceux de ceux qui nous ont brisés. Le cercle se perpétue, j'ai l'impression qu'il ne s'arrêtera plus jamais. Ca me fait peur, j'ai tellement peur, de moi, des autres, des gens, de leurs pensées, de leurs manières. Je retire mes mains de sont visage et essuie la trace de sang avec ma manche.

- Tu es forte. On va s'en sortir.

Nous ne sommes pas fortes, mais si l'une de nous doit tomber, autant qu'il s'agisse de celle qui est le moins apte à s'envoler. Je me briserais les ailes pour elle, je m'arracherais les os.



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MessageSujet: Re: "Tout simplement" [Ever/Tsume]   Lun 7 Juil - 17:24
WHERE DEAND ANGELS LIE

Thème





Les anges valsent. Ils dansent autour de nos corps meurtri, je les vois qui attendent d'entendre s'échapper l'ultime fragment de vie. Je les vois qui écoutent tous près de nos poitrines, je les sens qui dégoûtent notre coeur de battre. Je les vois qui tournent et tournent jusqu'à ce que, nous aussi, la mort nous rattrape.
Les anges valsent, ils dansent sur nos vestiges détruits. Il piétinent de leurs pieds d'asphalte nos espoirs et nos névroses, ils regardent pourrir tristement les roses sauvages amenées par le temps. Amenées par les regrets, les gens, les gamins qui pleurent tous les jours un peu plus devant la tombe de leurs parents.
Les anges valsent, et ils valsent en hurlant, sans cesser d'enchaîner les pas et les tourments. Les anges sont morts, il faut bien se mettre ça dans la tête. Ils ont vécu jusqu'à ce que, un jour, tout s'arrête. Les anges sont méconnus, à vrai dire. Peut-être étaient-ils des enfants ayant peur de grandir. Peut-être avaient ils peur du noir. Ils ont vécu un jour, mais pour mourir le soir. Les anges sont comme tout, il y a cette part de mal tout au fond de leur être. Cette part de méchanceté, ou de cruauté vile, cette simple envie de voir se briser le fragile. Les anges veulent détruire ce qui les a détruit, mais les anges sont inconsistants. Si on ne les regarde pas ils demeurent transparents; Les anges sont des fantômes, des chimères, des mensonges. Rien que des illusions et des putains de songes.


Non on est pas forte Tsume, et sur mes bras, sur mes jambes, sur mon coeur ne subsistent que des traces de batailles perdues. Tu sais j'ai essayé, je me suis longtemps battue, mais que veux tu faire contre toi même ? Un jour tout paraît calme et d'un coup se déchaîne l'enchaîné. Tous ces monstres en toi, c'est fini, tu ne peux plus les cacher. Je ne suis pas forte Tsume, et non, ça ne va plus jamais aller. Regarde au fond de mes yeux, et dis moi que tu n'y vois pas un océan brisé. Un océan gémissant, hurlant à qui ne pourra jamais l'entendre, un océan qui laisse le vent et la tempête prendre le contrôle. J'ai perdu Tsume, c'est fini. C'est une trop triste histoire, j'ai besoin qu'elle s’achève. De ne plus avoir à regarder s'évaporer la trêve. La paix, éternelle. Mourir c'est s'immortaliser, Tsume, dis moi que tu ne veux pas bêtement disparaître dans ton sommeil, vieille et ridée. Dis moi qu'il n'y a pas que moi que ça arrive. Dis moi que toi aussi, tu es trop loin, que tu sais ce que ça fait de, sans pouvoir la rejoindre, regarder la rive. Ma vie est une noyade, je suffoque. J'étouffe, au fond du gouffre. Je ne veux pas te voir t'effondrer, mais par pitié, si tu tombes, tombe avec moi. Et nos blancs corps, de boue, la pluie recouvrira. Partir, en cadavres anonymes retrouvés au fond du jardin le surlendemain d'un matin de noël. Découvertes, toutes les deux, enlacées sous la neige.
Je secoue la tête.

"Tu sais très bien que c'est faux."

Je sens ses mains sur mes joues, je sens le sang couler tout au long de mon cou.

"Tu sais très bien qu'on est perdues, désespérées. Il y en a qui se relèvent mais qui ne marchent plus jamais. C'est un traumatisme. On survit, mais on demeure dans la peur de tomber. Je ne veux plus avoir peur. Je ne veux plus vivre entre insomnies, déceptions et frayeurs. Et toi aussi."

C'est dur à dire, dur à entendre. C'est s'avouer foutue, c'est l'avouer foutue, donner raison à nos démons pourpres.


Désolée, je parle de valse, comme dans le rp avec Aldwin, mais c'est cette musique, bordel.
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MessageSujet: Re: "Tout simplement" [Ever/Tsume]   Lun 7 Juil - 20:08



she cuts more her wrists
than flowers
https://soundcloud.com/itsjustashley/suicide please, listen, please, please Mina, I love you ♥



Quand elle avait quatorze ans, devant son gâteau d'anniversaire, dans la pénombre du salon uniquement éclairé par la lumière pâle et vacillante des bougies sur le dessert, la jeune fille fit un vœu. Ses amis étaient pressés autour d'elle, lui demandait de dire son vœu à voix haute, ou encore lui disait de se dépêcher pour qu'elle ouvre ses cadeaux. Son souffle balayait les flammes dansantes tout comme son vœu balayait ses pensées. Elle ouvrait alors ses cadeaux. Une amie se pressa contre elle, tout sourire, pâle, stupide gamine, lui demandant de lui dire son vœu. Mais la jeune fille au cœur trop penché, trop vide ou bien trop écrasé ne répondit pas. Parce qu'elle avait demandé de mourir, et qu'ils avaient tous applaudit.
Cette jeune fille était normale, quoi que, un peu bancale. Elle avait des yeux vides, des yeux qui on oublié comment se fermer la nuit, mais le pire restait ses pensées, parce que rien n'était pire que ses pensées.


Et ces pensées m'ont suivie, elles me hantent, plus que mes blessures, plus que ma propre vie, plus que leur propre vie. Je me suis écrasée, brisée, absolument niquée sur le cœur des hommes, sur la peau des femmes, sur les lèvres de mes amants. Tout se bouscule, tout vacille, tout se brise, nos espoirs comme nos esprits, torturés. Oui, je sais Ever, qu'on est qu'un corps, que nous ne vivons pas, que nous respirons juste, que si j'avais le temps, je laisserai mes poignets engourdis dans l'étau des tiennes. J'aimerais m'allonger, nous laisser crever, les yeux dans les tiens, si bleus, si parfaitement détruits, j'aimerais tomber, me laisser allongé dans toute cette neige blanche, blanche comme nos corps vide, vide de sens, vide de vie. Nos veines vide elles aussi, tout comme nos pensées, qui pour une fois nous aurons fichu la paix, enfin on pourra dormir, sans voir les cadavres marcher, les voir s'exploser, voir les enfants, les parents, les clebs crever. Je ne sais plus quoi dire. Je ne peux même pas dire  que je suis désolée, ni pour quoi je suis désolée. Les gens qui restent, ne savent pas pourquoi, ils ne savent pas rester forts. Je suis désolée, tellement, tellement, d'être faiblement moi. Il n'y a rien qui pourrait nous ramener, parce que tout nous as déjà éloignées. J'aurais tellement voulu pouvoir l'emmener, loin, loin de tout ce bordel, j'aurais voulu que ces étés elle ne les passe pas à l’hôpital, mais à mes côtés, j'aurais voulu qu'elle soit heureuse, mais c'est des stigmates, c'est gravés, on à beau en parler, tenter de l'effacer, rien ne part, rien de change. J'aimerais tellement vomir, ma haine, ma peur, ma peur de l'oubli, du suicide, de la dépression. J'aimerais pouvoir être forte. Je ne le suis pas, je ne le suis plus, mais je dois l'être, rien que pour elle. Mais elle sait que je serais avec elle, jusqu'au bout.

On est mal foutue, on a plus envie de fêter nos anniversaires, parce que mes poumons sont des poids, et chaque respiration me noie.

" Je sais, on est brisée. Mais Ever, tu es quelqu'un qui mérite de pouvoir sourire à nouveau."


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"Tout simplement" [Ever/Tsume]

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